mercredi 4 juillet 2012

Méchant.



Ah mes amis, mes très chers amis, mes doux amis,
Si vous lisez ces lignes c'est que vous aimez l'humour (enfin ce qui y ressemble), et si vous passez régulièrement sur ces pages, c'est que vous n'avez pas grand chose de très important à faire à ce moment là.

Ainsi, je suis sûr que vous connaissez ce moment de la journée qui concilie parfaitement ces deux notions: le moment humour de M6 tous les jours à partir de 20h.
Après, Soda et son humour sympathique mais qui a eu du mal à partir (honnêtement, la première saison était pas des plus drôles); et surtout après Scènes de ménage (gros carton pour M6 alors que seulement un couple sur deux de la fiction est drôle - les jeunes et les vieux en gros), voici : En famille.

M6 a déjà annoncé que cela serait pour l'été avant le retour de Scènes de ménage à la rentrée. Et quand on sait qu'ils ont parqué la nouvelle saison de Soda sur W9 (sa filiale fourre-tout), on ne peut qu'avoir peur du résultat.



Mais n'ayez plus peur, je vous l'annonce haut et fort : tremblez et courrez si vous le pouvez !
C'est simplement affligeant.
L'humour est d'une platitude sans nom. Rédigées sur des post-it entre deux changements de métro par deux vieux grabataires saouls, toutes les blagues tombent à plat. D'ailleurs, quand je dis 'tombent à plat' c'est une expression puisqu'elles ne décollent même pas; on se demande d'ailleurs, si il est censé en avoir.
Je ne sais à combien les scénaristes s'y sont mis mais c'est une preuve de plus que plusieurs médiocres entre eux ne font pas quelque chose d'un peu plus élevé.

De plus, tout cela est aussi bien joué que Plus belle la vie. Et encore, le jeu d'acteur du soap de France 3 constitue un atout humoristique majeur, alors que sur M6 c'est tout simplement médiocre.
Une pensée toute particulière pour Jeanne Savary qui reprend, en gros, le même rôle que celui qu'elle avait dans Caméra café; ainsi que pour celui qui joue le rôle de son fils, un adolescent de 16 ans alors que l'acteur en fait facilement 29. Et oui, ce n'est pas facile tous les jours de ne pas être Gérard Philipe.

Je vais m'arrêter là car après on dira que je suis méchant; donc je ne vous parle pas de son coté famille qui sent bon la France (famille Le Kervellec), la reprise sans vergogne des codes couleurs flashy de Scènes de ménage, le coté flanflan avec le papy prolétaire, la mère soixante-huitarde etc. Non, vraiment je n'en balance plus, promis.

A propos de promesses, je ne vous mens pas, regardez: Bande-annonce déplorable.

Je tiens ainsi, par la présente missive, présenter mes plus sincères et honnêtes condoléances aux familles et aux amis des auteurs et des comédiens de cette série, ainsi qu'à ceux des personnes ayant signé et validé sa production et programmation.

Et si vous ne me croyez toujours pas, voici le forum consacré à la série sur le site même de M6: Forum déplorable.

lundi 2 juillet 2012

Pot-pourri 2.



Du thé d'où t'es.
Tes yeux, ta bouche, tes aisselles,
Tout ton être m'ensorcelle;
Quand je te vois entre les patates et les carottes à Monoprix
Il n'y a plus en moi qu'une seule et irrésistible envie.
La nuit, je rêve de toi en pilou;
Le jour n'est qu'une succession de pensées coquines.
Je sais que tu te fais recaler aux soirées parties fines
Mais la beauté est toute intérieure, comme on dit chez nous.
Pour ma demande en mariage, je t'offrirai une dédicace de Foucault
Et une robe de mariée à tes mesures, en chamallow.
J'espère seulement qu'il ne fera pas trop chaud
Pour que personne ne te voit nue; bien que tu pourrais y perdre des kilos.


Cheveux d'ange et bolognaise.
Mon roudoudou, mon canard, mon lapin;
Dès que tu es entrée dans ma vie
J'ai su que je n'aurais plus vraiment la même identité.
Tu m'offres ton visage et ta présence chaque matin,
Et moi, entre oranges et croissants, je te fais le petit-déjeuner,
Alors que toute ma vie, j'ai passé mes matinées à nettoyer mes verres à whisky.
J'ai laissé les gondoles à Venise et toit tu laisses tes cheveux sur mes habits.
Je pourrais me laver tous les jours avec ton parfum préféré
Si il ne coûtait pas les yeux de la tête.
A chaque moment, à chaque seconde, tu emplis ma vie,
Je vais bientôt devoir louer un garde-meuble, façon halles de la Villette.
Et si j'en demande encore, si je ne suis pas mort et si je bois chacun de tes mots,
C'est bien parce que à deux on est plus fort pour le loyer et les impôts.

samedi 30 juin 2012

Nabatéens.



Bienvenue dans le monde enchanté des gens à la mode.
Enfin, quand je dis 'à la mode', je peux tout aussi bien dire 'des jeunes gens modernes'.
Au milieu des traditions bien inutiles, on peut remarquer une grande tendance sur les 'réseaux sociaux' (de type fessier de bouquetin): prendre ses pieds en photo, prendre son café en photo, son brunch, son assiette d'asperges ou son kebab; prendre des photos de la fleur que l'on trouve devant soi au Parc Monceau etc.

Ainsi, chacun partage son petit bonheur personnel, qui au final est très universel: le soleil, la glande, la bonne chère et la picole.
Mais, au final, figer et partager ce moment éphémère n'est-ce pas essayer de (se ?) prouver que les petits bonheurs de tous les jours sont essentiels et bien là ?
Ca c'est pour la partie philosophique, mais passons, si vous le voulez bien à la partie filousophe:
Ou bien n'est-ce pas encore un signe que l'on s'ennuie sévère et que l'on partage cet ennui avec tous parce qu'au final, il faut bien dire quelque chose?
Vous avez quatre heures, et les calculettes sont interdites.

C'est vrai que c'est petits plaisirs sont grisants et qu'autant que nous sommes nous aimons faire partager nos joies; mais si tout le monde commence à photographier son verre de Ricard, sa couette ou son site de porno préféré, on est pas sorti ni de l'auberge, ni de la bêtise.
Au final, on peut toujours améliorer ce genre de photos, histoire de les rendre plus intéressantes. Par exemple, un arrière-plan idiot ou bien une jeune fille légèrement court-vêtue sera du plus bel effet, et vos amis ne manqueront pas de vous féliciter pour cela et d'adorer vos photos inutiles.

mercredi 27 juin 2012

Jack Médecin, chapitre 7: Il y en a partout.


Venise au petit matin, son calme, son charme, ses murs de palais qui explosent.
Deux formes agrippées l'une à l'autre firent exploser une partie du mur de briques de la villa vénitienne de Brice Lalonde et retombèrent par delà le canal sur une petite place abandonnée.
Jack Médecin dans le décombres continuait de se battre contre son clone: Jackos le Médecinos.
Jackos semblait être fait de chair et de sang mais le frapper revenait à frapper une enclume. Et Jack n'était ni un grand fan de Verdi, ni un élève de BEP chaudronnerie.
Le Médecinos saignait mais ne faiblissait pas sur ses coups. Jack tenait bon mais il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps.
Sa main agrippa une brique derrière sa tête et frappa violemment El Médecinos à la tempe.
Le choc fut tel que le clone tomba sur le côté, à demi-inconscient.
Jack ne lui laissa aucune chance; il se jetta sur lui, tel un DSK, et lui assena plusieurs coups de brique au crâne. C'était un peu comme un mélange entre les nuits parisiennes et le dessert préféré de Jack: tout à fond sans réfléchir et avec beaucoup de flan.

