vendredi 27 septembre 2013
Problème
Mes amis, je suis désolé mais suite à un déménagement l'activité vanillée a été ralenti pour cause de cartons, mais aussi de manque d'internet.
Car oui, c'est sympa d'avoir une nouvelle niniche mais il faut attendre quelques semaines pour ravoir du bon internet avec toutes les magnifiques images que celui-là comprend.
Je pense que cela va revenir dans la semaine et là on sera vraiment reparti pour une nouvelle année aux saveurs vanille émaillée !
Salucofagos
jeudi 19 septembre 2013
Sparkling cyanide.
Dans la littérature populaire, la reine du crime ne se démode décidément pas. Ses livres vont de rééditions en rééditions et la TNT fait son beurre (ou comble son immense vide) avec ses adaptations télévisuelles.
Agatha Christie est un peu la mamie ou la gentille tata qui nous accompagne pendant notre enfance et même plus tard. Nous sommes tous familier avec ses personnages et surtout son univers, ainsi il n'y a pas plus pratique pour nous en mettre à tous les coins de rues.
D'ailleurs en parlant d'aptation d'Agatha Christie, on a pu voir récemment la trilogie sur pellicule de Pascal Thomas avec Catherine Frot et André Dussolier.
Mon petit doigt m'a dit... (2005)
On découvre le petit monde de cette trilogie aux ingrédients simples : un mélange de rétro et de modernité et un couple moteur plutôt spécial : une femme délurée que l'on a du mal à suivre et son mari qui au final ne fait que de suivre et de composer avec les lubies de sa compagne.
L'histoire originale transposée en France se tient bien et reste fidèle au roman d'origine. Un très bon moment donc.
Le crime est notre affaire. (2008)
Un classique d'Agatha Christie (4:50 from Paddington) un peu remanié mais l'essentiel est là. Une pléiade de gros acteurs (Claude Rich en tête) qui rendent le film bien sympathique.
Tout comme son prédécesseur, on passe un agréable moment devant cette bonne adaptation.
Associés contre le crime. (2012)
Bon je ne vais pas m'étendre des heures là-dessus, mais là tout s'écroule. Il y a toujours le plaisir de retrouver les deux acteurs principaux mais qu'est-ce que le film est chiant !
Il est long. Tellement long que même Guerre et Paix s'apparente à un épisode de Bref.
En plus, on en comprend rien, ou pas grand chose; c'est assez décousu. Mélangez tout ça et vous verrez ô combien c'est chiant de mater deux heures de ça.
Et puis, il y a forcément la cerise sur le gâteau de la médiocrité : un côté surnaturel aberrant et inutile qui s'allie avec un humour des plus vulgaire ( et non pas grossier ) et affligeant.
C'est un fil aux grosses ficelle et aux gros sabots qui tire un peu trop sur la corde.
dimanche 15 septembre 2013
Battle
Extrait introductif.
Akira, véritable reflet de la jeunesse.
Une puissance visuelle.
Une musique envoûtante. Ici ou là. Ou bien encore ici
Une jeunesse désoeuvrée qui subit les manigances des adultes. Ils subissent également le monde qu'ils leur ont laissé.
Elle perd son temps dans les paradis artificiels.
Elle n'est pas religieuse mais la religion s'immisce car il faut bien croire en quelque chose quand on ne croit même pas en soit.
L'amour est là mais au final il n'est que secondaire par rapport aux évènements. L'amour se construit sur, et grâce a ceux-ci.
Cette rage au fond de nous, toute cette énergie que l'on voudrait expulser.
Cette force qui est difficilement contrôlable et qui peut nous transformer en tout ce que l'on n'est pas; en ce que l'on ne veut pas être.
Toute cette envie de tout recommencer et de tout rebâtir.
Et cette violence : cette violence qui fascine car on ne peut socialement l'exprimer ainsi. Cette violence que l'on vit tous les jours à tout moment.
Cette abandon de l'enfance et cette prise en main de soi que l'on doit effectuer pour affronter le monde entier.
Et cette beauté. parce que oui, Akira (manga ou anime est beau à mourir).
C'est une catharsis. c'est quelque chose qui se confronte à nous, c'est quelque chose qui nous soulève.
Ce passage de l'âge adulte que l'on ne connaît pas et que l'on ne veut plus connaître une fois passé.
Et ce ressentiment pour tout ce que l'on subit. On aimerai bien faire mais cette impuissance qui nous pèse.
Ce si grand besoin de liberté. On le ressentira toujours, si on ne peut l'avoir physiquement on peut toujours s'évader et l'approcher des œuvres comme Akira.
mercredi 11 septembre 2013
Incertitude.
Désolé pour les petits retards mais avec la rentrée et pas mal d'autres problèmes, je n'ai que peu de temps pour écrire et surtout pour avoir l'envie de le faire.
En fait en ce moment, c'est plutôt comme ça : ambiance 1.
Mais dès ce week-end, cela s'améliora grandement et donc entre un retour à la normale pour l'écriture, ça sera comme ça : ambiance 2.
Donc un peu de patience jusqu'à ce week-end et vous aurez de nouveau tout plein d'articles à vous mettre sous les mirettes.
Salucofagos.
samedi 7 septembre 2013
R'hllor.
Je sais que cela tourne pas mal sur le net en ce moment mais je ne peux résister à l'envie de vous faire découvrir ce chef d'oeuvre des temps modernes : Ici.
On remarquera notamment que c'est bien fait pour elle et que tout le monde ricane en choeur en voyant cela.
Cela fait du bien de voir se ridiculiser ces personnes qui ne connaissent pas la honte, mais si on y pense il ne faut pas trop en rigoler non plus car c'est le mécanisme principal de grandes émissions culturelles comme Les Ch'tis à Hollywood, Confessions Intimes etc. Des lieux d'aisance intellectuels où l'on te montre quelques idiots se ridiculiser pendant toute une émission
Moquerie malsaine, revanche, méchanceté, nous n'étudierons pas cela aujourd'hui alors en attendant marrez-vous bien devant cette jeune greluche au fessier littéralement 'on fire'.
Salucofagos.
mercredi 4 septembre 2013
Grillon.
Jovanotti : La notte dei desideri
Je voudrais une maison en Italie.
Une maison aux murs blancs posés sur des tomettes rouges vermillon et la clarté du jour pour tout illuminer.
Dormir la fenêtre et me lever à tes côtés alors que la campagne s'éveille ou que la ville s'anime. Ces senteurs, ces bruits, cette douceur de vivre...
Faire des apéros et des dîners en terrasses jusqu'à pas d'heure.
Pouvoir crier toute la journée parce qu'au final tout le monde le fait.
Travailler ou bien se reposer à la maison en ayant toujours cette légère brise se faufilant entre les pièces et les cheveux.
Bon, je m'emballe peut être un peu mais sans parler de cela, j'ai envie d'avoir des levés comme dans la vidéo, au moins sur cette musique.
Italie ou non, le réveil se fera sur le bon pied et avec le sourire.
samedi 31 août 2013
Videodrome.
Depuis quelques temps, une publicité envahit nos décérébrés écrans de TV : la pub Trivago pour aller à Venise.
N'est-ce pas séduisant ? Venise sous le soleil, une jeune fille au demeurant charmante, des intérieurs d'hôtels au côté rétro et romantique, des regards aguicheurs, des bulles dans le bain, quelqu'un qui te parle comme si vous étiez copains comme cochons, une souris sur un écran et une musique qui peut sembler sympa à la première écoute mais qui devient lourde.
Effectivement, au premier abord, tout cela peut semblait affriolant mais même la plus belle des publicités reste une publicité, c'est à dire un mensonge éhonté uniquement basé sur votre réaction animale et pavlovienne de consommateur lambda.
Trivago vend des voyages. Mais c'est vaste les voyages : on peut aller en Nouvelle-Zélande comme à Pontault-Combault.
Ainsi, les animaux ont ciblé Venise. Une destination privilégiée pour les couples, et qui dit couple dit deux personnes et deux cartes bleues.
Ensuite, plutôt que de prendre des retraités ou des couples du genre quarantenaires et maison de banlieue, ils ont choisi les jeunes couples. Vu la jeune fille, il est possible que l'homme de la caméra subjective soit un vieux riche dégoûtant de 60 ans mais restons un peu rationnel je vous prie.
Bref, les jeunes c'est attirant : ça rappelle des choses aux vieux et les jeunes s'identifient. Ainsi, des milliers de personnes s'écrient tous en cœur : "Chéri/e, partons à Venise !"
Mais vendre sur un seul procédé est dangereux, la pub est là pour te gaver le crâne de signaux bien étudiés contre lesquels tu ne pourras rien faire.
On te vend des moments de complicité comme si votre séjour n'allait être que batailles d'oreillers et sorties au restau tous les soirs après un bain moussant. D'ailleurs, je dis au restaurant mais ce n'est dit nulle part, ça pourrait très bien être sortie au squat local pour écouter du punk ou en boîte échangiste.
