mercredi 9 novembre 2011

Vraiment pas cher.


Merveilleuses publicités télévisuelles!
En ce moment dans nos mirettes, la pub Gifi. Dans ce fameux torchon, on apprend que Gifi a eu une idée merveilleuse et qu'elle vient de Villeneuve-sur-Lot. Déjà un nom qui fait rêver et qui nous livre des images d'inventions révolutionnaires dans la tête.
Bref, dans cette pub, on apprend que cette idée est de: créer des franchises et des magasins partout en France. Ça en bouche un coin, hein! On n'est pas le demi d'un à Villeneuve-sur-Lot!
Je cite le spot:"aller près de chez soi, mais c'est cher; aller loin mais perte de temps et de carburant"... Bienvenue au royaume de l'illumination intellectuelle!
Non, mais c'est quoi cette pub des années 70!
La vente par Internet, Gifi connaît pas. Heureusement, qu'une voiture est présente durant la pub, c'était à croire qu'ils allaient représenter les clients conduisant des chars à boeufs.
Et puis c'est quoi ce truc: "ouai, en fait on a plein de magasin en France!" Coforama, Casa, Ikea aussi...
Gifi, des idées de génie, et des pubs dont le niveau d'intelligence et à l'image de leurs prix.
Allez salucofagos les nuls!

mardi 1 novembre 2011

Ca roule.


Rock'n roll par ci, rock'n roll par là, bebop alula!
Le rock, c'est la vie; c'est l'énergie.
Être rock'n roll baby, c'est être indépendant. Suivant son âge et sa situation c'est s'émanciper de la société, des parents etc.
mais ce n'est pas pisser sur tout ce qui bouge. Coucher avec une MILF peut être rock'n roll, violer une grand-mère l'est un peu moins.
Boire des bières avec son fils en jouant à la console, peut l'être; ne rien comprendre à ses enfants et ne jurer et s'habiller que par son groupe heavy métal 80 de jeunesse ne l'est pas.
En fait, c'est tout un équilibre d'être rock'n roll. Être rock'n roll, chacun peut l'être d'une manière différente.
Alors, la prochaine fois que tu me renverses de la bière (oui, toi: le type bourré qui traîne dans tous les bars) dessus en me disant "allez, c'est rock'n roll!", ou bien la prochaine que tu m'obliges à aller dans un club sordide pour te voir emballez tout ce qui bouge et sucer des ours (oui, toi: l'ami/e qui se dit wingman pour te traîner en sa soirée) en me disant "rock'n roll!"; et surtout la prochaine fois que tu m'exploses les oreilles avec Johnny Halliday quand je marche ou ronque (oui, toi: le voisin ou conducteur indélicat) en me disant que Johnny est plus rock'n roll que Jacques Dutronc. Eh bien, vous tous faite très attention car je pourrai danser le rock, façon Mash Potatoes sur vos faces.

mardi 25 octobre 2011

Citrouillons, mes amis!


C'est bientôt Halloween alors voici une petite liste des meilleurs films d'horreurs, histoire que vous ayez le temps de vous organiser pour cette soirée (par souci de longueur et de lisibilité, les titres donnés sont ceux de la version française).

Classiques
Alien/ Aliens/ Ring (Version japonaise originale)/ Sleepy Hollow / Evil dead/ Prince des ténèbres/ Suspiria/ Frissons de l'angoisse/ Scream/ The Thing/ La mouche/ Candyman/ Event Horizon.


Classiques historiques
la Momie (1932)/ Massacre à la tronçonneuse/ Freddy, les griffes de la nuit/ Psychose/ Shining/ La nuit des morts-vivants/ Hellraiser/ La malédiction/ Don't Look Now/ Halloween/ L'échelle de Jacob.


Classiques Drive-in et Coca-Cola
La Momie (1999)/ Rocky Horror Picture Show/ The Thing from Another World/ It (Ça- Il est revenu)/ Théâtre de sang/ Le chien des Baskerville (1959)/ Vampire, vous avez dit vampire/ La créature du lagon noir/ Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin.


Nouvelle Terreur
La Colline a des yeux (2006)/ Jusqu'en enfer/ Le village/ L'armée de morts/ L'échine du diable/ REC/ La secte sans nom/ The Descent/


En Gore et en Couleur
Braindead/ Re-animator/L'au-delà (1981)/ La maison des 1 000 morts/ Cannibal Holocaust/Hostel/ Saw .


Lien
Halloween des plus petits
Caroline/ SOS Fantomes 1 et 2/ Shaun of the Dead/ Scary Movie (au choix)/ Indiana Jones et le temple maudit/ La foire des ténèbres/ L'étrange Noël de Monsieur Jack/ Poltergeist/ Gremlins (1 et 2).

Allez, on se les sort!


Après Philadelphia, les rois du fromage à la con et sans réel goût nous proposent: le nouveau Boursin apéritif! Accrochez-vous car c'est du Boursin roulé dans des tranches de jambon fumé...
Oui oui, c'est bien ce que tout le monde fait depuis 50 ans pour l'apéro. C'est le petit plus de l'apéro chic et choc après les chips goût entrecôte au feu de bois de tante Suzanne.
Après les boites de pâtes immondes (cf: http://brisetouchefraiche.blogspot.com/2010/12/giovanni-yappa.html ), qui pour un prix abusif vous raviront de dégoût, voici donc la nouveauté Boursin; le nouveau produit à la con, le futur aliment que vous achèterez une fois mais pas deux, bref une nouvelle connerie sur le grand marché de l'inutile. Bientôt dans vos magasins, vos bols déjà remplis de chips ou de cacahuètes et qui se nettoieront et rangeront automatiquement (et peut être avec également cris de ménagère en colère ou beuglements de soirées foot).
En plus j'aimerais bien voir le prix dudit Boursin car bon du fromage à tartiner à la con et des tranches de jambon (tout aussi con), si j'en crois mon coté futé (il paraît que j'en ai un!) il me dit que j'en aurai le double ou le triple pour le même prix et voir même cent fois meilleur pour peu que je rajoute du poivre ou des herbes.
Salucofagos Boursinos.

lundi 24 octobre 2011

Son de cloche.


2012 ou la fin du monde, mais fin 2011 en est le début: il y a une nouvelle pub Philadelphia.
Cette fois, ce sont les mecs d'un Dîner presque parfait qui s'y collent et remplacent la mère May.
Déjà que Mathilda était pas trop connue et si elle l'était on se demande toujours pourquoi (vu la vacuité de son CV); mais là c'est encore pire.. (cf: http://brisetouchefraiche.blogspot.com/2011/06/oh-my-gosh.html ).
Ils n'ont rien fait du tout (enfin encore moins que Mathilda) et personne ne les connaît; perso, j'ai su que c'était eux car il y a celui au moignon; il faut dire ce qu'on le reconnaît facilement surtout que je ne l'ai vu qu'une seule fois.

