mardi 6 novembre 2012
Taïaut taïaut !
Il y a un temps où les femmes n'avait d'yeux que pour leurs chats.
Dans le métro, une dame se tient sur un strapontin. Les mains soigneusement posées sur ses genoux serrés.
La lumière matinale illumine le wagon, le voyage devient moins pénible, ou en tous cas moins routinier pour tous mais la dame semble ailleurs.
La rame était à l'image d'un zoo et des Black Eyed Peas (ce qui entre nous est la même chose) : des étudiants imberbes et chevelus, des hommes à l'hygiène douteuse, des mamans aux poussettes impressionnantes, des personnes qui confondent bal masqué (ohé ohé) et vie de tous les jours, des gens avec un minimum de classe et d'autres qui n'en avaient aucune. Bref, la faune habituelle du métropolitain parisien.
Mais la dame était d'un autre genre.
Elle, un chignon fermement noué à l'arrière du crâne, portait sur son tailleur strict une broche dorée. Une broche dorée en forme de cor, à croire qu'elle travaillait pour les postes allemandes.
Son regard ne se détachait pas d'un ficus. Assise sur son strapontin, elle avait placé ce dernier sur celui d'à côté et le regardait amoureusement. Heureusement, qu'il n'y avait pas foule, ce ficus aurait pu être le casus belli de certains voyageurs.
Il avait l'air d'un enfant malade. Quelques feuilles jaunies et desséchées alors que son pot était emballé dans un sac plastique de supermarché.
On aurait dit que le ficus était tout ce qui lui restait au monde. Elle ne faisait attention à rien.
Même pas à cet homme qui la fixait depuis son siège. Dans ses yeux, il n'y avait ni lubricité, ni curiosité malsaine. C'est en sortant sur le quai et ses vents froids que je me suis dis que cet homme était peut-être tombé amoureux.
dimanche 4 novembre 2012
Ah ba oui, tiens !
Ah, ma bonne dame, on nous répète qu'il n'y a plus de magie dans nos vies mais cela est totalement faux. Chaque jour, certaines forces obscures se rappellent à nous au sein de notre monde moderne. Magie éternelle si j'ose dire, mais voici une petite liste maison de ces instants de bonheur façon révélations de Patmos au chocolat.
Alors que demande le peuple (à part des sous) ?
Premier sceau : A l'heure d'hiver, on saute de joie car on va dormir une heure de plus, mais en fait non : notre horloge interne nous réveille une heure trop tôt. Donc fini les sauts de cabris et les sourires niais car dès le premier jour du changement d'heure on se retrouve fatigué et de mauvaise humeur. Au moins, on prend l'apéro une heure plus tôt avec ou sans horloge interne.
Deuxième sceau : On veut regarder la TV mais c'est surtout à ce moment là qu'il n'y a rien d'intéressant à regarder. C'est toujours le cas mais des fois on préfère changer des Junkies obèses à Saint-Tropez pour Les mystères de la vallée des rois; et là pas de bol on a le droit au bêtisier des animaux animé par les archanges de la ringardise.
Troisième sceau : On veut être avec quelqu'un mais on semble être actionnaire majoritaire à râteaux sans frontière. Comble de malheur c'est souvent dans ces moments qu'un ami philosophe en fête foraine vient vous parler de l'adage "plus tu cherches, moins tu trouves". Le même ami qui après l'insuccès de cette vaste connerie d'attendre vous dira : "ton tour viendra". Tout ça pour ne pas dire que tu es moche ou con et qu'un jour il y aura bien quelqu'un de désespéré qui te prendra dans le rayon liquidation totale.
Quatrième sceau : C'est quand on se réveille avec la tête dans les pantoufles et que l'on veut et doit avoir notre bon et gros café du matin, qu'il n'y en a plus. Bien sûr, il est tôt, donc le supermarché est fermé et surtout vous n'avez surtout pas envie d'aller faire un tour dans le froid. Du coup, vous irez faire les courses en rentrant du boulot et après 30 minutes de queue vous passerez avec tout en double, histoire de ne pas vous laissez surprendre la prochaine fois. Et en cadeau, vous frisez la crise cardiaque en voyant le ticket de caisse et votre femme vous demande ce qu'il vous prend de tout acheter en double. Tout ça pour un café.
