mardi 24 août 2010

Chapitre VII


Et ça tambourinait là-dedans! Nicolas Brandebris n'en pouvait plus.
Des tambours qui, en plus d'être une dizaine, résonnaient comme les paroles d'une femme qui quitte dans la grotte. Alors rajoutez là-dessus une bonne trentaine de bonshommes encapuchonnés qui psalmodient et un homme ligoté qui braille comme un cantatrice pendant l'orgasme. Non, vraiment, c'était un joyeux boucan.
Nicolas essaya de distinguer Noëline ou bien quelqu'un qu'il aurait déjà aperçu quelque part, mais rien; il n'y avait là que capuches, visages anonymes et homme ligoté.
Notre intrépide héros voulu se rapprocher quelque peu pour mieux observer tout ça mais c'est là que toute la joyeuse secte se tu à l'exception d'un tambour qui maintenant jouait lentement et faiblement par rapport à la symphonie diabolique d'avant.
Une vingtaine de personnes entrèrent dans la grande salle. Bien que portant tous le même genre de capes, la plupart n'étaient pas encapuchonnés. Ceux-ci portaient de chatoyants motifs sur leurs capes contrairement à ceux qui devaient cacher leurs vilains cheveux gras sous leurs bouts de tissu.
Au milieu d'eux , Nicolas remarqua une femme. Mais pas comme si c'était la seule (il y en avait vu pas mal dans cette surprise-party souterraine), ni comme si elle ressemblait à Noëline (elle ne lui ressemblait pas du tout) mais parce qu'elle était la seule à être quasiment dévêtue; et en plus elle était loin d'être moche.
Elle portait une sorte de soutien-gorge pourpre à motifs or et une jupe thaïlandaise noire en lin pour tous vêtements. La finesse et la pâleur de son corps s'achevait par son visage aux traits ouverts et doux et de ses cheveux noirs mi-longs coupés à la garçonne.
Tout ce petit monde se mit derrière l'autel et alors que la jeune fille s'approcha de ce dernier une voix retentie:
"Que la voix de l'Architecte Souverain se fasse entendre! Que la voie vers le grand clair de lune s'ouvre encore une fois de plus!"
Soudainement, la jeune femme plongea alors une grande dague dans le coeur de l'homme ligoté.
Alors que le niveau maximal semblait déjà avoir été atteint, l'homme cria à en faire exploser les stalagmites.
La mystérieuse jeune fille avait une expression neutre, Nicolas crû même déceler un regard compatissant ou maternel au sein de ses grands yeux noisettes. Quoi qu'il en soit, elle enfonçait, des deux mains, la dague encore plus profondemment dans l'énorme plaie sanglante qui constituait le torse de l'homme. Le sang giclait et se répandait partout au fur et à mesure que la jeune fille triturait les entrailles sans sourciller.
L'homme se tu très vite, alors la jeune fille brandit le coeur du pauvre homme quelques secondes avant de la lancer violemment par terre et de l'écraser, de son talon nu, contre la poussière jaunâtre; et elle cria:
"Nous sommes au paillasson du grand jour! Bientôt, nous passerons la porte qui nous emmènera vers le grand clair de lune! L'élu arrivera et bâtira le dernier élément avant la béatitude céleste des âmes zébuesques au sein de l'éther cosmique de l'architecture séraphique!"

mercredi 18 août 2010

Ah gloup!


Les gros portent la responsabilité de leur état sur la nourriture: il y a trop de ceci, il y a trop de cela... Ah, mon Dieu, du beurre sans oméga 3 et HIV 36! Ceci est allégé, cela ne l'est pas!
Mais avec tous ces gros qui sont dans cette optique, le problème n'est pas leur peur de grossir encore plus ou d'avoir une troisième artère bouchée mais il s'agit de leur conditionnement par la société.
Bon on ne reviendra pas sur la société du beau avec muscles, bonnasses et crustacés.
Dans notre environnement, on a le droit de s'empiffrer comme des gorets tant que c'est supposé bon pour la santé, ou du moins pas mauvais.
"Mmh, l'huile d'olive est bonne pour la santé; et bien je vais en mettre trois litres!"
"La pâte à tartiner est allégé, ça tombe bien, je voulais m'en faire tout une demi-baguette."
Manger plus, toujours plus, vivre mieux, grossir moins tout en mangeant quand même plus.

samedi 14 août 2010

Up in the Air


Voici, un article inachevé que je destinais à un webzine:

Musique soul, des nuages, les USA vus du ciel (et sans le photographe français à moustaches) et voilà, après une poignée de minutes, que notre esprit se pose sur In the Air (Jason Reitman, 2009). Le nouveau long-métrage du réalisateur de Thank You for Smocking et Juno commence par une ambiance qui rappelle fortement ces précédents films : générique léger, faux interviews de figurants et voix off cynique du protagoniste. En tant que satire sociale, In the Air rejoint beaucoup Thank You for Smocking mais Reitman réussi aussi à emprunter à Juno qui a fait son succès et sa notoriété.
Ryan Bingham (Georges Clooney) est un quadra moyen dont le travail et quotidien est de parcourir les Etats-Unis pour mettre à la porte de pauvres employés à la place de leurs patrons, trop lâches pour le faire. Mais comme la vie n’est pas un long fleuve tranquille, le propre patron de Ryan décide, sous l’impulsion d’une nouvelle recrue (Anna « Twilight » Kendrick), de pratiquer leur métier au bureau par l’intermédiaire d’une liaison satellite. C’est alors que Ryan décide de prendre la jeune employée sous son aile et s’embarque alors pour un voyage à travers l’Amérique et surtout à travers sa vie.
Car la vie de Ryan n’a rien de bien glamour : sa famille, ses amies, ses conquêtes, sa maison, elles sont inexistantes. Clooney est le symbole de notre vie moderne : une vie formatée, aseptisée. Une vie où l’identité de l’individu se perd dans ses cartes de fidélité, personnelles mais tellement anonymes. Plus loin que la stigmatisation de nos vies routinières et calibrées, Bingham représente à la fois le capitalisme et le produit du capitalisme. Il est l’instrument du système qui licencie mais surtout qui à honte de lui-même et ne peut s’assumer : il licencie à la place des autres et tout cela en pleine période de crise économique. Tout comme dans Thank You for Smocking , Reitman souligne l’hypocrisie du système.
Bien qu’il soit un acteur essentiel de ce dernier, Bingham représente aussi son coté humaniste. Il dit lui-même qu’il fait ce travail non par plaisir mais parce qu’il est bon dans son domaine et que donc il fait tout pour que ses victimes n’en arrivent pas à de violentes extrémités.

