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lundi 7 juillet 2014

Götterdämmerung (3/3)



Ainsi donc, c'est le bordel aux bords du Rhin; heureusement, on commence à être habitué.
Le mariage de Siegfried le drogué tourne mal quand sa véritable femme le reconnaît et dit à l'assemblée que même si la bigamie peut être acceptable dans certaines cultures, ce n'est pas le cas de sa morale; et qu'en plus elle a le numéro de maître Verges afin de faire reconnaître ses droits.
Tout comme les invités du mariage, nous savons tous que la mère Brünnhilde a une forte tendance à crier pour un oui ou pour un non, mais, avec le vin d'honneur qui avait déjà commencé - eh oui, on boit tôt et frais au bord du Rhin - les voix portent facilement. On lui apporte de l'eau mais rien n'y fait : elle gueule et gueule encore et encore à la manière du putois scandinave en rut.
Gâchant la plus belle des chenilles de la région, Hagen décide de lui parler à part en lui proposant une de ses fameuses crèmes glacées (non, ce n'est pas sexuel).

Hagen, qui n'est pas la dernière des enflures, lui propose directement d'assassiner son (ex?) mari. Un homme serviable comme on aimerait tant en connaître.
Tel un agent d'assurance, il lui dit que cette solution sera la plus belle chose de sa vie et en plus un acte militant et politique face à la dictature phallocrate. L'hystérique de service reconnaît que l'idée est plutôt intéressante, surtout qu'elle avait toujours aimé Simone de Beauvoir. Toutefois, Brünnhilde se demande tout de même si cela est bien sage; assassiner les gens pourquoi pas, mais autant le faire discrètement. Hagen - dit le renard du Gewurztraminer - avait tout prévu et lui dit qu'ils feront passer cela pour un accident. C'était tout de même encore un peu flou : tomber de l'escabeau, oublier de couper l'électricité avant de trifouiller le triphasé, glisser dans baignoire, c'est que le père Siegfried était quand même un bon gros gaillard qui n'allait pas expirer au premier fromage trop fermenté.
Heureusement, Brünnhilde dévoila la grand secret de son mariage : Siegfried à force de se pencher pour ramasser ses plants de marijuana souffrait de problèmes au dos. Ça tombait bien car les accidents de chasse dans le dos étaient la spécialité de la région depuis des générations.
Ainsi, un plan machiavélique se mit en place sur les bords du fleuve, entre une coupe de glace et quelques verres de vin.

Voici donc qu'arrive la partie de chasse qui ferme traditionnellement les mariages dans cette belle région viticole. Il est toujours plus sympa de battre la campagne en tirant sur tout ce qui bouge en ayant un coup dans le nez et/ou une bonne gueule de bois post-mariage. Bref, pendant que les loufiats nettoient les orgies, on met tout le monde dehors afin de dessaouler à l'air libre.
Siegfried avait une légère overdose de chips et Corbière et donc traînassait à l'arrière du groupe. Il s'assit au bord du fleuve pour cuver un peu. A peine avait-il fermé les yeux pour ronquer tranquille que des voix l'appelèrent.



C'était les trois petites souillons connues pour passer leur temps à nager à poil tout en essayant de satisfaire leurs besoins lubriques dès qu'un étranger se présentait vers elles. Pour notre hippy préféré, elles ne trémoussèrent pas le moindre bout charnu de chair; leur dernier jeu avec le nabot kleptomane et priapique avait dû leur suffire. D'ailleurs,elles ne s'étaient pas habillées - faut pas pousser - et de leurs voix charmeuses demandaient au jeune chevelu s'il pouvait leur rendre l'anneau qu'il portait sur lui.
Le jeune homme avait beau cuver et renier la société capitaliste ainsi que l'emprise matérielle et morale que les différentes autorités patriarcales et bourgeoises façonnaient, il n'était pas totalement fou et répondit qu'elles pouvaient aller se rhabiller (haha).
Les filles du Rhin n'avaient pas l'habitude de se voir refuser grand chose, ainsi, après avoir insulté Siegounet de "sale bâtard" et de "couilles molles" et lui prédirent que les 'enculés de bâtards comme lui allaient vite crever comme des chiens - et pas forcément dans une carrière' (dixit).

L'homme de la victoire et de la paix commençait à jeter des galets, voir des animaux morts, à la face des jeunes gourgandines quand celles-ci s'enfuir majeurs dressés et que la compagnie des joyeux chasseurs ivrognes arrivèrent.
Cors beuglant à tue-tête, testicules de sangliers en colliers et bites en avant, les hommes du château des Gibichungen avaient fière allure et faisaient honneur aux plus vaillants chasseurs du Vermandois.
Après une bonne tape dans le dos, le poto Hagen propose une bonne rasade de gouleyante vinasse au jeune héros. Vile traîtrise et vilenies ! Que mille pieux écorchent mon âme et percent ma vie ! Voilà que poussée par l'alcool et une potion de vérité, Siegfried commence à raconter sa vie. De ses premiers joints à sa médaille au concours de djembé de Groß -Gerau, tout y passait, mais c'est surtout le fait d'avoir épousé et consommé - dans le sens biblique, pas alimentaire - une jeune femme un peu gueularde et qui est désormais la maîtresse du château qui retint l'attention de tous nos chasseurs-cueilleurs de bières premier prix.
Sans attendre que la foule avinée s'échauffe un peu, Hagen crie au scandale tel un homme politique voyant son nom dans un article traitant de fausses factures. Il crie vite et surprend tout le monde en embrochant Siegfried dans le dos tel un rôtissier devant un cochon de lait.