Malgré la fatigue, la douleur et le choc, Jack se leva et prit tout de suite la Calle del Carro. Il avançait tant bien que mal; là où il allait n'avait pas d'importance, il fallait à tous prix qu'il échappe aux trois autres clones qui devaient le rechercher. Il courait dans Venise tel un ivrogne se dirigeant vers le dernier épicier ouvert avant l'heure de fermeture.
Venise s'éveillait doucement. Les bateaux de livraisons se faufillaient dans les ruelles étroites alors que les premiers signes de vie humaine faisaient danser la brume matinale. Au milieu, courait Jack Médecin; il se retournait toutes les deux secondes, tant et si bien qu'il fini par se retrouver devant la Fenice.
Aux pieds du bâtiment imaculé, Jacquou le Croquant.

Le clone au regard mauvais se lança sans attendre sur son lui original.
Jack réussit à l'éviter et Jacquou alla s'effrondrer contre une terrasse de restaurant. Jack alla pour le frapper mais Jacquou, plus rapide, lui lança une chaise.
On ne balance pas impunément des chaises à la face de Jack Médecin. Il prit la chaise et commença à en donner des coups sur son clone.
C'était la fiesta du tabassage à coups de chaise jusqu'à ce que la situation empire de façon 'vraiment pas de bol'.
Jacquounet le Proctologue arriva par surprise derrière Jack.

lundi 25 juin 2012

Pot-pourri 1.



Hard Candy.
- Ma qué tou ai la plou belle des beïbay ! dit le touriste méridional.
- C'est gentil, mais je ne suis pas intéressée, répondit la jeune fille aux yeux opale.
- Dis donc pépère, je te conseille de te calmer ! lança le petit ami énervé.
- Il n'a pas fait de mal, faut vous calmer ! intervint un jeune passant.
- Mêle-toi de tes oignons, le gros ! interjecta le fiancé violemment.
- Parle un peu mieux à mon fils Paco ! s'insurgea la mère du jeune hébété.
- Mais c'est qui celle-là ? s'inquiéta la jeune fille du début.
- Tu veux une raclée, papa ? déclara le fiancé à un passant qui lui regardait le cul.
- Ma yé rien fait dou tout, s'étonna le touriste un peu perdu.
- Vas-y viens, mon loulou ! continua l'amateur de fessiers inconnus.
- Messieurs, dames, bonsoir. Quelles sont vos histoires ? demanda l'agent de police qui passait par là.
C'est quand il posa la question à la jeune fille que le fiancé le frappa.
Il n'y a pas à dire, c'est souvent et n'importe tout
Que l'on peut se rendre compte que le monde est fou.


Des chiffres.
Aujourd'hui, j'ai voulu sortir mamie;
Et bien mal m'en prit !
L'établissement mouroir bouillonnait de retraités;
Impossible d'en sortir sans jouer du coup de pied.
Surtout à la cantine entre le jambon et la purée:
Là, où se tenait Bertrand Renard, la star de la journée.
Tout cet engouement devait leur rappeler le Front Populaire...
En tous cas, la moustache de Bertrand frisait de bonheur
Et, au final, je le remercie de tout mon coeur;
Car grâce à la cohue, et en éclair,
Avec un bon crochet du droit bien placé
J'ai dit 'au revoir' à mémé et suis devenu héritier.

samedi 23 juin 2012

Three Hundred Versatile Mini Tower.



Monde merveilleux de la musique!
Quand l'industrie musicale aime les jeunes, elle met des jeunes gens à moitié à poil piailler du chamallow, ou bien des enfants (un peu moins à poil tout de même) chicoter la gloire d'évènements médiocres, tels l'absorption de coca en boum ou bien le fait d'être en vacances avec sa meilleure copine.
Quand elle aime les jeunes couples avec un peu d'argent, elle propose des chanteurs faussement tourmentés (c'est à dire qu'ils sont juste mal rasé et n'aiment pas sourire car leur musique à deux sous, pour eux, c'est du sérieux) sachant couiner 2 rimes idiotes sur 2 accords élémentaires.
Mais que propose-t-on quand cette même industrie du disque aime les vieux?
Bien sûr, elle propose de vieux artistes comme Âge moribond et bite de bois ou La tournée de Salut les sapins. Mais comme ces derniers sont également mourants, ou bien ayant un tant soit peu d'amour propre, il faut trouver quelque chose d'un peu moins décrépissant à proposer à nos amis sapinés; car avec ou sans Alzheimer cela leur fait peur.
Ainsi, on peut voir en ce moment une explosion des choeurs et chorales à la con, qui aiment reprendre les mélodies préférées de nos patriarches dont voici les fers de lance (et tu peux cliquer sur les chansons pour en avoir plein les noreilles, le jeune!):



Les marins d'Iroise: Les copains d'abord.
Des dentitions plus que douteuses, une caricature de marin avec pantalon en toile, marinière et casquette aux relents de varech; il manque plus que le chapeau à pompon et l'un d'eux qui perd sa savonnette dans la douche. On appréciera les voix des solistes fleurant bon le Pastis et la chanson d'ivrogne.
A les voir, tout bide dehors et cheveux grisonnants mal peignés au vent, je me demande si ce n'est pas plutôt la chorale du syndicat des viticulteurs du pays du gros plant de pays nantais.
En plus, comme de par hasard, ils reprennent de bonnes chansons de vieux, et font rêver les vieux bourgeois des résidences secondaires bretonnes avec cette vidéo sentant bon la nostalgie (les bastringues et maisons closes en moins). Il est vrai que les chants de marins ne font guère rêver que les scouts et les bretons de bord de mer mais apparemment cela marche pas mal pour occuper les retraités et les piliers de bar.

Les stentors: Les corons.
Avec les Stentors , on passe à autre chose. Cela reste des chansons de vieux mais par contre au lieu d'avoir le capitaine Haddock modèle usé en 50 exemplaires, on a des espèce de jeunes quadragénaires qui font semblant d'avoir 25 ans. Plutôt bien habillés, ils tentent de brancher les minettes, c'est à dire Roselyne 52 ans, femme au foyer.
Là, où l'on voit les marins s'amuser à la bonne franquette, les quatre Stentors imitent Chateaubriand face à l'océan du haut de leur tas de terre. Une prétention inégalable surtout avec tout le sérieux qu'ils y mettent. Moi aussi je vais revêtir mes plus beaux atours pour grimper un coron et gonfler torse et gonades. A la limite, ils seraient du Nord, pourquoi pas, mais je pense qu'ils sont plus issus de Montrouge qu'autre chose, les guignolos.
Un grand merci, également, à la l'interprétation musicale lourdingue qui ferait passer celle de 1492: Christophe Colomb pour une comptine; ainsi qu'à la mise en scène épileptique qui utilise toutes les ficelles du clip de RnB, les prostitués en moins (quoi que).

Les prêtres: Les lacs du Connémara.
Les prêtres, les télé-évangélistes de la chanson pour ménagère en mal de foi et d'interprétations pour accompagner son repassage. Leurs disques présentent un étrange mélange de chansons pour retraités, de liturgie traditionnelle et de massacre populaire de la musique classique.
Moderniser un peu l'image du curé à l'heure où les églises se dépeuplent, pourquoi pas. Mais honnêtement, là c'est presque risible: les rock-stars droites comme des I chantant du Sardou. Le seul fait que ce soit Sardou est drôle en soit, mais en plus donner un coup de jeune avec Sardou il faut quand même oser. Peut être cela fera-t-il revenir les ménagères à l'église, histoire de leurs rappeler leurs communions.
En fait, si l'on regarde bien, Les prêtres se sont les choristes (les vilains chanteurs du film éponyme tout aussi vilain) qui ont grandi. Tout s'explique!