Clin d’œil à Amélie Poulain

Un joli voyage où la réflexion se tient à coté des belles images.

Voila, au final c'était plutôt bien parti il faudrait que je persévère dans cette voie.

mardi 10 août 2010

Das Schloss



http://news.yahoo.com/s/ap/20100721/ap_on_re_mi_ea/ml_israel_kafka_trial

Nous voici en plein paradoxe: l'auteur et son oeuvre. Le portrait de Dorian Gray, la Vénus de l'Ille, l'oeuvre qui devient bel et bien réel.
Le comble est que au final la quasi-totalité de l'oeuvre de Kafka n'appartient à personne puisque l'auteur avait demandé à Max Brod de brûler tout ce qui n'avait pas été publié de son vivant; demande qui n'a pas été respecté bien entendu.
L'oeuvre que Kafka voulait emporter avec lui a survécu et ses transformé en réalité.
En plus, cela devient un combat entre sionistes (Kafka sous l'impulsion de Brod avait pensé émigrer en Palestine), pays d'origine, patron, secrétaires et descendances avides de monnaie sonnante et trébuchante.
Mais ces originaux inédits ont-ils vraiment un prix? Pour les amoureux de kafka,il est certain que la réponse est négative. Pour les autres, peut être se demandent-ils pourquoi quelqu'un irait payer pour des bouts de romans inexistants où les phases s'arrêtent d'un coup sans raison.
Peut être aussi que ces inédits pourront nous aider à mieux cerner l'auteur et sa façon de coucher sur papier ses pensées.

vendredi 6 août 2010

Chapitre II: Himala jawohl


D'où que l'on vienne, on s'accorde tous pour dire que l'Himalaya c'est loin, c'est froid, c'est haut et cela ne sert pas à grand chose. Jack Atwood, recroquevillé dans les replis d'une grotte comprit pourquoi personne ne voulait et ne venait dans cette région du monde, à part des journalistes belges roux à houppette.
En 3 jours d'errance dans les montagnes, jack a réussi à: déclencher 3 avalanches; en éviter 2; s'est battu avec un vautour pour avoir la primauté sur la carcasse d'un yack sauvage et enfin s'est fait courser par quelques yétis. Comme diras Jack, beaucoup plus tard, dans son autobiographie "Jésus et Spinoza: même combat; Tous ninja", les yétis ça a beau courir vite dans la neige avec leurs gros panards, leur odeur fortement boisé les fait repérer à des centaines de mètres".
Mais mis à part les yétis et leurs arpions, notre Jack mondial était toujours dans une situation plus que délicate: sans rien dans le trou du cul du monde.
Après des heures de repos et d'incertitudes au sein de sa grotte surgelée, Jack en ressortit à l'aube pensant que le jour naissant allait le transporter vers la chance et de douces et chaudes couvertures. Sous le ciel, entre orange et carmin, une ombre ridicule gravissait les pentes et les cols cyclopéens où le temps semblait s'être s'arrêté.
Après quelques heures d'expédition, Jack aperçu une grande forme grisâtre au creux d'une vallée. Le chemin pour y acceder était court comme une nuit avec sa maitresse- alors qu'il mit quand même trois bonnes heures- était-ce un campements ou quelques habitation enfouies?
Seulement il ne s'agissait ni de l'un, ni de l'autre; cette forme n'était, en réalité, qu'un avion ou plutôt une épave d'avion à demi-enfouie sous les neiges éternelles. Jack pensa un instant qu'il s'agissait de celui duquel il s'était enfui.
Mais comment cela se pouvait-il? Celui là avait des hélices, une aile brisée, un large trou dans la coque et surtout de grandes croix gammées peintes sur la coque et les ailes.
Ce n'était pas tant trouver un gros Junkers nazi qui dérangeait Jack; c'était plutôt le fait que cela sentait la viande grillée et que quelqu'un chantait Lili Marlene.

mercredi 4 août 2010

An angel can't break a heart.


Peter Cushing, l'immortel figure de Sherlock Holmes, du docteur Frankenstein et de Van Helsing; avec Christopher Lee, il représente l'âge d'or du cinéma fantastique britannique. Je ne parlerai pas ici, de tout le charme des films de la Hammer, mais d'un détail qui rend le personnage encore plus sympathique et attachant qu'il ne l'est déjà.
Au début de l'année 1971, alors que Cushing est au summum de sa notoriété, sa femme décède brusquement. Ils avaient partagés 30 ans de leurs vies.
Dès lors, sa vie prend un brusque tournant. Il tourne toujours, surtout poussé par Christopher Lee son meilleur ami et collègue, mais plus que la passion de jouer c'est la passion de vivre qui s'est amoindrie.
Il dira: "Depuis qu'Helen est partie, je ne peux rien ; le coeur s'est simplement détaché de tout. Le temps est interminable; la solitude est presque insupportable et la seule chose qui me permet de continuer d'avancer et de savoir qu'un jour ma chère Helen et moi allons être unis encore une fois. Rejoindre Helen est ma seule aspiration. Vous pouvez publier cela , mon garçon, tout ça c'est juste pour passer le temps. S'il vous plaît dites cela."

Un autre de ses souhaits, qui se réalisa, était qu'une espèce de rose porte son nom ("Helen Cushing Rose").
Dans plusieurs de ses films se trouvent une photo de sa femme; que ce soit en tableau ou dans un pendentif que son personnage porte.
Certains se serait suicidé mais Cushing ne le pouvait car Helen lui laissa un poème juste avant de mourir lui disant de ne pas se précipiter pour la rejoindre et de profiter de la vie.
Il était un gentleman toute sa vie, il donne cette partie de lui dans chacun de ses rôles, mais il y a plus important: cette histoire, quoi que l'on pense, lui ajoute une pureté incommensurable. Les films de la Hammer sont considérés comme gothiques, et il est vrai que beaucoup se passe à une époque qui correspond au mouvement gothique (mouvement littéraire, surtout anglais, de 1770 à 1870). Ses personnages sont liés au mouvement romantique allemand (ah le jeune Werther..), et voila ce qu'est Peter Cushing: la personnification de tout ce qui fait le coeur des histoires gothiques et romantiques.
J'aimerais encore écrire des lignes entières sur cet homme qui répondait à toutes ces lettres de fan, même si cela n'était que quelques mots et qui resta un homme de coeur et de bonté toute sa vie malgré les épreuves; mais il vaut mieux ne pas trop en rajouter.