Tout d'abord, un bel accent français sur l'immonde et horripilant Oh My Gosh (aussi énervant que les truies américaines qui beugnelent Oh my God a tout bout de champs avec leurs voix nasillardes). Les oreilles saignent...

Ensuite, après le Philadelphia (aka Saint Morêt en français) élément essentiel de vos dîners mondains, voici une nouvelle orientation encore plus spectaculinaire: Avec philadelphia, tu es sûr de niquer!
Passons le coté macho (ce sont quand même deux mecs qui font la pub) voici le dialogue: "Hey mec, j'ai la queue en feu. Du coup, j'ai invité une fille à manger mais bien que j'ai fait un dîner presque parfait, je suis un peu une merde. T'aurais un conseil?
- Bien sûr: tagliatelles et philadelphia! Avec ça tu vas emballer comme un Dieu! (ces deux dernières phrases sont vraies! Nda)."

Merveilleux monde de la séduction, il suffit de pâtes avec un fromage à tartiner et hop, c'est parti pour des heures de festival de Cannes du plumard et de la cyprine!
Bientôt, une nouvelle pub avec Joe (Joe le clodo, celui qui dort devant votre Franprix) où le Philadelphia sera un produit aphrodisiaque et qui se révélera merveilleux pour la lubrification intime!

Et Pif!


On entends souvent dire que le rire est le propre de l'homme. Donc Laurent Ruquier n'est pas humain.
Et la médecine alors?!
Pensez aux animaux qui crèvent comme des merdes parce que ils se sont pris un bon coup de papatte. Exemple: tu es jeune, tu es skater et tu as envie de culbuter Cindy et sa personnalité très mammaire; ainsi tu lui montre le super trick de la mort que même Jeanne Moreau elle ne connaît pas! Malheureusement, tu te casses la binette et tu te casses le poignet droit.
Mais il n'y a pas de médecine du coup, des mois avec ta main pendante, une vilaine cicatrice, voir une belle petite gangrène.
Ainsi, voilà pourquoi les animaux ne font pas de skate.

samedi 22 octobre 2011

Fermez les yeux!


L'amour est aveugle continue! Revoici a l'infâme grosse daube qui pollue vos écrans pour la deuxième année!
Le concept: des gens qui se tripotent dans le noir et qui après s'être aperçu durant 2 secondes se demandent si ils vont tenter quelque chose avec la personne.
D'où le double jeu de mots (décidément, ils sont trop malins à TF1), le fait de ne pas se voir et d'après d'outrepasser le physique. Et oui, la chaîne culturelle aime les bon sentiments.
Cela se sent encore plus dès lors que les participants sont: blondasses à gros seins, faux Matt Pokora, métrosexuels, mochetés, idiots à l'accent régional, bref un vrai cirque des horreurs.
D'ailleurs, à part entre amis et avec quelques verres, l'émission reste dans les abysses de la perte de temps. Le genre de trucs que vous regretterez avoir vu quand vous aurez un cancer.
A propos, de double jeu de mots, vous aurez que je suis quasiment au même niveau que TF1 en donnant mon conseil dans le titre. Quelle folie ce blog!

Tétramorphe


Georges Romero, dieu du film horrifique!
Il y a plusieurs grandes dates et film dans l'histoire du film d'épouvante et parmi ceux-là il La nuit des morts-vivants (1968).
Il représente un grand pas dans l'horreur visuelle, tout comme Psycho (Psychose en fr) l'a été; bien sûr maintenant les jeunes rigolent devant mais il faut voir le choc qu'ils ont représenté à l'époque.
Sans parler d'esthétisme et de techniques de réalisation, ce film a été révolutionnaire car il a porté le genre comme un genre adulte. Romero a fait de son film une véritable bombe contestataire et social. Les zombies avant c'était un ou deux façon La momie.
Mais voilà un petit résumé de la saga des 'Of the Dead':

Night of the Dead (La nuit des morts-vivants; 1968): L'original, le vrai! Alors que le morts reviennent un petit groupe de survivants se barricadent dans un maison. Le film fustige la guerre du Vietnam et le racisme ambiant.

Dawn of the Dead (Zombie (version européenne montée par Argento)/ L'aube des morts-vivants; 1978): Le deuxième opus qui va encore plus loin et qui peut être considéré comme le chef d'oeuvre de Romero. Le film commence sur de l'action brute, qui reprend le thème du racisme et de la précarité des minorités, et ensuite tout le film n'est qu'une charge emportée contre la société de consommation. On peut même voir avec l'arrivée de motards, un début de compassion Romeronienne pour les zombies (qu'au final, ils valent peut être mieux que nous).

Day of the Dead (Le jour des morts-vivants; 1985): Un opus très agréable à regarder, bien qu'une légère diminution de budget se fait sentir. En pleine guerre froide, Romero ne choisit aucun camp mais ne se prive pas de tirer à boulets rouges sur les militaires. De plus, c'est l'opus qui marque une grande étape dans l'évolution du zombie. Également incontournable, donc.

Land of the Dead (Le territoire des morts; 2005): Après plusieurs années de vaches maigres, le maître revient grâce aux succès de Shaun of the Dead et L'armée des morts (remake de Zombie/ Aube des morts-vivants). En partant sur les bases lancées par le précédent film, les zombies contre attaquent une société pas si éloignée où l'on se protège de l'extérieur et où les inégalités sociales sont criantes. C'est autre chose que ses prédécesseurs mais le film reste une bonne réussite; en plus, bon casting à la clef: Asia Argento et surtout Denis Hopper, magistral.

Diary of the Dead (Chronique des morts-vivants; 2008): Les zombies se réveillent alors que des étudiants tournent un film. L'attaque contre les médias et la culture de l'image se révèle pas très fine, voir un peu lourdingue mais bien que moyen, le film se regarde bien. Il ne faut simplement pas s'attendre un film exceptionnel.

Survival of the Dead (2009): Le dernier opus en date, qui peut se voir comme la suite du précédent. Alors, vouloir faire du western avec des zombies, pourquoi pas mais j'avoue que je n'ai vraiment vu l'intérêt du film. C'est un peu du grand n'importe quoi. A la limite, on peut voir ce que donne une société où les zombies sont des amis. Sinon, j'ai bien aimé les décors.