D'ailleurs, notez bien la notion sexuelle derrière la scène du lit. Petit sourire (en même temps la pub n'est constituée que de ça), draps froissés, jeune fille que l'on devine dénudée se serrant contre un oreiller et regard appuyé vers la caméra l'air de dire "allez, viens me faire le coup du bilboquet bulgare" ou "merci, pour ce réveil hormonale". L'insinuation est plutôt claire.

On te parle à la première personne. C'est à toi que l'on s'adresse, c'est un procédé récurrent dans la publicité mais là on ne le fait qu'à la toute fin appuyé par le clin d'œil. On ne vous agresse pas, on ne vous pose pas une question signifiant que vous êtes le roi des crétins - du genre "Avez-vous déjà fait confiance à votre vendeur de téléphonie mobile?" - ils vous parlent directement et simplement comme si c'était vraiment votre copine - et pas une copine hystérique - qui vous parlait.
La jeune fille va faire rêver les mecs mais se sont surtout les filles qui vont s'identifier à la fille et vouloir vivre tout cela : la complicité, la détente/ soins de beauté (cf bain moussant), les sorties classes et romantiques et un peu de grasse mat' / siestes crapuleuses avec Monsieur.
En plus, on commence sur du "je veux" et non pas 'je voudrais aller à Venise', donc t'as pas le choix t'es forcément sur Trivago et en plus on voit qui porte la culotte dans le couple. 'Je voudrais' impliquerait que le choix n'est pas fait, qu'il faut bien étudier les hôtels et le budget. Ce n'est pas possible dans cette publicité, avec le site on ne peut qu'aller à Venise puisqu'il y a tout. Donc quand la fille s'impose à ton esprit, c'est bien le site qui parle à travers elle, à l'impératif.
Et sérieux c'est quoi ce couple qui se regarde tout le temps, bon c'est sûr quand on est amoureux cela passe beaucoup par les yeux mais là tu es dans un e des plus belle ville du monde et tu passes ton temps à regarder ton conjoint. En plus, ça fait un peu pervers de mater la fille s'attacher les cheveux ou prendre son bain... Enfin, je ne suis pas contre regarder la personne prendre un bain ou une douche mais c'est louche quand on ne finit pas par rejoindre l'autre, tout ça, et encore plus quand on la regarde toute la journée. "Chérie, qu'est-ce que tu es belle quand tu mets tes chaussures/ te laves les oreilles/ marches dans le couloir/ te cures les ongles!"
"Tu crois que c'est possible" avec le petit clin d'œil. La fille ne cite pas directement Trivago durant le spot; ça fait un peu mon site secret que je ne communique à personne ou bien le site est tellement évident que l'on ne le cite même pas.
D'ailleurs, on ne voit pas beaucoup Venise...
Donc oui, je crois que c'est possible de nous vendre n'importe quoi quelque soit la manière avec la publicité.
dimanche 25 août 2013
Götterdämmerung (1/3)
La saga s'achève bientôt sur ce dernier opus joyeusement intitulé : Le crépuscule des dieux.
Amis de la rigolade, bonjour !
Bon, je vais passer sur les trois sorcières qui tricotent au début de l'histoire et commencent à devenir folles après qu'elles aient cassé leur fil; car oui, elles sont un peu feignasses, du coup elles sont trois pour un fil. Six mois pour faire une chaussette (et je ne parle pas de la paire).
Bref, nous revenons sur le rocher de l'amour où nous avions précédemment laissé Siegfried le benêt puceau et Brünnhilde la rebelle schizophrène.
Tous les deux amateurs de randonnées, d'ambiances bucoliques et de sexe en extérieur, ils ne se sont pas fait prier et nous les retrouvons donc post-coït sur leur rocher d'amour (rien à voir avec les chocolats).
Les deux ont apprécié leur nuit mais c'est sûr qu'après les cris et le sueur les choses se calment un peu. Ainsi Siegfried, très gentleman, annonce à sa nouvelle copine qu'il aime prendre son petit déjeuner tout seul et qu'ainsi il va repartir découvrir le monde. Parce que les bonnes femmes, c'est sympa mais si on peut plus faire ce que l'on veut !
Et sa copine, bonne poire, lui fait : "Mais oui, vas-y mon loup. T'es le meilleur, t'es le plus fort, tu as bien le droit. T'inquiète, je me ferai mon café toute seule; et puis la broderie c'est tellement cool".
Il ne faut pas oublier que c'est la jeune fille rebelle qui voulait tout brûler qui ne dit rien face à un mec qui veut tout le temps partir et vient juste d'être dépucelé (donc un peu foufou)...
Bref, dans leurs élans de jeunes romantiques se quittant sur le parking du camping à la fin du mois d'août, Siegfried offre à sa bien aimée son anneau - oui, le fameux anneau qui file la guigne à tous ceux qui le portent - le genre de cadeau sympa.
Brünnhilde s'étant transformée en bonne ménagère (en l'espace d'une nuit), elle lui file son bouclier et son cheval - autrement dit tout - et décide de l'attendre tranquillement dans leur nouvelle maison : le rocher (pas celui de Suchard, hein !).
Pendant ce temps, de jeunes bourgeois s'ennuient un peu dans leur château des bords du Rhin. Nous trouvons Gunther, le roitelet du coin, sa sœur Gutrune (ils se sont pas vraiment raclé la soupière pour les prénoms) et leur demi-frère Hagen.
Gunther aimerait bien être célèbre et également se trouver une femme, parce que bon c'est sympa d'être roi mais des fois il faut bien arrêter de trousser les paysannes. Mais Gunther est bien sympa, il n'a pas inventé l'eau tiède, du coup c'est Hagen - dit le "petit malin" qui lui glisse à l'oreille l'histoire d'une fille endormie sur un rocher, donc plus facile à choper, mais que seul un vrai héros peut libérer.
Et il faut bien le dire Gunther est à l'héroïsme ce que la RATP est à la convivialité. Et surtout les exploits de Siegfried sont connus mais Hagen le malin suggère donc que Gutrune prenne donc le héros hippy comme mari et tout le monde sera content.
Ah ba oui, en voilà une solution qu'elle est pas conne !
Mine de rien les Gugu (Gunther + Gutrune) sont pas si cons et réagissent de la même manière et se posent des questions sur le côté malin de leur demi-frère.
Et voilà que Hagen balance entre la poire et le fromage : "Pas de souci, je vais vous faire des potions qui effacent les mémoires et ça sera nickel."
Ils sont donc rassurés sur la malice de Hagen et viennent surtout de découvrir que l'on peut également l'appeler "gros bâtard" dans le métier.
Et voilà que Siegfried débarque au château tel un auto-stopper dans une auberge de jeunesse.
Pour l'accueillir on lui organise une grosse fiesta et surtout on fait s'agiter devant lui les jambons de la gironde Gutrune. Le jeune et fougueux héros des rave-parties apprécie cette petite sauterie, mais devant les charmes de la sœur il reste insensible et clame haut et fort son amour pour Brünnhilde. Si c'est pas romantique !
Heureusement, Hagen avait tout prévu; surtout qu'il a avant cela vu et lu tous les Harry Potter, et donc il a tout un stock de potions. Quelle malfaisance, mais qu 'est-ce que cela cache ?
Ainsi, Gutrune la gourgandine vient lui servir un bon godet de vin avec tout plein de produits amnésiants dedans. Le tout dans une ambiance "il est des nôtres"; la classe façon bavaroise.
Siegfried buvant toujours cul sec, le voilà tout bourré et oubliant sa Brünnhilde adorée. Il saute sans attendre sur Guntrune et son tailleur sexy, mais Hagen -décidément, il est bien malin - lui fait remarquer que c'est un peu cavalier.
Pas de problème, pour Siegfried : il propose d'aller chercher Brünnhilde pour qu'elle épouse Gunther et lui par la suite s'assure de joyeuses gaudrioles avec Gutrune. Bien sûr, ayant oublier l'existence de Brünnhilde pour lui tout est simple. Pendant ce temps, les Gugus sourient et voient enfin leurs pucelages bientôt prendre fin, alors que Hagen ricanne dans son coin comme un vilain sournois qu'il est. Sacré Hagen !
Ainsi, Siegfried et Gunther finissent leurs tonneaux de vinasses et partent ainsi tous les deux vers le rocher, fleur au fusil et pains aux rillettes.
Prochainement, vous apprendrez que chez Wagner on ne badine pas avec l'amour, qu'il ne fait pas bon traîner sur les rochers et surtout que Hagen est vraiment un gros bâtard.
jeudi 22 août 2013
Vespérune
On reprend du bon pied et du bon œil ( et j'en ai deux de chaque) avec une petite histoire, de rien du tout, de rien du tout.
Et comme je suis bon comme un pot de Haagen-Dazs à 23h, je vous ai même mis cela en musique.