Le corps de Siegfried est ramené au palais et chose étrange de la part du maléfique Hagen, le défunt porte toujours l'anneau au doigt. En gros, le type a fait le plus dur mais étant un peu neuneu - décidément, les simples d'esprit abondent dans la région - il a oublié de prendre l'anneau tant désiré.
Du coup, c'est le bordel - au sens figuré - au château : Gutrune chouine comme le Brahmapoutre à la saison des pluies; Brünnhilde se la joue Ophélie en rigolant et pleurant à la fois dans sa chambre et Günther essaye de gratter l'héritage en mode : "c'est mon pote, il voulait me le donner". Hagen, qui était pour des châtiments corporels allant crescendo, donna une baffe à sa soeur et la renvoya dans chambre et tua son frère à coups de chandelier dans la bibliothèque. Quand il entra dans la chambre de Brünnhilde avec sa décolleuse et son lance-clou, la corne de brume hystérique n'était plus là.
Il la retrouva près du bûcher funéraire de son mari - enfin, le premier -, une torche à la main.. Avant que le vilain bonhomme n'est pu faire quoi que ce soit, Brünnhilde met le feu au bûcher et fonce dedans avec son cheval; parce que c'est la classe.
 Le Rhin sort de son lit et mal réveillé il inonde toute la région; et Hagen le premier. Pendant ce temps, le feu du bûcher est monté jusqu'au Walhalla qui crame joyeusement.
Et c'est dans ce feu de joie que se conclut la saga wagnérienne.
Donc pour résumer : 12 heures de grand spectacle avec une fin bien cathartique où tout le monde crève, brûle, se noie et toutes ces joyeusetés.
Je dirais donc pour conclure : méfier vous des bijouteries et des bijoutiers.


Tout de même en cadeau, voici les plus belles pages musicales de la saga et le pourquoi j'adore ces 12 heures de spectacle :
1- Prélude de l'Acte 1 de Das Rheingold (le plus grand et beau poème visuel).
2- Descente de Wotan et Loge à Nibelheim.
3- La malediction de l'anneau.  (version Boulez/ Chéreau. Un chef d'oeuvre révolutionnaire et ce finale...)
4- Thor qui casse la baraque pour faire monter les dieux à Asgard.
5- Les adieux de Wotan (Ma partie préférée. Je pourrai payer 200e et voir 12h de spectacle rien que pour ce moment.)
6- Siegfred forgeant Notung.
7- Marche funèbre de Siegfried.

lundi 10 mars 2014

Götterdämmerung (2/3)

                                   

Nous avions donc laissé nos deux amis érotomanes Siegried - dit le benêt beatnik - et Gunther - dit un homme bien brave mais un peu con - en route pour une soirée d'amusements répréhensibles par la loi sous le nom de viol. Ils voguent tranquillement sur leur coquille de noix.
Au même moment, la dite victime, Brünnhilde, reçoit fort aimablement sa soeur Waltraute - dite la vieille fille au prénom moche. Brünnhilde ( qui ne porte pas non plus le plus beau des prénoms de la Terre ) comme à son habitude oublie de prendre ses cachets et continue gaiement sa vie sur le chemin de la schizophrénie. Elle apprécie sa belle vie de ménagère, sa radio branchée sur Punk Fm pour faire la vaisselle et son abonnement à Maison, cailloux et déco magazine, mais elle espère toujours un signe de son vieux papa pour réintégrer le manoir familial.
C'est alors que sa soeur arrive : imaginez ses neurones de fille à papa rebelle. Malheureusement, Waltraute lui annonce que Papa Wotan est devenu complètement gâteux ( oui, plus qu'avant ). Le vieil animal aux plans d'un machiavélisme de garderie reste désormais affalé dans son rocking chair à regarder les murs d'un oeil glauque.
Bref, sa soeur la supplie de renvoyer l'anneau dans le Rhin, histoire que tout le monde soit sauvé et que papy Wotan puisse au moins une dernière fois compléter son Télé 7 jours vacances spéciale mots croisés. Les réceptions de l'ambassadeur sont bel et bien finies pour la rebelle; elle regarde au tour d'elle : un rocher pourri pour maison, trois casseroles, un aspirateur sans sac de rechange et trois surimis dans le frigo... Ses tares génétiques s'ajoutant à ses pilules d'acide mal digérées, ses neurones explosent et elle s'énerve : elle vire sa soeur à coup de casseroles et par la même occasion balance par-dessus le rocher ses trois surimis.
N'ayant pas grand chose à casser sur son caillou, Brünnhilde s'agite dans tous les sens de désespoir, mais voilà que le cor de Siegfried retentit; c'est une sorte de sonnette portative.
La jeune punk se précipite vers le pas du rocher mais ce n'est pas son hippy préféré qui s'installe avec son pack de bière dans le canapé mais Gunther, le roi benêt, et avec les bottes aux pieds qui plus est !

Pendant ce temps là, le vrai Gunther attend un peu plus bas. Car souvenez-vous que dans ses dernières heures avant l'hospice, papy Wotan a mis le feu au rocher et seul Siegfried peut le traverser grâce à ses vêtements de vulcanologue et à sa grande imbécillité. A propos de crétinerie façon cinemascope, le brave hippy a donc pris la forme de son ami Guntherinou grâce au heaume magique pour qu'elle ne puisses pas dire qu'elle n'appartient pas à ce dernier; décidément les gros malins se bousculent sur les bords du Rhin.
Ainsi donc Siegfried agit en véritable homme - des cavernes - il lui arrache l'anneau du doigt et doit sûrement la trousser quelque peu car bon, pendant qu'il était sur sa lancée il n'allait pas se refuser grand chose. Pour finir, il l'assomme avec l'aspirateur et l'embarque avec lui dans la barque où d'ailleurs le vrai Gunther ne manquera pas de la tripoter un minimum, lui rappelant ses soirées à Pigalle.

                                 

Dans le palais des Gugu, nous retrouvons Alberich, le personnage que l'on voit depuis le début mais qui ne fait absolument rien à part gueule comme un putois contre le monde dans l'obscurité. Le vieux machin annonce au machiavélique Hagen que ce dernier est en réalité son fils. Non content d'aller harceler bite-en-avant les filles du Rhin, la bestiole allait aussi se soulager entre les cuisses des schön fraulein des alentours. Alors comment il a fait pour se faire la reine, on ne sait pas - et on ne veut pas savoir - mais toujours est-il qu'il ordonne à son fils de récupérer l'anneau; lui étant sûrement trop idiot pour ça vu ses tentatives dans les trois opéras précédents.