Cinquième sceau : C'est quand on a plein de temps pour faire des tas de choses que l'on n'en trouve aucune, faute de pouvoir se décider.
"Tiens aujourd'hui, je suis en vacances; alors voyons voir ce que je pourrais faire. Écrire mon mémoire, faire la vaisselle, faire le ménage, enfin regarder le dernier film de Lars Von Trier, ranger mes papiers etc. Bon, mais avant de commencer je vais allumer un peu la TV et aller voir un peu ce qui se passe sur internet."
Et plusieurs heures plus tard, on se rend compte devant le Kéno que l'on n'a rien fait de la journée.
Sixième sceau : C'est d'ailleurs pendant les vacances que l'on veut sortir et faire plein de choses mais on est trop fatigué pour vraiment en profiter. A force de sortir tout le temps, on se dit que les vacances sont là pour se reposer alors que c'est l'occasion rêvée pour faire n'importe quoi. En plus, comme on passe son temps à dormir nous sommes de plus en plus fatigué et donc on n'ose s'éloigner de son lit de peur d'avoir une subite crise de narcolepsie.
Septième sceau : Avez-vous remarqué le glorieux matins que nous avons après une soirée trop arrosée ? On est réveillé et subissons un léger trouble de la tête et des voies digestives, mais on tient quand même le choc (surtout par habitude, me direz-vous). Et c'est là que nous vivons la pire des journées : petit doigt de pied éclaté contre un pied de table, café renversé, vous avez oubliez de mettre votre cravate, un homme du métro aime tousser amoureusement tout près de vous, et surtout un collègue vous propose un apéro sympa le soir même. Non vraiment l'art de la cuite devrait être un art martial.
vendredi 2 novembre 2012
Turn and face the strain.
Nous avons tous nos hobbies : se rouler nu dans les orties et les hauts-fourneaux, être bénévole dans des réunions libertines accessoirisées, certains collectionnent les timbres, d'autres aiment se frotter aux jeunes femmes dans le métro ( je vous conseille d'ailleurs la ligne 13 à ce sujet ), beaucoup aiment glander sur un canapé cocktail à la main, une autre certaine partie de la population pense qu'être au petits soins d'une copine instable et idiote est un hobby [voir le point sur les orties et le sado-masochisme, (ces derniers se retrouvent souvent dans les associations du genre "chasse à courre d'ex grognasse" un hobby comme un autre)] et enfin ceux qui ont pour hobby de se servir de leurs compagnes (ou compagnons ne soyons pas sexiste) comme repose-pied ou table basse.
Comme vous le savez, ici au blog des saveurs exotiques, c'est plutôt l'écriture qui remplit ce rôle. Une écriture de qualité variable, certes, mais une écriture qui a désormais le statut de sacerdoce. Mais si votre blog aux saveurs vanille et émail préféré n'est pas un hobby, c'est qu'il doit bien en avoir un autre.
La cuisine; voilà le vrai hobby qui se cache derrière ces lignes loukoumées ( en forme de loukoum ) et ses illustrations choux de Bruxellisées (suivre la même logique que pour 'loukoumées').
Il n'y a pas mieux que de cuisiner pour soi. On travaille à son rythme , on se détend et l'on mitonne selon ses goûts. Il n'y a pas un gros con de pique-assiette qui vient te critiquer en s'empiffrant comme une nymphomane des crêpes devant hardeur de Perros-Guirec; oserais-je dire comme dans un Dîner presque parfait?
En plus, en cuisinant on apprend plein de nouvelles choses. Que la cuisine à l'alcool c'est merveilleux, bien sûr, mais surtout ce que sont et comment on cuisine certains produits. Le gigot devient une partie anatomique d'un ovin et non plus l'espèce de masse graisseuse à peau d'orange que votre femme vous agite sous le nez chaque fois qu'elle vous fait un strip-tease sexy.
D'ailleurs, la cuisine se rapproche beaucoup de l'acte amoureux. On choisit sa viande suivant ses goûts en graisse ou en muscles. N'oubliez pas qu'il faut battre la viande pour l'attendrir...