Allez, comme c'est bientôt Halloween j'en reparlerai et évoquerai surtout les "quatre vivants" du genre: Georges Romero, John Carpenter, Wes Craven et Dario Argento.

vendredi 21 octobre 2011

Grande Arche


Il est 8h30 du matin; les yeux encore un peu embrumés, j'arrive in extremis à rentrer dans une des dernières rame de métro avec un peu d'air pour respirer.
Une jeune femme dort sur un homme, tout serrée. Sa tête entre ses mains posées sur son torse. La rame ronronne, ses soubresauts ne dérangent pas son sommeil.
Puis elle met ses bras autour du corps du jeune homme et continue à dormir. Lui regarde au loin, comme si de rien n'était.
Tout comme rien ne la perturbe, personne ne semble voir ce couple dans la rame.
Le RER continue sa route. C'est à se demander si un jour ces deux personnes quitterons le train.
Peut être que se sont des fantômes... Ou bien peut être qu'au lieu de rester dans sa bulle comme tous (mais on se demande bien pourquoi), eux restent tout simplement dans la leur qui est constituée de petit bonheur et de tendresse partagée...
Sur mon journal des mots croisés; n°381/ difficile: "Qui a un chat dans la gorge" en 6 lettres.... Miaou ?

Troittoirs et parichiennes.


En ce moment, dans vos kiosques préférés aux vendeurs sentant la Gitane et le manque d'amabilité, vous pourrez trouver l'édition anniversaire des 20 ans de Technikart.
Technikart, c'est un peu la fin de mon adolescence mentale. Je m'explique: je sors du lycée et lis le magasine durant mes années de fac. C'était gratifiant! De la musique un peu underground et recherché, de la philosophie, critique des médias et de la société, conseils intelligents de lecture, le tout sur un ton jeune, drôle et un peu cynique. Technikart résume un peu mes 4 années de fac à Tours.
Mais c'est un peu ça le problème: c'était cool quand on était en province après c'est du banal.
Beigbeider, les gens fashion, les soirées coke, le dernier DJ cool à la Bellevilloise, la Bellevilloise, les philosophes bataves, les sorties en Vespa, la barbe de Sebastien Tellier, les films iraniens, l'expo Kubrick, les bars à putes du VIIIe, bref tout cela devient de l'ordinaire quand on habite à Paris.
Maintenant, j'attends les éditions anniversaires de Chasse et Pêche, du Sanglier français et de Randonnée champêtres pour me faire rêver.

mercredi 19 octobre 2011

Et on recommence!


Dernièrement, une vidéo plutôt choquante fait le tour du monde virtuel. On y voit Wang Ye, une petite fille de Foshan (sud de la République Populaire de Chine), se faire écraser à deux reprises par des camions de livraisons, souffrir au milieu de la route pendant que des dizaines de passants continuent leurs chemins, avant qu'une femme ne la place sur le bas-coté avant d'aller prévenir la mère. C'est charmant, c'est chinois!
Partout fleurissent des commentaires du genre: 'saloperie de société de consommation!'
Je voudrais pas faire mon rabat-joie mais cela n'a rien a voir.
Depuis des millénaires, des gens meurent dans l'indifférence; mis à l'écart de la société, à cause de maladies, religions, conditions sociales etc. Combien de fois vous passez à coté d'un sans-abri allongé dans la rue? Comment êtes-vous sûr qu'il n'est pas mort ou agonisant?

C'est un peu comme dire après lecture que les oeuvres du Marquis de Sade sont l'illustration de notre société où le sexe et la perversité sont présents tout autour de nous.
De notre plus ancien "C'est pas juste!" sur les bancs de l'école à nos "mais ils ont pas le droit de nous frapper!" de nos manifestations estudiantines, on a toujours du mal à voir que c'est la nature humaine et que cela ne changera jamais.
On a beau accuser tout ce que l'on veut (les jeux vidéos; l'urbanisme; les médias), le problème sera toujours le même: l'humain.

Bien évidemment, je ne dis pas 'oh mais non, ce n'est pas horrible; c'est normal'. Ce que l'on voit est révoltant, et toutes les personnes vues dans la vidéos (à l'exception de la petite, la mère et la seule personne ayant une conscience) méritent de bons gros coups de pelles dans la gueule et la rotule (voir mieux pour les deux conducteurs). Le fait que cela tienne de la nature humaine ne justifie en rien ce qui s'est passé, mais cela ne doit pas surprendre.

D'ailleurs, c'est quoi toutes ces caméras présentes autour de la mère quand on lui annonce que sa fille a succombé à ses blessures... Au final, qui critiquerait des médias qui permettent à tous d'assouvir ses pulsion voyeuristes à tous moments et partout (par exemple, comme voir une fillette agoniser). Avec les médias, on pense tout savoir et avoir tout lu et vu alors que l'on reste des enfants naïfs et inexpérimentés, et ils n'ont pas intérêt à nous en sortir.

Je vous mets la vidéo mais cela risque de choquer: http://www.youtube.com/watch?v=cxX84XtgubM&feature=share

PS: j'ai lu qu'une des raisons qui 'expliquerait' l'indifférence des passants serait le fait qu'en Chine plusieurs bons samaritains se seraient fait poursuivre en justice. Quand la connerie appelle la connerie (en plus de l'explication aussi douteuse qu'un kébab de Barbes...).

lundi 17 octobre 2011

Chapitre XVI


Brutus se débattait avec fureur pour envoyer au loin les nombreux orientaux qui se jetaient sur lui baguettes entre les dents et rouleaux de printemps à la main.
Nicolas se releva douloureusement et voyant la scène il n'hésita pas une seule seconde.
Il prit un Vélib' et se jeta dans la masse. Coup de guidon dans la mâchoire! Et bam, un bon coup de pédalier en ferraille façon Le Creuset dans la rotule! Ça boute sévère à grands coup de Vélib'!

Au bout de quelques dizaines de secondes, plus un seul asiatique ne se trouvait sur le grand félin métallique.
Brutus se tourna vers Nicolas, puis baissa la tête. C'est après l'avoir dignement relevé (c'est quand même le roi des animaux, crénom di Dioux!) qu'il lui dit:
"Merci, petit être. Je suis fait du même cuivre que la lampe du génie d'Aladin mais je n'ai point trois voeux à t'offrir. En effet, j'étais à l'origine une batterie de cuisine de plats à kougloffs et comme j'étais martelé, l'office de placement des génies ne m'a pas retenu et m'a revendu à Bartholdi. Enfin bref, je peux toujours t'offrir mon aide- en plus, de ne pas te tuer- en remerciement.
-Sais-tu qui t'as invoqué tout à l'heure? dit Nicolas après avoir incliné la tête.
-Non, désolé. Je ne suis qu'un modeste mercenaire, qui répond à la demande de ceux qui connaissent le mot de passe donné par mon entreprise. Par contre, je peux t'amener à cette personne; je suis une créature magique, certes, mais cette personne dégagent une forte aura surnaturelle, mais elle s'asperge un peu trop de parfum au patchouli."

Après quelques échanges de blagues, car Brutus est un lion de Belfort marrant, Nicolas s'installa sur le dos du lion et ils se mirent en route.
Paris n'était qu'un champs de bataille de Denfert-Rochereau au jardin des plantes. Partout on trouvait des bouts de porc au caramel et des flaques de Nuoc-mâm. Des dragons dansants sur les sons des gongs s'affrontaient avec les forces de l'ordre; les animaux du jardin des plantes repoussaient l'envahisseur et tenaient la place.
Mais alors que Nicolas Brandebris et Brutus allaient traverser la Seine, un daoshi lança des talismans de zombification d'Austerlitz vers les animaux mais le vent se leva...