Mais voilà que l'embarcation des aventuriers du viol arrive au palais. Heureux et détendus comme de jeunes puceaux après une nuit offerte dans un boxon, Gutrune se doute que quelque chose ne va pas et se précipite sur Siegfried, l'homme au sourire béat et à la braguette béante.
Elle le questionne tel un policier devant un jeune à capuche mais Siegfried lui assure qu'il n'y a rien eu entre lui et la jeune rebelle aux vêtements déchirés. Ils s'embrassent, ils se pelotent, c'est la fête, du coup le bon Hagen qui n'est jamais le dernier sur la bière, les jambonneaux et la charcuterie décident de les marier sur le champs.
Ainsi, on fait rentrer les tonneaux, les invités et donc Gunther et Brünnhilde. Vous imaginez bien qu'elle est un peu surprise de trouver son mari là surtout en tant que marié du jour; de plus, le gugus est aux fraises et ne la reconnaît pas d'un poil. Entre deux mains aux fesses et trois "Et glou et glou", elle aperçoit l'anneau précédemment arraché au doigt du marié. Et là, c'est la fin de tout : un autel de violence dans la cathédrale du pétage de plombs.
La vaisselle vole, les injures pleuvent, la charcuterie diminue et les tabourets s'écartent.

(A suivre)

dimanche 25 août 2013

Götterdämmerung (1/3)


La saga s'achève bientôt sur ce dernier opus joyeusement intitulé : Le crépuscule des dieux.
Amis de la rigolade, bonjour !

Bon, je vais passer sur les trois sorcières qui tricotent au début de l'histoire et commencent à devenir folles après qu'elles aient cassé leur fil; car oui, elles sont un peu feignasses, du coup elles sont trois pour un fil. Six mois pour faire une chaussette (et je ne parle pas de la paire).

Bref, nous revenons sur le rocher de l'amour où nous avions précédemment laissé Siegfried le benêt puceau et Brünnhilde la rebelle schizophrène.
Tous les deux amateurs de randonnées, d'ambiances bucoliques et de sexe en extérieur, ils ne se sont pas fait prier et nous les retrouvons donc post-coït sur leur rocher d'amour (rien à voir avec les chocolats).
Les deux ont apprécié leur nuit mais c'est sûr qu'après les cris et le sueur les choses se calment un peu. Ainsi Siegfried, très gentleman, annonce à sa nouvelle copine qu'il aime prendre son petit déjeuner tout seul et qu'ainsi il va repartir découvrir le monde. Parce que les bonnes femmes, c'est sympa mais si on peut plus faire ce que l'on veut !
Et sa copine, bonne poire, lui fait : "Mais oui, vas-y mon loup. T'es le meilleur, t'es le plus fort, tu as bien le droit. T'inquiète, je me ferai mon café toute seule; et puis la broderie c'est tellement cool".
Il ne faut pas oublier que c'est la jeune fille rebelle qui voulait tout brûler qui ne dit rien face à un mec qui veut tout le temps partir et vient juste d'être dépucelé (donc un peu foufou)...
Bref, dans leurs élans de jeunes romantiques se quittant sur le parking du camping à la fin du mois d'août, Siegfried offre à sa bien aimée son anneau - oui, le fameux anneau qui file la guigne à tous ceux qui le portent - le genre de cadeau sympa.
Brünnhilde s'étant transformée en bonne ménagère (en l'espace d'une nuit), elle lui file son bouclier et son cheval - autrement dit tout - et décide de l'attendre tranquillement dans leur nouvelle maison : le rocher (pas celui de Suchard, hein !).

Pendant ce temps, de jeunes bourgeois s'ennuient un peu dans leur château des bords du Rhin. Nous trouvons Gunther, le roitelet du coin, sa sœur Gutrune (ils se sont pas vraiment raclé la soupière pour les prénoms) et leur demi-frère Hagen.
Gunther aimerait bien être célèbre et également se trouver une femme, parce que bon c'est sympa d'être roi mais des fois il faut bien arrêter de trousser les paysannes. Mais Gunther est bien sympa, il n'a pas inventé l'eau tiède, du coup c'est Hagen - dit le "petit malin" qui lui glisse à l'oreille l'histoire d'une fille endormie sur un rocher, donc plus facile à choper, mais que seul un vrai héros peut libérer.
Et il faut bien le dire Gunther est à l'héroïsme ce que la RATP est à la convivialité. Et surtout les exploits de Siegfried sont connus  mais Hagen le malin suggère donc que Gutrune prenne donc le héros hippy comme mari et tout le monde sera content.
Ah ba oui, en voilà une solution qu'elle est pas conne !


Mine de rien les Gugu (Gunther + Gutrune) sont pas si cons et réagissent de la même manière et se posent des questions sur le côté malin de leur demi-frère.
Et voilà que Hagen balance entre la poire et le fromage : "Pas de souci, je vais vous faire des potions qui effacent les mémoires et ça sera nickel."
Ils sont donc rassurés sur la malice de Hagen et viennent surtout de découvrir que l'on peut également l'appeler "gros bâtard" dans le métier.

Et voilà que Siegfried débarque au château tel un auto-stopper dans une auberge de jeunesse.
Pour l'accueillir on lui organise une grosse fiesta et surtout on fait s'agiter devant lui les jambons de la gironde Gutrune. Le jeune et fougueux héros des rave-parties apprécie cette petite sauterie, mais devant les charmes de la sœur il reste insensible et clame haut et fort son amour pour Brünnhilde. Si c'est pas romantique !
Heureusement, Hagen avait tout prévu; surtout qu'il a avant cela vu et lu tous les Harry Potter, et donc il a tout un stock de potions. Quelle malfaisance, mais qu 'est-ce que cela cache ?
Ainsi, Gutrune la gourgandine vient lui servir un bon godet de vin avec tout plein de produits amnésiants dedans. Le tout dans une ambiance "il est des nôtres"; la classe façon bavaroise.