Ensuite, on épluche son produit soit délicatement car il est tendre et fragile, soit on est pressé et on en arrache la moitié à grands coups d'économe.
Une fois tout cela fait, l'on peut le mettre sous la pression de la cocotte-minute ou bien dans un grand bain d'huile bouillante, histoire de bien dompter le légume et de l'entendre cuire. Mais vous pouvez également le faites cuire doucement dans un relaxant bain d'eau chaude ou dans un hammam vaporeux pour conserver toutes ses qualités.
Et enfin le temps de la dégustation est arrivé!
L'acte est toujours le même mais c'est là que les goûts de chacun deviennent importants. L'acte simple et cru, manger épicé, soigner la présentation, préférence pour les plats en sauce, un bon repas va toujours de paire avec un/des bon/s alcool/s, mélanger un peu tout les ingrédients, manger avec les doigts, manger pendant des heures, en garder pour le dîner ou les amis, réchauffer, etc.
Tout cela pour dire que la cuisine c'est comme le sexe, on connaît tous la recette de base mais honnêtement, il faut voir cela comme une inspiration.
Il n'y a rien de plus chiant que de respectez une recette à la lettre. Faire ci comme ça en telle quantité à tel moment.
Je fais comment si j'adore mes saucisses-purée avec beaucoup de sel et une cravache ?
jeudi 1 novembre 2012
Fraking killing me !
Cadeau du 1er Novembre, rien que pour vous les loulous. Car oui, il fait froid, il fait moche, tout est fermé ( mis à part les cimetières ) bref il faut bien se changer les idées et se réchauffer.
Alors comme modeste contribution je vous propose cela : New Politics : Yeah Yeah Yeah.
C'est toujours ça et puis dès demain, vous aurez le droit à un nouvel article tout en paillettes aussi chaud qu'un pot-au-feu et aussi réconfortant qu'une maîtresse jeune et dénudée au coin du feu dans une suite 4 étoiles.
Salucofagos muchachos !
mercredi 31 octobre 2012
Chapitre XXIV
Il n'y avait que le bruit des vagues.
Une brise iodée et le bruit des vagues.
La nuit était calme sur les côtes bretonnes; entre la lune et la mer, le château des Babus se tenait endormi en haut de son pic rocheux. Au sein de la nuit glacée, le manoir n'inspirait pas le refuge qu'il constitue; avec ses grands murs de granit et ses tourelles, il ressemblait surtout au château de Barbe Bleue cachant son funeste cabinet.
La bâtisse rappelait à Nicolas Brandebris tous ces films d'horreurs gothiques qu'il adorait regarder étant petit; mais il n'y avait ni brume, ni cris d'animaux, ni éclairs dans le ciel, juste le son de la mer.
Étant à-pic les château n'offrait pas beaucoup d'entrée discrète à nos amis. Il y avait sûrement une grotte souterraine quelques dizaines de mètres plus bas mais la houle et la côte déchiquetée rendaient toute idée de s'y rendre suicidaire.
Rikimaru et Nicolas devaient seulement observer et repérer les lieux Le Magistère les avait lourdement armé, mais comme leur avait confié Michele avec un clin d'œil 'c'est en cas d'auto-défense'. Mais pour s'auto-défendre, il faut bien se défendre de quelque chose; il faut bien provoquer le danger. Ils étaient surtout surarmés en amulettes, grigris et fers à cheval de tous genres.
Si il y avait bien de la magie derrière tout cela, nos deux héros priaient pour que le Magistère ait le bras long dans l'efficacité de la patte de lapin.
Le bâtiment, à l'image de ses pierres, ressemblait à une vieille personne assoupie ( voir morte ), seule une pâle lueur se dégageait d'une haute fenêtre d'une tourelle.
Sur un des murs, une de ces portes inutiles qui ne donnent que sur le vide à quelques mètres du sol. Le type même de la porte que l'on voit souvent alors que son utilité est plus que discutable.
A l'aide d'un grappin, d'un passe-partout et de quelques muscles pas trop rouillés, Nicolas Brandebris et Rikimaru pénétrèrent dans les château des Babus.