lundi 2 août 2010

Chapitre VI


Ainsi, le pan de boiserie cachait bien quelque chose. Un tunnel d'un bon mètre de diamètre était creusé dans le mur. Étrangement, il ne débouchait pas sur la pièce voisine malgré sa longueur; il semblait doucement s'enfoncer dans les entrailles du château. Nicolas sy' risqua avec précautions.
Lui qui était quelque peu claustrophobe, lui qui n'avait jamais aimé les films avec des passages secrets mais lui qui ferait tout pour sauver sa femme.
Le tunnel devait faire quelques dizaines de mètres de long et le tout en pente. Il ressemblait beaucoup au tunnel du lapin blanc dans Alice; sauf que notre héros n'avait rien d'une nymphette en socquettes faisant triquer les vieux profs de math d'Oxford. Nicolas réussi à faire le chemin sans se servir de son menton et de son buste comme moyen de locomotion.
Au bout, il y avait une grande pièce creusée à même la roche; de cette pièce partaient cinq petits couloirs menant à d'autres pièces plus ou moins délabrées. Dans chacune de ces pièces brûlaient des torches; leurs longs manches en plastique bariolés faisaient croire qu'elles étaient faites à partir de balais serpillières de fabrication péruviennes.
Nicolas se dirigea vers une de ces pièces à l'aveuglette. Il n'y avait rien dans celle-ci, si ce n'était une grosse couche de poussière et un tas de gravats qui faisait penser aux pires caves à tournante.
Ne sachant que faire frappa dans une pierre des gravats, qui vint ricocher contre le mur. Ce mur avait dû être construit par Pépito le maçon portugais alcoolique manchot, car avant même que la pierre ne retombe sur le sol, une bonne partie de ce mur s'écroula.
Notre héros se dit qu'entre le temps et les tâcherons de maçons, tout cet endroit allait s'écrouler au prochain éternuement. Mais c'est alors que Nicolas remarqua un filet de lumière dévoilé par l'éboulement, ainsi qu'un murmure raisonnant désormais dans toutes la pièces.
En s'approchant, il vit que le faisceau lumineux provenait d'une fissure dans la roche située à un peu moins d'un mètre de haut.
C'est en regardant à travers, à quatre pattes, que notre intrépide destructeur de murs portugaignols plongea encore plus loin dans le mystère et l'aventure façon "se balader à poil au Cap d'Agde sans se faire toucher".
Derrière la pierraille, il distinguait une grande salle voûtée avec à son extrémité un cours d'eau. Originellement, cela devait être une grotte car des stalagmites subsistaient ici et là.
Le murmure de tout à l'heure venait du fait que une bonne trentaine de personnes se tenaient dans cette même salle, devant un autel où un homme était ligoté et ne semblait pas apprécier cette situation vu qu'il beuglait comme une femme devant un homme qui ne veut pas lui payer le restaurant.

dimanche 1 août 2010

Chapitre I; Arizona, desert brulant et desert intellectuel


L'univers est vaste et possède de nombreux mystères: Il y a-t'il une vie extraterrestre? il y a t'il quelque chose après la mort? L'oeuf ou la poule? Les frères Bogdanoff? Mais au-dessus de tout ça il y a Jack le Ninja-taulard. Comment cet homme peut-il être humain, être comme vous et moi?
Enfin, cette question en se pose pas avant les 24 ans. Jack naquit à Kingman, Arizona, une petite ville en plein désert où le soleil tape aussi fort qu'un catcheur en rut. Il vécu avec ses deux soeurs une vie d'adolescents tout à fait normale, quoi qu'il était moins bouseux que ses concitoyens.
A 19 ans ne sachant quoi faire de sa vie et n'ayant pas de brillants résultats scolaires, Jack s'engage dans l'armée américaine. Un jour alors que son avion survolait le Kashmir une tempête d'une violence redoutable fit son apparition.
Il va s'en dire, pour la continuité de l'histoire, que Jack survécut; car contrairement au reste de l'équipage, Jack préféra sauter en parachute plutôt que de risquer de mourir électrocuté suite à un, ou des éclairs, frappants l'appareil. Oui, à cette époque Jack était quand même un peu concon. D'ailleurs, en intégrant l'armée, il pensait vivre des aventures dignes de Rambo: bourrées de méchants chinois et plein de cartouches utilisées qui jonchent le sol entre boyaux et bouts de cervelles. Comme seul massacre il eut droit à de grandes et longues batailles contre des dominos et des fils électriques puisqu'il fut dirigé comme assistant électricien.
Il y eut une longue descente de plusieurs milliers de pieds, où Jack ballotté par les bourrasques de vent fut en admiration devant le spectacle qui s'offrit à lui. Des nuages cotonneux à perte de vue, puis les sommets enneigés du toit du monde.
Tout ce gigantisme s'imposa à lui violemment quand il se posa, ou plutôt s'écrasa contre un flanc de montagne.
Jack Atwood, simple bouseux de l'Arizona, se retrouve seul et dénué de tout en plein millieux des sommets himalayens; heureusement pour lui les ours hibernent dans les cimes enneigées, mais qu'en est-il des yétis?

lundi 19 juillet 2010

Jesus bleibet meine freude

Une des grandes révélations de mon adolescence fut sans conteste Evangelion (Neon-genesis ou Shinseiki Evangelion pour les puristes). Alors qu'est-ce donc que cela?
Au premier abord, une histoire somme toute banale où l'on retrouve de jeunes adolescents pilotant de gros robots contre de gros monstres pour sauver notre petite planète dans un monde post-apocalyptique. Bon jusque là, rien de bien nouveau.
Mais là où cette série est forte pour une saga de mecha (gros robots) c'est que ce n'est pas du tout le sujet central. Les gros robots qui font toc toc toc sur la tête des monstres à coups de lattes, c'est simplement du décor pour faire joli.
Tous les personnages, à part Pen-pen le pingouin, sont torturés: mort violente d'un (des) parent(s); abandon de la part du parent restants; passage à la vie adulte; peur des autres; peur de souffrir etc. Bon c'est sur malgré quelques passages comiques, il faut bien avouer que ce n'est pas une série qui suinte la joie de vivre. D'ailleurs, Hideaki Anno (créateurs d'Evangelion) a gardé quelques habitudes de la fin de Nadia (Nadia et le secret de l'eau bleue en France; précédent dessin-animé d'Anno), comme par exemple: que l'histoire devienne de plus en plus glauque, et le tout saupoudré de sang.
Enfin bref, cette série est merveilleuse. De plus, il existe plusieurs versions pour ceux qui veulent choisir [la série de base; les films; les Rebuild (nouveaux films)] donnant plusieurs fins et interprétation. Bref, vous n'avez pas fini de fumer du cigare (et de cracher au bassinet).