Siegfried buvant toujours cul sec, le voilà tout bourré et oubliant sa Brünnhilde adorée. Il saute sans attendre sur Guntrune et son tailleur sexy, mais Hagen -décidément, il est bien malin - lui fait remarquer que c'est un peu cavalier.
Pas de problème, pour Siegfried : il propose d'aller chercher Brünnhilde pour qu'elle épouse Gunther et lui par la suite s'assure de joyeuses gaudrioles avec Gutrune. Bien sûr, ayant oublier l'existence de Brünnhilde pour lui tout est simple. Pendant ce temps, les Gugus sourient et voient enfin leurs pucelages bientôt prendre fin, alors que Hagen ricanne dans son coin comme un vilain sournois qu'il est. Sacré Hagen !
Ainsi, Siegfried et Gunther finissent leurs tonneaux de vinasses et partent ainsi tous les deux vers le rocher, fleur au fusil et pains aux rillettes.

Prochainement, vous apprendrez que chez Wagner on ne badine pas avec l'amour, qu'il ne fait pas bon traîner sur les rochers et surtout que Hagen est vraiment un gros bâtard.


mercredi 3 juillet 2013

Siegfried (3/3)


Il fait sombre, il fait humide, il y a des arbres et des buissons partout, nous nous trouvons dans la forêt, la vraie.
Pas le genre forêt magique avec route de briques jaunes et étudiants sous-payés déguisés en Mickey mais plutôt celle où se terre la vilaine sorcière de Blanche-Neige (ou Michel Fourniret pour les plus grands).
Bref, dans ce lieu des plus chatoyant, Odin le vieux clochard gâteux traîne et rencontre Alberich, le vieil obsédé de la bijouterie et des jolis fessiers.
Entre pervers, ils s'entendent plutôt bien et discutent joyeusement de pognon facile et de petites pépées. Mais en gros, les deux surveillent d'un œil - surtout Odin - l'antre de Fafner le dragon, qui même n'étant pas maquereau possède quand même l'anneau et tout l'or convoités. Un pervers devant une maison close, c'est normal, deux qui font le pied de grue devant c'est forcément qu'il y a les soldes ou une tombola.
Leur intelligence étant limitée à leurs organes reproducteurs externes et à leurs comptes en banque, les deux se disent : "le jeune idiot va nous débarrasser du dragon qui fait office de videur et on n'aura plus qu'a se gaver" et s'en vont, histoire de repérer le bois. L'histoire ne précise pas s'il s'agit d'un bois à l'ouest de Paris, renommé pour ses activités nocturnes et extra-scolaires.

D'ailleurs, voici qu'arrive notre Siegfried national, toujours aussi simplet et sous drogues. Mime, le Machiavel des Franprix lui refait le coup du "pas cher, pas cher. Dragon très bon pour héros. Menu 42, toi aimer ça" et se casse comme un fonctionnaire devant une pendule indiquant 16h30.
Le jeune, sans prise électrique ou USB, s'emmerde et essaye de s'occuper sans pouvoir allumer sa PSP. Toujours sous l'influence de sa dernière livraison de "produits naturels", Siegfried commence à discuter avec un oiseau...
Il essaye même de parler avec ce dernier en jouant du flutiau. Il faut écouter l'opéra pour voir que son oreille musicale et aussi aiguisée que le ciseau de son dernier coiffeur.
Héritier d'une famille d'hommes doux, délicats et poètes (cf épisodes précédents), le jeune finit par parler à l'oiseau en soufflant comme un bouc dans son cor de chasse (au moins, ça ressemble déjà plus à quelque chose musicalement, bien que l'instrument trahisse son côté fleur bleue ).
L'oiseau étant tout de même un animal à la con, ce dernier ne répond pas; alors que le dragon, animal également fin et délicat, débarque suite à cette sérénade. Il faut dire que le bestiau semble à chaque intervention sortir de sa sieste, alors bon il faut voir qu'il arrive mollo le pépère.

Fafner le dragon est un peu le papa du coin, du coup ça donne à peu près ça :
"- Qu'est-ce qui se passe dans la maison ? C'est quoi ce bordel ?
-Vas-y, man, fais pas chier, t'as failli renverser ma 8.6 !
-Je vais t'apprendre les bonnes manières, espèce de sale petit gauchiste!
-Attention, je suis un ouf malade, moi ! En plus, je suis consanguin et avec tout ce que je m'envoie dans les veines t'es pas à l'abri d'une MST !"


Le combat commence et heureusement nous ne sommes pas dans un épisode de Dragon Ball Z donc Siegfried tue assez vite la grosse bestiole à écailles, testeur chez Épéda.
Avant de mourir, Fafner lui fait le récit de son histoire, comme si le jeune rasta en avait quelque chose à carrer. Il lui dit au passage qu'il y a dans le trésor un heaume magique, tout plein d'or et surtout la super bague de la mort que même Sauron il est trop ouf de pas l'avoir.
Mais bien sûr, drogue-man prend l'anneau et le heaume sans savoir pourquoi (il le dit lui-même) et se casse en laissant le reste derrière. Ne pas être capitaliste ( ou vénale pour les femmes) est une chose, mais ne pas écouter un brock de ce que l'on vous dit et avoir de l'eau tiède entre les oreilles en est une autre.
C'est à ce moment que surgit Mime, l'oumpa-loumpa homme de ménage, qui essaye de lui faire boire sa potion empoisonnée de la façon la plus lourde possible, histoire d'être discret.
Siegfried n'ayant ni fait ses classes de chevaliers, ni l'école hôtelière, s'est auparavant coupé avec sa lame pleine de sang de dragon - niveau MST, c'est cadeau. Ainsi, il entend ce que Mime pense et non ce que Mime dit; tout comme Mel Gibson dans un certain film de merde.
La trahison est découverte et Siegfried, fidèle à sa famille d'artistes, l'exécute direct comme une vache à l'abattoir McDo.
Mais ce n'est pas tout, désormais il comprend le langage de l'oiseau (oui, le cuicui relou de tout à l'heure, mais au moins il n'a plus à souffler dans son flutiau dégueu ou son didgeridoo des alpages pour lui répondre). Ce dernier excite ses jeunes hormones en lui disant que la plus belle femme du monde est endormie un peu plus haut sur un rocher. N'écoutant que la tension dans son pantalon et l'appel d'un viol facile, notre héros se précipite vers le dit caillou.