T'es VNR ?


Alors, résumons la vie sexuelle des jeunes (et un peu moins): les femmes veulent/préfèrent des hommes (plus) vieux et les hommes, de leurs cotés, veulent/ préfèrent des femmes plus jeunes!
Merci au nom des pervers de tous les horizons! (oui, si on regarde bien, c'est tout bénef pour les pervers et autres priapiques amateurs de nymphettes).
Désolé pour les puceaux.
Et oui, sache, cher jeune, qui te fait déjà piquer tes futures copines en boums par les 'lover à guitares', que tu seras condamné à attendre tes 20 ans bien tassés avant d'avoir une copine/expérience sexuelle si jamais tu n'as pas réussi avec quelqu'un de ton âge avant.
Par contre, mesdemoiselles, vous aurez quelqu'un plus tôt mais serez-vous prêtes?
Du coup, c'est très bien: les jeunes filles vont connaître la désillusion et les jeunes damoiseaux seront frustrés et se méfieront du sexe opposé. Un avenir radieux en perspective!
Voici donc la sexualité des adolescents: t'es vieux (vieille), jeune, une guitare, pétasse, un scooter, cheerleader, sport étude, et hop, t'es sauvé le/la jeune! Tu emballes ce que tu veux à tire larigot et perds ta virginité avant même d'avoir vu un sujet de bac blanc!
Merci la vie, merci les jeunes!

dimanche 16 octobre 2011

Les oreilles, la queue et la culotte.


Corrida interdite en Catalogne et partout sur le net les pro et anti-corrida s'affrontent. La question n'a pas pignon sur rue mais elle reste assez présente dans les médias.
Alors spectacle sanglant, tradition, art, mise en spectacle d'exécutions?
Les mecs qui gueulent contre la corrida sont du genre qui aiment bien manger du veau le dimanche sans penser que ledit veau c'est fait égorger et découper après avoir reçu un bon coup de marteau électrique. Je passe sur le sang qui gicle abondamment et fini en flaque épaisse et noirâtres; le veau qui se fait vider de ses entrailles malodorantes et hésitant entre le violet, le jaune et le verdâtre; etc.
Les autres sont plutôt du type bourgeois, chasse ou pastis matinal et souvenirs de l'armée.
En fait, si tout le monde pouvait fermer sa gueule, ça serait pas mal.
Parce qu'au final qu'est-ce qu'on s'en fout?! C'est pas comme si c'était partout, tous les jours. Donc chacun se fait son idée mais bon si chacun pouvait prendre conscience que la plupart des gens n'en n'ont sérieusement rien à carrer.
Sinon que dire de l'utilisation des animaux dans les cirques? Ils ne meurent pas sous vos yeux mais et leurs dignités alors?! Est-ce que je gueule contre le tennis ou la natation qui produisent des humains difformes (ou le foot qui crée des idiots)?! Et enfin, qui s'insurge (hors périodes de grèves) contre la SNCF, son service déplorable et ses prix prohibitifs?!
Non, sérieusement, il y a peut être des choses plus importantes que de s'insulter sur un machin qui ne dure que quelques semaines dans l'année et reste très localisé.
Plus on sent fout, moins on s'en fait!

lundi 3 octobre 2011

Et avec un coup de pelle?


Si j'ai bien tout compris à la société, on exploite les pays du tiers monde et on place des enfants en situation d'esclavage pour que nos baskets soient moins chères?
Bon déjà, je trouve cela légèrement dégueulasse mais surtout j'aimerais soulever une question:
Du coup, cela sert à quoi tout ce merdier, vu que les baskets sont toujours aussi chères?!
Vous avez vu le prix d'une paire de Nike?
Franchement, il y a de quoi gueuler! Et pas comme les indignés qui gueulent pour on ne sait trop quoi; d'ailleurs, si ils pouvaient retirer leurs Adidas pour faire leur zinzin!
Monde de merde!

mercredi 28 septembre 2011

Paquet surprise avec bourrelés.


Chères Mesdames, chères mesdemoiselles, chers messieurs, vous connaissez sûrement la phrase (dans le cas contraire vous la connaîtrez): "je suis quelqu'un plein de surprises".
Et bien non, cela ne veux pas dire que la personne aime vous sautez dessus à n'importe quel moment de la journée et vous faire l'amour intensément telle une rêverie orientale mâtinée de passion exotique. Le genre de passion prenant forme dans les jonques bercées par les flots calmes de la baie d'Along embrasée par le soleil couchant, alors que les pécheurs de perles s'en reviennent vers la rive de sable blanc en chantant une mélodie d'amour, mais que votre partenaire vous fera vivre sur le linoléum de la cuisine de votre trois pièce de Meudon.
En fait, cela veut seulement dire que la personne est caractérielle, instable; bref quelqu'un de chiant qui ne manquera pas de vous le prouver!
Bien à vous, amis du linoléum.

samedi 24 septembre 2011

Comme dans du beurre!


Après les schtroumfs fascistes, voici désormais Astérix fasciste...
Parce que son seul langage, et celui des hommes du village, est celui de la violence, et qu'ils aiment surtout taper sur Assurancetourix, qui représente l'art.
Bon alors tout cela est écrit par un prof de sciences politiques (qui devait bien se faire chier).
Bon alors disons tout de suite que si Assurancetourix se fait taper, c'est parce qu'il chante faux, mal et à tout bout de champs. Il est à la musique ce que Ruquier et à l'humour: partout pour t'ennuyer du mieux qu'il peut en pensant être dans son bon droit!
Bien sûr quand Nicolas Sarkozy annonce que "des efforts devront être fait" il veut dire que tu pourras te gratter pour ta retraite et tes clopes moins chères.
Par contre, peut être que quand Agatha Christie décrit, lors de la scène du meurtre dans la chambre d'hôtel, un rideau rouge peut être parle t'elle juste d'un rideau rouge et non pas d'une matérialisation des pulsions meurtrières qui font échos à la perte de la paire de chaussettes préférées de l'auteur au moment de la rédaction.
L'auteur ne dit rien sur le fait qu'Asterix est une vision acerbe de la société française (toujours a grogner, essayer de passer devant les autres mais au final liés et se retrouvant toujours autour de la bonne chair).
Maintenant, j'attends chers amis, les révélations disant que Gaston Lagaffe est la représentation des charentais communistes des années 30 dans le métier agricole, ou bien encore que Blueberry est une critique de la gouvernance du Royaume de Jérusalem par Baudouin IV.
En attendant, n'oubliez pas que la connerie est partout et Salucofagos!

mercredi 21 septembre 2011

C'est pas au vieux robot que l'on fait le coup de l'hyperespace!