dimanche 18 juillet 2010

Blue Forest


Ballade sur les Champs-Elysées ensoleillés. Des badauds, des touristes, des poussettes, des flics et des pétasses.
Un petit détour dans les rues environnantes pour passer le temps. Des immeubles bourgeois aux magasins pour riches avec dans ses rues des gens tout aussi bourgeois qui hésitent entre se presser et déambuler.
Une brasserie arrive en vue sous le soleil de midi. Située au coin de deux rues, elle possède une assez grande terrasse à la parisienne sur ces deux trottoirs. Chaises en plastique imitation osier, table rondes habituelles, et présence de sapins en bac servants de paravents. Le panneaux en cuivre plaqué, contenant les plats et les menus, est fièrement exhibé à l'entrée de la terrasse comme pour montrer à la face du monde que la maison est fière de ce qu'elle fait et des prix qu'elle en exige.
Il est l'heure de déjeuner, ainsi on peut y trouver pêle-mêle des rombières à caniches, de jeunes cadres en costumes Dolce&Gabbana et des touristes n'ayant pas le même standing que les jeunes étudiants descendants dans les auberges de jeunesse.
Sur le trottoir un petit chien ridicule mange avidement une patte de poulet entière. Il suffit de lever un peu le menton pour apercevoir une grosse virago emperlousée attablée devant sa salade. Dans son assiette une copieuse salade composée d'oeufs, de tomates, de gruyère et de... pattes de poulet.
C'est bien dans le VIIIème arrondissement, du coté des Champs, que l'on jette l'argent par les fenêtres sous formes de poulet.

vendredi 16 juillet 2010

Chapitre V



Le château de Kleinzach était un beau manoir de style néo-gothique; plutôt beau pour qui s'y intéresse. Nicolas fut surpris, non pas par son grand parc, ses fines flèches et ses fenêtres à ogives, mais par son emplacement. Le beau manoir se trouvait, effectivement, au bord d'une nationale et était coincé entre un Bricorama et le Mandarin de Coignières (buffet à volonté midi et soir pour 10 euros, avec de nombreuses spécialités Chinoises et thaïlandaises, menu enfants disponible jusqu'à 15 ans sur présentation du carnet de correspondance).
Pour 4,75 euros, Nicolas eut une belle visite guidée du manoir avec quelques touristes néerlandais qui avaient dû se perdre entre Chartres et le McDonald. Rien de bien intéressant pour notre héros, mis à part un petit détail.
Alors que le groupe quittait la bibliothèque pour rejoindre une antichambre aux boiseries grossières, Nicolas remarqua un pan de boiserie qui ne comportait aucun motif, contrairement aux autres qui alternaient blason de famille et motifs floraux. De plus, un de ses cotés tranchait singulièrement et semblait comme décollé. Interloqué par cela, notre chevalier à la blanche armure prétexta, auprès de la charmante guide qui avait dû apprendre son métier auprès de Ceausescu, la perte d'un objet durant la visite afin d'examiner le panneau de plus près.
Mais, ceci fait, le beau panneau de Nicolas se trouva subitement caché derrière une armoire Louis XIII; il n'eut même pas le temps de gamberger sur ce réaménagement subit puisqu'une espèce de mégère arriva d'on ne sait où afin de lui signifier, en des termes peu courtois, que "le château fermait ses portes et qu'il n'avait rien à faire ici de toutes façons, bordel de merde!"
Notre héros allait-il s'arrêter là et retourner chez lui se faire une salade de choux (choux/ pâtes froides/ tomates/ gruyère/ vinaigrette pour la base)? Certainement pas!
M. Brandebris a fait les 400 coups durant sa scolarité, il a volé ses diplômes et même sodomisé le FISC, alors ce n'était quand même pas un manoir fermé dans une banlieue miteuse qui allait l'empêcher d'avancer.
C'est ainsi que Nicolas Brandebris se retrouva, à 2 heures du matin, à déplacer des commodes en chêne n'appartenant pas au fils du bon roi Henry bien qu'elles portent son nom, et à arracher des pans de bois. Mais tout restait à découvrir au-delà de cette pièce de boiserie qui cachait bel et bien quelque chose.

Quelqu'un m'a pris


Sarkozy a supprimé pour le dernier 14 Juillet la traditionnelle garden party. Tout ça pour économiser sur les frais de l'état à cause de la crise actuelle.
Au niveau ambiance à l'Elysée il y a la dette du pays vient de dépasser 80% du PIB; les affaires mêlant politiciens et argent (plutôt sale) qui s'amoncellent et donc un président qui à la côte de popularité la plus basse depuis... depuis très longtemps: 33%.
La France possède une armée de fonctionnaires, et y'en a même beaucoup trop. Du coup, ne serait-il pas plus intéressant de faire un peu de ménage dans cette armée dont beaucoup ne servent pas à grand chose. Attention, je ne fais pas de populisme du genre:" tous des fainéants!" mais il est simplement logique de se dire que trop de personnes pour un boulot n'aide pas à ce que tout le monde travail. Par exemple, la France a une population moindre que l'Allemagne mais elle compte entre 20 et 30% de fonctionnaires en plus CQFD.
Si on veut rêver un peu une baisse du nombre de fonctionnaires entraînerait une diminution des frais de l'état; du coup ce dernier pourrait diminuer taxes et impôts ce qui ferait plus d'argent à dépenser aux ménages. Bon cela ne marche bien sur pas comme cela, mais sait-on jamais.
Tout cela pour dire que ce n'est pas avec moins de petits fours que la dette publique va se réduire, mais ça fait effet sur la masse, et encore c'est bien parce que tout le monde est en vacances...