On peut écouter ceci, au moins pour le début : Captain Beefharet - Her Eyes Are a Blue Million Miles.
Mais ma préférence va vers The Divine Comedy - Gin Soaked Boy. Comme si j'avais écrit cela dans l'optique de l'écouter à la fin.
En fait, c'est pas mal d'écouter Beefheart en premier et ensuite de passer à Neil Hannon; enfin vous êtes grands pour savoir ce que vous faites, normalement...
Un jour, un homme se baladait en forêt. Elle était grande et isolée. Un orage ayant éclaté peu avant, un arc-en-ciel la surmontait ce jour-là.
Alors qu'il se reposait devant une chute d'eau, l'homme vit des dizaines de bulles s'échapper des remous. Animées de mille couleurs, elles virevoltaient au dessus de l'onde. Elles s'élevaient doucement vers le ciel. Sauf une; sauf une petite bulle légère qui vint, poussée par la brise, vers l'homme.
Quand elle arriva à lui, il essaya de la toucher du bout du doigt. C'est au moment infime et précis où la bulle éclata d'elle-même que son doigt entra dans la bulle par la brèche ainsi crée.
En un clignement de paupières, la forêt se trouva nimbée d'une étrange lumière. Partout de petites étincelles se déplaçaient telles une myriade de fées.
L'homme ébloui par tant de beauté se leva et voulu découvrir ce nouvel endroit mais en se levant il remarqua que sur l'arbre contre lequel il s'était appuyé avait poussé un cœur.
Il voulu le toucher, voir même le décrocher mais à peine effleuré le cœur se déposa dans les bras de l'homme. Il descendit doucement comme si le temps s'était figé. Une chaleur et une douceur infinies l'envahit instantanément.
Quand il rouvrit les yeux, la forêt était redevenue celle qu'il connaissait. Il n'y avait plus de lumière, ni de fée mais le cœur était toujours dans ses bras, contre lui, palpitant contre le sien.
Craignant pour son trésor, l'homme parti parcourir le monde, tenant toujours son cœur contre lui. Il ne restait jamais au même endroit de peur que l'on lui vole son trésor.
Il vit mille merveilles, il rencontra des milliers de personnes, il apprit des centaines de coutumes et s'initia à des dizaines de cultures; pourtant quelque chose lui manquait.
Il avait toujours cette peur de perdre, de se faire prndre son cœur, mais au-delà de ça il lui manquait quelque chose. Cette sensation de vide qui malgré tout restera insatiable, comme si son propre cœur n'était plus là.
Pourtant, tous les soirs, tous les jours il tenait le cœur tendre et chaud contre lui et s'enivrait de son ardeur.
Un jour, alors qu'il repassa par hasard par la forêt à la chute d'eau, il s'y arrêta.
Il resta quelque temps à contempler les bulles, tout en serrant son cœur contre sa poitrine.
Le cœur battait de plus en plus fort, ses mouvements se faisaient plus amples et il devenait de plus en plus chaud. C'était comme si il s'était transformé en une boule de lumière irradiante.Un soleil au sein des bras de l'homme.
C'est alors que le cœur s'enfonça dans la poitrine de l'homme. Il fondit en lui et se mêla à chaque atome de son corps en une immense vague douce et ardente.
Depuis, peu sont les personnes à l'avoir revu mais il paraît qu'il parcourt toujours le monde le sourire aux lèvres et laisse derrière lui une fine traînée de petites bulles multicolores.
mardi 20 août 2013
On tourne.
Pour reprendre après cette petite pause pour ce grand week-end du 15 août, un petit article cinématographique avec tous pleins de films et de critiques subjectives.
Urban Legend
Mais quelle merde. C'est plat, le personnages sont ridicules, on se fout complètement de leurs sorts, les meurtres sont risibles et les ficelles grossières. Et je ne vous parle pas du festival de nanardise que constitue la fin.
Sa révélation finale constitue un cas d'étude pour ceux qui s'intéressent au style comique et au cabotinage.
L'autre Dumas.
Mais c'est que ce film est très bon. Un Depardieu fidèle à lui-même mais investi par son personnage de Dumas et un Poelvoorde tout en retenue et en finesse.
Tout se joint à une histoire méconnue et pourtant intéressante, qu'elle soit historique ou bien littéraire.
Même si ce n'est pas le film de l'année que l'on adore voir et revoir, ce film vous fera passer un très bon moment, entre détente et film historique.
The Amazing Spiderman (Sipderman Reboot).
Mais c'est que ce film n'est pas trop mal. Il est même plutôt très bon pour le fan car il respecte quasiment en entier la BD. A part des grues improbables et un Peter Parker un peu trop cool et 'in ze wind', le film est divertissant et respecte bien l'univers de Spidey.
Ils en ont également fait un peu trop sur Gwen Stacy, lycéenne-chercheuse (?), mais ça fait du bien après trois films avec M-J la cruchotte.
Un lion en hiver.
Un casting de rêve, une histoire unique, bref un très grand film pourtant méconnu. Une histoire de succession chez les Plantagenêts, ce n'est pas de tout repos. Ambition, trahison, politique, un superbe cocktail pour faire de ce film le Festen du film historique.
Le trou noir.
Le film que j'avais toujours rêver de voir depuis les affiches et les bandes-annonces dans mon bon vieux vidéoclub du début des années 90.
Un film, comment dire, spécial. Il a un peu vieilli c'est certain mais il y a quelque chose qui reste fascinant, et également quelque chose qui est en même temps si décevant.
C'est un peu le problème du film : il y a de bonnes idées mais le film reste un peu simplet (voire carrément n'importe quoi pour la fin) pour que l'on en garde une bonne impression.
Le bonheur a encore frappé.
Un film à la fois de très mauvais goût, satirique, vulgaire et drôle, bref un très bon film !
Regarder ce film c'est un peu comme lire Fluide Glacial ou L'écho des savanes.
Ca ne peut pas plaire à tous mais pour ceux qui apprécieront, ça sera un grand moment.
Pacific Rim
Mon Dieu... C'est beau mais après il faut voir cela comme une comédie ou une parodie. Des incohérences à la pelle, des persos détestables, des persos dont tout le monde se fout, des explications d'une pauvreté affligeante. Bref, des amis, de l'alcool et de la gratuité sont sûrement les meilleurs moyens de voir ce film et l'apprécier un minimum.
vendredi 16 août 2013
Boom Boom Bass !
Enfin, je ne vous abandonne pas vraiment non plus.
Profitez encore et toujours du week-end
Et n'oubliez pas les deux hymnes officiels de ces quelques pages virtuelles sentant bon la vanille synthétique pour bouger votre corps de rêves et votre humour radieux :
Midicronica - Tanoshii Drive.
mercredi 14 août 2013
Vroum vroum ron ron
Bon, un petit mot pour vous annoncer que le blog prend un peu de vacances pour ce week-end du 15 août.
Vous savez ce que c'est : les vacances, les amis, le soleil, la glandouille, écrire un roman tout ça tout ça.
En tous cas, j'espère que vous allez en profiter également et si jamais vous êtes vraiment en manque d'articles vanillés, je suis sûr qu'il y en aura toujours un ou deux dans les archives que vous ne connaissiez pas.
A très vite, les loulous des plages vanillées.
Salucofagos.
lundi 12 août 2013
Chapitre XXVIII
Derrière la vitre, au loin, il y avait la Terre. Une petite boule bleue et blanche perdue au milieu de l'immensité.
Nicolas était bien sûr sous le choc mais la beauté qui s'offrait à ses yeux et l'habitude d'avoir vu des photos d'expéditions lunaires avaient tué toute idée de panique.
Tout était calme; il y a avait un léger déplacement, un mouvement continu mais d'une infini douceur. Et ce noir... Tout ce noir profond, tout ce vide qui paraît si vivant avec ses points scintillants.
Mais le temps n'était pas à la rêverie, Nicolas entendit un bruit provenant du fond du couloir. Quelqu'un ou quelque chose arrivait. Il se précipita vers le côté opposé et sans hésiter une seconde ouvrit la première porte qui s'offrit à lui.
Passée cette dernière,, il se retrouva dans un minuscule corridor fermé au bout par un rideau de velours vermillon. Nicolas longea la commode ancienne qui en était le seul élément décoratif et écarta la toile pourpre.
Il découvrit un salle ronde composée presque uniquement de rayonnages. Au milieu de cette bibliothèque circulaire se trouvait une grande table surmontée d'un lustre suspendu à une coupole décorée de motifs célestes.
Un homme en vêtements de lin était plongé dans un des livres qui recouvraient la table.
Il ne fallut pas attendre longtemps pour que l'étudiant relève la tête en direction de notre héros.
- Bonjour frère, c'est toi qui vient pour effectuer le rite de Fragor ? dit l'homme en souriant.
Nicolas resta sans voix. Il était fait. Comment pouvait-il justifier sa présence et surtout sa totale ignorance du lieu et du reste ? Se faire passer pour muet ne lui semblait pas être la meilleure solution.