Très chers amis qui vous ennuyez sur internet, je me doute que de temps en temps, vous devez zapper d'un oeil distrait sur votre téléviseur.
Vous avez donc peut être vu la pub Kinder.
Mais si, vous devez vous en souvenir si vous l'avez aperçu. Elle donne mal à la tête et des envies de meurtres. Mais (re)voyez plutôt:
http://www.dailymotion.com/video/k1JVlxPyik3qMlMdVJ
Un père bobo et un gamin tout aussi insupportable et idiot; une école primaire qui ressemble à une saloperie d'école issu des Choristes ou tout autre daube rétro; une musique et une voix façon Vincent Delerm, l'homme qui chie sur 5000 ans de culture et d'art. Et enfin voici le pompon: des rimes à base de "surprises". Bravo le talent!
Résumons donc: une belle pub de merde; des rimes de merde; mais qui va donc acheter cette merde?!
Tout aussi nul, mais bizarrement là ça passe très bien et ne choque nullement, comment est-ce que des publicitaires ont pu proposer cela (trop de drogue et d'alcool sans doute!)? Et, surtout, comment les dirigeants de Kinder ont pu valider cela (trop de pute, de drogue et d'alcool sans doute!)?

Chapitre XII: Charybde et Scylla.


Après des mois d'entraînement intensif, Jack se présenta à la grande salle de Tara pour son troisième et avant-dernier jugement. La fin des Bamba Fiesta se présentaient mais pour les réussir, il s'agit de ne faire qu'un avec la Vibe a Paulo.
Dans la salle se tenait les vénérables, affalés sur de gros poufs jaune safran. Un peu en retrait se tenait Koushimi, le maître de Jack. Il avait le teint viticole, entendez par là qu'il avait dû s'en jeter pas mal derrière le pif la veille au soir.
- Jeune apprenti, te voilà aux portes de la sagesse Delpaulo. Désormais, ton nom d'apprenti sera Jaquounet, jusqu'à ce que tu réussissent la dernière Bamba Fiesta.
Maintenant, mon petit Jaquounet, tu vas devoir répondre à toutes les exigences des vénérables pour la journée. Sauf le vénérable Ulrik, qui, avec son passé de prêtre catholique condamné, ne peut approcher les novices. Bonne chance, petit Jaquounet!

Jack fut conduit devant une table supportant un grand miroir. A coté, un livre se trouvait sur un guéridon. Jack pu apercevoir les mots: "Katherine Pancol". Deux mots qui inspirent l'ennuie et la podo-littérature (le fait d'écrire avec ses pieds).
Le téléviseur s'alluma. C'est alors que Benjamin Castaldi apparu dans une de ces émissions dont lui seul a le bon goût de présenter. Des idiots qui se pensent intéressants, des putes, du vide...
La consigne fut simple: "Jaquounet, tu ne peux choisir qu'une seule de ces choses. Pour faire ton choix tu dois toucher l'un ou l'autre. Choisis bien!"

Jack prit le livre dans ses mains mais alors que la porte de sortie s'ouvrit, il lança l'immonde livre vers la TV. Le bouquin avec une rapidité surprenante fit éclater l'écran du téléviseur (oui, les tibétains sont toujours à l'heure de tube cathodique car l'envahisseur chinois organise un embargo dessus).
Le téléviseur explosa et le livre brûla dans un grand feu de joie.
Mais Jack ne savait pas que sa dernière épreuve venait également de commencer.

Fin Septembre sur un escalier


Un homme rentre dans un immeuble. 19h30, le temps est encore chaud et ensoleillé en fin d'automne.
Il est en costume. Sans la cravate. Une chemise simple et sobre; légèrement détachée au col. Il porte un casque autour du coup. Genre gros et jeune mais sobre.
Sans se presser, il monte les escaliers. Les voitures défilent en arrière-fond et l'écume des personnes rentrants du boulot passe au gré des bus.
A la main, il porte une belle composition de fleurs. Elle est gorgée de couleurs. Rouge, orange, jaune, vert.
Le soleil se couche; les ombres s'allongent dans la lumière écarlate.
Rendait-il visite à quelqu'un ou bien rentre-t-il du travail un bouquet a la main pour sa mie?
Même si il s'agissait de sa vieille mère, quelqu'un devait l'attendre, et qui sait, peut être l'attendre toute la journée. Peut être même que cette personne eut la surprise de recevoir le bouquet, en plus d'avoir la satisfaction d'ouvrir la porte sur lui...

vendredi 16 septembre 2011

Fallait savoir!


En ce moment, on peut retrouver au cinéma la Guerre des boutons (remake fidèle) et la Nouvelle guerre des boutons (une version qui diffère un peu).
En vérité, je vous le dit, je n'ai pas vu les deux films et ne compte pas les voir. Faut pas pousser. J'ai déjà vu l'original (qui m'a pas vraiment emballé) et surtout j'ai une sainte horreur des enfants qui jouent la comédie.
Par contre, on peut se demander si le remake fidèle d'une oeuvre culte (ou plutôt 'une oeuvre vue et revue') n'est pas pire qu'un remake qui essaye d'innover un peu.
Tout le connaît le film original à cause de ces rediffusions à chaque Noël, et donc 1h30 de gamins en bérets et culottes courtes geignant sur une voix qui oscille entre le fausset et le je-ne-sais-pas-jouer.
Alors où est l'intérêt de voir la même chose, mais en plus moderne?
Toutes les histoires du monde ne sont que des réécritures (Romeo & Juliette, etc.) mais au moins la réécriture à travers les âges ajoutent et enlève des éléments. Je doute que le cinéma français puisse faire la même chose (dernièrement c'est quand même le monstre qui nous a livré les saloperies rétro à la Choristes (dont font partie ces deux films) et Romain Duris.
Bref, il me semble beaucoup plus intéressant d'aller voir la version retravaillé de la Guerre des boutons, car au moins, elle montre un peu d'audace artistique; et quand on traite voilà bien ce qu'il faut: "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace!"
Cela dit, je tiens à préciser que je pense fortement que ces deux films sont deux merdes infâmes qui ne méritent même pas d'être téléchargé par curiosité.

PS: Si vous vous faites coincer par Hadopi (ce qui est déjà marrant en soi, vu l'efficacité des mecs qui s'en occupent) pour avoir téléchargé un des deux films je vous offre un restau. Problème, vous aurez aussi le droit à une couronne de galette des rois avec 'Roi des cons' marqué dessus.

mardi 13 septembre 2011

Un peu d'audace!