mardi 13 juillet 2010

Chapitre IV


A la sortie du commissariat de sa ville de banlieue, Nicolas s'alluma une cigarette. Il avait arrêté de fumer depuis un moment mais il ne ressortait pas précisément d'une pub Center Park.
Trois heures d'attentes pour entendre: "Ne vous inquiètez-pas, M. Brandebris, nous savons que vous n'avez pas commis cette horrible crime."
La suite fut plutôt floue mais notre héros ressassait les grands traits entre deux bouffées de tabac: "un groupe appelé Mouvement des Zébus du Clair de Lune, a revendiqué ce meurtre, ainsi qu'une dizaine d'autres au cours de l'année [...]; le problème est qu'ils ont aussi enlevé votre femme, Noëline Brandrebris [...]; ils sont méchants [...]; ne vous en mêlez pas [...]; un café? [...]; et sinon? [...]; on vous rappellera."
Bien qu'il fut heureux dans sa vie, Noëline était ce déclencheur qui, dès qu'elle était avec lui, lui enlevait son masque d'insouciant. Les révolutions, les sectes, les belle-mères, c'était pas ses affaires mais maintenant il ne pouvait rester inactif.
Revenu chez lui et après avoir constaté que les services de police font de merveilleux nettoyeurs muraux, il commença à rechercher des informations sur les Zébus avec l'aide de quelques bières.
Au bout d'une poignée d'heures, Nicolas n'eut pas grand chose à ce mettre sous la dent. Des centaines de sites pornographiques, de pubs tout aussi pornographiques, et un panorama hétéroclite: amis des animaux, pantoufles, Africains et leurs amis pétroliers, les baobabs, les boulangers et leurs croissants, les cafés noirs et la lune, les saules pleureurs, mimes et pierrots, tapis en cachemire, cygnes, premiers amours et photos de vacances.
Seul un obscure site cita un certain comte d'Hoffman, dont la devise était "always away, often back", avait crée cette communauté en 1881 en son château de Kleinzach.
Il ne manquait plus que de connaître l'emplacement de ce dernier et la quête de Nicolas Brandebris allait prendre son envol.

dimanche 11 juillet 2010


Ingrid Betancourt!
Déjà à l'époque je la vomissais avec son jeune de vierge Marie et tout le battage médiatique autour simplement parce que elle avait du pognon et de la famille en France alors que des centaines d'autres anonymes restaient dans la jungle, prisonniers. En plus, la politique s'en ait mêlée... "Ingrid est un exemple!", "Ingrid représente la liberté enchaînée" bref Ingrid le gros tupperware des idées à la con; et en prime on pouvait subir sa trogne sur les façades de certaines mairies, journaux etc.
Et maintenant la passionaria du bon sentiment de masse demande des millions à l'état colombien en dédommagement... Non mais c'est quoi ce bordel! Elle se ballade là où on a de grandes chances de se faire enlever, surtout quand on fait une campagne depuis des années contre ces mêmes kidnappeurs et après il lui faut des réparations?! Et les autres victimes (surement moins riches en plus), ont-elles eu la pudeur de ne rien demander, ou beaucoup moins?
Le tout en sortant un livre voyeuriste et propre a faire pleurer la ménagère coconne.
Souvenons-nous des témoignages de ses ex-compagnons de fortune: arrogante et égoïste. Elle est belle la liberté enchaînée! Voila le visage de la bète!
Repeuplons la forêt avec Betancourt et sauvons les singes (et les farcs car les guérilla communistes c'est plus ce que c'était).
Brisons les idoles à coups de marteaux, comme Nietzsche, car elle ne sont qu'illusions.

vendredi 9 juillet 2010

Introduction. (version non-relue et non-corrigée)


Une foule plutôt considérable, vu le nombre d'élèves inscrits, s'est amassé devant le lycée Malibu Fucking Beach. Aaron Carter, le beau gosse timide, tricheur et il-faut-bien-le-dire un peu concon revient au bahut après sa tournée mondiale. Je suis ce que l'on peut appeler un ancien, un routard de l'établissement; ce que l'on nomme entre nous un Malibu Fucker. Et l'année dernière, je dois bien avouer que toute cette belle institution fut chamboulée: Aaron Carter reprit ses études ici, il sortit avec la tête du lycée (qui cachait depuis des années ses formes propres à faire rêver un vieux curé breton amateur d'éphèbes), un dangereux kleptomane pervers fut arreté et surtout Jack arriva. Alors "qui est Jack?" me direz-vous.
Jack était le concierge/homme de ménage du lycée. A première vue il ressemblait à tous les loufiats de Californie: une barbe de deux semaines, un uniforme dégueulasse, et un bandana sur sa tête cachant un peu ses cheveux longs de biker. En fait, n'ayant pas de moto, il ressemblait plus à un taulard en reconversion. Mais plus que tout ça, Jack est un maître (mot que j'utilise tout comme Tong Pô et ses masseuses thaïlandaises ont dû l'utiliser).
Au début, je ne l'avais pas remarqué, mais avec l'arrivé de Aaron Carter j'avais un peu plus de mal qu'à l'habitude pour choper de la jeune filles en fleurs (bien que souvent je me couchais de bonne heure). Ainsi, mon moral était au plus bas: je marchais au lieu d'être en skate-board, je buvais mon Coca sans glaçons et j'étais même prêt, dans la folie de mon spleen, à m'occuper des tâches ménagères.
Un jour que, perdu dans mes pensées, j'hésitais entre le Fanta et le Dr Pepper devant le distributeur rutilant, une main se posa doucement sur mon épaule. C'était Jack le louffiat-motard.
Sa main s'était posée sur moi comme une plume sur l'herbe; ses yeux avaient la lueur d'un feu de joie; sa peau scintillait sous le soleil californien. A un moment j'ai crû reconnaître Edward Collon, une jeune gravure de mode un peu bizarre qui viola ma cousine, Belloche Schwan, et son bouc domestique un soir de pleine lune. En fait, sa peau ne scintillait pas, c'était simplement sa sueur qui ruisselait. On aurait plutôt dit Chuck Norris dans un sauna.
Et alors que je me demandais de quelle couleur était sa barbe (à la fois rousse, jaune urine et couleur boue/huile vidange) il me dit d'une voix aussi calme qu'une montagne dans un film japonais:
"Être adulte, ce n'est pas faire des choix; c'est les assumer."
Puis il parti aussitôt. Cette phrase, que dis-je cet homme, a changé ma vie, voir même sauvé ma vie!
J'ai pris le Fanta, et depuis mon existence a pris une toute nouvelle forme; Jack mérite d'être connu et son histoire d'être contée car tout comme l'huile change les patates en frites, Jack change votre vie en une aventure mystique.

mercredi 7 juillet 2010

Bourliches Saint-Michel.