Mais le lecteur n'attendit pas :
-Ah, t'es nouveau, non ?
Nicolas balbutia un 'oui'.
- Je viens juste d'arriver et ... rajouta-t-il
- T'inquiète, on a tous été comme toi. Tu es arrivé avec la dernière livraison d'âme ?
- La livraison d'âmes ?
L'homme le regarde un peu interloqué mais reprit très vite son sourire.
-Ah oui, t'es vraiment un oisillon tombé du nid, toi. Tu dois vraiment avoir une sacrée aura magique pour qu'on te fasse venir sans formation. Mais ne t'inquiète pas, je vais déjà te briefer un peu. Au fait, moi, c'est Till.
Till s'avança et lui offrit sa main; Nicolas la pris et la lui serra d'une poigne plus assurée qu'il ne l'avait espérée.
- Nicolas.
- Enchanté. Je t'en prie, assieds-toi. J'ai beaucoup à t'apprendre, et comme tu peux le voir tu ne pouvais pas tomber mieux car je suis le bibliothécaire de ce monde.
Nicolas Brandebris prit place autour de la grande table en bois massif. Il se contenait mais son cœur battait à la chamade. En plus d'être prisonnier au cœur du mal, il allait enfin savoir d'où partait tout cela. Pourquoi son cauchemar avait commencé; il allait enfin savoir toute la vérité, ou en tous cas son fond.
Et comment ça : "de ce monde" ? Ça veut dire qu'il y en avait d'autres... Il y en aurait combien comme ça ?
- Bon, Nicolas. Je ne sais pas si on te l'a dit mais nous avons tous une aura magique. Pour faire simple, je dirais que ces gens-là font partie d'une grande famille mais comme dans toute famille chaque individu a son caractère et ces petites histoires et affections. Jusque là, tu me suis ?
- Oui, si j'ai bien compris nous sommes un de ces individus dans cette famille ?
- Tout à fait. Bien qu'ayant les mêmes pouvoirs que les autres, nous, Zébus, n'avons pas les mêmes vues que d'autres, notamment à cause de notre plan de migration des mondes.
Nicolas fronça les sourcils avant de demander :
- Le plan de migration des mondes ?
- Oui, c'est pour cela que l'on a besoin des âmes pures : pour organiser l'exode.
Alors que Till allait continuer, une alarme retentit dans les salles et les couloirs. Ce dernier se leva d'un bond et ordonna à Nicolas de se cacher sous la table. A peine, ceci fait, Till alla vers la porte donnant sur le couloir.
Accroupi vers l'arrière de la table, Nicolas pu voir le bibliothécaire parler à quelqu'un dans le couloir. Il faisait non de la tête et continuait de discuter. Il semblait répondre plus que de discuter. L'alarme retentissait toujours.
Soudain, Nicolas si figea de peur. Son cœur semblait s'être arrêté et une vague de froid s'était mise à parcourir ses vaisseaux : Till avait tourné la tête et regardait vers la table. Son sourire avait disparu.
(A suivre)
samedi 10 août 2013
Chacun son ticket.
Dernièrement, on m'a parlé d'une métaphore portant sur les relations amoureuses. On a déjà tous en tête de superbe image telles que le grand huit, le long fleuve tranquille ou bien le Cap d'Agde, mais là j'avoue que cela m'a interloqué et vous me connaissez : je n'ai pas résisté à l'envie de vous la faire partager en y ajoutant mes petits commentaires.
La métaphore de l'amour : tout d'abord, il faut rencontrer quelqu'un et l'emballer sauvagement dans un coin. Enfin, cette manière est optionnelle mais ces images ne sont valables que quand on est avec quelqu'un, m'a t-on dit. C'est vrai que si l'histoire d'amour n'est qu'à sens unique, la métaphore serait plutôt attendre un RER de nuit sur un banc ou bien manger sa boîte de carottes râpées seul en regardant le cinéma de minuit.
Donc, au début tu prends l'ascenseur , ensuite le toboggan et après tu te retrouves sur le parking (oui, oui, moi aussi cette dernière étape m'a bien fait marrer).
L'ascenseur.
Bon, je passe sur tout la force sexuelle de cette image et toutes ces belles sensations qui font de nous des frotteurs en puissance - même si on ne prend que peu le métro parisien et encore moins la ligne 13.
Du coup, ce nouvel amour nous emmène jusqu'aux plus hautes sphères du bonheur - qui a dit le septième ciel ? - nous avons l'impression de nous envoler et de flotter au dessus de tous et surtout du quotidien.
Je dirai quand même qu'un ascenseur reste quelque chose de pas très glamour - sauf si tu es dedans avec la personne et que les hormones commencent à travailler et à faire travailler mains, langues et diverses choses. C'est tout de même un lieu où tu attends comme un idiot, tu ne regardes personne et pour peu qu'il y ait une belle musique d'ambiance; je ne sais pas si j'ai envie que l'on compare ma relation naissante et passionnelle à ça.
Après cette merveilleuse ascension, nous voilà dans le toboggan.
Alors, je ne sais si le but de cette image est le côté descente - apparemment oui - mais il semblerait que cela doit symboliser les premiers problèmes ou la découverte des petits trucs qui peuvent ne pas nous plaire.
Bon, pourquoi pas. Mais tout de même, le toboggan est censé être quelque chose de marrant. Alors oui, on descend peut être un peu de son nuage mais les premières petites disputes est-ce aussi marrant qu'un toboggan aquatique avec trois loops et tout ?
Ces petites choses font partie d'une relation - qu'est-ce qu'on se ferait chier sinon - mais justement, ce n'est pas une descente. C'est plutôt comme regarder d'un peu plus près notre fameux ascenseur. On regarde la notice, on voit qu'un bouton se défait un peu, que le miroir est nickel; bref, on reste dans l'ascenseur, c'est juste que l'on fait plus attention aux détails mais cela n'empêche en rien de continuer l'ascension.
Encore heureux sinon il n'y aurait plus que Meetic dans le monde.
Et voici le meilleur : le parking !
Toute la force de cette image dégoulinant de glamour pour symboliser les premiers questionnements. Quand on ne sait si l'on doit continuer, changer de vie, arrêter la clope, vider les poubelles ou bien devenir gourou dans le Vexin.
C'est sympa tout de même de se dire : "je l'aime, mais est-ce que je vais m'engager plus ?" ( parce que oui, faut pas se foutre de la gueule du monde, c'est surtout de ça dont il s'agit !) et d'illustrer cela par les magnifique parking vide d'Auchan; vous, seul entre le Castorama et le Pizza del Arte.
Autant aller tout de suite dans le glauque ultime avec un parking souterrain de nuit ,ses caddies qui traînent et ses flaques de liquides assez louches un peu partout.
Non mais, OK pour le parking mais c'est quoi la suite ? Tu finis sous les ponts ? Tu reprends l'ascenseur (en partant du parking, je pense que ce dernier a perdu ses connotations érotiques et enivrantes ? Tu prends l'escalier de sortie, la métaphore pour rester avec quelqu'un mais on ne sait pas pourquoi ?
A la limite que l'on se retrouve sur la parking parce qu'on s'est fait largué, ça marche mais là ...
En tous cas, ces métaphores sont plutôt amusantes quand on a les images dans la tête.
Honnêtement, plutôt que de pondre des choses comme ça, si on ne se prenait tout simplement pas la tête et vivait nos histoires ?
Après, tu te sens dans l'ascenseur -non, ce n'est pas sale -, sur une autoroute, un monte-charge, un tournage porno ou dans La Chartreuse de Parme, cela dépend de tous et du moment.
Bref, n'oubliez pas que les ascenseurs ont un nombre de personnes limité, que les escaliers font faire du sport, que les toboggans sont soit réservés aux enfants ou alors aux seuls adultes et qu'enfin il faut bien sortir du parking un jour et que tu le payes souvent cher.
Allez, pour continuer de rigoler et rêver un peu que tu sois parking, trottinette, Châtelet-Les Halles ou visite touristique : Jovanotti : Il più grande spettacolo dopo il Big Bang.
mercredi 7 août 2013
Genkai Haretsu !
Hide : Misery.
L'été, c'est un peu comme Noël : beaucoup profitent et s'amusent entre deux verres de rosé, trois baisers et 6 heures de soleil; d'autres essayent mais s'ennuient entre deux bouteilles de rosé, trois sites pornos et 6 heures de lumière artificielle.
Rester au boulot, ne pas avoir assez d'argent pour partir, devoir quitter son amour de camping, devoir larguer son amour de dortoir à la fin de la colonie de vacances, ne pas pouvoir organiser de soirée fondue ou raclette, tomber malade, éclater son budget à cause du budget bières fraîches, se prendre un râteau, être seul car tous les amis- souvent en couples- sont partis sans vous inviter, se prendre des râteaux parce que chaleur et minijupes ne veulent pas dire openbar, passer plus de 15 min dans les transports en communs, parce que la route même au soleil vous rappelle qu'elle est dangereuse, parce que Plus belle la vie prend aussi des vacances, devoir garder le chien de votre sœur partie en vacances, parce que vous avez fait 8 anniversaires et 3 mariages avant mi-Juillet mais à tous vous n'étiez qu'invité, vous vous rendez-compte que le prix des glaces augmentent avec la chaleur, se rendre compte que les soldes sont finies et que de toutes façons elles étaient moches, etc.
