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vendredi 30 mai 2025

On postule pour du Love


Je pourrai vous montrer toute ma détermination lors de notre très prochaine rencontre.
Vous verrez dans mon regard toute l'affection et le désir que je porte à me joindre à vous.
Je sais bien que mes propos peuvent parfois être hésitants mais je suis certain que du bout des lèvres vous saurez tout de suite saisir mon enthousiasme quant à notre rencontre. J'ai pour habitude de tourner sept fois ma langue dans la bouche afin de pouvoir communiquer vite et fort.

Je n'ai pas peur de prendre les choses à bras le corps et je m'en ferai force de vous le montrer au plus vite. Dans ces situations, il faut savoir se mettre à nu pour laisser place à ses émotions et ainsi pouvoir s'épanouir ensemble intensément et en toute confiance.
Je tiens à préciser que les heures supplémentaires, le travail de nuit et à distance ne me font pas peur. Au contraire, un travail qui apporte à vous comme à moi entière satisfaction est ce à quoi je me destine.

Toujours à l'écoute, je sais intervenir avec douceur et doigté mais je sais également être plus pressant et dominer mon dossier quand il le faut. Dans tous les cas, je m'attache à m'investir en profondeur pour apporter un rayonnement mutuel à notre collaboration.

J'ai su, au fil de mes expériences, acquérir un savoir-faire à même d'exaucer toute les demandes que vous me ferez. Je suis aussi bien formé dans ce qui est manuel que dans les langues (je peux me soumettre à un oral pour vous le prouver, si besoin). Je sais également rapidement m'adapter afin de pouvoir satisfaire de nouvelles demandes ou encore me perfectionner.

En plus de ma licence Réconfort par apposition des mains et massages, j'ai également suivi plusieurs formations professionnelles à l'université de la Bonne nuit, où j'ai pu apprendre à serrer tendrement durant toute un nuit afin de procurer confort et chaleur afin d'offrir le meilleur sommeil et réveil possibles. Je vous sais sensible à ces acquis et vous pouvez être sure que je mettrai tout en oeuvre pour tenir ainsi votre coeur au chaud.

Chers Jacquie et Michel, j'ai hâte de venir intégrer votre entreprise.

Bien à vous, des bisous.

lundi 22 septembre 2014

Ouvre-déboîtier.



En ce moment, le dénouement d'une longue affaire arrive à sont terme : celui de la mention "fait maison" portée sur les menus des restaurateurs. Enfin, c'est ce que l'on dit car depuis le temps qu'on en parle les surgelés se vendent désormais en euros.

Est-ce vraiment choquant que des restaurateurs se fournissent chez Métro? Surgelé ou non, cela reste une facilité d'achat. C'est comme préparer un repas pour des amis en se fournissant chez son commerçant, soit chez son Franprix.
Il y a une différence entre acheter son plat entièrement congelé et des ingrédients également congelés qui seront par la suite cuisiné par le chef ? Gardons à l'esprit que pour certains serial killers, une prostituée même découpée en morceaux reste une prostituée sexuellement valable.

Le problème tient surtout dans la fausseté de tous sur le sujet.
Celles de clients qui ne disent rien mais surtout celle des restaurateurs profitant de la loi qui interdit aux clients de balancer les plats à la gueule du tenancier, de pisser sur les tables, de violer sauvagement la patronne sur la caisse enregistreuse et de brûler la cuisine dans un mouvement, certes excessif mais tellement naturel, de protestation.
Qui a envie de payer 10 euros pour une moussaka infâme dont déjà on n'en voudrait pas pour 3 euros à Franprix?
C'est comme le prix des consommations; pourquoi il y a tant de monde dans certains coins de Paris (même ceux où il n'y a rien) où l'on peut joyeusement cracher 8 euros pour un demi de Kronenbourg fleurant bon l'eau aromatisée et une future diarrhée?
L'argent joue un rôle. Se payer de la saloperie pour un prix royal devient une marque de réussite sociale, d'ailleurs il est de notoriété publique que les nouveaux riches ont un goût tout à fait atroce. La gorgée de Villageoise à cinq euros le verre se savoure. Elle devient délicieuse et coule langoureusement sur le palais comme un billet de cinquante euros sur la cuisse d'une jeune strip-teaseuse praguoise. Pour le prix, on ne va pas commencer à regarder les finitions mais plutôt à devenir chercheur en bonnes surprises (et très souvent en surprises tout court).

J'ose espérer que les crêperies font eux-mêmes leur pâtes à crêpes parce que c'est sûrement le type de restaurant qui se fout le plus ouvertement de ta gueule quand on voit le prix de pâte cuite avec une tranche de jambon et du gruyère.

Non, soyons honnête avec nous-mêmes! Respectons-nous un tant soit peu.
N'oublions jamais que le vrai plaisir se trouve dans la bibine et que quel que soit le restaurant où l'on va, les margoulins viendront toujours te proposer une stimulation prostatique avec le prix de leurs bouteilles.
Mais on ne va quand même pas arrêter de picoler et d'aller se prendre un ptit plat à la brasserie du coin le midi.


lundi 21 juillet 2014

Cindy (8e partie)

« Qu'est-ce qu'on fout là ? »
Et nous revoila repartis pour la suite de Cindy 2002, le chef d'oeuvre de ce style hautement classieux et raffiné que l'on nomme la comédie-musicale.

Extrait : attention les yeux.
Ricky, le prince charmant qui aime faire gigoter son slip, commence l'audition afin de retrouver la mystérieuse fille ayant danser la gigue; jusqu'au bout on la subira cette gigue de m* !
Comme pour les 2/5 de la comédie musicale, nos tympans s'écrasent contre la répétition musicale de cette foutue gigue, où le sanglot long des violons est remplacé la douloureuse déchirure anale du clavier Yamaha.
Pour changer un peu, on nous place de jolis sons de derbouka et des choeur façon Roi lion.
Tout comme dans l'histoire de la vie, le rocker obsédé et son pote Rafiki manager son perchés au-dessus de la scène afin de contempler les danseurs qui gigotent.
Nous savions que les chorégraphies étaient d'une infâme horreur et que les costumes d'une infinie laideur mais nous voici devant une nouveauté. La scène étant constituée uniquement de danse pendant presque trois minutes, le réalisateur a pris le pari de rien nous montrer du tout. Nous n'avons que nos oreilles pour pleurer -et saigner- tellement on ne comprend rien.
On aperçoit même au fond Ricky et Rafiki faire les cons sur leur balcon; on ne voit voit même pas les cache-misères, c'est un comble.
Le montage fait plus pour la compréhension d'une crise d'épilepsie que celle de la chorégraphie. Nous voyons un plan toutes les secondes : champs, contre-champs, plongée, hors-champs, anxiété, vomissements. En plus de tout cela, certain mouvements sont au ralenti. Là où Peckinpah jouait avec l'individualité temporelle et la violence, le réalisateur de Cindy joue avec des mouvements chorégraphique moches et coupés en plein exécution.

Un peu de beauté dans ce monde d'horreur.
Puis, voilà qu'arrivent les deux belles-soeurs qui, comme nous l'avions vu dans l'article précédent, se débrouillent mieux en danse que Lâam mais qui seront renvoyées du casting.C'est alors que l'horrible violon synthétique se tu afin de laisser place à un flutiau et une harpe dégoulinants depuis les touches d'un beau synthétiseur de 1989. Le metteur en scène joue la carte beau et sobre avec juste deux lampions; peut être la seule scène du spectacle digne d'intérêt esthétique.
Soudain, tout s'arrête : voilà Cindy en train remuer lourdement avec sa salopette et ses deux pas de marelle. Inutile de préciser que le prince des derrières de Manchester accoure et lui redonne sa bague taiwanaise, souvenir d'une miraculeuse pêche aux canards à la fête à Neuneu.
Une lumière rose, une bague crachant du rose, les applaudissements polis du public, on souffle de désolation mais on se dit : "ah, mais ça veut dire que c'est la fin!"
Et non, il reste encore une heure de grand n'importe quoi (avant ce n'était rien).
La niaiseuse et le prince visiblement emballé.