Au final qu'est-ce que l'argent: un moyen plutôt abstrait que l'on troc contre un bien ou un service. Bon jusque là, vous allez me dire que vous le saviez et que je me paye un peu vos fioles.
Mais au final on pourrait remplacer notre monnaie par n'importe quoi. Par exemple une île de Micronésie (Yap, en l'occurrence) est connue pour sa monnaie de pierre. Les habitants possèdent des pierres (qui peuvent être quasi-gigantesques) percées d'un trou qui leur servent de monnaie.
Imaginez, mes amis, un monde où l'on peut choisir sa monnaie selon la valeur qu'elle représente à nos yeux; par exemple pour moi ça serait les livres (les vrais, pas les anglaises!).
Mais si tout le monde avait le choix de définir sa monnaie d'échange, il faut reconnaître que ça serait un peu le boxon. Du coup, rêvons mais oublions cette idée.

lundi 5 juillet 2010

Alakazam!

Ah le charme des jeux vidéos de notre enfance! Bien sur, il y a toutes ces choses qui nous rappellent le temps béni et insouciant de l'enfance, mais les jeux en eux-mêmes sont merveilleux.
Bon bien sur, il y avait une musique toute féerique mais surtout c'est le coeur même des jeux qui l'était. Une histoire simple, dénuée de violence dans la plupart des cas, et tout cela dans un monde de rêve. On passe d'une plateforme faite de nuages à une autre sur le dos d'un papillon géant. Sauter sur les méchants robots pollueurs pour libérer de petits animaux tout mignon que même ta petite soeur nunuche n'y croit pas. On peut étirer son corps tel du chewing-gum ou bien marcher sur les touches d'un piano magique, délivrant notes et cadeaux. Et enfin se débarrasser de ces ennemis (ba oui, on ne tue pas) avec un yoyo ou bien des ventouses géantes.
Et puis tous ces tons de couleurs qui tiennent plus que de la boutique Haribo que de la grande galerie de Louvre.
Entendre les notes, retrouver ses éléments magiques, autant de choses qui nous ramène à notre enfance, qui reste un temps béni (bien qu'aujourd'hui c'est pas mal non plus)


Morue


Bientôt la fin de la coupe du monde de football.
Mais cette année elle est très intéressante. Tout d'abord, personne ne commençait à brailler "vive la France, on est les meilleurs, on va tous les niquer!" à quelques semaines de la cérémonie d'ouverture. Ce qui est un beau signe car nos concitoyens ont enfin découvert après tant d'années que l'équipe de France n'est qu'un ramassis de zéro arrogants.
D'ailleurs, de ce coté là, vive les nuits tranquilles! La France à la porte; le Portugal remballe et l'Algérie déguerpit! Maintenant, il n'y a plus que les vuvuzelas pour nous casser les oreilles, et encore on peut baisser le son de sa TV.
Mais là, où cette coupe offre le plus de surprise, et de bonheur, c'est que toute les grosses équipes têtes d'affiche se ramassent à la pelle comme les feuilles mortes de Prevert. Peut être est-ce là un nouveau tournant dans le monde du football, mais on peut rêver.
En tout les cas, jamais la finale de la coupe du monde n'aura été aussi non-attendue.
Rêvons d'un monde où aimer et regarder le football sera comme regarder TF1, Valérie Damidot ou comme écouter Madonna: une preuve de mauvais goût!

dimanche 4 juillet 2010

Born to be a rocket!


Mes amis, mes très chers amis,
Après plusieurs déboires, dont la plus grosse partie était représentée par des concours, ce chatoyant blog saveur WC était quelque peu laissé de coté. En même temps, j'avais prévenu! Mais voilà que tout cela est bien derrière maintenant.
Les beaux jours sont là, la chaleur nous fatigue, les égouts refoulent, le blog refleuri!
Ainsi, chers camarades aux goûts culturels et littéraire certains, à très vite!
Salucofagos et encore toutes mes excuses.

samedi 8 mai 2010

Chapitre III


Nicolas Brandebris n'était qu'un être dont l'existence était aussi passionnante et mouvementé qu'un tour du monde en déambulateur. Il travaillait dans une boite réputée et spécialisée dans la conception de douches et baignoires. Il dessinait les plans et les représentations des nouveaux modèles, mais c'était un job qui lui plaisait. Ça lui rappelait le temps où il avait tenté les beaux-arts.
Sa fiancée était belle et talentueuse, peu connue du grand publique elle était néanmoins une artiste très en vue au niveau européen. Nicolas trouvait que ses sculptures ressemblaient fortement à de gros étrons fossilisés, mais c'était la femme de sa vie et la passion qu'elle dégageait quand elle montrait ses oeuvres lui suffisait à outrepasser ses conceptions artistiques.
Nicolas aimait les glycines, l'odeur du café le matin et sentir le soleil sur son visage. C'était un homme simple qui ne demandait pas grand chose à part être heureux et vivre sans gros soucis.
Heureusement, qu'ayant une tendance à la dépression chronique Nicolas était surtout un gros je-m'en-foutiste.
Ainsi, trouver sa belle-mère clouée comme un jésus dans son salon l'a un peu surpris au premier abord, mais au final il en avait pas grand chose à faire. Par contre, de mystérieux messages révolutionnaires sur le mur jaune de Damas de son salon ne provoquait pas en lui la même réaction. Une réaction qui fut, pour beaucoup, exacerbée par l'arrivée de la police et par un petit voyage jusqu'aux tréfonds du commissariat le plus proche.

vendredi 7 mai 2010

Brouillon oublié


Souvent, on utilise un nègre en littérature, enfin peut-on parler de littérature. Mais quel vilain mot! Quel horrible concept! Mais il faut que certains travaillent comme d'autres ne savent pas écrire.
C'est comme la relation entre compositeurs et interprètes; Mais surtout, certains, comme Jean-Jacques Goldman, auraient dû rester compositeurs. D'autres comme Amélie Nothomb auraient dû rester lanceurs d'idées.

jeudi 29 avril 2010

Trois petits points


Le blog saveur WC revient bientôt; pour l'instant je n'ai pas le temps, mais aussi pas l'envie d'écrire. Mais rassurez-vous ça va revenir très vite.
Salucofagos

samedi 24 avril 2010

Evolution Baby!