Mais voilà que son grand-père, le vieux Wotan, vient le féliciter (on ne sait pas trop pourquoi d'ailleurs). Le jeune s'en moque et lui fait remarquer ses rides et son manque de swag. Wotan étant ce qu'il est, il s'énerve quelque peu et tente de tuer sa progéniture. Les rhumatismes aidant, Siegfried feinte le roi de l'intelligence de pochette surprise et brise sa lance sacrée. Wotan commence à pleurnicher en position du fœtus, il commence à comprendre que toute sa vie il a fait n'importe quoi. Siegfried en jeune puceau fier et pressé le laisse dans le fossé et continue sa route.
Quelques minutes plus tard, il délivre Brünnhilde de son sommeil Prozac. Elle est un peu étourdie - en même temps, on l'est tous quand on trouve un pervers priapique au bout de son lit dès le réveil- mais se laisse plutôt charmer par le jeune homme qui lui dit des "bonjour, Madame" et tous plein de mots doux qui vont fort bien avec sa délicatesse naturelle et familiale.
Et ainsi, commence l'histoire d'amour entre la keupon et le jeune hippy, mais lequel des deux va déclarer aimer prendre son petit-déjeuner tout seul ?


A très vitre pour la suite et dernier opéra de la Saga : Le crépuscule des dieux. Sachant que Siegfried est la parenthèse gaudriole dans tout ce joli tintouin. Youhou !

lundi 17 juin 2013

Siegfried (2/3)




Un petit retour en arrière s'impose avant de continuer cette formidable épopée.

Nous nous trouvons toujours dans la masure de Mime, le nain souffre-douleur. Il a donc décidé de reforger Nothung l'épée du papa de Siegfried pour que ce dernier aille dérouiller le dragon, et donc empocher le pactole . Il essaye de s'y atteler mais la force hypnotique de ses sudokus difficulté 2 a raison de lui et il n'y arrive pas  - la version officieuse étant qu'il n'en fout pas une.
Mais voilà, que quelqu'un frappe à la porte. Enfin quand je dis frappe, c'est plutôt quelqu'un qui ouvre la porte et rentre sans un mot, dégueulassant la baraque.
L'homme ressemble fortement à un vieux clochard (tiens donc!). Un bâton, une barbe douteuse et une chevelure tout aussi douteuse, à demie cachée par un chapeau rond; mais point de costume breton à l'horizon. Sentant un peu la vieille croûte de fromage, le vieux machin demande l'hospitalité et annonce qu'il s'appelle Le voyageur (Tiens donc !²).
Le nain Mime a beau être actionnaire à la multinationale de la connerie, il refuse et demande à Joe le clodo d'aller rejoindre ses amis sangliers. Le vieux, qui est borgne (Tiens donc !! 3e fois), ne trouve pas que cela soit une bonne idée et commence à négocier les bidons. La connerie reprenant le dessus, Mime accepte un défi : si Voyageur répond à trois questions, il lui offre le plumard, par contre si il perd Voyageur lui propose sa tête (sûrement pour décorer les murs comme trophée...).
Forcément, Papa Oui-oui lui pose trois questions pourries, du genre : "cite un ingrédient de la mousse au chocolat, quelle est la couleur du peignoir beige d'Henri IV et quelle est ta couleur préférée"...
Du coup, le vieux pépère retourne le jeu contre son hôte, et comme il n'est pas aussi con qu'il est crade, il pose des questions un peu plus élevées. On retient surtout qu'il ne pose des questions ayant traits à Wotan (Tiens donc! 4e édition) et la dernière : "Comment reforger Nothung ?".
Forcément, à force de ne rien glander et de remplir ses grilles de mots croisés Télé-Star, le voilà coincé. Mais magnanime, Wotan... euh pardon je voulais dire Le voyageur lui accorde la vie sauve et préfère laisser faire le destin. Quel seigneur, le vieux débile...
En tous cas, Pépé miteux lui souffle que tuer Siegfried serait pas du luxe si il ne veut pas être embêté et qu'en plus tuer le dragon c'est le top du top. Et après avoir fait tout son manège, le gazier se casse sans mot dire. Genre le mec qui fait chier pour squatter ton canap' et se casse en te filant sa carte de visite à paillettes du cabaret Walhalla.
                                     

Mime a à peine le temps de nettoyer les tapis dégueulassés par le vieux que son fils adoptif punk revient.
Ainsi, Siegfried la sale gamin idiot revient, donc et manque de maltraiter son père de substitution.
"C'est quoi ce bordel ? Et elle est où ma putain d'épée de ouf malade ? t'as encore joué aux sudokus!!"
Mime réussit à dompter quelque peu le jeune au perfecto, qui avait déjà dégainé le papillon, en annonçant le secret de ses origines : trouvé dans la forêt, tout ça - bien sûr il omet un peu le côté 'tes parents consanguins'. Et également en lui disant qu'il peut se casser quand il veut uniquement si il apprend la peur. Oui, le bestiau n'a absolu peur de rien, et ça se ressent dans ses tenues vestimentaires si vous voulez mon avis.
Dans le monde des personnes un peu limitées, on demande de connaître la peur pour mériter l'émancipation; chez les autres on demande le Bac...
Ainsi, il lui dit l'air de rien et le sourire en coin :
- Tu vas voir, je connais un super truc : je t'emmène voir un dragon, tu le tues et tu pourras partir car ainsi tu connaîtras la peur.

Tout guilleret comme un jeune sous l'influence de substances illicites, le jeune chevelu commence forger sa satanée épée familiale en beuglant pendant que Mime concocte une gourde de poison pour son fils, beuglant également (ce qui est beaucoup moins intelligent entre nous).
Au final, Mime nous refait le pudding à l'arsenic et Siegfried reforge l'épée et en profite pour tout péter avec : notamment en découpant l'enclume de l'atelier.
C'est dans cette belle ambiance Sex Pistol que nos deux machins vont se diriger vers l'antre du dragon Fafner.