Dans l'obscurité, tout était calme. L'intérieur était semblable à l'idée que l'on se fait de l'intérieur de ce type de demeure bourgeoise : tapis et buffets dans les couloirs, grand escalier en chêne, trophées de chasse, portraits pendus aux murs au-dessus des lambris, bref un vrai château témoin.
Rien au premier étage, alors qu'ils descendaient à pas de loup le grand escalier un léger ronronnement commençait à se faire légèrement entendre.
Une porte entrouverte sous l'escalier cachait un second escalier de pierre, beaucoup plus étroit. Au bas de ses marches, une faible lumière bleutée émanant d'un grand cellier voûté.
En sons sein, une gigantesque machine faite de tubes, de verre, d'acier et de cuivre. Un liquide d'un bleu glacial et rayonnant parcourait ses multiples ramifications.
Nos deux héros allaient s'approcher de la chose pour mieux l'examiner quand des pas et des voix se firent entendre derrière eux.
A suivre.
lundi 29 octobre 2012
Love Masuka, kill Bazinga.
La série TV Dexter, c'est un peu le récit de l'adolescence.
Il y a une grande réflexion sur la mort des parents tout au long du script. Je ne veux pas faire mon Freud mais on avouera que même si nos géniteurs ne passent pas forcément de l'autre côté à cette période de notre vie, l'adolescence reste la période où l'on s'émancipe (cf : Psychologie de bazar et du boulevard Brune par M. Barratintin ). Le père comme model (dans le cas des hommes et de Dexter), l'image du père qui hante chaque pas vers l'âge adulte, le père que l'on a tué ( freudiennement ) mais que l'on cherche toujours du regard, ce père qui n'est plus là.
Il y a également la petite sœur du héros dont on subit tous les émois (enfin surtout les emmerdes). Elle est hystérique, passant des rires aux larmes pour un rien, le tout toujours accompagné de cris. Pour elle, la vie est injuste et ne parle que de ça ou du fait qu'elle n'a que des galères de mecs (ce qui est un peu la même chose). Bref, la petite sœur boulet qui passe son temps à criser alors que l'on a déjà dépassé ce stade.
On trouve des collègues potaches, quoique responsables mais toujours un peu tarés. Ça rappelle un peu l'ambiance des cours. On a tous eu à l'époque le copain aux blagues douteuses, l'érotomane qui confondait son sexe avec une banque de donnée de l'institut Pasteur, etc. Le lieu de travail de Dexter, c'est un peu notre bonne salle de cours sans les boulettes de papier et les graffitis au compa sur les tables.
Dexter étant un serial-killer, il doit savoir se plier aux règles de la société, de la conformité donc du paraître. Ce qui est un peu l'essence même du devenir adulte (dans la norme communément admise, bien sûr).
Grandir c'est aussi savoir construire une histoire avec quelqu'un, voir fonder une famille. Ais-je besoin de démontrer que ne pas vouloir s'investir dans une relation à 35 ans (même 28 au final ) n'est pas un signe de maturité ?
En grandissant on doit oublier ou assumer nos secrets, soit familiaux soit personnels issus de notre enfance. En devenant responsable et maître de notre propre vie, il faut savoir travailler sur ces faiblesses pour pouvoir profiter pleinement de cette nouvelle phase.
Donc il faut également savoir où se situer dans la société, dans une famille, dans un groupe d'amis, dans une famille, en ses congénères... C'est bien le problème majeur de Dexter et aussi celui de tout jeune adulte. Où vais-je, où cours-je et dans état j'erre ?
La quête de Dexter se trouve être la quête de chacun pour devenir adulte. Bon pas de spoil (maman, un spoil c'est dévoiler un moment clef) mais on apprend dès le premier épisode que Dexter n'a jamais eu réellement d'enfance et d'adolescence; il est donc peut-être normal qu'il fasse sa crise d'ado à 35 ans.
samedi 27 octobre 2012
Marmite sur le feu.
En revenant du Piémont.
En revenant du Piémont, (bis)
Nous étions trois jeunes garçons (bis)
Des écus nous n'en avions guère,
Sans dessus dessous et sans devant derrière
A nous trois, nous n'avions qu'un sou,
Sans devant derrière et sans dessus dessous (bis).