Adèle Blanc-Sec le film vient de sortir. Déjà depuis quelques mois cet objet sur pellicule alimentait beaucoup de discussions entre amis. Une bande-dessinée culte (pour ma part, première lecture lorsque j'avais douze ans) et tout d'un coup la nouvelle tombe comme un couperet ou comme un huissier de justice sur votre sonnette: Luc Besson se charge de l'adaptation! L'homme barrique qui, depuis son introduction à Hollywood, aime beaucoup l'argent facile et les productions à caractère inexistant. Bref, à l'annonce de cette nouvelle nous nous sommes exclamés: "C'est quoi ce bordel, putain?!"
Et en tant que grand fan du cinéma à grand spectacle façon Emmerich, notre réalisateur barbu ne nous a pas déçu, nous en a mis plein la vue!
Tout d'abord, le choix de l'interprète d'Adèle: Louise Bourgoin. La présentatrice météo estampillée Canal+, c'est-à-dire à la fois piquante et nunuche dans sa beauté. On ne sait si c'est le cas dans la vie mais toujours est-il qu'elle est trop belle et trop pétillante. Adèle Blanc-Sec c'est foncièrement une femme que l'on ne remarque pas pour sa beauté étincelante (elle est même plutôt moche), et dans le genre ours des cavernes grognon, renfrogné et pas aimable, on ne fait pas mieux. Non, vraiment qu'est-ce que cette belle fille de magazine un peu greluche vient faire là. En plus, il faut dire que niveau jeux d'acteur la poulette n'est pas Sarah Bernhardt.
Autre gros problème: le fond bleu. Il y a de l'effet spécial partout! "Et si on faisait le monstre par ordinateur (et mal, si possible)? Et pourquoi s'embarrasser de tourner à l'extérieur dans les rues parisiennes ensoleillées? On n'a qu'a tout faire par Photoshop (ou Paint)!" Un vrai sagouin le barbichon de la palette graphique; le tâcheron du cinéma franchouillard.
Car Adèle Blanc-Sec fait partie de la catégorie d'oeuvres Steampunk (l'article étant déjà long, je vous laisse le soin de chercher la définition si ce mot vous est inconnu); ainsi donc cela se doit d'être tout en métal, en artisanal, cela doit plus ressembler à la vieille chaudière à charbon de grand-mère qu'à une scène d'action de Star Wars.
Bref, tout ce qui fait la bande-dessinée est occulté dans le film, donc, en un mot c'est de la merde!

jeudi 22 avril 2010

Chapitre II


Nicolas pensa immédiatement que la chouette ressemblait étrangement à sa belle-mère. Il l'avait toujours imaginé vivant de nuit et se nourrissant de petits rongeurs. Par ailleurs, très souvent il l'avait également imaginé pendue, crucifiée ou tuée comme un régicide français.
Mais malgré toutes ces vilaines pensées, il faut bien avouer que cela fait un peu désordre. De plus, quand on rentre d'une journée de travail éreintante, personne n'a envie de retrouver sa belle-mère dans son salon, même morte.
D'ailleurs, l'était-elle? se demanda le jeune Brandebris. Il s'approcha doucement du mont Golgotha, représenté par sa cheminée, et tout en faisant autant de stations il fini par arriver à sa hauteur sans que rien ne se produise. Alors il lui pinça le nez (un vieux fantasme).
La vieille était bien morte. Bon, que faire?
Alors que Nicolas pensa aller se chercher une bière, sa belle-mère décida pour lui. Les clous devaient être bon marché ou bien la radinerie de madame la suivit jusqu'à son dernier souffle; quoi qu'il en soit la crucifiée tomba sur le sol, laissant entre les clous et le mur des lambeaux de chair.
Terreur? On ne sait si ce fut le tapis Ikea ou bien Nicolas qui eut le plus peur suite à cette chute où pour une fois la fracture du bassin n'avait aucune importance.
C'est quand notre jeune héros releva les yeux vers les quelques bouts de feue sa belle-mère, restés au clou comme de vulgaires saucissons, que la véritable aventure commença (un peu comme lorsque l'on nomme sa moitié du nom d'un ancien amour ou d'un saltimbanque hollywoodien) lorsqu'un message gravé sur le mur comme un tag dénué d'imagination sur les portes en zinc du métro parisien:
"La révolution vaincra!"

mercredi 14 avril 2010

Glee!


Aujourd'hui les séries TV prennent de plus en plus de place dans les grilles du PAF ou dans les ventes de DVD. Résultat d'un ras-le-bol face aux talk-show ou TV réalité d'une idiotie rare et grâce à un format court et fidélisant, ce qui il faut bien le dire ressemble comme deux gouttes d'eau à la production actuelle d'objets: courts pour mieux revenir et donc fidéliser.
Mais ce n'est pas le sujet de l'article d'aujourd'hui. Non, mes amis! Justement, tout comme son sujet, cet article sera frais léger et d'une grâce aérienne.
Au milieu de cet océan déchaîné, une petite série vole au-dessus de ces vagues séries qui s'affrontent et se suivent. Elle s'appelle Glee!
Glee ne ressemble à aucune autre série du moment. Tout d'abord, elle puise tout son concept au sein de Broadway et des chorales de lycée. Certains mauvais esprits diront "High School Musical". Oui, ce n'est pas totalement faux mais cela serait comme stigmatiser tous les films ou séries US qui se passent au lycée: pom-pom girls détestable et un peu salopes, joueurs de football cons et un peu salauds etc. En fait, Glee se démarque de High School Musical comme Scrubs se démarque d'Urgence.
Glee est moins gnangnan, c'est une série pour adolescents et jeunes adultes en devenir aux vues des problèmes rencontrés par les protagonistes. Bien sur, il y a de la bonne musique formatée à américaine mais aussi, et surtout, beaucoup d'humour, de situations dignes de Desperate Housewives, d'ironie etc.
On retrouve un thème classique de la fiction US: les ringards qui se mettent ensemble et finissent par être reconnus des autres. Attention, ce que je viens de vous dire n'est que la ligne narrative traditionnelle, car c'est justement cela qui est magnifique avec Glee: c'est une série qui réussi a éviter les grosses ficelles tout en respectant tous ces codes et ainsi surprendre et plaire au public. Donc cela ne sera pas vraiment ça que vous verrez.
Bref, Glee est un pur petit joyau de fraîcheur, tout comme Scrubs le fut en son temps. Donc je vous le recommande chaudement et pour preuve de ma bonne foi, je vous avoue que je ne suis pas vraiment friand de la pop chamallow US et pourtant je savoure chaque épisode et même le dernier entièrement basé sur Madonna (je déteste Madonna et tout ce qui s'y rapporte).
Sur ce, soyez Glee!