(A suivre).

jeudi 2 mai 2013

Siegfried (1/3).


Alors, nous avons quitter Wotan le vieux glandu en train de chouiner sur sa montagne alors que sa fille est en fuite et qu'il a bourré l'autre de somnifères en forêt de Fontainebleau.
Et bien rassurez-vous tout de suite, nous n'entendrons pas parler de la fameuse Sieglinde et de ses émotions douteuses et autres problèmes mentaux et hormonales liés à sa grossesse tout aussi douteuse.

Pour ce nouvel opus sobrement intitulé Siegfried, le rideau se lève sur une modeste cabane forestière, genre la chaumière des sept nains.
A propos, de nains, la comparaison tombe plutôt bien car c'est celle d'un nain : Mime - et non, son nom de famille n'est pas Marceau.
L'homme ne nous est pas inconnu car il est le frère d'Albérich, l'ex dictateur de la Moria; c'est par ailleurs lui qui a conçu le fameux heaume qui rend invisible.
Bref, le bonhomme essaye de forger une épée. Apparemment, quand on forge il faut se plaindre pour rendre le fer plus dur car, il ne fait que cela. Remarquez, il faisait déjà cela quand il était esclave de son frère, comme quoi ...

Bref, il n'arrive à forger une épée de première classe et on comprends vite pourquoi.
Voilà, qu'arrive l'éponyme Siegfried. Il est blond, il aime la nature, il est jeune et c'est un gros con.
Le voilà qui lâche un ours - scène souvent comique en mise en scène - sur son pauvre nain de tuteur. En tant que vrai jeune pourri/gâté, il lui annonce qu'il ne rappellera pas l'ours si jamais Mime n'a pas forgé son "épée de ouf malade". En gros : "je continu de pas faire mes devoirs et de faire chier tout le monde si tu m'achètes pas le dernier Call of Duty."


Siegfried est le type même du punk, du blouson noir qui ne passe à la maison familiale que pour dormir - éventuellement y manger.
D'ailleurs, il le dit de suite : "Ouai, je sais que tu n'es pas mon père alors je t'emmerde. Fais-moi une épée de ouf et je me casse d'ici. Tiens, au fait, le Yop je t'ai dit de le prendre au chocolat, pas à la framboise ! Non mais c'est quoi cette baraque ! Puisque c'est comme ça, je me casse faire mon rebelle dans la forêt."

Le père Mime en a un peu marre de se faire maltraiter par un sale gosse - on le comprend - qui n'est même pas le sien. Il décide donc de forger à nouveau l'épée du père de Siegfried; vous vous souvenez le taré qui tue à tout va, décroche des épées des arbres et je ne parle pas de ses relations sexuelles.
Mais tout en forgeant, il se souvient que Fafner, le géant qui possède l'anneau, veille sur son trésor non loin de là - tiens donc !
Le problème est que le dit géant s'est transformé en dragon - tout aussi géant. C'est pour cela qu'il élève - si on peut dire cela - Siegfried et larbine à lui forger une super épée : pour qu'il aille tuer la bête et ensuite récupérer le trésor.

Car oui, nous l'avons déjà vu mais il faut bien le répéter : l'ami Siegfried, en plus d'être caractériel, est bel et bien un peu con, voir totalement benêt. Connaissant son patrimoine familiale, je suis sûr que cela ne surprendra personne.
Mais tout débile qu'il est, il vaut mieux s'assurer de sa mort, histoire de profiter seul du trésor et de ne rien ébruiter.
Alors que son plan machiavélique se forme et que l'épée reste au point de bouilli métallique, voilà Siegfried le neuneu qui revient dans la maisonnée !

(A suivre)

PS : Pour ceux qui se soucient du sort de Sieglinde, oubliez-là; elle a, en effet, autant d'importance que dans l'opus précédent. En plus, elle est morte en mettant bas - vu, le caractère bovin du héros éponyme, je pense que c'est le mot juste.

mardi 9 avril 2013

Die Walküre 2/2


Nous avions déjà vu Wotan et ses aptitudes géopolitiques pour dominer le monde équivalentes à celles des moules marinières normandes. Eh bien, nous le retrouvons de nouveau; pour une fois il ne pionce pas mais il glande. Techniquement, il se ballade dans la forêt avec sa fille préférée Brünnhilde.
Car oui, le vieux pépère, à part pioncer et se croire le roi du monde, aime aussi beaucoup engrosser tout ce qui passe. Nous le reverrons un peu plus tard, mais d'ores et déjà sachez que Brünnhilde et ses sœurs walkyries, qui sont quand même 7 ou 8, sont toutes filles illégitimes d'Odin.
Ainsi donc Wotan fait sa petite ballade dominicale tout en s'occupant de ses affaires, car oui, ses filles sont également employées/larbines dans son entreprise. En gros, ils flippent de la vengeance d'Albérich, donc il charge ses filles, tel un vil macro de Montrouge, d'aller chercher des guerriers -morts- pour sa milice privée. Ainsi, il charge Brünnhilde de faire gagner le clochard-lover incestueux, Siegmund

Du coup, Fricka, la femme légitime - il en faut bien un peu - déboule en gueulant mais laissons-place aux mots :
« Oui, c'est quoi ce bordel ? Comment ça tu veux faire gagner machin; le mec qui est au-delà de toute moralité alors que tu es le Dieu de la loi si j'ai bien lu le panneau sur la porte de ton bureau ?
- Non mais, je fais ce que veux ! C'est quand même moi le papa dans le coin ! Si ça m'amuse de favoriser de gros dégueulasses !
- Oui, tu dis ça parce qu'en fait les deux humains sont tes enfants ! (oui, il fout vraiment partout)
- Mais chérie, voyons, je suis un homme libre et tu es une femme moderne, et puis
- Oui, oui, je commence à connaître. J'ai au bout du fil un mari trompé qui demande vengeance pour la loi bafouée; loi dont tu es le défenseur. Donc tu vas me faire le plaisir de buter ton immonde semence à la place , et fissa !
- Ouai, ba... eh ba..
-Ouai; c'est ça : ta gueule ! »

                                   

Alors que le duel fait rage, Brünnhilde essaye de convaincre Siegmund de se laisser tuer mais le bougre, pour une fois pas trop con, rechigne quelque peu. Au final, elle décide de le sauver car bon c'est son demi-frère et puis elle a un peu pitié de son père; elle pense qu'il se fait légèrement manipulé par sa femme, ce qui n'est pas faut en soi mais elle voit pas trop la décrépitude de son vieux.
Mais alors qu'elle va faire gagner Siegmund, Wotan arrive et le tue. Du coup, Brünnhilde commence à flipper et s'enfuit avec la mère Sieglinde.
Wotan pendant se temps-là tue également Hunding, histoire d'affirmer au monde que même les petits vieux gâteux peuvent être dangereux.