Nous arrivâmes dans un logis : (bis)
« Hôtesse, qu'avez vous de cuit ? (bis)
- J'ai du lapin et des pommes de terre
Sans dessus dessous et sans devant derrière
Et de la bonne soupe au choux. »
Sans devant derrière et sans dessus dessous (bis).
Et quand nous eûmes bien dîner (bis)
« Hôtesse, nous voudrions coucher. (bis)
- J'ai ma chambre sur le derrière
Sans dessus dessous et sans devant derrière
Et la ptite bonne qui couche en dessous. »
Sans devant derrière et sans dessus dessous (bis).
Vers les onze heures on entendit (bis)
L'hôtesse pousser un grand cri : (bis)
« Ah, vous me pétez la charnière !
Sans dessus dessous et sans devant derrière
Allez-y donc un peu plus doux. »
Sans devant derrière et sans dessus dessous (bis).
Et puis ce fut vers les minuit (bis)
Qu'on entendit un plus grand bruit. (bis)
C'était le lit du d'ssus qui s'foutait par terre
Sans dessus dessous et sans devant derrière
Et la ptite bonne qui baisait dessous.
Sans devant derrière et sans dessus dessous (bis)
Si vous repassez par ici (bis)
Souvenez-vous du bon logis; (bis)
Souvenez-vous de la bonne hôtesse
Qui remue le cul sans remuer les fesses
Et de la ptite bonne qui remue tout.
Sans devant derrière et sans dessus dessous (bis)
jeudi 25 octobre 2012
Guide d'utilisation.
To MJ, Queen of Goblitz lands and John Oze Monts seas.
J'enfile ma combinaison de macho et prend ma plume de phallocrate, et voilà ce que cela donne (bien sûr il y aura prochainement une contrepartie féministe).
Une fille ça dit: "ne me touche pas" pour qu'on la prenne dans ses bras. Par contre, quand elle dit "casse-toi" c'est vraiment pour que vous partiez, n'essayez pas de rester. Oula, non ça serait comme faire face au T-rex de Jurassic Park.
Ça t'ignore de manière éhontée et t'évite pour que tu viennes la voir. Un peu comme un chat, sauf que si on rattrape la fille les coups de griffes seront plus sur le dos que sur le visage; et le chat c'est surtout parce qu'il veut juste être tranquille en attendant le prochain repas.
Pourquoi dans les contes ce sont toujours des sorcières et non pas des sorciers ? Parce que même si elle te dit "c'est oublié" ou "je te pardonne" elle te le rappellera dès que possible, alors que pour l'homme s'est fini et oublié depuis un moment ( ba oui, depuis il y a au moins 3 jeux vidéos de terminés). Et puis on parle toujours des belles-mères et beaucoup moins des beaux-pères; coïncidence ? Je ne pense pas...
Ça veut entendre des 'je t'aime' mais préfère les bad boy ( Matt Pokora ne fait pas partie des bad boys). je sais que 'qui aime bien, châtie bien' mais bon faut un peu réfléchir de temps en temps.
Une femme se plaint qu'elle ne tombe que sur des connards mais vu ses choix elle ne veut que ça. Donc voir le point précédent ( il vaut mieux le répéter ad libitum pour que cela ait une chance de rentrer ).
Une femme a la bassesse de rappeler "tu en sais pas ce que c'est que de porter un enfant 9 mois et d'accoucher"! Manifestement, non. C'est un peu comme dire à son petit frère (ou son chat) ,"tu ne peux pas savoir car tu n'as pas ton Bac". Forcément, mais au final le chat s'en fiche complètement ( l'homme aussi par ailleurs ).
Une fille voit des signes cachés partout alors qu'il n'y en a pas ( bons ou mauvais ). Un homme qui propose un restau signifie juste qu'il veut passer un peu de temps avec vous et bien manger, ainsi il n'a rien contre votre cuisine et cela ne veut pas forcément dire qu'il veut vous trousser toute la nuit. De même, si un homme dit "bonjour" avec un sourire à une collègue ou amie c'est peut être parce qu'il est poli et qu'il apprécie la personne en tant que telle.
