vendredi 2 novembre 2012

Turn and face the strain.



Nous avons tous nos hobbies : se rouler nu dans les orties et les hauts-fourneaux, être bénévole dans des réunions libertines accessoirisées, certains collectionnent les timbres, d'autres aiment se frotter aux jeunes femmes dans le métro ( je vous conseille d'ailleurs la ligne 13 à ce sujet ), beaucoup aiment glander sur un canapé cocktail à la main, une autre certaine partie de la population pense qu'être au petits soins d'une copine instable et idiote est un hobby [voir le point sur les orties et le sado-masochisme, (ces derniers se retrouvent souvent dans les associations du genre "chasse à courre d'ex grognasse" un hobby comme un autre)] et enfin ceux qui ont pour hobby de se servir de leurs compagnes (ou compagnons ne soyons pas sexiste) comme repose-pied ou table basse.

Comme vous le savez, ici au blog des saveurs exotiques, c'est plutôt l'écriture qui remplit ce rôle. Une écriture de qualité variable, certes, mais une écriture qui a désormais le statut de sacerdoce. Mais si votre blog aux saveurs vanille et émail préféré n'est pas un hobby, c'est qu'il doit bien en avoir un autre.
La cuisine; voilà le vrai hobby qui se cache derrière ces lignes loukoumées ( en forme de loukoum ) et ses illustrations choux de Bruxellisées (suivre la même logique que pour 'loukoumées').

Il n'y a pas mieux que de cuisiner pour soi. On travaille à son rythme , on se détend et l'on mitonne selon ses goûts. Il n'y a pas un gros con de pique-assiette qui vient te critiquer en s'empiffrant comme une nymphomane des crêpes devant hardeur de Perros-Guirec; oserais-je dire comme dans un Dîner presque parfait?
En plus, en cuisinant on apprend plein de nouvelles choses. Que la cuisine à l'alcool c'est merveilleux, bien sûr, mais surtout ce que sont et comment on cuisine certains produits. Le gigot devient une partie anatomique d'un ovin et non plus l'espèce de masse graisseuse à peau d'orange que votre femme vous agite sous le nez chaque fois qu'elle vous fait un strip-tease sexy.

D'ailleurs, la cuisine se rapproche beaucoup de l'acte amoureux. On choisit sa viande suivant ses goûts en graisse ou en muscles. N'oubliez pas qu'il faut battre la viande pour l'attendrir...
Ensuite, on épluche son produit soit délicatement car il est tendre et fragile, soit on est pressé et on en arrache la moitié à grands coups d'économe.
Une fois tout cela fait, l'on peut le mettre sous la pression de la cocotte-minute ou bien dans un grand bain d'huile bouillante, histoire de bien dompter le légume et de l'entendre cuire. Mais vous pouvez également le faites cuire doucement dans un relaxant bain d'eau chaude ou dans un hammam vaporeux pour conserver toutes ses qualités.
Et enfin le temps de la dégustation est arrivé!
L'acte est toujours le même mais c'est là que les goûts de chacun deviennent importants. L'acte simple et cru, manger épicé, soigner la présentation, préférence pour les plats en sauce, un bon repas va toujours de paire avec un/des bon/s alcool/s, mélanger un peu tout les ingrédients, manger avec les doigts, manger pendant des heures, en garder pour le dîner ou les amis, réchauffer, etc.

Tout cela pour dire que la cuisine c'est comme le sexe, on connaît tous la recette de base mais honnêtement, il faut voir cela comme une inspiration.
Il n'y a rien de plus chiant que de respectez une recette à la lettre. Faire ci comme ça en telle quantité à tel moment.
Je fais comment si j'adore mes saucisses-purée avec beaucoup de sel et une cravache ?

1 commentaire:

Raquel Zagalo a dit…

Ben tiens c'est tellement vrai:)