On pourrait trouver mille raisons de ne pas suivre cette euphorie générale mais pourquoi s'en faire ?
Pourquoi se ronger le moral alors qu'il n'y a aucune raison ? A part peut être ne pas faire comme tout le monde, et laissez-moi vous dire que c'est l'idée la plus conne qui puisse exister dans une vie.
L'important dans une vie, ce n'est pas ce qui arrive, c'est comment on fait avec. On peut statufier tant que l'on veut sur l'influence que l'on a sur les événements, les raisons etc. au final, c'est en soi que tout se passe.
Il peut t'arriver la pire des choses ou bien un simple déboire amoureux (oui, je sais que cela t'affecte beaucoup, ami jeune), sans juger de la gravité de chaque, c'est ta vision et ton esprit qui feront tout.
L'illusion marche dans les deux sens; le bonheur, la tristesse, au final il n'y a que toi qui puisse les produire.
Bref, tout ça pour te remonter le moral, ami qui lis se blog - et qui normalement ne dois pas bronzer à la plage ou emballer entre deux caravanes - et te faire profiter de cette chanson. Certes, son appréciation est subjective mais ce n'est pas un blog médiocre donc je te l'impose quand même. Et puis, tu n'es pas obligé d'écouter et encore moins d'aimer, non mais !
Allez, salucofagos !
lundi 5 août 2013
Après minuit. Stop playing, Ween !
Attablé en terrasse, le rhum coca est frais. Des petites bulles de fraîcheur éclatent en une multitude de Big Bangs au contact de la langue, alors qu'une goutte de condensation coule le long de ma main et de mon avant-bras.
Il fait lourd, la pluie est tombée maintes fois aujourd'hui. Elle reviendra très prochainement comme un amant en manque d'amour. Les rues d'été semblent assommées par la course de Phaëton; tout y était immobile.
Une femme passe et s'arrête quelques mètres plus loin. Alors qu'elle se penche sa petite jupe de jean blanc remonte le long de ses cuisses.
La peur de l'orage a fait fuir la foule. Tout le monde retient son souffle dans la pesanteur.
Sans s'en rendre compte, elle remonte son bas devant mes yeux. Sur ma rétine s'imprime l'ombre de ses cuisses gainées par ses enveloppes opaques.
Au dessus de la bande élastique et de son ballet de dentelles, la cuisse reprend sa blancheur ouatée. Le galbe n'y est peut être pas soutenu mais la douceur de sa peau lactée balaye d'un coup d'œil toute superficialité.
Elle met un peu de temps a finir son affaire, le temps est-il si extensible que ça ? N'aurait-ce pas seulement duré seulement une fraction de seconde ?
Finalement le rideau tombe et les quadriceps se réactivent.
Sans persistance rétinienne réelle, l'impression de ses accessoires en nylon reste calquée sur sa jupe. Les formes ombragées se balancent au gré de la danse langoureuse de ses reins.
Des vagues finissant par virevolter sur l'horizon azuréen du lointain.
dimanche 4 août 2013
Avant minuit. Allo, Trouille ?
Mmh, oui, clique ici. Oui, ici. Mmh, c'est chaud, j'aime quand tu cliques là.
Mmh, il fait chaud... C'est l'été et il fait très très hot (à susurrer à la manière des publicités post-minuit façon "tu veux un plan coquin dans ta région, alors envoie "kleenex" au 0166"); très hot dans mon slip mais surtout sur ma terrasse.
Trop Hot ! Je dois souvent prendre mes ablutions tièdes. Elles sont carrément glaciales lorsque la voix de Michel Sardou résonne dans le salle de bain et fait bouillir à la fois mon corps et mes sens.
Je fais l'amour avec le soleil. Il m'épuise, il me fait suinter mais c'est si bon. Je dois calmer ses ardeurs avec de grands verres de Tequila Sunrise. Ah, que c'est torride.
Bon, par contre, je suis au chômage, célibataire et ma terrasse s'appelle un balcon d'immeuble à Vélizy.
Du coup, après avoir réfléchi sur le pourquoi suis-je célibataire, je pose Kro et gauloises et tout en pissant un bol, je me pose une nouvelle question (c'est mon côté philosophe) :
Mais que font donc les couples de leur été?
Au final, c'est en tirant la chasse que je me dis qu'ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent; bientôt, moi aussi je vais pouvoir faire mon malin !
Je vois déjà mes futurs étés : confortablement installé dans le canap', j'attends. Mes testicules marinent tranquillement tel un bon pot-au-feu. Ma femme quitte de temps en temps son transat pour se chercher un verre de Pulco et tout attentionnée qu'elle est, elle me ramène une bonne bière bien fraîche. J'attends la fin du Tour de France ou de la Formule 1 et après, ça sera le carnage. Elle le sait. Son auto-bronzant ne l'empêche pas d'écouter les réactions du public et des commentateurs; elle sait qu'après ces grands moments de sport, je vais m'appuyer d'un bras contre la porte coulissante de la terrasse. Mon peignoir en satin légèrement entrouvert. Mes effluves de Drakkar noir viendront jusqu'à elle, elle me regardera dans les yeux. Elle devinera également les rondeurs cachés sous les plis de mon slip.
Après un retroussement de babines, je partirai tel un félin se mouvant dans la savane. Elle poserait son Guillaume Musso et doucement rentrerait dans l'appartement. Sa respiration se ferait de plus en plus haletante alors que ses pas la feraient glisser le long du couloir.
La porte de la chambre serait entrouverte; son souffle pour un instant coupé alors qu'elle pousserait la porte de ses doigts menus et tremblants. Les hormones et les fragrances musquées viendraient se briser contre ses narines.
Elle me verrait, là sur le lit, à demi-nu tel un animal sauvage en plein rut. Je feindrais de faire le chevreuil à demi-assoupi, innocent comme au premier jour.
Doucement, elle s'approcherait, et voilà que le piège se refermerait,implacable.
Voilà, les futurs étés de rêve. Il faut espérer que ces salauds n'augmentent pas le prix des clopes et qu'ils arrêtent avec le dopage. Le Tour de France, c'est beau, c'est tout!
D'ailleurs, non. Oubliez ce que j'ai dit ! Lors de mes futurs étés, j'emmènerai ma blonde voir Le Tour. En camping car, le long des routes, ça sera magique. Tellement beau que je n'aurai même pas besoin de mon parfum Scorpio noir pour la trousser sur la table pliante entre deux remontées.
Ah mon amour, je ne te connais pas mais je t'aime déjà !
A suivre dans un prochain numéro : On est jeune; on est ensemble entre deux baraques à frites le temps d'une semaine au camping de la Dune frétillante le temps de quelques mains baladeuses.
jeudi 1 août 2013
On, s'en, tape!
![]() |
| Trop de Photoshop, des personnages laids et rigides : ça va être bien! |
Allez, aujourd'hui on dégomme.
En regardant la TV d'un oeil distrait, je ne pensais pas voir des summum du culture et d'intelligence mais , une superbe pub à suffit à me faire basculer dans l'horreur. Ce genre de chose qui transforme tous les petits garçons en terrifiant méchant de James Bond voulant annihiler l'humanité. C'était la pub pour Sublimes créatures (et non, je ne mets pas cette chose en italique!).
La bande-annonce.
Tout du suite, de magnifiques dialogues tentent de mettre à bas nos oreilles et notre sanité : "Nous préférons le terme enchanteuses."
Quelle pédanterie! 'Nous', c'est qui 'nous' ? Et "nous préférons"... Ah ba oui, les flics aussi préfèrent qu'on les appelle les gardiens de la paix mais on les appelle toujours les flics/ ou les poulets...
Attendez ! On parle de sorcières ? Il y a des jeunes aux coupes de cheveux obscures tirant la tronche ? Mais c'est Twilight en fait !
Même couverture que Twilight en plus, c'est bizarre.
On nous plaque deja devant les yeux le fait que ça sera de la merde.
Surtout on balance ça à la gueule des jeunes qui ont aimé Twilight - il y paraît que ça existe - comme de gros pervers t'agitant leurs quenelles desséchées devant les naseaux alors que tu attend tranquillement ton métro assis sur les bancs orange dégueulasse de plexiglas.
![]() |
| Non, ce n'est pas Twilight (La production) |
On rentre en pleine salle cours comme une fleur (comme Twilight), on s'observe bizarrement tout comme la fameuse scène dans le film sus-nommé.
La preuve en image : Ici, et en plus c'est rigolo.