Une fille est à l'image de Cartier-Bresson et de son instant décisif : avant c'est trop tôt, après c'est trop tard et sur le moment tu as intérêt à être le plus rapide muchacho, c'est le Far-West là-dedans ! Il y a plus de femmes sur Terre que d'hommes, mais bizarrement on a l'impression qu'elles sont toutes prises et que si il y en a une célibataire, elle est rapidement attaquée comme un steak tartare dans un bassin de piranhas.
Une fille ça regarde tellement de près les produits alimentaires que ça voit des dates limites partout : date limite avant basculement dans la Friendzone (maman, la friendzone c'est quand une femme décide de te dire "je préfère que l'on reste amis" alors que 2 heures avant elle voulait te sauter dessus; enfin que tu lui sautes dessus... forcément), date limite du couple ou de l'amour, date limite d'âge pour les BD et les jeux vidéos, taille limite ( pour la taille, genre: "1m75 c'est petit", bande de voyous ), âge limite, limite minimale des muscles, limitation des limites, etc. Pour elles, la vie semble être un grand supermarché, heureusement il n'y a aura pas de bons de réductions quand elles passeront à la caisse.
Allez, comme vous avez très sages et que vous avez lu tout ce merveilleux texte ô combien sérieux et philosophique voici une petite surprise musicale pour finir en beauté : Surprise musicale, oui tu peux cliquer.
mardi 23 octobre 2012
Nemuri.
Comme vous le savez peut-être Tanoshii Drive par Midicronica est la chanson officiel de ce merveilleux blog aux saveurs vanillées des îles d'émail.
Mais cette hymne représente surtout la ( bonne ) partie idiote du blog, qui l'est au final tout autant.
Ainsi donc, voici l'hymne officiel de la partie un peu plus sérieuse, disons poétique : Paul and Liese par Kuroyuri Shimai ( 黒百合姉妹 ).Sinon, voici le titre officiel pour tous les articles qui, même étant poétiques, sont surtout mélancoliques, voir désespérés : Bandit par Neil Young.
D'ailleurs, il y aura prochainement un article sur Les sœurs du lys noir ( traduction de Kuroyuri Shimai ).
Salucofagos les loulous !
IXe arrondisement.
Lucas n'avait jamais eu beaucoup de chance dans sa vie.
Des études moyennes, une vie qui sans être ennuyeuse était relativement morne, le tout saupoudré d'un physique banal. Il s'incluait dans cette zone grise de la terrifiante normalité, au sein de laquelle personne ne vous voit.
Il s'était trouvé un petit job dans un bar de la rue Chaptal. A cette annonce, tout le monde s'imaginait la grande folie de Pigalle ( alors que Serge Lama s'imagine juste les petites femmes ); mais là, encore il n'y avait rien de grandiose. Lucas travaillait dans un petit bar sans problème. Celui que l'on peut trouver partout et dans lequel on ose entrer quand on ne connaît pas le coin et qu'il fait soif.
Certains avaient le droit à une grande carrière, d'autres à une vie pleine de sexe; lui avait seulement droit à une horrible routine plus ou moins solitaire.
C'est seulement au cours d'une seule nuit qu'il s'est affirmé pour gagner l'amour d'une fille. Il n'y a que cette nuit-là où il erra seul dans Paris blessé d'un coup de couteau au ventre.
Elle était belle, elle était drôle, souriante, intelligente, elle était beaucoup de choses en fait.
Lucas n'avait jamais été un Don Juan, par ailleurs il n'avait jamais été malheureux sentimentalement non plus; mais il n'a jamais su déceler ce que les femmes voulaient de lui et handicapé par sa timidité, il les voyait partir dans d'autres bras sans savoir si il avait eu sa chance. Une chance aussi expressive qu'un chrysanthème desséché sur une tombe de campagne.
Le voici, sur les marches de la Trinité. Si il avait eu quelqu'un à sa recherche ce dernier n'aurait eu qu'à suivre le long et visqueux filet de sang.
L'église de la Trinité pour lui, c'était un peu d'Espagne au sein de Paris avec son style aux abords du baroque et du rococo. Une chose hors du temps et du bon goût mais qui réussi pourtant a passer plutôt inaperçue.
