mercredi 9 mai 2012

Elle est mambo, la maladie.

Chers amis, chère maman,
La campagne présidentielle est terminée, la république est à l'heure de l'apaisement.
Bien sûr, les combats économico-sociaux continuent, car la lutte est de tous les instants, mais au moins on peut apprécier une trêve de la part des politiques et des journalistes (toute relative, bien sûr).
Mais le calme est trompeur: chaque jour dans le métro on peut voir des rebelles, des vrais, des tatoués, se manifester.
J'ai nommé mes amis anti-pub (ceux qui taggent les affiches de pub). Ces Anonymous des couloirs sombres sentant les toilettes.
Je suis parfaitement d'accord avec le fait que la pub nous prend pour des moutons, bien qu'elle me permet d'écrire des âneries de temps en temps (comme ici ). Mais comme je suis dans la métaphore animalière, voici un petit supplément à l'article mis en lien précédemment, avec de nouveaux tags de jeunes chiens fous.

Tagger les pubs idiotes, qui nous promettent le rêve sous couvert d'un humour douteux, cela n'est pas très respectueux du travail des autres (ça c'est pour faire l'avocat du diable), mais cela fait du bien à chacun et surtout à la liberté d'expression.
Mais souvent, on peut voir des affiches d'évènements culturels taggées avec le traditionnel "la pub rend con" ou expressions du même acabit.
Peut être que dans leur frénésie du stabylo, les auteurs ne se sont pas rendus compte que tagger la Pinacothéque ou le musée d'Orsay n'a rien à voir avec tagger 'Jaienvie de sexe.com' ou "j'aime les cochons, j'aime le saindoux, j'aime Cochonou".
La pub rend bête mais la culture libère et ouvre les esprits. Renier cela est plutôt idiot pour un libre penseur éclairé.
Mais tagger les affiches de pub, c'est aussi faire faire de la pub pour les anti-pub. Il faut donc comprendre le désarroi idéologique de ces mystérieux rebelles des temps modernes.

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