Il y a dans le monde une trilogie que l'on se doit de connaître, de voir, de découvrir: Bruges, Prague et Venise!
Bon, je vais vous éviter le pathos 'beautés architecturales/blablabla"; le blog WC c'est pas le guide du routard, ni une saloperie pour architectes!
Ces villes dégagent quelque chose de spécial. Il y a, par milliers, des villes musées qui ne produisent rien en vous à part une carte mémoire pleine de photos.
On ressent dans ces trois villes une certaine solitude.
Un endroit où l'on est prisonnier d'un temps qui s'est arrêté il y a plusieurs centaines d'années, et où les fantômes d'une gloire passée hantent chaque coin de rue.
Se sont des villes où on aime flâner et se perdre. A Paris, on passe d'un monument à un autre en vitesse. On essaye de ne pas se perdre car toutes les rues se ressemblent; mêmes les étrons canins et les horribles pigeons s'enchaînent et se ressemblent. Se perdre dans une ville comme Paris, cela fait suer tout le monde. Alors, que dans ces trois villes, c'est aller de surprises en surprises. C'est un peu comme se plonger, pendant des heures, un livre fascinant: on en oublie tout.
Il n'est pas nouveau de dire que ces trois villes sont des villes romantiques. Mais ce que l'on y trouve surtout, ou bien ce qu'elles nous inspirent, est une solitude romantique.
On s'y ressource; on se retrouve avec soi-même en flânant au gré des pavés. On se retrouve seul face à une beauté centenaire et figée qui vous surplombe de toutes parts. Vous n'êtes qu'une vision fugace en ces décors.
Contrairement au romantisme européen du XIXe siècle, on se ressource dans la ville, et non plus en dehors d'elle. Elles sont le berceau émotionnel de nos vies de citadins.
Voir Venise et mourir, peut être. Mais peut-on attendre d'avoir vu ces trois villes?!

PS: Pour les crédits photographiques, il y a pêle-mêle Mort à Venise, Kafka, Bons baisers de Bruges (Dieu, que le nom français est laid! 'In Bruges' en vo) et Don't Look Now. Qui en plus de montrer toutes les beautés de la ville et d'en faire un personnage du récit, sont de très bons films que l'on se doit de voir.

vendredi 9 septembre 2011

Elle est où la poulette?


Brocéliande... Film d'horreur (haha) français de 2002.
Une histoire fascinante: des meurtres mystérieux à la faculté de Rennes seraient liés avec un culte druidique.
L'histoire est donc un grand n'importe quoi qui n'intéresse personne. On y retrouve l'actrice principale nunuche qui a vu quelque chose et va enquête face au danger. Tout autour, on retrouve la bonne copine, la petite histoire amoureuse qui débute, le collègue sombre et mystérieux qui ne parle jamais, les professeurs qui savent tout mais disent ne rien savoir et surtout l'ombre du tueur insaisissable.
[Spoil mais honnêtement vous ne perdez rien vu qu'on le sait depuis le début] Un festival de Cannes de l'originalité qui laisse le spectateur endormi: "Ah tiens le ténébreux louche est gentil et le copain de l'héroïne est le grand méchant."
Heureusement pour nous réveiller le film régurgite du grand n'importe quoi!
En plus, d'avoir à l'écran une vision (très chrétienne) d'un druidisme grand-guignolesque, le point culminant arrive lorsque que d'une soupe à base de têtes coupées et autre (genre jus de concombre, boue et potion magique) sort le grand méchant transformé en monstre Dieu de la guerre qui tue tout ce qui bouge (même les grains de sable). Ais-je besoin de préciser que ce machin oscille entre le gros tas de pixel pas-beau et la combi en plastique (sûrement fait avec des capsule de bières recyclées vu la qualité)?
Bref, une bouse extrême.
Tout le film suinte le mauvais:mauvais scénario, acteurs mauvais, décors mauvais, effets spéciaux immondes, effets gore réalisé avec Microsoft Paint (par Kevin, 8 ans), actrices pas assez bien pour faire oublier le reste et scène d'amour raté (comprendre qu'on n'y croit pas et qu'en plus on ne voit rien).
Si vous voulez un vrai film d'horreur français regardez plutôt Maléfique (peut être bientôt en critique).

Bonus bande-annonce pour ceux qui aime avoir mal: http://www.youtube.com/watch?v=rDmT6CK1mFM

lundi 5 septembre 2011

T'es sexe, Ginette!


Au pays de la connerie souveraine et de la télévision comme porte drapeaux de la fuite des cerveaux (pas celle qui va de pays en pays mais bel et bien celle pareille à une cuvette qui fuit), nous savons déjà que quelques chaînes notoires tiennent le haut du pavé, mais vous pensez bien que ces dernières sont toujours à même de nous proposer de la haute qualité!
Aujourd'hui nous en verrons deux (bientôt ça sera Les cht'is à Ibiza: un magnifique programme de qualité certifiée) qui méritent le détour quand l'ennui vous envahit.

L'amour au menu (Direct 8). Une émission déjà connue qui allie Un dîner presque parfait et une émission de rencontres idiote.
Résumons: une femme recherche un homme; on lui propose cinq menus et elle en choisit trois. Bien sûr, les hommes qui proposent cela se doivent de la faire rêver. Mieux vaut mettre "Caprices des îles aux 4 parfums de paradis" que "Cassoulet à la graisse de canard façon Paulo le beau-gosse de Lisbonne" (cela nous donne l'occasion d'avoir une succession de plats dont les noms sont une succession d'idioties).

Ensuite, la belle (de jour) se voit proposer une soirée par jour chez l'un des prétendants. Donc comme d'habitude, apéritif/conversation/repas. Au quatrième jour elle en choisit un. Petit détail: elle vient chercher l'élu pour l'emmener au restaurant; alors que les deux autres ouvrent leurs portes sur un plat surgelé. Bref, tout un poème.
On y voit des mecs mentir à deux kilomètres (genre: "moi aussi, j'adore les chihuahuas"; "Gad Elmaleh est mon comique préféré") et surtout des filles qui choisissent le mâle au physique. Alors qu'elle 'a passé la meilleure soirée de la semaine' (dixit) et que le (faux) beau-gosse a cuisiné en douce des surgelés (et qu'en plus il se soit fait serrer par son invité), une candidate choisit le vaniteux à la gueule d'amour et aux abdos de plomb. Du 'Adopte un mec' version Dîner presque parfait.

Tu peux passer une bonne soirée, trouver l'autre charmant etc. mais tu vas quand même choisir le top-model, parce que bon les gens sympa c'est bien cool mais tu préfères un bon coup de bite. D'ailleurs, bizarrement les couples du jeu ne se voit plus après un ou deux mois. CQFD.
Ainsi, le coup de la séduction est totalement inutile; les plats ne sont pas grandioses et surtout on regrette le fait que le coït finale, bref et unique qui motive les candidats ne soit même pas filmé!
Alors que les boulards montrent du sexe sans introduction, TF1 nous la fait à l'envers; le problème est que là où on peut trouver son plaisir dans le porno, on a du mal à le trouver dans cette émission viciée.