PS: Comme toutes ces choses donnent dans le régionale. Bientôt dans les bacs: Les moissonneurs Beaucerons, La chorale du bas Dauphiné et Les joyeux klaxons Pontellois-Colombalusiens.
Et voici un beau cadeau pour les gentils lecteurs que vous êtes: Cadeau empoisonné. 

jeudi 21 juin 2012

Joie de vivre et circonstances.


Il existe un monde merveilleux près de la ville lumière où les soirs de football, ses habitants aiment faire profiter le voisinage de leurs émotions.C'est ça la chaleur humaine!
Cependant, ils sont aussi difficile à reconnaître que le confort SNCF entre une première classe et une deuxième. Aussi traître que la mer, ou qu'une belle-mère jalouse et inspectrice des impôts, ces étranges formes de vie peuvent passer de l'observation passive, voir du spleen, à la joie façon Grosse Bertha.


Ces personnes doivent passer beaucoup de temps dans leurs voitures, ou bien ces dernières se trouvent directement dans leurs salons, tellement ils sont prompts à klaxonner lorsque leur équipe marque un but.
Quand un but est marqué, ce n'est plus une explosion de joie; c'est un son et lumière mélangeant ramdam et tintamarre.
C'est le carnaval des animaux, la douceur et la beauté mélodique en moins.
Et ce n'est rien comparé à quand cette même équipe gagne le match! Le Big Bang recrée sur votre palier! La guerre de cent ans en cinq minutes! Pièce d'orchestre pour Panzershreck en bordel majeur dans votre chambre.
La simple population est au courant des moindres mouvements des joueurs grâce à ces mouvements de bruit et de fureur. Un coup de sifflet, un genou qui craque, un corner raté, une coupe de cheveux raté ou un caleçon qui s'évase, c'est une gloire à la surmédiatisation.
Le tout avec chapelets et odeurs de poisson façon morue. Cela serait parfait si les gens distribuaient des pasteis de nata, au lieu de vous offrir leurs relents de bières bon marché.

Pensez à toutes ces jeunes filles douces et innocentes qui coulent des jours paisibles dans leurs bourgades, entre soirées filles et glande à la maison. Tout se passe merveilleusement bien: musique, P'tits filous tube, tchat internet, des macarons et des cathédrales plein la tête, en somme: que du rêve; et soudain ces rêves ouatés et colorés se brisent contre une symphonie de klaxons et de cris de putois. Un peu comme quand vous dormez paisiblement et que votre chat, ou votre conjoint, vous saute frénétiquement sur le ventre en criant: "Va au frigo, j'ai faim!". Le tout affublé d'un vuvuzéla, d'une écharpe aux couleurs criardes et à l'odeur douteuse et d'un regard cocaïné à faire trembler n'importe quels serial-killers.

Jeunes (et moins jeunes) gens fiers et démonstratifs, ils ne sont pas loin de chez vous. Il vous suffit de tendre l'oreille lorsque certains match de football ont lieu.
Votre vie ne sera plus jamais la même.
Ils seront à chaque coin de rue à guetter le bon moment pour faire sonner leurs cornes de brume dans vos tympans, toutes écharpes dehors. Ils seront derrière chaque klaxon, chaque pochard qui braille la nuit au clair de lune éthylé.
Avec eux, c'est Halloween toute l'année: ils hantent vos nuits avec leurs défilés démoniaques, avant de se fondre dans l'anonymat dès le lendemain matin en attendant le prochain sabbat sportif.
Faites attention à vous, ils sont partout, et même éloignés ils trouveront bien le moyen de vous signaler leur présence.

mardi 19 juin 2012

Chapitre XXII


« Dis donc, tu crois que le bureau va faire une enquête ?
- Cela m'étonnerait. On est juste là pour le client. Par contre, vu le bordel, la note de celui-là va grimper sévère.
- Tu m'étonnes, John. D'ailleurs, on fait quoi pour ces deux-là ? On les laisse ?
- J'en sais rien; j'ai jamais vu ça... On a pas beaucoup de temps et vu l'importance de la cliente, on devrait tout ramener. Ils se débrouilleront après.
- Ouais, la routine du larbinat, en somme.»

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Nicolas rêva longtemps. Il fut plongé durant une éternité dans un maelström de sons et d'images se dérobant à tout tracé définitif. Ces songes composaient une saga interminable de divagations, toutefois une voix féminine revenait souvent. Une voix calme où l'on devinait la fermeté et le désabusement qui sied à la plupart des serial killers hollywoodiens. Elle lui était familière mais, comme si son esprit voulait occulter cette personne, seuls ses mots donnaient corps à la forme blanche et nébuleuse qui apparaissait: 


"Pourquoi lutter? Pourquoi se battre pour quelque chose qui de toute manière finira dans l'oubli et la poussière? Pourquoi ne pas renoncer et aspirer à une vie tranquille ? Tout est vain et ton courage n'est que simple vanité. Tout aboutira à la souffrance. Dors tranquillement. Dors."

La pièce était obscure, seules quelques formes fluorescentes s'offraient aux yeux encore endormis de Nicolas Brandebris. La douce lueur et ses formes de volutes berçait l'esprit de Nicolas dont tout le corps était endolori. Cela lui rappelait les étoiles phosphorescentes que son père avait collé au plafond de sa chambre d'enfant. Des heures passées à rêver sous ce ciel étoilé, en attendant le sommeil.
La porte s'ouvrit soudainement; il n'y eu pas de vive lumière pour aveugler Nicolas. Tout au plus, un néon lointain et blafard pour que le couloir l'abritant ne sombre pas dans les ténèbres. Dans la pénombre une silhouette.

« Cher Monsieur Brandebris, vous savez que vous nous causez bien du soucis.
Qu'allons-nous donc faire de vous ? Dans tous les cas, nous ne pouvons vous laisser repartir comme si de rien n'était. Mais je suis sûr que l'on peut très rapide se mettre d'accord sur un petit arrangement. Voulez-vous bien me suivre pour discuter de cela autour d'un repas?»

dimanche 17 juin 2012

Achats, ventes et reprises.



Entendu un soir du coté d'Etienne Marcel de la bouche d'un jeune homme distingué et au langage châtié:
"vas-y, je suis côté sur le marché! C'est que je vaux cher." (Ces paroles ayant été uniquement orales, je me suis permis de ne pas compter les fautes d'orthographe).
Et cette pauvre jeune fille qui n'a pas daigné répondre à une telle proposition. Un homme d'une telle classe et savant à la fois manier la langue de Baudelaire et les arcanes du monde de la finance.

D'ailleurs, ce jeune homme en manque d'amour (et de syntaxe) est un peu le symbole de notre société qui ne cesse de proposer des solutions pour trouver le grand amour. Sites internet pour rencontres entre geeks, sites pour faire croire que le grand amour se trouve en forniquant une nuit sans dire 'au revoir ' ou 'merci', sites pour amoureux du micro-onde, site pour amants romantiques aimant Jean-Marc Morandini et Boccace,  site pour rencontres coquines en écoutant Jean-Jacques Goldman, site pour sexe endiablé en combinaison EDF, etc.
Mais imaginons donc, si vous le voulez bien, un site internet pour notre ami au doux langage galant. Un site qui utiliserait la bourse et ses cordons comme modèle. Voilà ce que cela donnerait:

Petite entreprise ronronnante, cherche actionnaires recherchant la sécurité.

OPA agressive sur entreprise fortement courtisée.

Actions très élevées mais dont l'actionnaire principal rechigne à revendre tant qu'il en a encore la force.

Actions périlleuses achetées sur les conseils d'un ami boursicoteur. Stress garanti.

Placement sûr pour vie sans haut, ni bas et sans début, ni fin.