Extrait musicale : attention aux paires.
Pendant que les deux tourtereaux s'enlacent, Judy, l'ancienne copine gothico-dépressive (pléonasme) de Ricky, arrive sur scène.
"Touche pas à l'homme qui m'appartient; je pourrai te casser les reins", le tout sur un xylophone digne du slow le plus moite des années 80 : on est tout de suite mis dans le bain.
Après toute la gamme des mots français rimant avec 'reins', la philosophe du Tranxen nous annonce - enfin nous crie : "Laisse-le moi, il est à moi; j'ai besoin de lui, il est ma seule survie." Voilà, le Cindy que l'on aime : à la fois réflexion profonde sur le genre et beauté poétique qui allie audace et élitisme des mots.

Sans un seul remords, Cindy lui balance en pleine gueule qu'elle n'est qu'une vieille chaussette mais de ne pas s'en faire car c'est le destin; ce à quoi Judy répond "je perds la partie". Une phrase choc soutenue par un merveilleux jeu d'acteur digne d'Aure Atika.
Oui, Cindy est méchante en plus d'être bête; si elle avait été un chien elle aurait été piqué depuis longtemps.
Elles entonnent ensemble "deux femmes qui aiment le même homme, c'est comme Caïn et Abel, David et Goliath". Il ne manque plus que Laurel et Hardy et Emile et Louis pour compléter le tableau.
L'auteur nous laisse dans le désert du désespoir intellectuel - surtout en faisant répéter quinze fois en dix lignes 'le même homme'- , Judy dans celui de la vilaine descente tonale sur le dernier mot et enfin tous les monde débarque pour faire la chenille sur la scène toujours aussi vide.
La mère de Cindy qui confirme que le père est un salaud (et/ou qu'elle est une professionnelle tarifée) : "jamais matin avec toi au côté de moi".
La belle-mère qui confirme que ce dernier était un sacré cochon : "tu as hanté ses nuits jusque dans mon lit".
L'auteur n'a tellement rien a dire sur ce sujet qu'au bout de trois couplets et encore moins de minutes, cette scène est expédiée. En même temps, c'est pas plus mal parce qu'en plus d'être soporifique, on s'en fout royalement.
Cindy : une histoire de paires.

Attention, voici le chef d'oeuvre de cette comédie musicale, la scène dite de la rave party!
Il faut voir que cette scène arrive au milieu de rien.
Je ne dirai que peu de chose et vous laisse apprécier pleinement ce grand moment : Rave party.
Quand on voit/entend cela, on se dit que l'on pourrait faire une comédie musicale sur l'achat d'un club-sandwich poulet/crudités à son Franprix.
Sujet sorti de nulle part, rimes affligeantes, morale de maternelle : que dire de plus si ce n'est que nous sommes en présence du chef d'oeuvre de ce spectacle ?
Un concentré de classe.

Extrait pour bien suivre : Quelle belle chanson.
Soudainement, après ce florilège d'épopée musicale et littéraire, le beat et les cuivres de Coeur de loup prennent la suite. Ensuite, mur rime quatre fois avec lui-même et on se décroche la mâchoire avec le fameux : "dur, dur, dur, de vivre contre un mur". Picoti picota, tape le mur et puis s'en va.
La belle soeur fan de rave party déclare encore une fois - comme si on avait pas compris/ comme si l'auteur était en manque d'inspiration - "laissez-moi vivre ma vie comme j'en ai envie".
On sent dans Cindy, cette qualité des années 80, surtout quand elle rajoute "il n'y a pas de mal à vouloir aimer la vie" qui résonne en nous comme un François Valéry remis au goût du jour.
Mais tout le projet spacio-temporel qu'est Cindy se trouve dans ses quelques lignes :
"Quand je sors dehors (on commence bien; bientôt on montera en-haut)
Toujours un mur qui marche à côté de moi (sûrement une métaphore mais étant un peu con je dis juste que les murs ne marchent pas).
Toujours ce mur, devant moi, derrière moi."
Franchement, comment voulez-vous que cela ne soit pas le bordel avec un mur qui est à côté, puis après à la fois devant et derrière ?
Bref, le belle-soeur n'arrête pas de bouger du bassin - vu son déguisement d'Ali Baba, on est dans le contexte- pendant que nos têtes frappent les murs, dur, dur, dur.
Un foutoir au niveau de l'espace et de sa perception, des métaphores recherchées, une opposition innovante entre mur/liberté et des rapprochements audacieux entre la vie et la nature, bref l'odyssée de Cindy à travers le bon goût ne baisse pas de niveau.
La suite très bientôt.

Qu'est-ce qu'on s'amuse !
                               Ps : vous remarquez comment en l'espace de dix minutes - à part pour le prince qui retrouve Cindy en 5 secondes - il ne s'est absolument rien passé ?


samedi 12 juillet 2014

"Le plus froid des monstres froids."


Aujourd'hui les enfants; le gentil professeur vanillé va vous expliquer pourquoi le fascisme ce n'est vraiment pas le top de la joie et la qualité de vie.
Non pas parce que de individus de type moustachu peuvent ordonner à ce que de gentils militaires avec leurs bottes toutes graisseuses viennent défoncer votre porte - et votre femme - à quatre heures du matin en beuglant en allemand; ni parce que l'état te dit sans se/te ménager que tu peux fermer ta gueule.
Non, mes amis, il y a bien pire que cela.

Le fascisme est un système ouvertement et abusivement bureaucratique. Il n'y a que ça : de la paperasse, de la paperasse et des noms pompeux. C'est pour cela que l'architecture de ces régimes est immense : faut ranger les dossiers (après c'est brut et moche parce qu'il n'y a plus de sous après que l'entrepreneur bétonneur soit passé).
Les voies de la vie citoyenne fasciste sont tout comme les couloirs des bunkers façon tours de Flak.

Imaginez donc un monde où vous serez entouré de pôle emploi, cpam, sncf, trésor public. Vous ne pourrez rien faire sans attendre des heures dans un couloir mal éclairé. Le couloir d'entrée à voie unique, comme si il n'y avait pas de sortie ou bien alors une sortie définitive comme l'animal que l'on conduit sans état d'âme vers la lame du boucher dans son étroit chemin de grilles.
Des heures pour vous confronter à la froideur de l'employé. Il vous répondra comme il tamponne vos feuilles : d'un coup sec et mécanique. Et ce sera comme ça pour tout ce qui concerne l'administration et l'état : c'est-à-dire tout ce qui se trouve en dehors de chez vous et de votre épicerie.
Et encore, c'est le style de gouvernements qui va tendre à te faire également de la paperasse pour te payer ton saucisson et tes lentilles avec de belles cartes de rationnement .

Non vraiment, j'espère que personne ne rêve d'un gouvernement fermement nationaliste et rigide...
En attendant, n'hésitez pas à commencer le bricolage; vous serez bien content de ressembler à Sarah Connor le moment venu (et en plus, vous pourrez me laisser votre numéro!).
Allez, Salucofagos et attention à ne pas trop forcer sur la tondeuse.

lundi 23 juin 2014

Camping paradis au beurre salé.



Bientôt les soldes d'été, déjà l'époque d'un rosé bien frais en terrasse et presque le début des flirts de camping avec le G.O. qui nettoie la piscine et ne rêve que de vous entre les douches communes et la baraque à frites.
Associons donc soldes et amours en ce presque solstice d'été.


Les relations amoureuses sont comme les vêtements. Certains vont chez Kiloshop et d'autres s'offrent du sur-mesure à des prix exorbitants (non, je ne parle pas du monde de la nuit et des escorts).
Même de grandes figures de l'amour racé et passionnel, comme Barbe-Bleue, confondaient amours et vêtements en rangeant leurs femmes dans leurs dressings. Bien sûr, je suis pour l'égalité des sexes et la même s'applique aux femmes - bien qu'elles préfèrent mettre les hommes dans les placards.
Mais sans parler de ses personnes possessives et légèrement cintrées qui remplissent leurs penderies, le simple lèche-vitrine confirme cette étude qui va, sans nul doute, révolutionner la page 43 du Figaro Madame du mois prochain.