On inverse simplement les sexes des protagonistes principaux.
Et on continue la descente dans la plagiat : un mec mystérieux qui ne sourit jamais. Au moins, ils ont pris une jeune plutôt souriante, cheveux aux vents. Ca plaît beaucoup plus aux petites filles - surtout que ce sont des fées. Exit les vampires dépressifs aux cheveux raides comme un plat de nouilles destinés aux ados rebelles.
On préfère le bayou au forêts de l'état de Washington. On change un peu dans le genre exotique et mystérieux mais pas trop. En plus, on peut rajouter une vieille prêtresse vaudou dans ce coin, c'est tout benef'.
![]() |
| Je ne sais pas si c'est le canap' et la grognasse mais ça fait un peu pub pour maison close. |
On bouquine seul dans une grande pièce avec des inscriptions bizarres gravées sur la main comme Harry Potter. Décidément, c'est plus simplement surfer sur un genre, c'est du Tarantino !
Et en star, ils ont fait signer Jeremy Irons. Vu une filmographie jonchée de navets, je doute que ce soit une bonne caution. Il fait mystérieux ? C'est surtout son plaisir à cachetonner qui est mystérieux.
Et on case une chanson moitié jeune, moitié merde... Le genre qui passe inaperçue quand tu examines un bracelet pâquerette et une shorty petites fraises chez Jennyfer.
"Nos pouvoirs sont liés à la lumière ou aux ténèbres". Ah ouai... Et dans le monde il y a des gens gentils et des gens méchants ? Et on peut choisir la vie ou bien la mort ? Sérieusement...
Et comme si ça ne suffisait pas : "on décide de notre vie" ...
Heureusement, on peut surtout décider de regarder certain ou de simplement les balancer dans les oubliettes de l'humanité.
Alakazam, faisons vite disparaître de nos mémoires cette vilaine bande-annonce !
mardi 30 juillet 2013
Cindy (5e partie)
![]() |
| Le ridicule ? On ne connaît pas sur cette production. |
Et nous voilà repartis pour la suite de la plus grande production musicale du monde : Cindy 2002, cendrillon du ghetto !
Voici : la première chanson.
Vous vous souvenez avoir subi 5 minutes d'outrage auditif avec Oumpa-loumpa master et sa bouillie disco ?
Eh bien, gardez vos forces car on commence tout de suite avec sa suite : une immonde bouillie electro/ disco. Quand je dis 'electro', ne croyez pas que les Chemical Brothers ou Siriusmo sont à l'œuvre. Pensez plutôt à cette horrible musique des années 90 que l'on entendait dans le Hit Machine et les boîtes de provinces.
Le mauvais goût étant à la culture ce que le sparadrap est au Capitaine Haddock, nos gentils danseurs se trémoussent dessus déguisés en papillotes d'aluminium.
Encore une fois, la chorégraphie dégueulasse et leurs jambons sont mis à l'honneur grâce à la réalisation sentant bon le pastis et les costumes que l'on pourrait prendre pour des préservatifs géants s'ils n'étaient pas argentés.
Mention particulière aux moon-boots moumoutes et aux perruques de shows privés et tarifés.
![]() |
| Ça dégouline de sexy... |
Mais voilà qu'une boule à facettes géante s'avance. Un mystère ? Peut être. Une horreur ? Sans doute.
Horreur ! Malheur ! Voilà, la belle mère en robe fendue et maquillée comme Pigalle un samedi soir.
"Disco Queen, disco queen d'un soir" Oui, moi aussi j'aime faire croire ça quand j'emmène les filles dans les toilettes de night-club : "tu es une reine, baby" ou bien "je suis producteur, je peux peut être m'arranger pour te trouver un rôle"...
Bref, on apprend qu'elle est une gloire oubliée du disco et que son nom de scène est La Palma (anciennement membre des Village People la belle-mère ?).
"J'ai voyagé de Mexico à Tôkyô sans savoir dans quel pays j'étais" No comment. Et tout ça en un soir si on en croit le texte, quelle souplesse !
"j'arrivais comme la cerise sur le gâteau" WTF ? Oui... je suis arrivé comme le trou sur le normand peut aussi marcher...
"Je me faisais mon Cinémascope..." Cindy, ou belle-mère : même combat pour le paroles nawak. je me faisais ma 3D ? Me faisais mon travelling ? Je me faisais pas chier à cherche mon texte ?
Une bonne dose de son tecktonik arrive jusqu'à nos oreilles écorchées - on se demande où est la disco...
La diva trémousse sa peau d'orangerie, et alors que nous avions déjà "le chanteur anglaiiiis", voilà maintenant, un cours d'anglais donné par la vieille : "De New Yorl à L;A". = "From New York to LA"
"Payé au noir" = "payé au black" ...
On sentait déjà toutes les études supérieures qui se trouvent derrière ce spectacle mais il reste encore des surprises.
![]() |
| Une chorégraphie charcutière. |
"Laissez-moi vous montrer ce que c'est que danser"... 3 pas immondes, une descente de fessiers lourde et vulgaire et puis le côté je te montre ma culotte en relevant ma robe fendue; La Palma, ou ce que le bon goût a fait de meilleur. Non, c'est sûr Disco Queen d'un jour, Disco Queen toujours.
Et pour finir, la chanson se clôt sur un cri de jouissance et un superbe montage photo de notre disco queen préférée.
Deuxième extrait. et sa suite directe.
Petit interlude sur la musique rock'n roll de Ricky pour nous présenter sa petite amie : Judy.
Mais pas de bol comme elle choisit une robe, c'est nôtre couturier-chocolatier qui commence à vriller nos oreilles.
"J'ai intitulé mon défilé : la vie en rose (oui, ça on l'avait bien vu).
Judy : -C'est original. "(euh, c'est de l'ironie ?).
Effectivement, on ne voit plus rien sur scène tellement l'éclairagiste fait péter le fuschia. Après les oreilles, les yeux commencent sérieusement à être atteints.
![]() |
| "Comment ça, je fais peur ? Comment ça, le rose fait mal aux yeux ? |
"Ou sont les paquets ? Apportez-moi les paquets." Encore une fois, l'auteur nous gratifie de sons sens aigu du vocabulaire et de la pertinence des répliques dans un récit.
"Et toi pour te faire entrer au bal à Ricky, je viendrais te chercher" blabla. Bon, on comprend que l'amie du beurre de cacao et de l'oreille percée va remplacer Marraine la bonne fée, mais on se demande tout de même pourquoi ?
Et là une scène ahurissante où Ricky en a marre et veut se barrer, Judy est en pleine crise de manque et
Loumpa-Loumpa continue de clamer "rose' sur tous les tons.
Troisième extrait.
Mais voilà, que Judy avec la force et l'expérience d'une actrice professionnelle de Melun, dis "stop" à tout cela. Quelle force de caractère !
"Mon dernier défilé, j'ai décidé de me retirer de ce métier qui vous fait rêver mais qui pour moi-woua-woua est un enfer" Absence de rime, et elle prend sa voix caverneuse pour les derniers mots. Le sang commence à couler des lobes d'oreilles. Et je rajouterai : un métier qui fait rêver, peut être; mais en tout c'est juste l'idée du métier car quand on voit sa trogne...
![]() |
| Des plans audacieux au charme certain. Kubrick était un petit joueur. |
"Vivre pour moi, dormir sans somnifère, me lever avec le soleil".. Ah saloperie de shwobiz ! Une dénonciation sans cliché et virulente de cet enfer qu'est la vie des mannequins. Judy, bientôt sur M6 avec Bernard de la Villardière !
"Regarde-moi mon amour "avec une intonation sur le mon amour qui laisse pantois tellement c'est romantique... Germaine, routière, 3gr dans chaque bras, 15 ans de route et 30 ans de Malboro.
"Vivre pour moi, c'est vivre sans toi. Sans toiiiiiiiii !"
Alors, déjà la phrase est discutable mais tout s'efface devant ce doigt accusateur et ce cri. Bien sûr c'était pas vraiment de la chanson mais là, c'est la top niveau; le tout relever par son inoubliable jeu d'actrice. Et puis, si ça c'est pas de l'image et de la rime : "pour moi..; sans toi..." je suis rêveur.
![]() |
| Judy de l'Actor Studio of Bondoufle : Dans la fureur de vivre. |
Nouvel extrait.
Pauvre petit Rickynounet, lui qui en avait rien à foutre et voulait s'envoyer "des cadeaux", le voilà tout seul, largué comme la pire des merdes.
"KO tu m'as mis KO. Je suis tombé de haut. Avant j'avais les pieds sur Terre". Ce n'est plus une métaphore filée, c'est un grossiste de bobines à fil.
"Tu as les yeux de ma mère". Décidément cette comédie musicale est la plus louche qu'il soit au niveau sexualité. Après les putes, l'inceste; et on n'en est qu'à la moitié ! Planquez vos animaux (surtout morts) !