Entreprise en faillite recherche acquéreur à n'importe quel prix.

Entreprise prometteuse cherche actionnaires pour soutenir son bien-être et son développement.

Suite à un dépôt de bilan, entreprise se retirant du marché. Aucun remboursement à prévoir.

Achat d'actions avant entrée de l'entreprise sur le marché. Fortes possibilités de déception.

Recherche une ouverture en bourse n'importe où.

vendredi 15 juin 2012

Sonatica

Battlestar Galactica...
Quand on évoque le nom de cette merveilleuse série, mon esprit se perd dans un maelstrom d'images et de sons, mais cela tient surtout au fait que ma vie n'est pas des plus intéressante.
D'ailleurs, je ne vais pas refaire un énième article "BSG, la meilleure série télévisuelle au monde", car au-delà de tout ce que je pourrais dire sur les bienfaits de Battlestar (posologie libre), il y a surtout une chose que je retiens: Gaïus Baltar.

Personnage essentiel de la série (pas comme Helo qui n'est là que pour mettre une fille en cloque!), Gaïus est certainement le personnage le plus complexe et le plus humain de la série.
Contrairement à l'autre saleté de Roslin, qui passe son temps soit à agoniser, soit à faire la méchante prof souriante et sadique.
Il faut déjà savoir que la performance de James Callis est du grand art; bien que il y ait peu de mauvais acteurs dans la série.

Il est vantard et très orgueilleux. Il n'assume ni ses actes, ni ces origines. Il est arriviste et ferait tout pour sauver sa vie. Égocentrique et sans morale, il fait les choses par passion et par amour (bien qu'au début, il semblait pas connaître l'amour). Il est comme tout un chacun, il cristallise toutes nos petites mauvaises actions  de tous les jours.

Il découvre Dieu, il découvre que sous le cynisme politique il y a des besoins et des souffrances
Il devient une figure christique ( il serait plus précisément Saint Paul pour sa révélation, ou Saint François d'Assise ).

Gaius est l'homme dans sa fragilité et son égoïsme, mais il est également l'espoir de renouveau et d'amélioration que nous portons tous en nous. Il est l'homme qui affronte les vicissitudes de la vie, qui les surmonte et qui se dépasse lui-même.

mercredi 13 juin 2012

Culture Cloub.



Dans un monde incertain, où même votre voisin peut vous tuer avec une boîte de taboulé 1er prix Aldi, et cela même si il ne sait ni l'ouvrir, ni s'en servir, certaines questions nous assaillent tel un homme viril lors d'une partie fine.
Ainsi, après le mystère de la vie et Lara Fabian, il y a le mystère de Clubbing TV (oui, oui cela existe!).

Clubbing TV, un nom qui sonne comme la promesse de divertissements de qualité, que le téléspectateur esthète pourra ranger à coté des Anges de la téléréalité et Jean-Marc Morandini.
C'est sûr qu'avec un nom pareil, il ne faut pas s'attendre à voir Mémé Denise vous expliquer les secrets du purée/jambon mouliné ou de l'ensoleillement des hortensias berrichons.
C'est la chaîne TV dédiée "aux DJs et à la culture club". En gros, c'est open-bar sur la musique électronique vulgaire (lat. 'vulgaris') et des vidéos de plages avec pétasses, tout aussi vulgaire mais dans un autre registre.

Si jamais les chaînes d'info continu peuvent profiter d'un nouvel évènement dans l'actualité, Clubbing TV profite à la limite de nouvelles danseuses. Les palmiers restent les mêmes, les figurants n'ont pas l'air de changer (surtout pas d'alcoolémie), il fait toujours beau et le tissu des bikinis doit être toujours aussi cher.
Mais je ne peux, cher lecteur innocent, chère maman, résister à l'envie de vous soumettre des exemples de cette merveilleuse programmation (tu peux cliquer dessus, mon petit):

Tom Novy - Your Body.

Ida Corr feat Le grand - Let Me Think About It.

Inna - Deja vu.

Andreea Banica - Love in Brasil.

Ferry Corstern - We Belong.

Et voilà ! Le top du top du sourire décérébré, du nibard dansant et du fessier souriant.

Notez bien que je n'ai rien contre la nudité et les trémoussements de bonasses, au contraire. Mais imaginez le fait de travailler dans un endroit où toute la journée les écrans de l'établissement ne projettent que cela. Deviendrez-vous un monstre érotomane? Penserez-vous à chaque instant que toute cette chair ne sera jamais pour vous? Non, mais vous pourriez finir encore plus bas: vous pourriez vouloir devenir DJ !

PS: A l'attention des futurs DJs qui veulent participer pleinement à ClubbingTV et à l'esprit club, je suis un très bon assistant pour tout ce qui est vidéo, maquillage, habillage et déshabillage.

mardi 12 juin 2012

Chapitre XIX: Ellipse sous la lune.


La lame s'enfonça doucement dans la chair. Comme un couteau s'enfonçant dans du beurre.
Les tendons se raidirent, Franz sembla prendre une grande inspiration alors que ses yeux s'écarquillèrent entre surprise et effroi.
Le couteau se retira du cou encore plus vite qu'il y rentra. Un jet de sang accompagna sa sortie.
Un long geyser vermillon jaillit du corps de Franz sans qu'un seul de ses muscle ne bougea. Seul ses yeux semblèrent chercher à s'échapper, alors que le flot se tarissait en spasmes. Le liquide sirupeux s'écoulait désormais lentement de la chair écorchée. Il avait déjà atteint le sol et maintenant formait une flaque noirâtre aux pieds de Franz.
Il oscilla légèrement quelques secondes. Les yeux dans le vague, il semblait se faire bercer par une présence invisible. Lorsque le mouvement s'amplifia, il chuta.
Sa chute paru durer des heures. Comme au cinéma, lui même et Jack virent cela au ralenti, alors que son corps s'effondra lourdement en moins d'une seconde.
Longtemps après, Jack continue de se demander toujours si cette vision n'était pas le fruit de sa culpabilité. Jack sera hanté toute sa vie par l'idée que Franz l'avait vécu de la même façon: voyant sa vie défiler au fur et à mesure que le sol se rapprochait. Alors que son esprit le quittait irrémédiablement, son ancien ami tenait encore à la main la lame rougie de son acte.

C'est ainsi que Jack mit fin aux jours de Franz, son ami.
Le son du couteau tombant sur le sol résonna en un long et glacial écho le long des murs de pierres humides. Le son se dispersa dans l'obscurité. Le son paraissait traverser les corps de part en part. Jack, debout, fixait toujours le sol alors que le son se perdait dans des couloirs lointains; il était maintenant seul dans l'immense salle émiettée de quelques cadavres dont ceux de Franz et Flavia.
Mais alors qu'il essayait de se remettre du choc de son action, une lueur rougeâtre commençait à luire autour du cadavre de son ancien ami.
Cette même lueur qui l'avait accompagné et menacé depuis son arrivée dans les souterrains de la grande muraille.
Les pierres commençaient à trembler, la lueur rayonnait de plus en plus, Jack sentit la peur l'envahir.

(A suivre)

dimanche 10 juin 2012

On va jouer à qui l'a vu ?