Les gens qui ont de l'argent - les vrais, les emperlousés - ne regardent pas les vitrines H&M. Seuls ceux qui ont des moyens H&M regardent ces dernières. Dans cette catégorie, il faut voir qu'il y a ce que l'on appelle les gourmets de la confection à la presse hydraulique chinoise; sentant en eux un destin exceptionnel, ces derniers privilégient les boutiques interlopes aux noms sentant bon le rêve américain des zones industrielles provinciales : Mario confection, José chaussures ou bien encore Sergio Cicci mode 86. Ces magasins sont à la mode ce qu'un dealer ou un tenancier d'hôtel borgne sont au romantisme : une relation pleine d'aventures qui s'évanouira aussi vite qu'un magasin devant une fraude à l'assurance incendie.
Je ne fais pas de pub mais comme je sens que vous souhaitez bien rigoler avec ce sujet, voici un petit cadeau pour vous, mes loulous : 
Une publicité, une vraie.

Après, il y a toujours ceux qui regardent les vitrines des magasins de luxe. La beauté d'un vêtement Kenzo, la coupe d'une costume Hugo Boss ou bien encore la légèreté d'un chemisier Givenchy, tous ces produits exposés aux clients comme à ceux qui rêvent vainement de pouvoir un jour ressortir du magasin avec (enfin sans courir et se voir exposé à affronter les forces de l'ordre et de la justice). Un étalage indécent qui ferait passer internet pour un dépliant protestant sur le bonheur et la sexualité. En plus avec ce bel été qui arrive (c'est pour la formule), les muscles et les lignes galbées s'étalent telles les pages régimes d'un magazine féminin, du coup la vie devient une immense vitrine au contenu chatoyant mais lointain ( ça doit être Victor Hugo 2014 avec son crépuscule, son brin d'herbe et sa tombe qui m'inspirent).




Et puis, il y a ceux qui ont tout simplement mauvais goût. Si culinairement ce genre prolifère dans les établissements 'buffet à volonté', ils sont plus difficile à cerner vestimentairement parlant. Ils vivotent entre différentes boutiques allant des friperies aux enseignes sportives coincées entre La halle aux chaussures et Jean Vautroux, piscine de père en fils. Dans tous les cas, le mauvais goût se caractérise par la différence entre la personne en tant qu'être social et l'affirmation de ses goûts pour le moins personnels. Cet éloge de la médiocrité, ou tout du moins de l'absence d'auto-critique, on en a tous fait l'expérience un jour ou l'autre.
D'ailleurs, si on en croit plusieurs commentaires féminins, ses adeptes sont très présents. Je cite l'un de ces commentaires tiré du merveilleux livre du professeur G.Dupigeon Pour ma piscine, merci :
«- Non, mais t'as vu le copain de Jacqueline? On dirait Emile Louis dans un Sofitel. Dire qu'elle a largué Patrick pour lui...
- M'en parle pas. D'ailleurs, t'as vu la nouvelle copine de Patrick ?
-Non.
- Mon Dieu, on dirait qu'il l'a choisie à la boutique du Sexodrome, rayon mauvais goût. Je me demande bien ce qu'un type comme lui fait avec un pétasse comme elle.»
En fait, le mauvais goût n'existe que dans les yeux normés de ceux qui ne savent de quoi discuter en attendant que leurs chevelures finissent d'être coiffées.

Pour finir, cet article sponsorisé par le Collège de France, je dirais que le monde est un grand magasin. On se perd dans les rayons, des vendeurs essayent de vous attirer vers leur emprise griffue avec leur essence patchouli et leur sourire carnassier. L'endroit est grandiose et on ne sait où donner de la tête; on rêve de se voir passer à la caisse mais en même temps on passe beaucoup de temps à réfléchir afin de retarder ou de minimiser ce moment.
Au final, les soldes c'est comment choper des choses dont au final on pourrait se passer; l'été c'est un peu la chose dont on peut profiter chaque année avec ingénuité- sachant que le rosé n'est pas le meilleur vin à conserver des lustres dans sa cave - et l'amour est peut être encore la seule chose où l'on peut s'affirmer sans craindre quelque chose, enfin en restant dans le cadre de la loi et en faisant attention de ne pas détériorer la baraque à frites de Roger par vos à-coups répétés avec Jean-René, gentil organisateur des Flots Bleus et responsable des activités concours de Hot-dogs.
Bien à vous depuis le castle.
Salucofagos.


dimanche 23 février 2014

Cindy (7e partie)

Héhé, grosse rigolade.
Mes amis, mes chers, mes doux amis, je sais que vos esprits mélomanes l'ont longtemps attendu mais reprenez forces et sourires car elle est là : la suite de Cindy, cendrillon du ghetto.
Nous allons enfin plonger dans l'acte II et dès les premières minutes, le ton est donné : aucune chanson ne dure plus de deux minutes; nous avons donc un concentré de médiocrité et d'horreur. Cindy, le pulsar de la ringardise. Bref, c'est toujours aussi grandiose. Mais ne perdons pas de temps et aventurons-nous sans plus attendre de nouveau dans ce monde féerique.

Ricky déchaîné se touche la nouille.
Premier extrait pour tes oreilles.
L'acte II commence avec une somptueuse musique de guitare, dont les notes et le ton font penser à un sympathique pique nique de jeunes amateurs de bières peu chères sur les abords d'un parking de supermarché. Cindy est toujours là, et il faut dire qu'on ne la voit pas au premier coup d'oeil tellement le poster de Ricky derrière elle est ignoble : photo peu flatteuse, couleurs criardes et festival du gros pixel.
"Ce bal maudit/ que j'ai fui/ sur les douze coups de minuit" Décidément, le deuxième ne baisse bas les bras au grand concours des rimes simples et affreuses.
"Cindy loves Ricky/ Mais Ricky aime-t-il Cindy ?" Plus qu'une comédie musicale, Cindy 2002 c'est également une réflexion profonde et nouvelle sur l'amour. Ce qui se confirme quelques lignes après : "mais attention, je te préviens : si tu m'aimes/ il faudra que tu m'aimes pour moi même."
"J'ai l'impression d'avoir commis comme un hold up/ d'avoir volé ton coeur au revolver" Non mais qu'est-ce que s'est que cette histoire de hold-up ? C'est censé se dérouler en banlieue du coup on sort les clichés ? Belle mentalité !
D'ailleurs, entre deux idioties braillées la jeune gourdasse se fait visiblement chier et n'arrête pas de faire des aller-retours sur scène, en lançant de temps à autre un léger sourire au public, mi-timide mi-molette.
Et voilà qu'arrive le grand moment de cette chanson : niveau scénique et niveau dialogue, of course.
"Envoyez une armée de tagueurs écrire en graffiti sur les murs de la vie : Cindy loves Ricky.
Lâam beugle en faisant semblant d'y croire, vraiment seule sur scène, avant de finir dans une position que ne renierait pas l'association des gentils proctologues. Et au passage, on ressort quelques clichés de jeunes avec les graffitis; mais on le remarque tellement le passage des "murs de la vie" nous subjugue.

Merci, Ricky et Michel.
Deuxième extrait pour tes yeux.
D'ailleurs, cette position tombe plutôt bien car la suite arrive en s'ouvrant sur un magnifique fond musical digne des plus beaux (et pauvres) films de cul.
Les deux soeurs arrivent vers Cindy qui passe la serpillière. Toujours affublées d'horribles costumes lila, elles ressemblent désormais à des personnages des Mille et une nuits version destockage chez Tati Roumanie. Bien qu'on commence à voir du cuisseau et du décolleté; ce n'est jamais négligeable.
C'est un - atroce - dialogue musical qui suit, où notre souillon préférée vocalise sur des "et elle ?" et des "et lui ?".
Sans vous faire subir les rimes atroces - si, plus encore que d'habitude; c'est possible - en gros Cindy demande comment était le bal et que le priapique père Rickounet a fini la soirée avec une princesse orientale. Quel monde cruel.
Un bel exemple d'ironie tragique; Sophocle, tu peux aller te rhabiller. Cindy pense que ses soeurs parlent de quelqu'un d'autre alors qu'il s 'agit bien d'elle. Par contre, ne pensez surtout pas que cette histoire ira plus loin que ça.