Brünnhilde avec Sieglinde et son cheval (oui, c'est la classe!) va trouver refuge auprès de ses sœurs walkyries. Ces dernières passent la moitié de leur temps à brailler les noms de leurs chevaux ailés et entre Gros Dada et Baltic Baroness, Brünnhilde comprend vite qu'aucune d'elles ne veut l'aider à planquer machine.
Brünnhilde étant la sale enfant gâtée de la famille, elle trépigne mais sans succès. Sieglinde, quand à elle, veut se suicider mais décide qu'il est plus sage de ne pas le faire quand on lui annonce qu'elle est enceinte de son frère...
A propos de papa, voilà le vieux Wotan qui déboule alors que les walkyries s'enfuient par les traboules. A peine le temps, de mettre Sieglinde sur son cheval et de l'envoyer au loin, Brünnhilde se retrouve face à face avec son géniteur.
Du coup, sa gueule sec. Ça passe du "je vais te laisser à poil dans le nature, livrée au premier venu" au "bon, finalement je vais te cryogéniser et lancer une malédiction type Belle au bois dormant".
Ainsi, Wotan toujours un peu gâteux se laisse et convaincre par sa fille et la dépose endormie sur un rocher protégé par le feu dont seul un vrai héros - ne craignant pas le beau-père - saura traverser.

La suite bientôt, dans un nouvel épisode rempli de jeunes hippies un peu bête et consanguin, de belle au bois dormant punk et de dragons narcoleptiques.

mardi 2 avril 2013

Die Walküre (1/2)


Alors on se souvient que dans l'opus précédent, nous avons laissé des dieux fainéants aller se pieuter après avoir arnaqué ( ou en tous cas, essayé ) la terre entière.

Eh bien, l'ami Richard ne nous laisse même pas le temps de dormir avec cette Walkyrie car tout commence avec un mec en fuite.
Courant dans une forêt de nuit, sans armes et à moitié à poil - décidément, il ne lui manque plus qu'un boulet au pied et un uniforme de bagnard - l'homme cherche manifestement à échapper à la police. Encore un jeune délinquant !
Étant pas d'une élégance et d'une éducation des plus fine, mais nous verrons cela plus tard, le bonhomme voit une cabane d'où provient de la lumière et le plus naturellement du monde, il entre, dégueulasse les tapis avec ses bottes crottées et tape un roupillon sur le canapé. Un vrai roumain !

Pour une fois, dans une histoire allemande, ce ne sont pas des ours qui se trouvent dans cette maison mais une jeune fille : Sieglinde. Enfin, la maison n'est pas à elle mais comme une bonne femme au foyer elle sait rester à sa place. Une vraie femme !
Machin se réveille, ils papotent genre "vous n'allez pas me violer, Monsieur Chelou ?", elle lui donne à boire et hop, l'amour entre les deux née. Deux vrais lovers !
On apprend que la maison appartient à un certain Hunding, qui est un peu le tenancier de la région; en gros c'est le seul qui détient un semblant de cabanon en cagette au milieu de la forêt. Un vrai paradis.


Mais, sûrement à cause de l'eau, le délinquant se met à divaguer. Il annonce qu'il s'appelle Friedmund, puis Wehwalt selon son humeur. C'est un peu les 7 nains à lui tout seul : Grincheux le matin, Assoiffé le midi et Clochard le soir.
Il est schizophrène et il cherche vraiment à ne pas être connu, tel le pire des Argentin d'origine allemande.
Mais voilà que le maître des lieux, Hunding, arrive. Plutôt bonhomme, de trouver sa femme avec un bellâtre à l'allure, le mec se la joue à l'ancienne en mode "vas-y poto, installe-toi dans le canap'; on va se mater le foot et bobonne nous apportera de la bière". Chez Hunding, encore mieux que le cap d'Agde !

Là, l'ami un peu détraqué raconte son histoire : homme sauvage élevé par un vieux fou à moitié-loup, il retrouve un beau jour sa cabane cramée et sa sœur et son père disparus; bref il se retrouve un peu comme un con. L'évènement ayant dû aggraver sa santé mentale déjà défaillante, le bonhomme parcourt le monde voulant taper sur n'importe qui par vengeance.
Étant un peu taré, voir complètement défaillant de la soupière, le gazier s'étonne d'être poursuivi pour avoir tué la moitié d'un mariage parce que la fille n'aimait pas son fiancé. Manque de bol, Hunding apprend à tous que justement il était sorti pour prêter main forte à des cousins - c'est un peu manoucheland par ici - qui veulent se venger d'un mec mi-clodo, mi-taré qui a buté quasiment toute la famille à un mariage.

Étant civilisé, lui, et surtout un peu bourré, Hunding lui donne rendez-vous demain matin pour un duel et lui laisse donc l'hospitalité pour la nuit. En attendant, Sieglinde verse du sédatif dans la flasque de nuit de son mari et rejoint Friedmunt/Wehwalt qui chouine dans le jardin.
Et là, c'est l'éclate : les deux sont en fait, le frère et la sœur séparés et le vieux papa est passé incognito pour planter une épée dans un arbre, ni-vu, ni-connu. En forçant , un peu Wehwalt arrive à récupérer l'épée de papounet mais là c'est le drame. La famille aimant nommer les choses à tire larigot, il décide d'appeler son nouveau jouet Notung ( détresse ), histoire d'en rajouter une couche, et sa sœur le renomme Siegmund.
Sous cet avalanche de noms propres et de nouvelles joyeuses, nos deux cocos pour célébrer cela ont décidé de copuler furieusement dans la joie au milieu du jardin. Et vive la vie !