Un train brave à vitesse réduite le vent et la pluie. Une arche de Noé au milieu de la grisaille et de la solitude.
A l'intérieur, tout le monde somnole ou fixe l'horizon sombre et lourd. Les sacs et leurs propriétaires bougent involontairement le long des secousses.
Sur un fauteuil une mère veille sur sa petite fille.
La tête sur la poitrine maternelle, elle se repose en regardant le paysage défiler.
Doucement, la mère arrête de donner des baisers sur le front de l'enfant et commence à s'assoupir.
Le ballet des voyageurs reprend lors de l'arrêt du train dans une petite gare terne. La fille semble veiller sur sa mère endormie.
Blottie contre sa mère, elle regarde avec de grands yeux toutes ces personnes qui vont et viennent dans l'allée.
Finalement, le ronronnement du voyage reprenant, elle commence à également fermer ses petits yeux.
Lovée contre mère, la fille c'est endormie. La mère, du fond de ses songes, l'a enveloppé d'un bras.
Il reste encore quelques arrêts et quelques dizaines de minutes, pour certains le voyage sera long; pour d'autres,   l'arrivée peut bien attendre.

vendredi 8 juin 2012

Donne, donne-moi Alamut !


Changeons un peu notre horizon linguistique, que diable!

Au lieu de dire 'Ola du bateau', disons 'Ola Dumoulin'.  Cela fait beaucoup plus révolutionnaire et passionné. L'histoire du bateau, cela fait un peu jeune marinier sentant le hareng qui passe le bonjour à Guy dit la sardine dans le vieux port de Marseille. Avec Dumoulin, on reconnaît en son interlocuteur un romantisme effréné et une histoire d'amour, certes tragique, mais ô combien romantique.

Ou bien disons: "Allez, du Bellay!" en lieu et place de 'Allez, du balai!'?
Du balai fait tellement Cendrillon en haillons balayant derrière ses demi-soeurs; voir sombre loufiat de l'ancien régime se faisant bien exploité par Monsieur de. . Au moins, avec du Bellay, on chante un peu la culture.

mardi 5 juin 2012

Le prince aux mille voyages (version non-director's cut).


Il y a fort longtemps, dans un lointain royaume, une famille indigente se présente au château pour réclamer de l'aide au roi.
Bien que bon et sage, le roi leur refusa cette aide et la famille fut priée de quitter le château sur le champs.
Pendant ce temps, le jeune prince était assoupi dans les jardins royaux. Il rêvassait à d'hypothétiques faits d'armes: des combats contre des dragons, venger en solitaire l'honneur de sa famille etc. C'est alors qu'il s'imaginait sauver une belle princesse en danger qu'il vit la fille qui vint voir son père avec sa famille.
Mais il était trop tard et il ne put rien faire. La paysanne s'empara de son coeur aussi vite qu'un éclair.

Sans son coeur, le corps du prince dépérit; son esprit vif et brillant s'enfonça dans la noirceur et la mélancolie.
La jeune fille était introuvable; alors le prince quitta le château et parti à sa recherche un soir de pleine lune.
Pendant des mois et des mois, il voyagea à la recherche de son coeur.
Il parcouru tout son royaume, rencontra des milliers de gens , petits ou grands et découvrit mille et une choses. Il alla même la chercher à l'étranger. Il alla même au-delà du monde que sa civilisation connaissait.

Un jour, au détour d'une vallée, il retrouva la jeune fille. Il s'était arrêté dans sa maison pour demander le couvert et du fourrage. Elle ne le reconnu pas mais malgré les nombreux mois passés lui en gardait un souvenir vivace.
Elle gardait son coeur dans un flacon oublié au milieu de dizaine d'autres dans un recoin poussiéreux de sa mansarde. La mémoire revint à la jeune fille quand elle le surprit à contempler son bocal.
Elle proposa de lui rendre mais le prince refusa et s'en retourna vers son château sans autre parole.
Ses voyages et ses rencontres comblèrent le manque au sein de sa cage thoracique. Sa quête pour retrouver son coeur l'avait conduit au-delà de tout ce qu'il avait pu espérer.

dimanche 3 juin 2012

3 Juin, 12H35


Aujourd'hui, chers amis, c'est l'anniversaire de votre serviteur.
Pour préserver une certaine nostalgie de ma jeunesse je n'avouerai pas mon âge mais dirai seulement que j'ai survécu à James Dean et à Jimmy Hendrix et qu'il me reste encore un peu de temps pour revivre la carrière de Jésus.


Bref, j'en profite pour dire ce que je veux; sans me soucier de l'envie d'écrire ou de vous fournir un moment de détente un tant soit peu de qualité.
Et c'est justement là que l'on a rien à dire.
Je vais pas commencer à parler de ma vie, c'est pas le genre de la maison; ais-je vraiment quelque chose à dire sur la société, nos vies etc. (enfin quelque chose de sérieux) ?


Non, en fait, je peux en profiter pour remercier tous ceux qui lisent ce ramassis d'idioties, ceux qui y passent de temps en temps, ceux qui sont passés parce qu'il y avait de la lumière bref remercier ceux qui lisent ces lignes.
Et comme d'habitude, mon ex peut toujours aller crever à Bagnolet de la main d'un acteur porno canadien. Et vive maman!
Salucofagos les loulous!

samedi 2 juin 2012

On achève bien les chevaux.


A la fin des années 70 les punks, voulaient révolutionner le rock en foutant tout par terre.
La mort des hippies, revenir à la création brute, à la simplicité. Un renouveau salvateur venant d'un mouvement qui marqua tous les arts, mais qui fini par devenir sclérosé et n'être que la caricature bouffonne de lui-même.
Bien avant, ce fut le rock des années 50 qui révolutionna la musique.
La musique comme tous les arts se doit de vivre, d'évoluer, quitte à choquer pour se réinventer.

Et nous, on a quoi en France?
Les enfoirés, l'arthritique Johnny, Aznavour... Bref des vieux.
Des nouveaux qui pensent etre creatif et intelligents: Benabar, Ycare, Zaz... Bref, de jeunes nuls qui finiront dans le bac de CD à 50 centimes d'Easy Cash sous peu.

En fait, on a le choix entre des ringards et des mauvais qui, tous deux, produisent de la musique soporifique; de la musique d'hospice et de simples d'esprit.
On se retrouve sur la musque électronique coté qualité mais sa diffusion reste assez marginale quand on y pense.
Mais restons sur une note positive: on peut toujours choisir ce que l'on écoute et choisir les endroits qui en diffusent. Bref, bon week-end.

mercredi 30 mai 2012

Courts instants.


Novembre.
Tu effleures mon dos de ta main menue
Tes gestes sont délicats, tes ongles se font doux.
Je reste fort, l'écran me captive sans une once de vérité.
Pourquoi n'est ce jamais évident quand l'amour n'est plus?


Coquelicots.
Le vent a fini par emporter tes sourires
Et tes belles manies, recouvertes par les souvenirs.
J'ouvre mes yeux depuis longtemps desséchés
Et plonge tout entier dans le ciel d'été.


Symphonie.
Quand tu souris
Au coin de ta bouche
Un petit pli,
Et en moi résonne tout Paris.


Effleurement.
Ton regard azur, me touchant, se pose
Et fond au sein de mon tendre coeur,
En un court et divin instant fait de soleils et de jasmin,
Pour se répandre à tes pieds comme mille promesses impatientes.

lundi 28 mai 2012

Allo, ici la cave.


Très chers amis (oui, pour une fois, je ne dis pas 'très chère maman' puisque maman, je sais que tu es cultivée),

Vous savez que pour être reçu et apprécié du beau monde, il faut savoir quelques astuces et maîtriser les connaissances de bases qui vous donneront un sérieux coup de pouce lors de petites sauteries.
Ainsi, j'espère que vous savez ce qu'est un sommelier.

Non, ce n'est pas quelqu'un qui fabrique ou répare les semelles. Bien malheureux celui qui énonce ceci devant la marquise du Poteauroze lors du rally de sa fille Marie-Alexandre. Vous pouvez dire adieu à votre projet de mariage avec l'héritière ou aux prochaines parties champagne/petits fours.