Tout est dit...
Troisième extrait pour ton cerveau.
Le plus beau du piano façon Pascal Obispo agrémente des ralentis des danseurs gigotant du jambon avec leurs costumes premier prix des salons ras des fesses.
Puis arrive la guitare ringarde; on pense voir arriver Guns and Roses ou bien Dousseur de vivre mais c'est seulement Ricky qui s'offre à nous.
Une danseuse passe dans le vide attachée à une corde en tournant sur elle-même. Elle doit sûrement représenter la femme tentatrice et matrice des désirs et des passions, mais nous ne voyons qu'une pauvre femme qui pendouille mollement dans ce grand vide scénique et intellectuel.

Devinez lequel se sent le plus seul.
Et là, on touche le chef d'oeuvre mes cocos ! On en comprend pas un broque de ce que dit l'ami Ricky- enfin si peu. On comprend KO et que c'est la faute des femmes, en gros.
"Pourquoi faut-il se cacher pour pleurer , " revient souvent, et bien que les oiseaux se cachent pour mourir Ricky se fait de fait le chantre de la masculinité affirmée et de la réflection moderniste sur la célébrité et son aliénation. D'ailleurs, à propos de cacher Ricky à oublié de couvrir ce sein que l"on ne saurait voir; mais bon que voulez-vous : quand on a la classe...
Mais pourquoi il doit toujours gesticuler comme ça ? Il le pense peut être mais ce n'est pas sexy; au mieux on pense qu'il a envie de vite délester sa vessie, au pire il passe pour un gros pervers.
Et en plus, il fait "wao hoho" comme un chanteur de RnB en veux-tu, en voilà.
Et pendant que notre Ricky national braille son charabia de jeune Werther, les danseurs nous offre en-dessous une très belle chorégraphie en forme de partouze dont les accents rappellent le travail d'un enfant de trois ans saoul. Oui, tout ceci est illégal.

La classe, la vraie.
Quatrième extrait pour ce qui marche encore.
Pour poursuivre, le joyeux producteur vient faire le récit de son enquête au chanteur chevelu. En résume, il est aux fraises et propose de faire une audition pour la retrouver; et bien sûr ça sera une audition de gigue... Donc Ricky va auditionner pour son nouveau clip suite à quoi il déclare : "Je retourne à mes racines". Là, c'est vraiment pour meubler et faire une rime car on se souvient que ses racines sont dans le montrage de derrière dans les bars de Manchester. Bref, rien de bien folichon dans cette scène où même la vulgarité de Ricky ("Je m'en fous, retrouve-moi la fille!") ne nous choque plus.
Une musique au accent orientaux - enfin aussi oriental que le taboulé Garbit - fait office de liant dans cette grosse soupe ( j'ai même envie de dire souplette) bien épaisse; j'ai bien dit aux accents car sinon elle ressemble plutôt à un spot de cinéma de province pour la boutique de Jean-Michel Robinet, le spécialiste de la cuisine équipée à Vierzon.

Il y en a au moins une qui maîtrise un brin le tendu.

Cinquième extrait pour le plaisir.
La belle mère revient avec la même musique qu'au début; oui, chez Cindy on se fait pas trop chier niveau créativité - et je ne parle même pas de qualité.
Bon, Cindy doit apprendre la gigue à ses belles-soeurs. Voilà-voilà.
Sublime moment de la comédie musicale : la fameuse gigue - avec laquelle on nous rabat les oreilles depuis le début - est enfin dansée. Cindy qui danse celle-ci, c'est un peu comme regarder les monceaux d'algues verdâtres portées par l'écume sur la plage, ou bien voir danser devant soi un gros morceau de pâté de foie.
A la fin, tout le monde danse en même temps; sans sens du rythme ou de la coordination, on assiste alors à un spectacle digne des plus belles basse-cours.
Une prestation que l'on peut considérer comme filée puisque juste après la joyeuse troupe des danseurs ratés débarque et se mettent à gesticuler dans le même esprit sur cette musique qui commence vraiment à devenir très, très, énervante. C'est le début de l'audition.
Mais, mes doux amis, reposons nos âmes, nos iris et nos oreilles à vif et nous reprendrons notre merveilleux voyage très prochainement. En plus, je ne dit rien mais ça va être grandiose avec notamment la fameuse rave party. Vous pouvez faire confiance à Cindy.

dimanche 16 février 2014

Pâté de tête et gélatine.



A Hollywood, les martiens, les terroristes et les agents secrets se mêlent à nous. Ils sont partout et nulle part à la fois. Ces êtres étranges passent inaperçus sous nos yeux innocents. Malheureusement, tout comme les aventures de Donald Sutherland dans Invasion of the Body Snatchers (L'invasion des profanateurs en vf), tout ceci n'est que du cinéma, mais rien ne prouve que cela n'est pas vrai et qu'on ne minimise pas la situation. En fait, notre société est déjà en danger !
Regardez bien autour de vous : dans les transports, dans les salles d'attentes, dans les jardins publics, dans les moments de détente, dans votre propre salon et même dans votre propre lit. Ils sont partout !
Les gens autour de vous ont le nez rivé sur leurs écrans. Ils ne vous voient plus; leurs yeux vitreux sont soutenus dans leur obsession par la viscosité de leurs ouïes et de leurs langages.
Ils sont tombés sous l'emprise de Candy Crush.

Un jeu où le but est d'aller le plus loin possible en réalisant des combinaisons de machins colorés. Il paraîtrait même que les concepteurs du jeu ont  produit une histoire pour vous accompagner lors de vos 500 tableaux à finir; personnellement, je n'y croit guère. Tout le monde zappe cette vilaine partie où l'on peut admirer une petite fille insupportable qui a trop mangé de gratin dauphinois et une espèce de Monsieur loyal rouquin qui bondit sur votre écran tel un membre du bas clergé berrichon sur un enfant de choeur.
Donc, le but est de faire des combinaisons d'éléments afin de faire des points et/ou de détruire certains éléments suite à leurs destructions. D'ailleurs, ces éléments sont supposés être des bonbons mais selon mon cortex visuel je vois des saucisses, des citrons, des feux d'artifices dans des boules à neige, des boules de produit pour le linge, des framboises et des blocs cuvettes WC saveur menthol.

C'est gratuit, il y a plein de couleurs pour illuminer ton couloir de métro donc forcément les gens aiment bien. En plus, tu peux y jouer depuis Facebook. D'ailleurs, c'est la que l'Apocalypse arrive : tout le monde est au courant des niveaux de chacun - surtout quand tu n'y joues pas - et si tu y joues tu auras le bonheur de recevoir mille notifications qui vont faire vibrer ton portable ou illuminer ta fenêtre, tout ça parce que Albert est généreux et t'envoie des vies. Plusieurs fois par jour, votre coeur s'emballera suite à une notification. Votre portable qui vibre dans votre poche : serait-ce elle ? M'a-t-il répondu ? Eh, soudainement, la tristesse frappe entre vos deux ventricules et déchire votre petit muscle en deux : c'est seulement Gertrude qui vous envoie une notification Candy Crush.

C'est là que vous vous rendez compte que d'avoir téléchargé le jeu, pour à peine passer le niveau 40 en quatre mois, commence à revenir cher. Mephistophélès réclame son dû et votre vie commence à devenir aussi triste et terne qu'une rame de métro au milieu des joueurs de Candy Crush. Au moins, quand tout le monde se coupe du monde en mettant ses écouteurs, on peut toujours se regarder.
Mais non, désormais c'est souvent Candy Crush ET les écouteurs !
Seigneur, que d'épreuve Tu nous fais subir ? Surtout, avec ses saloperies de carrés de chocolat qui popent partout et te bouffent tous tes mouvements !

vendredi 6 décembre 2013

Zim zim.