Premier amour (TF1). Alors là les enfants, c'est du grandiose! Un autel dans la cathédrale du temps gâché!
Concept: ils se sont aimés à 14ans entre deux baraques à frites du camping de La Grande Motte, et bien TF1 les a retrouvés et, comme ils sont séparés/célibataires, ça va draguer sévère dans les chaumières.
En fait, on cherche toujours l'intérêt de l'émission à part deux vieux qui repensent à leurs premiers boutons; car ils ne se passent pas grand chose. On peut tout de même se marrer devant la bêtise des amoureux: demande en mariage (acceptée) dans un karaoke minable après seulement 12 ou 20 heures de retrouvailles avec en commentaire: "J'ai dit 'oui' car cela me fait plaisir; après on va vivre ensemble quelques mois et voir si l'on se marie ou pas."
Une horreur! D'ailleurs, vous n'avez qu'à regarder le nombre de lignes par rapport à celui sur L'amour au menu!

dimanche 4 septembre 2011

L'albatros


Dernier film de Lars Von trier, Melancholia est le sujet qui nous intéressera aujourd'hui (ou en tous cas, qui m'intéresse).
Le film interpelle d'entrée de jeu: les cinq premières minutes du film est une succession de plans en un extrême ralenti (aucune parole, bien sûr). Véritables tableaux s'animant avec douceur (et longueur!). Le tout sur le prélude de Tristan et Iseult de Wagner; qui est plein d'émotions, certes, mais aussi peu rythmée et ne diffuse pas vraiment une grande joie de vivre (en même temps, quand on voit le thème de l'opéra!).
En fait, tout le film est à l'image de cette introduction. Il est iréellement beau (ces décors! Ces couleurs! Ces lumières!). Les plans oscillent durant les deux heures entre des tableaux d'une beauté saisissantes et figés, et entre une caméra légère comme l'air qui se faufile entre les personnages.
Ensuite, toute la beauté du film se trouve dans les silences. Ce n'est pas du Woody Allen, le film est avare en dialogues. Mais le coeur du film est la relation entre deux soeurs (Kristen Dunst et Charlotte Gainsbourg): leurs faiblesses, leurs positions face à la mort. Car Melancholia, c'est du Bergman! Une histoire de tous les jours entre deux êtres matinée de questionnements (et peurs) métaphysiques. Le tout sans dialogues superflus, préférant laisser passer le film par les non-dits et l'identification que ressent le spectateur. De plus, tout le film se déroule dans un huis clos (enfin un grand huis clos avec château et terres attenantes), ce qui ne laisse pas vraiment la place pour se balader visuellement.
Et bien sûr le prélude wagnérien est partout et à toutes les sauces. Je profite de cette note culture pour souligner quelques beaux clins d'oeil, tel l'hommage à l'Ophélie d'Everett.
Enfin, il faut se rendre compte, qu'il y a, quand même, un fond de science fiction dans l'histoire. Tout le récit est motivé par l'arrivée d'une mystérieuse planète (Melancholia) qui se dirige droit vers la Terre; après niveau SF, cela s'arrête là.


Ce film est un moment suspendu dans le temps, c'est pour cela qu'il est beau. C'est un peu comme les quelques secondes, qui d'un regard échangé, crée un coup de foudre; cela ne s'explique pas et ce déluge d'émotions vous submerge et emporte au loin toutes notions de temps.
Bon, j'avoue que le film est quand même un peu long; si l'on n'aime il va vraiment durer longtemps, mais c'est vraiment la seule que je pourrais reprocher au film (notez le conditionnel!). Enfin bon...

mardi 30 août 2011

Second Interlude


Note de Nicolas Brandebris

Cher journal,
Elle est belle. Ses yeux sombres me laissent sans défense. Je ne peux rien faire, rien dire, tant qu'elle les posent sur moi. Ils représentent tellement. Ils sont malicieux, des flammes s'allument, dansent au sein de son iris et embrasent son regard; quand ce n'est pas un brun profond constellé d'étoiles scintillantes qui vous ensorcelle.
Son sourire la rend mille fois plus belle, comme si cela était encore possible. Sous les plissures de sa peau délicate ses yeux exaltent la joie et tout son visage n'est plus qu'un astre rayonnant. Un feu de joie qui danse et illumine la nuit constellée.
Je l'ai entendu dire qu'elle reviendrai demain à la galerie pour y vendre quelques oeuvres.
J'arriverai en avance. J'attendrai d'apercevoir sa démarche gracile, ou bien le simple son clair et enjoué de sa voix.
Demain, je prendrai mon courage à deux mains! Demain!

lundi 29 août 2011

Début de rien et fin de tout.


Un après-midi de Juin. Les couloirs de Montparnasse en fin de journée ne sont plus que fourmilières pour les spectateurs et pistes étroites de slalom pour les autres.
Dans son sous-sol, un métro quitte le quai désormais désert.
Beaucoup de bruit, pas mal de secousses, heureusement le terminus n'est qu'à quelques stations de la gare.
Porte d'Orléans. On pourrait croire que l'on part pour la campagne. En fait, pas du tout.
La rame se vide peu à peu. A l'avant-dernier arrêt, tout le monde descend. Du strapontin situé au fond du wagon, on ne voit plus que quelques ombres dans les wagons précédents. On a l'impression d'être le dernier voyageur d'une diligence nocturne, fonçant à travers les landes pour un village inconnu.
La voiture s'arrête en mille grincements. Après, il n'y a qu'un long couloirs aux néons froids.
Dans la lumière crue, il faut arpenter ces couloirs aseptisés où seules les réclames d'un goût douteux nous suivent du regard. Après, il faut prendre la bonne sortie. Ne pas être perdu quand on revoit la lumière du jour.
Heureusement, le concert commence dans le bar, que l'on remarquerait même au milieu de la foire du trône. La terrasse ensoleillée permet de profiter de la musique tout gardant un certain recul.
Une jeune fille se tient un peu à l'écart. Elle est belle, elle arbore un grand et beau sourire, et elle connaît deux, trois de mes amis. Pourquoi pas?!
J'aurais dû comprendre mon sursis dès le voyage dans le train fantomatique.