Le sommelier est le gardien d'une tradition millénaire. Bien sûr, il vous apporte du vin et vous conseille mais sous ses airs de monsieur alcoolique-je-sais-tout, l'animal cache une histoire secrète qui va des mystères de l'Atlantide à la coupe de cheveux de Michel Drucker.
Mais rassurez-vous, ces membres essentiels de toute batterie de cuisine ne conspirent pas contre l'humanité malgré leurs terrifiants pouvoirs. Au contraire, ils sont les anges gardiens du genre humain.

Ils gardent les secrets de la survie des mammifères lors de l'extinction des dinosaures, ils ont également contribué à la carrière de Jésus en lui fournissant le vin lors des noces de Cana.
Le soir, ils quittent leurs enveloppes corporelles et viennent veiller sur les soirées entre amis et parfois viennent souffler des envies cochonnes pour récompenser ceux qui ont fait honneur à la boisson.

Maintenant, vous savez; maintenant, vous les regarderez d'une autre manière quand vous irez vous restaurez.
Et n'oubliez pas d'avoir une pensée pour eux lors de vos ébats alcoolisés (enfin, vous pouvez le faire juste après si cela vous gêne).

samedi 26 mai 2012

Jack Médecin, chapitre 6: Qu'est-ce qui se passe dans la maison ?


A l'âge de 15 ans, Jack et des amis du collège Jacques Daniel montèrent un groupe de rock: Les joyeux godets médaillés. Ils ne firent que peu de représentations - dont une mémorable au Nem croustillant (buffet gastro d'origine indéterminée de Bonneuil-sur-Marne) se terminant par une bataille de boules coco et de bouddha en plastique - mais tous les week-end dans un garage de Chevilly-Larue, c'était la folie entre amis: du bruit, de la sueur, de la bière de mauvaise qualité et des cookies.
Eh bien, c'est cette même ambiance que Jack retrouva en arrivant dans le palais vénitien de Brice Lalonde.

Ne voulant pas passer par les arcades qui relient la cour intérieure du palais au Rio delle veste et être vu, Jack Médecin escalada le mur de briques du jardin. Il se hissa un peu maladroitement, on peut même dire comme une vieille merde, l'animal étant toujours sous l'effet des trois dernières bouteilles de rhum.
Sur le sol délicatement pavé, contre les fenêtres centenaires, dans l'escalier extérieur, sur le puits, partout des personnes cuvaient endormies au milieu des verres vides et des cotillons. Brice avait dû lâcher une belle petite partie, et si quelque chose énervait Jack c'était bien d'arriver à jeun en fin de fête.

Le vestibule avait l'honneur de contenir le buffet. Aux vues de sa grandeur et de tous les plats vides, le feu buffet avait dû être digne du plus grand des médecins, pensa Jack, avant que la moitié soit transformée en miettes sur le carrelage ou en tâches sur les murs de marbres, voir au plafond ou pendant du lustre Murano.
La pièce suivante ressemblait fortement au jardin niveau ambiance alcoolisée, les vêtements en moins. Bref, la narcolepsie aux Chandelles.
D'ailleurs, l'intérieur du palais ne semblait n'être que cela: des gens à poil, des gens à poils avec des accessoires, des gens à poils avec des animaux, des gens avec beaucoup de poils, etc.

Il n'y avait ni caméra, ni gardes; en fait à part le fan club de Tabatha Cash et de Caligula (le film), il n'y avait rien d'étrange et c'est bien ce qui inquiétait notre enquêteur amateur de liqueurs.
Jack fut longtemps amateur de manège, ainsi ce fut la queue du Mickey quand Jack trouva grand ouvert dans la cuisine un passage secret et une bouteille de champagne.

Un étroit escalier menait à une salle de l'étage supérieur. Là-haut, il n'y avait rien hormis un léger ronronnement et quatre sarcophages qui luisaient d'une lueur pâle et artificielle.
Jack se sentait l'âme d'un Howard Carter moderne.
Sur les sarcophages des noms: Jackie la Médecine, Jackos le Médecinos, Jacquounet le Proctologue et Jacquou le Croquant.
Jack se sentait l'âme d'un jeune puceau qui, après avoir demandé "tu veux sortir avec moi?" , attendant de recevoir l'éclat de rire fatal.

jeudi 24 mai 2012

Tù quieres dou gâteau?


Le film de merde se doit toujours d'être vu en version française!

Le plaisir savoureux de ces accents exotiques mêlé à l'improbabilité du vocabulaire. C'est la cerise sur le gâteau du scénario improbable, de l'effet spécial raté, du mauvais acteur etc.).

Dernièrement dans mes oreilles, l'incroyable Guèpes Attack (nom de la pochette, car il a un autre nom dans le menu DVD, et encore un autre dans le générique du film). Un film merveilleux où des guêpes envahissent un village mexicain à cause de méchants aux projets plutôt durs à cerner.
Ainsi, à coté des deux héros américains (forcément) se trouve une ribambelle de sémillants acteurs locaux qui n'hésitent pas à se parer de leurs ponchos les plus chatoyants et de leurs plus belles moustaches.
Évidemment, cela nous donne le droit à un festival d'accents idiots et de phrases en langue frangnol. Du style: 'Buenas tardes' et 'gracias, senor' toutes les deux minutes.
"Il a pas l'air bien le gringo", "je ne sais pas pour vous, mais à la escuela en m'a pas appris cela".
Bref, du grand art Jafar.

Rappelons-nous du meilleur film de cette catégorie: Doc Savage.
Le film où le doublage constitue tout le charme de ce film mythique.
Outre le fort zozotement du héros (imaginez le prononcer avec son charisme de bulot mort: 'Cessez ça tout de suite, je suis Doc Savage!"). Nous y retrouvons un sémillant mexicain (décidément) qui ne connaît pas le mot 'école' en français ou 'voiture' mais qui, par contre, dit sans hésitation le mot 'cadastre'.

C'est ça, la force nanardesque: une audace incomparable.

mardi 22 mai 2012

Syndrome de Stendhal.


Dans un pays merveilleux que l'on nomme la Beauce se tient fièrement le plus imposant des bâtiments intersidéraux (car oui, la Terre ne lui suffit pas) : La cathédrale de Chartres.
Située entre deux mers - la mer de blé et la mer dite de la piscine de Chartres - la cathédrale centenaire écrase le paysage pastoral de sa magnificence (c'est d'ailleurs pour cela que la région est si plate).
Elle rend la vue aux aveugles, elle transforme l'eau en nectar, elle peut rendre Arthur drôle (mais il n'y est jamais allé apparemment) et quand on pense à elle la douche est instantanément plus chaude et la mousse immensément plus onctueuse.

La plupart des visiteurs entrent, font un tour et repartent, comme le ferait un chat entendant l'ouverture du frigo. Certains, pris d'une folie sportive et aventureuse, choisissent de gravir le clocher gothique Jehan de Beauce et de ne faire qu'un avec l'humanité et l'horizon (ou tout du moins avec le vent).
Mais, il existe au sein de cette forêt de pierres et de lumière, un élément unique au monde, que seuls quelques érudits connaissent. Un endroit petit et discret baignant dans la lumière chaude et colorée des vitraux.
Au détour d'un transept, des milliers de personnes chaque jour passent sur/devant ce grandiose détail de la cathédrale : le saint clou.
Il porte en lui à la fois la simplicité christique et toute la complexité de la mécanique quantique.
Tous les 24 Juin, vers midi, la lumière solaire ose rentrer nue dans la mer de pierres en passant par une légère découpe dans le vitrail. Et c'est pendant ce moment éphémère que la main d'Hélios éffleure le clou, aussi rapidement et intensément qu'un baiser d'adieu.