Nous le savons tous, en ce moment l'hiver commence à s'installer. Il fait froid, il ne fait pas très beau mais surtout les réveils sont de plus en plus désagréables.
Vous aimez vous levez alors qu'il fait nuit, sachant que vous reviendrez du chagrin il fera encore nuit ?
L'idée d'affronter une horde de problèmes en commençant tout d'abord par la forte bise qui vous fouettera dès le pas de votre porte passé, c'est sexy, non ?
Ainsi, le plus important et de faire un réveil agréable.
Je ne parle pas de savoir si vous vous réveillez à côté de votre manche à testicules préféré ou de votre ... enfin de la fille dont vous avez le vague souvenir avoir dragué à la soirée d'hier; non, car s'il y a bien une vérité universelle à propos des réveils lors des jours ouvrés, c'est que l'on est seul face à son réveil matin.
Mais pense-t-on assez au fait que le choix de ce réveil et ô combien personnel ?
Attention, à cause de cela votre grande histoire d'amour peut tourner court.

Vous devez vous lever tôt; hier soir, Stéphanie, la ravissante chef du service design a enfin succombé à vos charmes après quelques semaines de discussion autour de la machine à café et un bon restaurant. Votre nuit à été magnifique et en tant que parfait gentleman vous avez accepté de ne mettre que votre réveil pour vous deux. Sa main contre votre torse et sa tête contre votre épaule, les paisibles minutes défilent et le compte à rebours avance inexorablement. Malin comme un singe, vous avez avancé votre réveil de cinq minutes, histoire d'avoir un petit réveil câlin; le moment arrive est voilà ce qui la tire de ses rêveries : Premier réveil.

Votre petit ami est parti travaillé à l'autre bout de la France. Votre histoire a commencé, il y a de ça plusieurs mois. Avec les études, vous vous voyiez les week-end : grasse matinées, cinéma, etc.
Cette fois, il a ses congés, vous n'êtes pas en vacances mais vos horaires de fac vous permettent d'avoir un peu de temps pour vous; du coup, même si vous ne commencez qu'à dix heures, un petit réveil est de règle. Vous êtes plutôt du genre à devoir vous réveillez vite et bien pour ne pas sombrer dans l'indolence mais également quelqu'un qui n'a que faire des sonneries personnalisées et donc utilise celles intégrées. Ainsi, vous découvrez à 07h47 votre copain vous regardant avec de gros yeux ronds suite à ce type de réveil : Second réveil.

La nuit a été rude : hard-tech et vodka/red bull toute la nuit. Votre nouvelle copine néo-hippie dort/ cuve avec vous. Soudain, votre téléphone aux couleurs post new age s'allume et votre chambre s'illumine au son du troisième réveil. Votre poster de Che Guevara, pour lequel le photographe original n'a rien touché, a beau être en plein milieu de la pièce, Nelly reprend sa sarouel safran en lin et vous laisse seul avec votre Drum et votre tasse de café.

La soirée était prometteuse. L'exorciste puis Shining avec des litres de Jack Daniel bien sec avant de vous unir violemment, scarifications contre scarifications. Votre amour mutuel s'unit à celui du mouvement gothique. Vous avez déjà parlé de vos futurs concerts de Black métal et vous vous voyez déjà tous les deux comme les Mina Harker et Dracula des temps modernes. Mais voilà, votre réveil sonne : quatrième réveil. Votre noirceur racée n'a d'égal que la complainte du jeune californien devant le manque de glaçons de son gobelet de Coca McDonald. Au réveil, il a beau rester un peu de maquillage et de vernis à ongles, vous n'êtes plus le beau prince des ténèbres, l'antéchrist du bahut que vous laissiez paraître.

Bon, je pense que désormais vous avez bien compris le concept de l'individualité du réveil matin. Néanmoins, je ne peux vous laisser comme ça, alors comme c'est bientôt Noël et que le blog vanillé vous aime, voici deux dernières sonneries qui ne manqueront pas de vous faire imaginer quelques situations : Cinquième réveil.
Sixième réveil.

Bon réveil et bon week-end à tous. Salucofagos.

lundi 28 octobre 2013

Cindy (6e partie)

Un barbu vous observe.

Tout le monde applaudit, on nous repasse un petit coup de caméra du côté public où l'on ne manque pas de remarquer qu'il y a toujours le même vieux barbu qui fixe la caméra; et c'est bien connu, c'est le genre de types a avoir des choses à cacher.
Bref.

Premier extrait.

Chez les Cindy, on se prépare à aller au fameux bal à Ricky. La belle-mère demande à Cindy d'aider à habiller les deux filles pendant qu'elle se préparera également; la réponse de Cindy ne fait pas attendre : "quelle cruauté !" Effectivement, c'est insoutenable...
Mais la véritable horreur arrive quand la marâtre se décide à montrer des "pas de disco" sur l'air de Disco-Queen (subi précédemment). En fait, elle ne danse pas du tout (non, imiter - et mal - deux secondes la danse de Saturday Night Fever n'est pas ce que j'appelle danser) et préfère réduire nos tympans à l'état de poussière cosmique; ça doit lui demander moins d'efforts.
Pendant que la vieille braille en haillons, les deux filles se dandinent toujours emballées dans leur plus beau papier de boucherie violet, imitation PQ lavande.

Le ridicule ne tue pas mais il peut faire vieillir.
                               
Pendant ce temps, Cindy fait son autiste assise dans un coin et gratte son eczéma, alors que les deux soeurs commencent un numéro de haute-volée.
L'une avoue qu'elle découpe les photos de Ricky dans OK Podium et les colle entre les posters du Grand Bleu et de poneys. Elle reste soft car elle imagine seulement "qu'il en descende pour dormir ensemble".
Parce que l'autre est beaucoup moins fleur bleue : elle avoue qu'il ne lui fait ni chaud, ni froid ( en tous cas, artistiquement parlant) mais "qu'elle ne dirait pas non"... Classe !

Les affres de l'eczéma.

Mais vous vous en doutez, c'est le moment pour Cindy pour reprendre la chansonnette : elle aussi chante les philosophiques paroles "pourquoi elle, et pas moi" blabla.

A propos de "pourquoi pas moi", voici ladite chanson.

De plus, elle arrive comme une perruque dans la soupe en se dandinant comme une paysanne à gros cul et gros sabots en portant un immonde machin à froufrous mauves. Et voici, qu'elle chouine quand les deux autres se fichent bien d'elle. Mais comme tout va bien, elles chantent toutes à la fin en choeur.
Mine de rien, pour le moment, la comédie musicale enchaîne les chansons de 30 secondes. J'avoue que le mauvais passe mieux comme cela mais tout de même, on sent bien le côté baclé - enfin on le sent encore plus.

Wouhouhou ! Cindy la fiesta !
                         
Fondu noir, envolée musicale à la harpe, nos yeux  se rouvrent avec curiosité, notre coeur palpite, l'excitation monte : une surprise ? Un cadeau ?
Eh non, voilà Gontran l'Oumpa-Loumpa sponsorisé par le crème d'Isigny qui déboule.

On continue dans la vidéo de ce chef d'œuvre.

-Blabla, me voici.
- Blabla je vous attendais.
- Blabla, tiens va à la soirée et part avant minuit tout ça.
"Ta limousine est à la porte et que le diable t'emporte"; charmant comme salutations; cela reste la version classe de "je t'ai déposé ceci et vas te faire mettre, enfoiré!"
Encore un interlude foireux de 20 secondes, mais la pire arrive.

Moment Actor Studio : La colère.
                           
Extrait précis introuvable mais cela reste un moment culte donc je ne saurais vous conseiller de regarder cela à la fin de cette vidéo qui compile tout le premier acte.

Une musique déjà énervante se fait entendre, le décor bouge - ce qui n'augure rien de bon - et les lumières se font couleur vomi. Deux figurants tout droit sortis d'une production italienne de science-fiction des années 80 attendent sur une plateforme.
La musique monte, les oreilles pleurent et voilà qu'arrivent les danseurs de la troupe toujours aussi chatoyants dans leurs costumes uniques. Cette fois, ils sont mi-corbeau, mi-clodo.
Un des deux personnages chante et le ton et donné : "Bienvenue, welcome to 'Ze' galaxy". Toujours aussi affligeant... Désormais même le public anglophone peut profiter du niveau olympique de ce spectacle unique.
Et voilà, que la musique s'accélère pendant que l'on voit le producteur se dandiner comme un niais sous kétamine - j'espère au moins qu'il s'est marré à faire tout ça à défaut d'acquérir richesse et célébrité.
"Bienvenue à la bande à Ricky" (décidément le possessif n'est pas leur fort); "bienvenue au showbusiness machine" ; tout ça chanté par deux rois des nuits échangistes qui étonnement ne remercie pas Jackie et Michel.
Jackie et Michel, rois du cap d'Agde version nanar.
                               