Ricky au final se révèle être un grand romantique et commence à piocher dans ses plus belles images de poésie pour les nuls.
La couleurs des yeux, le ciel, la mer. Les larmes en rivières, ce qui rime avec désert etc...
Un festival je vous dit. Il ne manque plus que 'mon cœur qui pleure' et 'notre amour telle une fleur'.
"Les femmes quand elles nous ont mis KO. Eh oui, elles jouent de leurs charmes, blabla, les hommes se cachent pour pleurer", et les oiseaux pour mourir.
![]() |
| Un homme face à l'amour, le vrai, celui qui mal - aux oreilles. |
Dernier extrait, ouf!
Mais voilà bien longtemps que nous n'avions plus entendu notre Cindy nationale!
Après une intro après laquelle on s'attend à entendre Ozone et Nouma noumayé, elle revient; et plus en forme que jamais :
"Derrière ses lunettes noires qui laissent à peine deviner ses yeux (bah oui, grognasse. c'est même fait pour.), j'ai crû entrevoir tant de tristesse et tant de tendresse (ah bah faut savoir! On voit ou on ne voit pas? Et puis c'est quoi cette association entre tendresse et tristesse? On dirait une pub pour la SPA avec le médecin euthanaseur derrière)".
"Il m'a regardé, il me semble" ba c'est toujours le problème des lunettes noires. Cindy se monte un gros film.
Il m'a tué d'un seul regard (va falloir savoir si on voit ou pas!).
Blabla, il a toutes les filles qu'il veut, blabla je en suis pas belle (no comment là dessus) donc "je vais l'aimer en secret toute ma vie" ah oui, quand même; ça fait long.
![]() |
| Cindy : 1; santé auditive : 0. |
Soudain, en plein milieu des pleurnicheries qui font mal aux tympans, revoilà le pervers de service qui débarque sans rien dire. "Je tremble d'amour quand elle vient pleurer sur mon épaule" Voilà, pas de bol Paulo, elle aime déjà quelqu'un en secret pour toute la vie. Same player, try again.
"Elle me pique mes casquettes, mes chemises, mes blue-jeans etc" l'explication du pourquoi ce type est toujours à moitié à poil. Et je ne mentionne pas le mauvais goût vestimentaire.
Et voilà il avoue son amour secret en chantant également "je l'aime en secret". Et les deux commencent à beugler là-dessus en même temps, tragique ironie de l'amour (et on s'en tape royalement en plus. Sauf si Machin s'énerve et décide de s'exprimer en un crime passionnel en butant Cindy, violemment.).
Et puis ça s'arrête pas : 3minutes de cris sur je l'aime en secret. Un délice pour les ORL.
![]() |
| L'amour, c'est comme faire du vélo sans selle : ça peut faire très mal. |
D'ailleurs, nous reprendrons cette odyssée musicale plus tard, histoire que nos sens se reposent un peu.
Dans le prochain épisode, tout le monde se prépare pour se rendre au Bal à Ricky. Encore un festival pour nos sens aiguisés et désormais connaisseurs.
(A suivre)
dimanche 28 juillet 2013
Vespérune.
Il n'y avait plus personne, il n'y avait plus rien. Paris n'était plus qu'une coquille vide.
Oubliée de l'Histoire et des hommes, la ville ne maternait plus que quelques ombres.
Deux surtout se faufilaient entre les immeubles vieillissant, gagnés par la vigne-vierge et les arbres. Ils étaient les derniers habitants de la capitale perdue.
Ils s'étaient aménagés une partie de la ville. Une partie où désormais les façades haussmaniennes ne sont plus que des panneaux de théâtres.
Des vérins et des systèmes de roulement faisaient doucement glisser les pans laissant libre le passage vers des cours intérieures luxuriantes. Toutes étaient différentes : certaines formaient un riad, d'autres abritaient transats, tables et barbecue et d'autres encore n'étaient que de grands jardins fleuris.
Tout autour de ces jardins, chacune des pièces donnant sur la cour avait sa propre particularité. Une pièce pour les consoles, une autre pour regarder des séries, une pour faire la sieste, une autre pour lire etc.Beaucoup restaient libres pour les mais et la famille.
A l'intérieur, il n'y avait pas de systèmes de vérins ou de poulies, simplement les matériaux bruts des demeures. Ce n'est qu'à l'intérieur des pièces que les formes et les couleurs reprenaient leurs droits. Tout comme chacune avait une utilité, chacune possédait son propre décor, ses propres teintes, sa propres personnalité.
Toute cette partie secrète de la ville délaissée n'étaient qu'une invitation au voyage. Voyages aux destinations changeantes selon les saisons, selon les jours, selon les cœurs.
Autour des ces immeubles un immense jardin se faufilaient entre les arbres avant de rejoindre la plage.
Une grande étendue de sable blanc recouvrant Paris. Les vagues venaient lécher les grains opalins jour et nuit, berçant les oreilles de ceux qui avaient délaissé le chant des oiseaux pour un peu d'azur.
Ils y avaient même construit une petite jetée afin de rêvasser au plus proche de l'eau, seuls au milieu de l'horizon.
Face à l'horizon, face à la foule, face aux épreuves, ils ne sauraient être seuls. Tout s'efface en dehors de leurs yeux tournés l'un vers l'autre. Leur petit Paris n'est que l'écrin de ces regards.
Comme les façades coulissantes, il y a autre chose derrière, quelque chose de plus important et de plus profond que le reste.
jeudi 25 juillet 2013
Hey-ho ! Let's go !
Ici la vanille, je répète ici la vanille.
Veuillez écouter quelques messages personnels :
Il y a quelques temps, je vous avais révélé ( ici ) qu'à côté du blog imbécile aux saveurs des îles, un roman était en construction.
Eh bien, sachez que d'ores et déjà, trois chapitres, ce qui constitue l'introduction, sont déjà prêts.
Ainsi, pour tous ceux qui veulent s'essayer à l'aventure de sa lecture, n'hésitez pas à me laisser votre adresse que je vous envoie cela.
Salucofagos, et à demain pour un nouvel article du genre que vous adorez tant.
mardi 23 juillet 2013
Chapitre XXIV : Ohé, capitaine abandonné.
A bord de la Joyeuse Lulu, il n'y avait qu'un seul maître à bord : Tsing Tao, le capitaine sentant bon le surimi chaud et le tabac froid.
L'homme, de descendance trégorroise avait été frappé par la malédiction du marin tropézien : il était toujours habillé de blanc. Malheureusement, là où cette couleur de vêtements s'accorde parfaitement avec la coke, ses habits, tâchés comme un drap de collégien, s'accordaient surtout avec son haleine douteuse. Une palette de couleurs défiant les lois de l'unicité et je n'évoque même pas ses dessous tout aussi douteux.
Tsing Tao avait beau être l'antéchrist des VRP en lessive, l'homme était plutôt sympathique pour notre bon vieux Jack, mais ce fut cet homme qui perdit Jack - mais avec notre recul, n'est-ce pas plus mal ?
Un matin, alors que les côtes américaines se découvraient et que l'odeur de marée se faisait de plus en plus forte sur la Joyeuse Lulu, la radio se mit à grésiller.
Après 27 jours, d'inactivité radiophonique et d'utilisation en tant que réchauffe-café, les grésillements étaient aussi inaudibles qu'une chanson de Mickael Miro. Tsing Tao encore, et toujours, un peu bourré y mit vite fin en balançant l'objet de bakélite à l'autre bout de la cabine. Ce genre de pratiques de la part du vieux loulou de mer ne choquait plus personnes sur le rafiot après tant de jours en sa compagnie.
Mais, comme si le dieu du son désagréable avait voulu se venger, un haut-parleur lointain se mit à cracher.
"Ici, les gardes-côtes de l'état de Californie, veuillez couper votre moteur et vous préparer à l'accostage pour une visite de contrôle."
Dick Ravencroft était garde-côte depuis plus de quinze ans. Il avait vu beaucoup de choses dans sa carrière, et pas forcément des plus jolies, mais son contrôle de routine sur la Joyeuse Lulu fut un feu d'artifice dans sa vie professionnelle : 9 familles de clandestins, 12 caisses d'armes soviétiques, 2 kg de magazines porno, un feu arrière cassé, 4 CD de Céline Dion, un mécano recherché pour crimes de guerre, deux paquets de frites au LSD, Des souris savantes, un capitaine bourré violant une trentaine de règles d'hygiène à lui tout seul et un citoyen américain tentant de rentrer illégalement sur son propre territoire...
Tsing Tao en homme intelligent commença à s'avancer vers l'agent Ravencroft pour négocier les bidons - c'est-à-dire pour fermer les yeux sur quelques produits en échange d'autre - mais il glissa sur une malencontreuse bouteille vide de son whisky préféré.
Pris par surprise, les coups de feux retentirent vite. Tsing Tao recula par soubresaut tel un pantin désarticulé alors que des gerbes de sang éclataient de son dos.