Certains disent qu'il a été planté là pour régler les horloges, d'autres que Michel Sardou lui-même l'aurait planté là pour annoncer sa naissance (il est comme ça Michel!) et que sais-je encore.
Se tenir au-dessus du clou, c'est sentir en soi, l'énergie tellurique de la ligne de force templière, dixit Coco Bel-oeil, aimable mendiant ayant ses habitudes devant ladite cathédrale (note: il ne fournit pas de service voiturier).
En s'arrêtant de longs moments pour chercher le trou percé dans le vitrail, cela risque de déclencher une certaine curiosité chez les visiteurs et peut ainsi leur faire comprendre que chaque recoin peut cacher une surprise (posologie: cette méthode peut s'appliquer partout et à volonté).
Mais la véritable légende n'est-elle pas celle-ci: une ancienne coutume veut qu'un baiser échangé au-dessus du clou apporte joie et chance aux amoureux. Il est certain que les amants éprouvent de la joie sur le moment, pas besoin de saint clou pour ça.
Le clou est à l'image de cette histoire, ce n'est pas ce qui est vrai qui importe, c'est le fait que cela fasse rêver.
Saint clou bleibet meine freude.

(Photo par Nezumi. http://nezumy.blogspot.fr/  Passez lui faire un coucou, c'est un ami).

lundi 21 mai 2012

Nicolas Brandebris (Proximité): interlude.


«Aujourd'hui, c'est l'ensemble du peuple français qui est sous le choc. C'est la nation entière qui pleure d'une seule âme comme, malheureusement, elle ne l'a que trop fait au cours de son histoire.

Ce matin, à 6 heures 13, un missile balistique de courte portée a frappé notre territoire.
Des milliers de vies, des milliers d'êtres humains, de citoyens, d'amis, de parents, d'enfants, ont été lâchement réduit à néant en quelques instants.[...]

Il y a un temps pour le deuil, et un temps pour panser les plaies. Cela prendra du temps, nous en sommes conscients; cela ne sera pas facile, mais tous ensemble nous surmonterons cette douloureuse épreuve. Ce n'est qu'en étant soudé que nous arriverons.
Bien sûr, la priorité du gouvernement sera d'aider à cicatriser les coeurs et les âmes, et de participer pleinement à la reconstruction de Montrouge en lançant un grand plan de reconstruction; mais pour que cela guérisse totalement, la justice devra également faire son travail.
En tant que représentant de la souveraineté du peuple, je m'engage devant vous à tout faire et à engager tous les moyens en notre possession pour faire la lumière sur cette tragédie et conduire les coupables devant la justice républicaine. [...]

Ainsi, je demande à tous de rester unis et dignes dans la douleur. Unis et déterminés, nous nous relèverons ensemble de cette difficile épreuve, et sans rien oublier nous irons de l'avant. Nous rebâtirons ce qui a été détruit, nous relèverons ceux qui ont été touché et nous marcherons ensemble vers l'avenir dans la fraternité et l'espoir.»

Extraits du discours télévisuel du Président de la République française du 26 Février 2011

vendredi 18 mai 2012

Fais-moi rire, le drôle !

Nous le savons le PAF français est une merveilleuse source de rires involontaires et de tentatives de suicide.

Best of truc, best of chose avec entre deux sketches tronqués 3 animateurs ringards qui pouffent comme des idiots au sketch  et qui nous le refont, histoire de remplir et de nous prendre pour des cons. N'oublions pas qu'ils sont idiots, du coup ils résonnent comme tel.
Dans la vie, on a déjà envie de taper ceux qui nous répète à longueur de journée les "je ne vous jette pas la pierre, Pierre" ou "c'est pas faux", alors imaginez ça pendant une heure à la TV avec des ringards qui pouffent tous seul.

C'est bien le comble de la télévision: nous faire rire involontairement. Chaque fois qu'elle essaye, c'est une catastrophe.
Une légende urbaine parle de malheureux un peu simplets qui zappe encore sur Arthur, pensant que peut être il pourront y trouver un petit sourire. Certain disent que ceux qui survivent sont soit fous, soit psychopathes.

mercredi 16 mai 2012

Chapitre XVIII : Fume, c'est du tibétain !


D'habitude, les hauts plateaux tibétains ne sont pas un lieu d'effervescence. Il y a bien des 'place to be' - Bar-PMU Chez Jampa; Drolma, sortilèges, herbes et accessoires de fêtes; restaurant Au yack tranquille, etc. - mais là, il n'y a avait plus personne.
Jack pouvait voir les villages abandonnés et à semi-brûlés. Il pouvait sentir les habitants se terrer de peur dans leurs maisons. Seuls les vents et les quelques herbes éparses osaient encore se mouvoir.

Pendant cinq jours, Jack et Flavia ne virent personne; à part peut être Madonna qui se "ressourçait auprès de la nature première et des forces telluriques", mais peut-on décemment considérer Madonna comme étant une personne ?
Tous deux ne prirent que peu de repos, enchaînant les cols, les sentiers à flanc de paroi, les steppes.
Plus le monastère se rapprochait, plus ils accéléraient le pas. Ce n'est qu'en vue de Tara qu'ils s'arrêtèrent.
Le monastère n'était plus qu'un château de sable éventré.
Le bâtiment qui constitué son entrée n'était quasiment plus qu'un tas de gravats fumants. L'ensemble, enveloppé dans un léger nuage de fumée, semblait plutôt intacte. Seul le dernier bâtiment, qui faisait office de donjon semblait également avoir été touché. A l'angle du coté nord-est, un trou béant s'offrait à l'oeil de celui qui regardait le dernier étage du monastère forteresse.

Des cours jusqu'aux cellules, des centaines de cadavres jonchaient ses enceintes.
Partout, chacun pouvait voir des traces de lutte; les moines s'étaient battus jusqu'au bout.
Quelques bonnes âmes des villages voisins aidaient ici et là pour aider les blessés ou assister les mourants.
Tant de morts, tant d'hommes sages morts pour rien, tant d'êtres vivants confrontés à la fatalité et l'injustice de la mort...
Dans sa cellule, réduite en pièces, Jack trouva Tenzin (un de ses maîtres) étendu sur le sol entre gravats et morceaux de poutres. Le pauvre n'avait plus que quelques instants à vivre. Son corps avait été gravement touché, mais quand Jack le découvrit, malgré un corps emprisonné en ses derniers soubresauts, son esprit resta aussi brillant et vif:

"Tu ne dois pas être triste... Nous sommes tombés pour la liberté que tu regagneras... pour celle que tu défendras... Ton ami se dirige vers le pont lunaire... C'est au-delà des mystères des Ming qu'il pense trouver sa voie... c'est depuis chacun que le vent tournera; Si ce n'est pour tous, ton action... montrer... vanité. Personne n'est... Brille !"

Le soleil se couchait. Toutes les couleurs existantes se mouraient dans l'ocre et le carmin solaire. Les âmes, les souvenirs semblaient monter aux cieux alors que la brume venue de la terre s'élevait pour rencontrer les étoiles naissantes.
Il était arrivé trop tard pour Tara, mais l'étoile luisait toujours. Son véritable combat devait se livrer aux portes de l'empire du milieu, aux abords du royaume millénaire.
La Chine fera office de dernière confrontation; et l'humanité en dépendra.

samedi 12 mai 2012

Pantoufla.



Au cinéma, vos mirettes peuvent aller voir l'adaptation des Avengers. mais votre temps se divise entre les bars et les révisions... Heureusement, je n'ai que ça à faire d'aller le voir mais également de vous en parler.

Dans l'ensemble, le film reste un bon film de divertissement d'action. Tout est plutôt bien ficelé comme tous bons produits hollywoodiens.
Une histoire classique et bien rythmée, mais sans réelle grande surprise. On s'y intéresse vite, bien que je puisse reprocher une première heure un peu pantouflarde.