Poule au pot


Henri IV, Saint-Barthélémy, la guerre des religions, Valois contre Bourbons et Condés, Chartres, le bon roi, Ravaillac, 1610...
Ca y est, mes très chers amis, on nous bassine de toutes parts avec "2010, l'année Henri IV". Mais pourquoi donc, me direz-vous?
On ne fête ni l'édit de Nantes (1598), ni son sacre (à la cathédrale de Chartres en 1594), ni sa naissance. Apparemment le fait que le bon roi Henri se soit fait planter dans sa calèche rue de la Ferronerie en 1510 est l'évènement déclencheur de toutes ses couvertures de magasines un tant soit peu intelligent.
Il me semble qu'en 1993 on n'a pas vraiment fêté l'année de Louis XVI.
Bref, cela est un peu étrange mais si cela peut inculquer un peu de culture aux foules de docteurs ès programmes TV. Et puis cela va changer des histoires de coucheries présidentielles ou du ballon rond.
Allons, continuons d'apprendre et n'oubliez pas que le panache blanc devant vous s'appelle l'exception.

vendredi 9 avril 2010

A l'huile


Pourquoi ont vous fera toujours chier au téléphone pour vous vendre des trucs?
Très simplement parce que cette vente se base sur la pub. C'est de la publicité directe qui vous demande directement si vous voulez acheter ou recevoir les protèges-arpions X ou les mains-dans-la-gueule Y; alors qu'avant, la publicité se contentait de pourrir vos nerfs optiques et vos tympans à la TV, sur les routes, dans les magasines et à la radio.
Celle-ci vous oblige à répondre tout de suite, sans réfléchir, sans pouvoir regarder votre compte en banque. Bref, on se la fait mettre proprement. De plus, mes chers amis, vous comme moi n'êtes pas les derniers requins, les raclures du genre humain; nous avons, je pense un minimum d'éducation et donc n'étant pas élevés dans une étable on n'ose raccrocher à la gueule de l'infâme salopard (qui n'est autre qu'un pauvre étudiant, ou chômeur longue durée, largement exploité) qui veut à tous prix vous refourguer ses bibelots.
En même temps, cela a de l'avenir car, au final, ce type de vente accompagne l'aboutissement du système capitaliste: plus vite, plus simple, sans se déplacer et pour le moins cher possible. Veuillez noter que l'ultime forme du capitalisme s'appelle le téléchargement.
Mais cela est un autre débat.

mardi 6 avril 2010

Chapitre I


Il y a des fois où vous rentrez chez vous après une journée harassante au bureau. Tout se passe pour le mieux: grands-mères qui prennent les trottoirs pour des voies uniques, Omaha Beach pour sortir après avoir traversé des carrefours embouteillés.
Il fait encore soleil quand vous passez le seuil de votre demeure. Le chat ne vient pas vous accueillir parce que comme tous les chats il n'en a rien à foutre. Votre femme est surement partie en shopping, boire un verre, à la salle de gym, elle ne vous dit rien comme toute les femmes.
C'est en vous vautrant dans le canapé du salon que vous découvrez que quelque chose cloche. Votre tome 9 de Requiem est comme vous l'aviez laissé, c'est-à-dire au milieu des Closer de madame; à la TV de gros niais ricanent comme les derniers des potaches prépubères dénommés Kevin. Non vraiment, tout semblait normal; mais alors comment expliquer la chouette clouée au-dessus de la cheminée.
Et c'est là que Nicolas Brandebris comprit que oui, c'était une journée de merde. Elle était clouée de telle manière qu'elle lui rappelait les Jésus crucifiés, qui semblaient se reproduire dans la maison de sa grand-mère entre chacune de ses venues.
Bref, qu'est-ce qu'il s'est de putain de passé?!

vendredi 2 avril 2010

Le général Beuret

Le XVème arrondissement de Paris...
Ces artistes de rues, ses éléphants, sa folle animation. Voila un quartier qui remue!
Ces rues emplies de petites gens venants des différents points du globe n'ont rien à envier à Barbes. Ah mordante ironie...
Un des quartiers les plus mort de la capitale. On pourrait se faire renverser par un poney que personne ne viendrait vous secourir.
Heureusement comme partout, même Chartres, on peut passer de bons moments entre amis alors que dehors le vent saturnale et la pluie et se joint à la bacchanale endiablée qui se déroule dans les rues.

lundi 29 mars 2010

Pieta


Étrange scène que celle d'aujourd'hui: Une femme, dans sa trentaine, donnait le sein dans le métro à son enfant.
Bien sur, le lieu est un peu incongru bien que l'estomac d'un nouveau-né se fiche pas mal de l'endroit et des convenances.
C'est beau une femme qui donne les sein, entend-on souvent. Non pas particulièrement, c'est beau parce que c'est la grande image de la maternité (Vierge à l'enfant; Romulus et Remus etc.), et puis il y a aussi le fait qu'il y ait le petit bambin qui soit là. Ça fait un peu comme les vieilles qui viennent vous casser les pieds tous les dix mètres lorsque vous promenez votre jeune progéniture en landeau: "oh, qu'il est mignon!"-"Non, c'est un bébé comme les autres et bien sur que je le trouve mignon car c'est le mien, connasse!"
En fait, une femme qui vous offre son/ses seins est largement plus beau. Une femme qui s'offre à vous pour la première fois. Bien sur, je parle ici de quelque qui se vit avec un tant soit peu de sentiments, et non pas de quelque chose avec une vague cagaude alcoolisée dans les toilettes d'un bar PMU de banlieue.
L'amour d'une mère, l'amour d'une femme voilà la beauté qui en ressort et non pas la beauté de "j'ai pas de biberons mais j'ai des mamelles car j'aime mon enfant et depuis la naissance je n'ai plus la même libido."