La deuxième et dernière partie très bientôt.

mercredi 13 mars 2013

Nibelungen : L'or du Rhin.


Cette année, le grand événement musical parisien est l'intégralité de L'anneau du Nibelung de Wagner à l'opéra de Paris.
Le blog vanillé va s'y mettre également en vous faisant une petite présentation maison des quatre éléments de l'œuvre. Ainsi donc, commençons tout de suite avec L'or du Rhin (Das Rheingold).


Trois belles jeunes femmes nagent à poil dans le Rhin, c'est un peu leur job car se sont les filles du fleuve.
Plutôt agréable tout ça, il faut dire qu'elles sont bonasses et un peu salopes sur les bords ( et pas forcément ceux du Rhin ).
Ainsi, Alberich, un machin petit, poilu et laid  - un peu comme le chien de votre voisine ou de votre belle-mère - vient tenter sa chance.
Il se rapproche des jeunes nymphes et tente de les choper avec sa fameuse technique du "mademoiselle, ton père travaille chez Windows car tu me fais bugger". Les filles du Rhin étant comme toute jeune souillon de boîte de nuit, ces dernières l'excitent un peu avant de le laisser seul comme un jeune puceau devant son film X qui ne télécharge pas.
C'est à ce moment là que l'or du Rhin se dévoile sous les rayons du soleil. Les filles du fleuve en sont les gardiennes et comme elles aiment faire visite guidée en plus de trémousser leurs fesses, elles expliquent à Alberich que seule une personne renonçant à l'amour peut s'emparer de la caillasse.
Les trois greluches étant de vraies jeunes filles de camping, elles ne pensaient pas que ledit Alberich était vraiment à la recherche de l'amour et non d'un cavité muqueuse appréciable dans les toilettes les plus proches; du coup, ni une, ni deux, Alberich maudit et renonce à l'amour et s'empare de l'or, tout en rigolant à la pensée de sa future vengeance.


Ailleurs et plus tard, les dieux se réveillent tranquillement; oui, les Dieux sont de grosses faignasses et comme se sont les rois des faignasses - essence divine oblige - ils se sont fait construire leur pavillon  résidentiel par des géants; enfin par l'entreprise fraternelle Fafner et Paulo.
Mais voilà, à trop dormir les dieux deviennent un peu mous du synapse : Wotan, le pater familias, en premier. Du coup, il a promis aux géants la main de sa belle-sœur Freia. Sympa, la famille !
Le problème c'est que Freia fait office de dealer de pommes qui donnent la jeunesse éternelle aux dieux, sans elle leur Walhalla de pavillon se transformera rapidement en hospice, voir en morgue. Tout le monde gueule, du coup c'est le foutoir. Scènes de ménage, grève des employés du bâtiment et peur de tomber en état de manque : Wotan commence à devenir incontinent et se souvient de son médecin lui parlant d'Alzeimer.

Heureusement, voilà Loge, le demi-dieu du feu. Le père Loge c'est un peu le sournois de la bande, le genre de type qui vole les sucrettes dans sur les comptoirs et embrouille tout le monde à la fin du restau pour ne pas payer l'addition.
Bref, les trois grognasses du Rhin sont venu chouiner dans ses jupons et donc il annonce à tout le monde qu'Alberich a forgé un anneau qui lui confère un pouvoir immense. Le tout avec un sourire en coin façon banquier ou assureur.
Du coup, c'est comme le moelleux au chocolat : tout le monde en veut.
Wotan accepte la demande des géants de plutôt se faire payer en anneau magique - en même temps il avait pas trop le choix. Mais maintenant, il faut quand même aller chercher/voler ce fameux anneau.


Pépé Wotan descend donc avec Loge sous terre, car oui Alberich est plutôt du genre jeune gothique introverti et cataphile. Enfin, était car avec ses nouveaux bijoux - il a également depuis peu un casque qui rend invisible - Alberich est devenu l'Hitler local et a asservi tous ses frères nains poilus; d'ailleurs, c'est la grande marrade quand il enfile son casque d'invisibilité pour tirer les poils des copains, ni vu, ni connu.
Comme tout jeune dictateur, le père Alberich se la pète un peu et du coup il se la joue blingbling devant le vieux débile et le jeune gros malin. Tel un dictateur africain, il veut leur en mettre plein les mirettes et se transforme en dragon puis en crapaud, histoire de montrer également sa grandeur d'âme; et puis c'est pas comme le fourbe Loge ne le poussait pas au crime comme un journaliste véreux.
Manque de bol pour lui, les deux voleurs, tels deux jeunes délinquants gare du nord, le choppent ainsi et le force à donner sa baguouse quasiment à coups de lattes; en plus, Papa Wowo choppe également le casque et tout l'or des nains, histoire d'en avoir plus.
Alberich n'appréciant que peu le hold-up maudit l'anneau avant de partir. La bague devient une espèce d'actrice porno : tout le monde la veut mais une fois que tu l'as tu sais qu'elle va partir se faire enfiler par quelqu'un d'autre (on parle bien de la bague, hein !).

Pas de bol, notre vieux Wotan, toujours un peu neuneu, se voit à cause de ses contrats de travail idiots de tout donner aux deux géants, mais à peine payés les deux ouvrier du bâtiment se jettent l'un sur l'autre pour l'anneau, tels deux militants de Greenpeace sur une centrale nucléaire. Malediction oblige Fafner tue son frère Paulo et se casse tranquillement avec tout le butin. Que fait la police ?
Enfin tranquilles, les dieux ouvrent le compteur EDF et rentrent paisiblement dans leur nouveau pavillon, histoire de pioncer à nouveau.

A suivre dans le prochain épisode - La Walkyrie - Papy Wotan, après ses ennuis avec Or Postal, essaye de remettre de l'ordre chez lui malgré son Alzeimer de plus en plus frappant et sa progéniture ô combien douteuse.