A propos de pantoufles, voilà le réel problème du film. D'ailleurs, il y en a deux, tout comme une paire de pantoufles.
En tant que connoisseur es comics, je dois avouer que je ne porte pas d'affection particulière pour Thor, Hulk et Captain America. Ce sont de gros lourdauds aux histoire potentiellement intéressantes mais avec un potentiel personnel proche de zéro. D'ailleurs, je remarque une belle mise en abyme de ce fait avec l'acteur de Captain America ( Chris Evans ) qui a le charisme d'une moule. Du coup, faut pas s'attendre à une illustration de L'art e la guerre par Sun Zu.
Ensuite niveau histoire, on pourrait remplacer deux, trois héros par un paillasson, une corbeille à fruits et des pantoufles, tout le monde n'y verrait que du feu. Black Widow ne sert strictement à rien (à part émoustiller les pervers), mais la pantoufle d'or et attribuer à Hawkeye : le personnage qui ne sert à rien et dont tout le monde s'en bat. D'ailleurs, leur histoire d'amour n'est même pas évoquée, ni vraiment suggérée; elle est à l'image de leurs utilités: nulle.

Mais c'est bien parce que j'aime bien être méchant que je dis tout cela.
Le film reste un bon moment de divertissement, qui ne risque pas de trop abîmer votre conception philosophique du sens de la vie. A la limite, le voir en 3D fait surtout mal aux yeux (voir au portefeuille).


mercredi 9 mai 2012

Elle est mambo, la maladie.

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samedi 5 mai 2012

Who dares...

Bientôt il y aura des petites critiques de comics mais pour le moment présentons quelques grands auteurs (mes préférés, ou en tous cas ceux sur qui j'ai fait mes études, oui ça existe!).

Warren Ellis: grosse culture geeks et post-moderniste (entendre par là, que ses relectures vont plus aller sur Godzilla et Star Wars que sur le Chartreuse de Parme et Foucault). Il aime beaucoup ne pas finir ses séries, et il faut avouer que le pépère baisse un peu de régime depuis quelques années niveau qualité. Section: gloire passée.

Garth Ennis: le gros bourrin qui aime l'humour potache et les histoires de guerre. Il verse plus dans la parodie que dans le message. Franc tireur, on est toujours sûr de passer un bon moment, pour peu que l'on aime les grossièretés, la violence, et le sexe façon salle de garde. Section: Fou en liberté.

Alan Moore: certes, très lettré le vieux barbu s'embourbe dans sa connaissance (voir d'autres substances) si bien que maintenant on ne comprend jamais ce qu'il dit et veut dire. Le vieux gourou reste dans sa bulle, et ne se prive pas pour refourguer de vieux papiers, histoire de rester un tant soit peu dans l'actualité. Section: Novateur et actuel comme un cadran solaire.

Grant Morrison: Également très lettré, l'animal ressemble pour beaucoup à Moore, mais il ne s'en donne pas les airs et conserve humour et humanisme, il est donc au-dessus.
L'homme aux multiples talents: il peut tout faire et avec brio. Il est vrai qu'il peut être assez difficile d'accès et à lire parfois, mais il propose toujours différents niveaux de lecture et ne débarque jamais le lecteur au milieu de Batman 458 ou X-Men 365 sans aucun petit rappel. Section: universitaire.

jeudi 3 mai 2012

Hip To Be Square.


Chers amis, chère maman, vous pensiez que j'en avez fini avec les critiques filousophiques sur des grands chef d'oeuvre Roman/film comme Fight Club ? Et bien, vous aviez raison; pour Fight Club. Car aujourd'hui c'est American Psycho qui est au menu (et j'essaierai de parler aussi bien du roman que de son adaptation que je trouve très réussi pour ma part).

Si l'on prend le roman, il faut bien voir combien il était innovant à son époque de parution (1991). Innovant de par ses qualités et styles littéraires : combien y'a t'il maintenant de romans reprenant les mêmes successions de marques? Mais je ne m'étendrai pas plus longtemps dessus car je suis d'humeur fainéante et je vous sens déjà bailler (sauf toi maman, bien sûr), et vous n'avez qu'à le lire, bande de vilains paresseux.

Différents niveaux de lecture s'appliquent à l'oeuvre, et il y en a pour tout le monde: satire sociale, récit morbide d'un serial killer, comédie horrifique, bref chacun décide.
Personnellement je penche pour la dernière option, certes l'humour est noir et grinçant mais c'est l'une des parties essentielles d'American Psycho. Le film comme le roman vont au-delà des genres.



Patrick Bateman est quelqu'un de haut placé et qui a l'air plutôt brillant (bien qu'il travaille dans la boîte de son père, mais ne semble pas l'apprécier plus que ça). Mais Patrick ne fait jamais rien, il ne bosse simplement pas. Même quand le détective Kimball entre dans son bureau pour la première fois, il fait semblant d'être au téléphone mais ne parle pas boulot mais fringues. D'ailleurs, il ne parle jamais boulot directement, mis à part en parlant de collègues qui auraient récupéré tel ou tel dossier mais sans plus.


La violence n'est pas choquante dans sa description, car aujourd'hui - et même lors de la parution du livre - les détails crus, sexuels ou gores, ne choquent plus. La violence est morale car il n'y en a aucune.
C'est bien là l'essence: une description exacerbée d'une époque (mais est-elle loin?) sans vraiment de morale ou de justice où la richesse donnait le droit à beaucoup de choses, et en premier lieu de la montrer. Une vision qui ne porte aucun jugement comme pour ne pas trouver d'excuse ou d'espoir, signifiant ainsi son intemporalité.
C'est un monde à l'image de Bateman: sans réelles émotions, où personne ne sait vraiment qui est qui et d'ailleurs eux-mêmes ne savent qui ils sont.


Bateman est la part noire que nous possédons tous; il est un fantasme: avoir de l'argent a ne pas savoir quoi en faire, laisser libre court a ses pulsions, ne pas avoir de problème moraux, avoir une image et un contrôle de son paraître impeccable etc.

Ainsi, American Psycho fait frissonner, fait rire et fait réfléchir, alors que demande le peuple à part des sous ?
Et n'oubliez pas de rendre vos vidéocassettes!


mercredi 2 mai 2012

Pouss-mouss


Si l'on regarde bien la publicité, on trouve les pubs incompréhensibles (celles qui vendent du parfum et des voitures et donc n'ont pas de réels arguments), CVA Direct et celles où on te promet à force d'arguments que ton futur achat sera des plus judicieux pour toi, ton banquier, ta planète et ta couleur de moquette.

Dans le genre, on peut apprécier les pubs de gel douche. Déjà parce que 90% du temps, on peut y voir une femme dénudée, et généralement pas la plus moche du village.
Mais trêve de plaisanteries, il n'y a pas que ça qui fasse vendre un gel douche (quoique ?). Avec tel gel douche vôtre peau reste naturelle, tout doux, la mousse viendra glisser sur vous comme la main ferme et douce d'un amant de jeunesse, son gel sensuel agira comme une muqueuse autour de votre peau etc.
Vôtre temps sous la douche sera un moment d'évasion sous une cascade tropicale (les publicitaires aiment beaucoup cette image) et elle sera un moment d'extase tantrique infini dès que vous mettrez Afrique adieu de Michel Sardou.

Non, mais est-ce vraiment important ? Où vont les eaux bleues du Tanganyka ?
Le gel douche on l'utilise pour ne pas puer le vieux bouc incontinent, voila la vérité. Et puis, il y a tellement de gels douche différents aux senteurs si naturelles.
Heureusement qu'il y a toujours une ou deux donzelles nues pour me dire lequel acheter.