Avec son jardin à clochards devant et à la croisée des chemins entre quartiers chics et bouges de Saint Lazare. Une église en forme de point d'interrogation excentrique qui garde son statut bienveillant.
La blessure saignait. Peut être même un peu trop.
Lucas essayait de se rappeler les événements qui l'ont mené là mais au final était-ce si important ?
Il allait se vider doucement de son sang sur les marches de l'église et peu à peu s'endormir. Il y aura peut être une enquête, il y a sûrement du monde pour les funérailles mais après quelques semaines il redeviendra un simple nom, un simple souvenir; même elle l'oubliera vite. Peut être aurait-il dû faire-ci, peut-être aurait-il dû faire ça mais alors que les rayons de l'aube naissante apparaissaient tout cela n'avait plus d'importance.
Du bleu sombre et profond, le ciel s'animait de teintes rubis et jaune safran.
dimanche 21 octobre 2012
Jack Médecin : Interlude.
Un petit interlude en attendant le retour de votre héros préféré.
Voici donc pour votre plus grand plaisir, un extrait de l'hymne de Picheman.
Cliquez sur ce joli lien musical pour comprendre toute la complexité de l'œuvre.
THE PICHEMAN SONG (extrait).
J'suis tout piché; j'ai la même haleine que Depardieu,
Le sourire du Captain Morgan et pas de crise de foie.
Les vieux cheveux de Colombo, la coloration Ricard
Et la démarche distinguée de Jacky Daniel.
Les lieux sont repérés, 19H devant le bar.
J'suis devant le zinc, je commande et je bois.
Je fais la queue comme tout le monde;
Mes potes m'attendent pintes à la main.
Je suis shot opérationnel toutes les 5 secondes.
Je guette mon verre vide qui me regarde bizarre,
Je m'approche de lui et lui dis qu'est-ce que tu veux, connard ?
Je lui mets un coup de Picon et de suite je sors ma flasque.
Je braque la vieille qui se trouve derrière le comptoir :
"Ferme ta gueule, on va pas en faire toute une histoire;
D'ailleurs, ouvre les tireuses, y'a mes potes au comptoir !"
Je finis mes doses de porc, en un temps record.
J'veux juste une clope et dans 5 minutes j'reviens.
Refrain:
Je fais mon entrée dans le bar sans faire toc-toc-toc.
Picheman, intouchable, sers des verres c'est un hold-up !
On boit, on se charge et on déconne;
La main sur les grosses pintes, on sera pas les seul à s'péter le crâne.
samedi 20 octobre 2012
Philo dindon.
Les deux grandes afflictions de notre temps sont la peur et l'ennui.
Forcement, on ne va pas aller bien loin avec de si jolis boulets.
Pour sortir de l'ennui il faut oser mais la peur nous en empêche; pour sortir de la peur il faut travailler, s'habituer expérimenter et vivre mais l'ennui ne le permet que peut en restreignant toute motivation.
Et là, attention les mirettes, voici l'instant exemple culture-confiture section linguistique :
Tous les jours, nous sommes pris entre le 'oui' et le 'si' pour affirmer nos propos. Le 'oui' marque une influence germanique et le 'si' est d'origine latine, mais tous deux sont indo-européens. Ainsi, ces deux problèmes distincts que sont la peur et l'ennui font partie de la grande famille des choses à virer de nos vies et de nos sociétés.
Certains écument les océans, d'autres le pot-au-feu. Pour être heureux, ouvrons un peu nos cœurs ( ainsi que qu'une bonne bouteille et un saucisson car cela ne peut pas faire de mal ).
Et n'oublie pas, jeune rebelle, que les révolutions se font dans les têtes.
jeudi 18 octobre 2012
Too white.
Chers amis, chère maman,
On vient de porter à ma connaissance le fait qu'il est déconseillé, voir dangereux de manger un pomme ( ou boire de jus de pomme après s'être brosser les dents, pour la santé de ces dernières...
En même temps, si je me brosse les dents c'est pas pour manger tout de suite après...
L'immonde goût de la bière bien fraîche, même tiède d'ailleurs, que l'on prend un peu après s'être brosser les dents.