Les forces de l'ordre cessèrent vite le feu, mais avant qu'ils aient pu réaliser leur erreur, le vieux marin gisait à demi-enfoncé dans la cave à mazout; son corps ruisselant de sang sombre, un dernier rictus se tenait à la commissures de ses lèvres empourprées.
La suite ne se fit pas attendre : Jack se retrouva la tête coincée entre le pont et une grosse Rangers taille 45 pour se faire passer les menottes. Il y eut un semblant de procès, Jack se rappelle que même ayant la confirmation de son identité, la justice n'aime pas que l'on rentre, même dans son propre pays, sans montrer de papiers. Il apprit aussi que le "mort ou disparu au combat" de la gente militaire peut vite se transformer en "désertion", surtout quand on est au fond du trou.
Voilà ainsi notre humble héros rejoignant sa nouvelle cellule au sein de l'établissement de San Pedro de la Muerte Porfavor. Une cellule d'une classe yougoslave où l'attendait son compagnon de cellule : El Bambo Chicano.
(A suivre)
dimanche 21 juillet 2013
Soleil.
Week-end au loin, donc week-end sans article.
Et oui, des fois il faut se prendre un peu de temps libre.
D'ailleurs, profitez-en également pour faire autre chose que de traîner sur le net; après si vous insistez, je suis sûr qu'il y a bien un ou deux articles que vous n'aviez remarqué.
Salucofagos.
vendredi 19 juillet 2013
Lido.
Bon, je vous préviens tout de suite qu'il ne faut pas regarder ce qui va suivre si vous n'avez jamais vu Mort à Venise de Visconti.
A la limite, si vous ne comptez pas le voir, faites comme bon vous semble.
Car oui, c'est la dernière scène de ce chef d'œuvre donc revenez pas vers tonton blog vanillé en me disant "ah, mais pourquoi ? Ça me rappelle la mort de Dumbledore que l'on m'a spoilé".
Mort à Venise : scène finale.
Que puis-je dire de plus que ce que l'on ressent devant.
C'est outrageusement beau, c'est poétique, c'est fort. Et puis Venise ! et puis, Venise...
Non, vraiment il y a des choses qui restent éternelles.
mercredi 17 juillet 2013
Cumshot.
On ne le répétera jamais assez : la publicité, c'est quand même l'autel de la merde dans la cathédrale de l'affligeant. Elle est à la vie ce que les cloisons nasales sont aux publicitaires.
Bref, la pub c'est fondamentalement pas glop.
On peut en trouver, des belles, des intelligentes ou bien encore des marrantes mais sur le fond c'est toujours d'un vacuité impressionnante et surtout son but est de te vendre des choses dont tu n'as pas besoin.
Bref, pour la plupart, les spots publicitaires sont inintéressants, voir énervants. D'ailleurs, cette dernière catégorie voit souvent passer des champions du genre, et je ne résiste pas à l'envie de vous présenter le dernier winner de la catégorie.
Une salle de cinéma. Les gens s'assoient et voilà que les pub pré-film arrivent ( c'est donc une métapublicité, attention on rentre dans le littéraire !) .
Il faut préciser que tout le monde a à la main une pinte de coca-cola - bonjour, les gros. On peut donc considérer que tous ces jeunes (oui, pas un qui dépasse 35 ans) couples et amis très propres sur eux sont plutôt aisés quand on voit le prix des places seules et après celui du pop-corn, coca etc.
Donc, voici une pub coca où un jeune connard te dit sourire aux lèvres que tu bois du coca zéro au lieu de ton coca normal.
Alors deux choses : d'abord, effectivement, tout le monde boit du coca normal - pas comme si il y en avait 56 sortes -, mêmes les jeunes filles au cuisseaux fermes et au buste altier; et en plus, le jeune a l'air tout heureux de servir du coca dans son cinéma impersonnel alors qu'il est sûrement étudiant et sous-payé.
Alors que l'on soit bien clair : le mec qui m'annonce fièrement qu'il m'a bien entubé comme il faut, je porte plainte ou je lui colle une mandale juste après la séance. Si je commande du cherry coke c'est pas pour bon qu'on me file du zéro sans qu'on me le dise.
Inutile de préciser que les mannequins Benetton qui sont dans la salle rigolent comme de petits chenapans, l'air de dire : "haha, tu m'as bien eu. Quelle charmant petite galéjade." Gros connard, ouai !
On dirait le genre de mecs relou et sans gêne qui, en soirée, prend le contrôle de ton PC et change ta musique - sur laquelle tu avais passé 30 minutes pour qu'elle dure toute la soirée et plaise à tous - et te dit "non, mais tu vas voir, c'est mieux". Mais je t'emmerde ! Est-ce que je viens fouiller dans ton frigo, virer tes merdes bio et y mettre de la charcut' et trois binouses en te disant "t'inquiète, c'est mieux" ?
Encore une fois, avec cette pub nous avons pu voir que : On te prend pour un con; on te lobotomise; que les grandes entreprises te fourguent tout ça avec le plus grand des cynisme; que l'on te vend une réalité de soap-opéra; que travailler dans un cinéma en étant jeune et sous-payé c'est trop la gaudriole et qu'on te vend 50 produits différents alors qu'au final c'est la même chose.
dimanche 14 juillet 2013
Trimalchion.
« [...] Ainsi va le monde, tournant comme une meule, et, toujours, il apporte quelque malheur, qu'il fasse naître les hommes ou les fasse mourir. Et si vous voyez au milieu une motte de gazon, et sur le gazon un rayon de miel, croyez-bien que je ne fais rien sans bonne raison. La Terre maternelle est au milieu, ronde comme un œuf, et elle contient tous les biens en elle, comme un rayon de miel.»
Pétrone (?); Le Satiricon; Gallimard, Folio classique, 1959 (ed. 2000) : p.55
vendredi 12 juillet 2013
Up up up !
Mes chers petits, ma chère maman, il y a bien longtemps quelques tribus éparses se disputaient un territoire encore peu cartographié.
Il y avait d'un côté des tribus très sociales mais à la constitution instable, et de l'autre des ermites ( je voulais mettre anachorète mais bon, c'est les vacances) dont la seule existante tenait plus de la légende urbaine qu'autre chose : les geek du PC.
Et un jour est arrivé internet. La révolution internet a été à la jeunesse ce que l'invention de la roue (et donc du char à bœufs) ou du chemin de fer à été pour les peuples - et aux renouvellements d'ADN.
Et voilà que dans le merveilleux monde en formation des loisirs, toutes ces communautés prirent contact.
Quelques années plus tard, cela a donné : le MMORPG. En français : jeu de rôle en ligne massivement multijoueur; en IRL... pardon je veux dire en vérité : un jeu vidéo où l'on peut s'entasser comme dans un club privatif au Cap d'Agde quand tu veux, voir même payer et faire mourir de jeunes Coréens.
Bref, dans cette pléthore de jeux on trouve le monolithique World of Warcraft et autour tout plein de jolis jeux tout aussi bien et plus ou moins gratuits. Dans ceux-ci on peut trouver SWTOR ( Star Wars : The Old Republic ). Je ne m'étendrai pas sur l'histoire où le contexte mais en gros, soit tu es du côté obscur, soit tu aimes éclairer les côtés obscurs avec ton gros sabre laser.
Rien que pour vous, mes loulous cœur de loup, je vous ai fait une petite liste des petits noms que l'on peut trouver dans ce jeux (qui sont sont intégrés dedans, j'entends - PNJ) :
Nar Shadock
Quesh que c'est que ça ?
Mister Dromund Kaas / Dromund Patricia Kaas.
Belsavis tête plate.
Coruscant et comment.
Malavai Queer
Dark Barrouf
Dark Lachryma Christi
Malavai Queer
Moff Pyron ira faire des courses.
Sharack Breev de comptoir.
Talah Reh des fesses.
Vette t'faire ça sur le champ.
Vik (Vapo Rub).
Mos Anek Samère
Seigneur Komo esta en la casa ?
Capitaine Golah (ex vendeur de chaussures)
Dark Sitar Ravi Shankar
Dark Gugus
seigneur Skar (l'assassin de Mufasa ?)
Jedi Satele Shan Marchepas.
Maitre Kiwix
Bahléa (Baléares vs Balai à chiottes)
Haaron Tavus (t'as vu, quoi!)
Duc Kendoh (sortez les sabres!)
Général Avec pas vu.
Seigneur Draagh à mort.
Seigneur Sadic (rien à dire de plus).
Général Var (kama) Suthra
Le méchant Fais tes "Valis", on y va !
Agent Bator (de son prénom Al ou Ulan)
Seigneur Drowl (mais il ne l'est pas du tout)
dark S'en Balaras
Une belle ménagerie, n'est-ce pas ? Vous ne jouerez plus de la même manière.
Inscription à :
Articles (Atom)









