"Tous les requins de la nuit; ses musiciens, ses vautours;" Oui, ce spectacle est une super ménagerie - comme celle du Prince Ali !
Après je n'ai pas de mot pour décrire cette apocalypse (et pas au sens étymologique du terme) artistique qui suit : plus personne ne chante, la chorégraphie ressemble plus à la danse des sangliers dans Astérix et Cléopatre qu'à autre chose (et encore les jambons sont en rythme et alignés), et la musique est sûrement la pire chose qu'il m'ait été donné d'entendre de toute ma vie. Même le pire des jeux vidéos Playstation1 n'avait pas osé produire cela.

Déjà qu'on ne comprenait pas toutes les paroles à cause de leurs braillements mais comme maintenant ils braillent en anglais avec un vilain accent dont ne sais où, nous perdons le fil de ce texte merveilleux.

Graou, graou !
                               
Désolé, la première partie de cet effroyable spectacle n'étant pas trouvable, je vous donne quand même l'arrivée de Cindy.

Les feux de l'amour continuent de plus bel avec l'arrivée de Cindy au bal. Elle a mis son plus simple rideau et son plus beau sourire idiot. D'ailleurs, la petite amie de Ricky ne s'y trompe pas : "ses yeux me veulent du mal" vu la merde soumise qu'est Cindy depuis le début on a du mal à l'imaginer en punkette violente. Et je dirais que niveau douleur infligée il vaut mieux se méfier de sa voix que de ses yeux.
"Je la veux! Je la veux!" ou le cri du violeur. Ricky ne se contrôle plus, en mode priapique il commence à vraiment faire peur.
Mais il se rattrape et déclame son amour d'artichaut : "elle me fait voir des étoiles; avec elle, ce soir, j'oublierai le bal ". Euh Ricky ? C'est ton anniversaire, connard ! Si t'aimes pas ça, ne le fait pas !
"Elle scintille comme un diamant dans la nuit" ... ah oui, quand même.
"Quand elle touche son étoile, quelque chose se passe en elle de surnaturel" c'est pas que j'ai l'esprit mal tourné mais j'ai l'impression qu'étoile signifie clitoris dans ce texte...
D'ailleurs, effectivement elle brandi sa babiole taiwanaise de 5 kg a tout va.

Un rideau et une saloperie de pochette surprise et on emballe.
                             
"Oh oh, trop c'est trop; il s'avance vers elle comme un torero"; la petite amie de Ricky a de ces images pour décrire les choses...
Alors que ça beugle dans tous les sens entre "elle met le feu à ma vie, à ma cervelle" et tout ça; voilà qu'une presse hydraulique se met en marche et tout le monde entonne joyeux anniversaire....
Passé la surprise du gâteau en forme de prostituées, on commence à crier 'pitié' en entendant le retour du violon et de la fameuse gigue.
Cindy dans dessus comme une grosse patate farineuse alors que Ricky s'écrie "elle connaît la danse, elle connaît la danse" (décidément ils répètent tout deux fois dans ce show).
Et voilà qu'arrive le texte le plus affligeant de cette sixième partie : "Envole-moi vers les étoiles; fais sauter pour moi les plafonds du bal. Envole-moi vers les étoiles; Emmène-moi danser sous la voûte spatiale"

On ne viole pas que tes oreilles !
                           
Un dernier pour la route ?

Pour finir en beauté on nous gratifie quand même d'un moment de bonheur quand la mauvaise actrice colle une bonne baffe à Ricky avant que les douze coups ne sonnent. Un Ricky qui hérite non pas d'une pantoufle de vair mais de l'immonde babiole chinoise et nous offre encore un de ses merveilleux jeu de bras pour finir.
Ça y est, on revoit le vieux barbu du début fixer la caméra; suite au prochain numéro.

Chers amis, vous pouvez vous rassurer quelque peu en vous disant que nous venons de finir le premier acte; il n'en reste plus qu'un. Bientôt, la fin !

mercredi 16 octobre 2013

Alarma.


Comment reconnaît-on que l'on vieilli ?

- On commence à discuter avec son coiffeur.
- En plus de sourire, on propose l'appoint à la caissière (voir même on la prend pour son coiffeur).
- On pense beaucoup moins à zapper quand on tombe sur les émissions du genre Top 50 1998 (mais on y pense quand même vu le machin).
- Tu commences à aimer penser que vivre dans un pavillon avec jardin c'est pas plus mal.
- Tu découvres les émissions diffusées avant 10h (oui, il y en a; pas forcément intéressantes mais tout de même ce n'est pas une légende urbaine).
- Dans le même temps, tu as l'impression d'apprendre des choses en regardant l'émission matinale Les maternelles.
- Quand on commence à investir dans des appareils ménagers secondaires (genre une plancha ou une machine à café à grain) ou bien dans des caisses de vin (et je ne parle même pas des achats de décorations intérieures et autres saloperies à poser sur une table pour faire comme Un dîner presque parfait).
- Quand vous commencez à parler de vos journées avec vos parents (en nommant vos collègues par leurs prénoms).
- Quand vous commencez à faire des soirées verrines ou macarons avec vos amis.
- Quand vous avez voté pour plus de deux présidentielles.
- Parce que le vétérinaire ne sait plus trop qui piquer entre vous et votre chat.
- Parce que vous commencez à y penser.

Si tu te souviens que Michel Drucker avait la même tête quand tu étais petit, c'est normal.
Sortir à tire-larigot 1998 comme référence pour l'équipe de France de foot signifie tout simplement qu'on est con.
Si tu commences à privilégier les beuveries à la maison plutôt qu'en boîtes, c'est normal ça s'appelle grandir.


vendredi 4 octobre 2013

Sapine-moi !



L'histoire de Châteaufarine.

Dans une contrée à l'odeur sapinée (oui, j'estime que cela existe) se trouve une ville au nom singulier : Châteaufarine.
Au creux de montagnes densément boisées, Châteaufarine étend ses maisons pavillonnaires le long d'un cours d'eau à l'humeur calme.
Il y a fort longtemps, une légende locale raconte que le roi des forêt, Monbeau Sapin, y vivait. Il gouvernait une grande partie des forêts européenne depuis son palais taillé dans le caillou local.
Il vécu longtemps mais un jour il succomba à une crise cardiaque en voyant le premier tractopelle de son histoire arriver chez lui avec ses grosses chenilles.
A son bord, Jacky : 32 ans, fan de techno et de Lara Fabian. Ce jour-là, il avait fait le plein de Drum pour ses poumons encrassés et il tenait solidement sa bouteille de Coca avec les jambes (quelques jours avant il compris qu'une simple canette avait du mal à rester en place sur un tel engin, au dépens de son short en toile de Nîmes). Tout fou et sous payé qu'il était, c'est Jacky qui fit vraiment de Châteaufarine ce qu'elle est aujourd'hui. De main de maître et d'un pied sur accélérateur assuré, il traça une grande ligne droite au milieu des bois sur 2km. Châteaufarine était née.

La ville passa une vie des plus simple et tranquille jusqu'à l'arrivée de l'agro-alimentaire moderne. De petites usines locales commencèrent à s'agrandirent et à mécaniser leur production pour vendre à grande échelle et faire d'immenses constructions Légo en billets de banque en utilisant ces grandes échelles.
Du jour au lendemain, des marques fabriquaient en grandes quantités des produits pour de petites quantités de gens aisés. S'en était fini des plats de grand-maman tous les jours. Pour leur nouvelle orientation, ces entreprises avaient un fort besoin de farine; en pâtisserie, c'était le produit far.
C'est alors que Gilles Aumon du Poitou, maire et maître sapinier, décida de lancer la ville dans la production de farine et d'abandonner la traditionnelle confection de bonshommes en pommes de pin.
Farine de blé, farine de sapin, farine de maïs, farine de sapin de Noël; tous le monde merveilleux de la farine allait faire battre le cœur de Châteaufarine.