jeudi 25 août 2011

XIVe


Alexandre n'avait jamais compris le concept des arrondissements parisiens. Le découpage en escargot défie sa raison depuis des années.
Bon, le XVIIIe, c'est Montmartre; le XVIe c'est l'espèce d'îlot à l'ouest de Paris où il n'y a rien à faire. Voilà, l'espace parisien pour lui.
Le IIe? Le IIIe? Qu'est-ce que c'est que ça?!
Le XIVe? Là, où il y a la gare Montparnasse, voilà la réponse.
D'ailleurs, au-delà du découpage des arrondissements, Alexandre se demande également ce qu'il y a dans le XIVe arrondissement.
L'immense Fnac Montparnasse? Même pas, malgré son nom. Une arnaque de haute-volée, profitant sans vergogne de l'illustre nom.
Il y a bien les bars de Denfert-Rochereau et le parc Montsouris pour chiquer deux, trois bières avec les copains quand il fait beau.
Voilà, ce qu'était l'arrondissement pour lui: un espèce de grand vide. Le seul vrai problème fut quand il emménagea avec sa compagne dans l'arrondissement. D'ailleurs, il dira toujours qu'il a 'attérri' dans le XIVe. Le Neil Armstrong de l'ennui moderne.
Une des seules choses à laquelle il était attaché était le boulevard Arago. Il aimait se balader sous les rangées d'arbres. Il avait l'impression d'être au calme, surtout quand il longeait les hauts murs de la Santé.
Les feuilles qui tremblent et s'envolent sous le vent. Il se voit en redingote et haut de forme le long les murs sombres de la prison. Il était un poète maudit, mais un poète maudit affectionnant les jolis quartiers et n'aimant pas aller se pinter dans les coins louches de Montmartre.
Il était un mélange entre Baudelaire et Villiers de l'Isle-d'Adam, le talent en moins, les baskets en plus.
Non, vraiment, il n'y a pas de XIVe arrondissement au-delà de ces quelques centaines de mètres pour Alexandre.

mercredi 24 août 2011

Gun's and Nevroses


Au palmarès des pubs à la con qui font paraître Matt Pokora pour un poète et Katherine Pancol pour un écrivain, Panzani tient le haut du pavé!
Une communication qui se veut jeune et attractive mais qui est en tout et pour tout atroce; un massacre du 'Félicie aussi' de Fernandel; des décors criards qui ferait passer la Compagnie Créole pour des pleureuses professionnelles.
Mais, au-delà de nous martyriser les tympans et le globe oculaire, Panzani s'efforce également de massacrer le français sans aucune vergogne. Pire que des fautes de grammaire, nous là des phrases, qui ne veulent tout simplement rien dire, mais voyez par vous même:

"Faut de l'amour dans la recette, Panzani aussi."
"5 minutes à la poële -Ouai, j'avoue -Panzani aussi."
"J'ai mes tous nouveaux gnocchis de Panzani aussi."
"Un grand risotto, Panzani aussi."
"Signé Panzani; Panzani aussi."

Ces exemples sont tirés des dernières pubs, que toi aussi tu peux voir sur ton écran que c'est même pas croyab'! Il y a de cela un ou deux ans, les textes de pubs inséraient le "Panzani aussi" de manière correcte mais, par contre, quel désastre pour la marque.
Imaginez-vous ne voir que des pubs (toujours aussi énervantes) vantant la marque d'une façon éhontée: "vous n'aimez que ce qu'il y a de meilleur dans la vie, Panzani aussi", Je dois le dire je suis épatant".
Ba oui, à force de se palucher toute la journée sur le fait que l'on est le plus beau et le meilleur, on en perd la raison; Panzani aussi.

jeudi 18 août 2011

Histoire d'E


En ce moment , il n'y a que peu de place pour le rock: le rock français est mort depuis 10 ans et l'américain et le britannique pourrissent tranquillement sans créer quelque chose de nouveau. Ainsi, je vais vous donnez deux, trois groupes japonais, mes tous petits (et toujours en activité, cela va sans dire).
Effectivement, là-bas le rock est toujours vivant. Bon, ceux que je vais vous exposer sont les têtes d'affiches du paysage rock nippon, donc ils ont tous à peu près 10 ans de succès et d'expérience; mais il faut bien commencer par quelque chose et ainsi éveiller l'interêt.

The Pillows.
Avec The Pillows, on trouve un groupe rock/pop aux rythmes énergiques et simples.
La voix de Sawao (le chanteur) peut surprendre un peu mais c'est un élément essentiel du charme du groupe. D'ailleurs, je vous conseille leurs clip vidéo qui sont tous emprunt d'un certain humour. C'est le groupe parfait à écouter lors d'une journée ensoleillée.

http://www.youtube.com/watch?v=ashe_4phX_Y&feature=relmfu
http://www.youtube.com/watch?v=NtbXRXSrPks

Asian Kung Fu Generation
C'est le groupe phare de ces dernières années. Surtout découvert pour avoir fait le générique d'un dessin animé à grand succès (Naruto), AKFG est donc également un des groupes japonais les plus connu mondialement. Leurs mélodies pop assez simples mais efficaces et le tout respire l'adolescence: de la joie de vivre, de l'energie, un peu de romantisme ou de spleen et surtout une fraicheur incomparable.
D'ailleurs, si jamais la musique ne vous plait point, je vous conseille quand même de regarder les pochettes dans google images. Elles sont toutes réalisées par Yusuke Nakamura et sont à la fois épurées, et avec toujours La touche japonaise (je vous en donne un exemple ci-dessous).

http://www.youtube.com/watch?v=QyedyQA8pYo&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=bz2oR2zJHeU



Go! Go! 7188Tout comme les Pillows, nous retrouvons ici, une formation de trois personnes (guitare/chant; basse; percussions), mais l'homo japonicus n'est ici que batteur et fait donc office de minorité active au milieu de ses deux accolytes (et fondatrices du groupe). (Nota bene: je passe sur la condition de femme au Japon). Le rock de Go Go est très influencé par le punk rock et le Enka (style traditionnel vieillot japonais que l'on pourrait rapprocher du style guinguette des années 20/30 français; genre "Amants de Saint Jean" etc), ce qui constitue une très bonne surprise musicale (attention, se sont des influences, cela reste tout de même du rock!). En plus, la voix de Yuu, donne une certaine fragilité et une énergie puissante, mais douce, au rock. Notez, également de très jolies pochettes.

http://www.youtube.com/watch?v=84u5QzDPqMk
http://www.youtube.com/watch?v=LBAfaba9t64



The Birthday
The Birthday est un cas quelque peu à part car on peut dire que son histoire commence au début des années 1990. En effet, c'est à cette époque que débute un des plus grand groupe japonais de rock/garage: les Thee Michelle Gun Elephant. En passant les détails, on retrouve dans The Birthday Kazuyuki (le batteur au mohawk) et Yuusuke (le chanteur à la voix rauque).
Les compositions restent toujours aussi électriques et musclés pour le rock, mais on trouve désormais beaucoup plus de ballades au jeu intimiste mais toujours portées émotionellement par la voix de Yuusuke. Honnêtement, peut-on faire mieux? J'en doute. Et puis, le style rock'n roll est là et bien affirmé, alors bon, qu'attendez-vous?

http://www.youtube.com/watch?v=gvfyGQJUU94
http://www.youtube.com/watch?v=Ir5t0tzJZ6c&feature=relmfu

Rock'n Rollement votre!