Depuis la farine se fabrique en Chine et est exportée pour être transformée; pour le gâteau au chocolat, on la mélange au cacao et la fait cuire sur le sable de Dubaï par des ouvriers des chantiers pakistanais avant de réexpédié tout ça.
Tout allait mal à Châteaufarine, même les rats et les huissiers préféraient partir pour de meilleurs rivages; et grâce à l'invention des transports, ils avaient tout le choix du monde.
C'est alors que par un brumeux matin d'automne, le destin sourit à notre charmante bourgade.
Jean-Miguel Garcia Mendez de las Estrellas, négociant colombien, s'écrasa avec son petit avion sur la grange de Simon Rodetripier, agriculteur TF1.
Depuis notre charmant homme d'affaire des amériques et notre sympathique homme du terroir font de la ville un point névralgique de produits tout à fait typiques.
Jean-Miguel fait venir du bois exotique emballé dans des sacs de sable blanc de la forêt amazonienne par petit conteneur la plupart du temps. Une fois reçu notre agriculteur transforme le bois par ses maîtres sapiniers et comble de l'écologie réutilise même le sable de transport par ses maîtres enrhumés.

Depuis Châteaufarine retrouve sa gloire d'antan; beaucoup de passage mais une économie florissante grâce à ses échanges transatlantiques. Des centres pour maladies enrhumées se sont même ouverts.
Et il ne faut pas oublier que sapine toujours là-bas : si vous passez par là, soignez vos rhumes et autres rhinites et n'oubliez pas le bon petit sapin massif qui fait la joie des enfants et des rétroviseurs.

samedi 7 septembre 2013

R'hllor.


Je sais que cela tourne pas mal sur le net en ce moment mais je ne peux résister à l'envie de vous faire découvrir ce chef d'oeuvre des temps modernes : Ici.

On remarquera notamment que c'est bien fait pour elle et que tout le monde ricane en choeur en voyant cela.
Cela fait du bien de voir se ridiculiser ces personnes qui ne connaissent pas la honte, mais si on y pense il ne faut pas trop en rigoler non plus car c'est le mécanisme principal de grandes émissions culturelles comme Les Ch'tis à Hollywood, Confessions Intimes etc. Des lieux d'aisance intellectuels où l'on te montre quelques idiots se ridiculiser pendant toute une émission
Moquerie malsaine, revanche, méchanceté, nous n'étudierons pas cela aujourd'hui alors en attendant marrez-vous bien devant cette jeune greluche au fessier littéralement 'on fire'.
Salucofagos.

mercredi 4 septembre 2013

Grillon.


Jovanotti : La notte dei desideri

Je voudrais une maison en Italie.
Une maison aux murs blancs posés sur des tomettes rouges vermillon et la clarté du jour pour tout illuminer.
Dormir la fenêtre et me lever à tes côtés alors que la campagne s'éveille ou que la ville s'anime. Ces senteurs, ces bruits, cette douceur de vivre...
Faire des apéros et des dîners en terrasses jusqu'à pas d'heure.
Pouvoir crier toute la journée parce qu'au final tout le monde le fait.
Travailler ou bien se reposer à la maison en ayant toujours cette légère brise se faufilant entre les pièces et les cheveux.

Bon, je m'emballe peut être un peu mais sans parler de cela, j'ai envie d'avoir des levés comme dans la vidéo, au moins sur cette musique.
Italie ou non, le réveil se fera sur le bon pied et avec le sourire.

mardi 30 juillet 2013

Cindy (5e partie)

Le ridicule ? On ne connaît pas sur cette production.

Et nous voilà repartis pour la suite de la plus grande production musicale du monde : Cindy 2002, cendrillon du ghetto !
Voici : la première chanson.

Vous vous souvenez avoir subi 5 minutes d'outrage auditif avec Oumpa-loumpa master et sa bouillie disco ?
Eh bien, gardez vos forces car on commence tout de suite avec sa suite : une immonde bouillie electro/ disco. Quand je dis 'electro', ne croyez pas que les Chemical Brothers ou Siriusmo sont à l'œuvre. Pensez plutôt à cette horrible musique des années 90 que l'on entendait dans le Hit Machine et les boîtes de provinces.
Le mauvais goût étant à la culture ce que le sparadrap est au Capitaine Haddock, nos gentils danseurs se trémoussent dessus déguisés en papillotes d'aluminium.
Encore une fois, la chorégraphie dégueulasse et leurs jambons sont mis à l'honneur grâce à la réalisation sentant bon le pastis et les costumes que l'on pourrait prendre pour des préservatifs géants s'ils n'étaient pas argentés.
Mention particulière aux moon-boots moumoutes et aux perruques de shows privés et tarifés.
Ça dégouline de sexy...

Mais voilà qu'une boule à facettes géante s'avance. Un mystère ? Peut être. Une horreur ? Sans doute.
Horreur ! Malheur ! Voilà, la belle mère en robe fendue et maquillée comme Pigalle un samedi soir.
"Disco Queen, disco queen d'un soir"  Oui, moi aussi j'aime faire croire ça quand j'emmène les filles dans les toilettes de night-club : "tu es une reine, baby" ou bien "je suis producteur, je peux peut être m'arranger pour te trouver un rôle"...
Bref, on apprend qu'elle est une gloire oubliée du disco et que son nom de scène est La Palma (anciennement membre des Village People la belle-mère ?).

"J'ai voyagé de Mexico à Tôkyô sans savoir dans quel pays j'étais" No comment. Et tout ça en un soir si on en croit le texte, quelle souplesse !
"j'arrivais comme la cerise sur le gâteau" WTF ? Oui... je suis arrivé comme le trou sur le normand peut aussi marcher...
"Je me faisais mon Cinémascope..." Cindy, ou belle-mère : même combat pour le paroles nawak. je me faisais ma 3D ? Me faisais mon travelling ? Je me faisais pas chier à cherche mon texte ?
Une bonne dose de son tecktonik arrive jusqu'à nos oreilles écorchées - on se demande où est la disco...
La diva trémousse sa peau d'orangerie, et alors que nous avions déjà "le chanteur anglaiiiis", voilà maintenant, un cours d'anglais donné par la vieille : "De New Yorl à L;A". = "From New York to LA"
"Payé au noir" = "payé au black" ...
On sentait déjà toutes les études supérieures qui se trouvent derrière ce spectacle mais il reste encore des surprises.
Une chorégraphie charcutière. 

"Laissez-moi vous montrer ce que c'est que danser"... 3 pas immondes, une descente de fessiers lourde et vulgaire et puis le côté je te montre ma culotte en relevant ma robe fendue; La Palma, ou ce que le bon goût a fait de meilleur. Non, c'est sûr Disco Queen d'un jour, Disco Queen toujours.
Et pour finir, la chanson se clôt sur un cri de jouissance et un superbe montage photo de notre disco queen préférée.

Deuxième extrait.  et sa suite directe.
Petit interlude sur la musique rock'n roll de Ricky pour nous présenter sa petite amie : Judy.
Mais pas de bol comme elle choisit une robe, c'est nôtre couturier-chocolatier qui commence à vriller nos oreilles.
"J'ai intitulé mon défilé : la vie en rose (oui, ça on l'avait bien vu).
Judy : -C'est original. "(euh, c'est de l'ironie ?).
Effectivement, on ne voit plus rien sur scène tellement l'éclairagiste fait péter le fuschia. Après les oreilles, les yeux commencent sérieusement à être atteints.
"Comment ça, je fais peur ? Comment ça, le rose fait mal aux yeux ?

"Ou sont les paquets ? Apportez-moi les paquets." Encore une fois, l'auteur nous gratifie de sons sens aigu du vocabulaire et de la pertinence des répliques dans un récit.

"Et toi pour te faire entrer au bal à Ricky, je viendrais te chercher" blabla. Bon, on comprend que l'amie du beurre de cacao et de l'oreille percée va remplacer Marraine la bonne fée, mais on se demande tout de même pourquoi ?

Et là une scène ahurissante où Ricky en a marre et veut se barrer, Judy est en pleine crise de manque et
Loumpa-Loumpa continue de clamer "rose' sur tous les tons.

Troisième extrait.
Mais voilà, que Judy avec la force et l'expérience d'une actrice professionnelle de Melun, dis "stop" à tout cela. Quelle force de caractère !
"Mon dernier défilé, j'ai décidé de me retirer de ce métier qui vous fait rêver mais qui pour moi-woua-woua est un enfer"  Absence de rime, et elle prend sa voix caverneuse pour les derniers mots. Le sang commence à couler des lobes d'oreilles. Et je rajouterai : un métier qui fait rêver, peut être; mais en tout c'est juste l'idée du métier car quand on voit sa trogne...
Des plans audacieux au charme certain. Kubrick était un petit joueur.

"Vivre pour moi, dormir sans somnifère, me lever avec le soleil"..   Ah saloperie de shwobiz ! Une dénonciation sans cliché et virulente de cet enfer qu'est la vie des mannequins. Judy, bientôt sur M6 avec Bernard de la Villardière !

"Regarde-moi mon amour "avec une intonation sur le mon amour qui laisse pantois tellement c'est romantique... Germaine, routière, 3gr dans chaque bras, 15 ans de route et 30 ans de Malboro.
"Vivre pour moi, c'est vivre sans toi. Sans toiiiiiiiii !"
Alors, déjà la phrase est discutable mais tout s'efface devant ce doigt accusateur et ce cri. Bien sûr c'était pas vraiment de la chanson mais là, c'est la top niveau; le tout relever par son inoubliable jeu d'actrice. Et puis, si ça c'est pas de l'image et de la rime : "pour moi..; sans toi..." je suis rêveur.
Judy de l'Actor Studio of Bondoufle : Dans la fureur de vivre.

Nouvel extrait.
Pauvre petit Rickynounet, lui qui en avait rien à foutre et voulait s'envoyer "des cadeaux", le voilà tout seul, largué comme la pire des merdes.
"KO tu m'as mis KO. Je suis tombé de haut. Avant j'avais les pieds sur Terre". Ce n'est plus une métaphore filée, c'est un grossiste de bobines à fil.

"Tu as les yeux de ma mère". Décidément cette comédie musicale est la plus louche qu'il soit au niveau sexualité. Après les putes, l'inceste; et on n'en est qu'à la moitié ! Planquez vos animaux (surtout morts) !
Ricky au final se révèle être un grand romantique et commence à piocher dans ses plus belles images de poésie pour les nuls.
La couleurs des yeux, le ciel, la mer. Les larmes en rivières, ce qui rime avec désert etc...
Un festival je vous dit. Il ne manque plus que 'mon cœur qui pleure' et 'notre amour telle une fleur'.
"Les femmes quand elles nous ont mis KO. Eh oui, elles jouent de leurs charmes, blabla, les hommes se cachent pour pleurer", et les oiseaux pour mourir.
Un homme face à l'amour, le vrai, celui qui mal - aux oreilles.

Dernier extrait, ouf!
Mais voilà bien longtemps que nous n'avions plus entendu notre Cindy nationale!
Après une intro après laquelle on s'attend à entendre Ozone et Nouma noumayé, elle revient; et plus en forme que jamais :
"Derrière ses lunettes noires qui laissent à peine deviner ses yeux (bah oui, grognasse. c'est même fait pour.), j'ai crû entrevoir tant de tristesse et tant de tendresse (ah bah faut savoir! On voit ou on ne voit pas? Et puis c'est quoi cette association entre tendresse et tristesse? On dirait une pub pour la SPA avec le médecin euthanaseur derrière)".
"Il m'a regardé, il me semble" ba c'est toujours le problème des lunettes noires. Cindy se monte un gros film.
Il m'a tué d'un seul regard (va falloir savoir si on voit ou pas!).

Blabla, il a toutes les filles qu'il veut, blabla je en suis pas belle (no comment là dessus) donc "je vais l'aimer en secret toute ma vie" ah oui, quand même; ça fait long.
Cindy : 1; santé auditive : 0.

Soudain, en plein milieu des pleurnicheries qui font mal aux tympans, revoilà le pervers de service qui débarque sans rien dire. "Je tremble d'amour quand elle vient pleurer sur mon épaule" Voilà, pas de bol Paulo, elle aime déjà quelqu'un en secret pour toute la vie. Same player, try again.

"Elle me pique mes casquettes, mes chemises, mes blue-jeans etc" l'explication du pourquoi ce type est toujours à moitié à poil. Et je ne mentionne pas le mauvais goût vestimentaire.

Et voilà il avoue son amour secret en chantant également "je l'aime en secret". Et les deux commencent à beugler là-dessus en même temps, tragique ironie de l'amour (et on s'en tape royalement en plus. Sauf si Machin s'énerve et décide de s'exprimer en un crime passionnel en butant Cindy, violemment.).
Et puis ça s'arrête pas : 3minutes de cris sur je l'aime en secret. Un délice pour les ORL.
L'amour, c'est comme faire du vélo sans selle : ça peut faire très mal.

D'ailleurs, nous reprendrons cette odyssée musicale plus tard, histoire que nos sens se reposent un peu.
Dans le prochain épisode, tout le monde se prépare pour se rendre au Bal à Ricky. Encore un festival pour nos sens aiguisés et désormais connaisseurs.

(A suivre)

vendredi 12 juillet 2013

Up up up !


Mes chers petits, ma chère maman, il y a bien longtemps quelques tribus éparses se disputaient un territoire encore peu cartographié.
Il y avait d'un côté des tribus très sociales mais à la constitution instable, et de l'autre des ermites ( je voulais mettre anachorète mais bon, c'est les vacances) dont la seule existante tenait plus de la légende urbaine qu'autre chose : les geek du PC.
Et un jour est arrivé internet. La révolution internet a été à la jeunesse ce que l'invention de la roue (et donc du char à bœufs) ou du chemin de fer à été pour les peuples - et aux renouvellements d'ADN.
Et voilà que dans le merveilleux monde en formation des loisirs, toutes ces communautés prirent contact.
Quelques années plus tard, cela a donné : le MMORPG. En français : jeu de rôle en ligne massivement multijoueur; en IRL... pardon je veux dire en vérité : un jeu vidéo où l'on peut s'entasser comme dans un club privatif au Cap d'Agde quand tu veux, voir même payer et faire mourir de jeunes Coréens.
Bref, dans cette pléthore de jeux on trouve le monolithique World of Warcraft et autour tout plein de jolis jeux tout aussi bien et plus ou moins gratuits. Dans ceux-ci on peut trouver SWTOR ( Star Wars : The Old Republic ). Je ne m'étendrai pas sur l'histoire où le contexte mais en gros, soit tu es du côté obscur, soit tu aimes éclairer les côtés obscurs avec ton gros sabre laser.
Rien que pour vous, mes loulous cœur de loup, je vous ai fait une petite liste des petits noms que l'on peut trouver dans ce jeux (qui sont sont intégrés dedans, j'entends - PNJ) :

Nar Shadock
Quesh que c'est que ça ?
Mister Dromund Kaas / Dromund Patricia Kaas.
Belsavis tête plate.
Coruscant et comment.

Malavai Queer
Dark Barrouf
Dark Lachryma Christi
Malavai Queer
Moff Pyron ira faire des courses.
Sharack Breev de comptoir.
Talah Reh des fesses.
Vette t'faire ça sur le champ.


Vik (Vapo Rub).
Mos Anek Samère
Seigneur Komo esta en la casa ?
Capitaine Golah (ex vendeur de chaussures)
Dark Sitar Ravi Shankar
Dark Gugus
seigneur Skar (l'assassin de Mufasa ?)

Jedi Satele Shan Marchepas.
Maitre Kiwix
Bahléa (Baléares vs Balai à chiottes)
Haaron Tavus (t'as vu, quoi!)
Duc Kendoh (sortez les sabres!)
Général Avec pas vu.
Seigneur Draagh à mort.
Seigneur Sadic (rien à dire de plus).

Général Var (kama) Suthra
Le méchant Fais tes "Valis", on y va !
Agent Bator (de son prénom Al ou Ulan)
Seigneur Drowl (mais il ne l'est pas du tout)
dark S'en Balaras

Une belle ménagerie, n'est-ce pas ? Vous ne jouerez plus de la même manière.