Ce tsunami de saveurs mentholées ou anisées qui prennent possession de la cavité buccale. Il s'engouffre dans chaque recoin, chaque papille et n'attend que de nouvelles saveurs pour les combattre et les annihiler.
Tout ce que nous mangeons peu de temps après un brossage en règle sera impitoyablement réduit à l'état de coton. Même les mets les plus délicats et les plus savoureux deviendront aussi inconsistants et fades que la pire des bouillies.
Donc, si un soir vous sortez pour emballer, il est bien normal que vous vous brossiez un peu les dents, histoire d'être présentable avant un bon gros patin. Mais avez-vous pensé au fait que vous allez peut être aller au restaurant et sûrement boire un (ou des) verres ?
Si c'est La soirée, La première fois il y a de grandes chances que oui, et donc de toutes manières vous comme l'autre n'allez pas avoir l'haleine brise touche fraîche.
Alors, s'il vous plaît : ne vous brossez pas les dents sans y avoir réfléchi avant. Stay Safe !
lundi 15 octobre 2012
Pif paf pouf.
Le 20/45 de M6, est à l'exercice journalistique ce que la cocaïne est à l'hygiène personnelle. Mais laissons la place aux faits :
"58% des élèves prennent un petit déjeuner avant les cours, un chiffre qui monte à 80 durant le week-end" Et oui, la fameuse école du week-end...
On peut voir un reportage et interview de Didier Deschamps ( sélectionneur de l'équipe de France de football) et tout de suite après : "lui aussi aime le foot, Marc Lavoine sort son nouvel album" et donc un reportage sur cet évènement. De belles transitions au hachoir que Boris, le tueur parkinsonien au couteau à purée rouillé de Novossibirsk aurait apprécié.
Saupoudrer d'un merveilleux présentateur, improbable croisement entre un épagneul et un employé d'agence bancaire. Un soit-disant sosi de Pujadas mais avec la consensualité et la fausseté souriante d'un VRP ( démonstrateur de serpillères en foires) en essence.
Des commentaires judicieux et pas du tout voyeuristes : "Des affaires judiciaires qui ont parasité la carrière de l'acteur [Samy Nacéry]" Ah oui, la fameuse carrière en plein essor de Samy Nacery : un film grandiose et immortel (Taxi), un jeu d'acteur qui faisait de lui le nouveau Gerard Philippe et des milliers de films à son actif ( oserais-je rajouter 'de qualité ?).
Reportage sur l"héritage Grace Kelly; un autre sur le nouvel album de Robbie Williams dont tout le monde se fout depuis 10 ans, bref de l'info de pointe qui doivent faire le bonheur de l'animation musicale du rayon charcuterie dans tous les bons supermarchés.
Et après tout ce joyeux déluge d'infos inintéressantes, on retrouve notre cocker adoré qui nous sort "nous vous rappelons l'info principale de cette édition" et là au choix c'est meurtre en série, guerre bien fleurie, attentat de gala ou accident meurtrier de cars scolaires qui suivent l'info 'culturel'..
Décidément, Albert Londres a raté beaucoup de choses. D'ailleurs, si ça se trouve le Georges Philippar c'est M6.
Mais ne soyons pas trop méchant et notons le bon point de ce magazine d'information : cela dure moins longtemps que ses confrères des autres chaînes. Merci, mon Dieu !
samedi 13 octobre 2012
Breeze in Monochrome Night.
Pour la première fois de ma vie, un escalator s'est arrêté alors que j'étais dessus.
Généralement, on peste contre eux quand on les voit en panne alors que le temps nous manque, ou que la fainéantise nous submerge.
Je me suis toujours demandé comment ils s'arrêtaient. Il y a toujours à côté d'eux des panneaux indiquant qu'il faut 'tenir la main courante'; est-ce que c'est pour ne pas tomber quand celui-ci s'arrête ?
Est-ce qu'il s'ébranle et retombe inactif comme une voiture qui cale au démarrage ?
Dans une grande secousse, notre équilibre se perd et soudain nos pieds s'échappent. La chute longue et silencieuse, pour atterrir plus bas et probablement sur la tête.
Les escaltors sont long et froids avec leurs revêtement d'aluminium renvoyant à chaque instant nos images tels des doppelgänger.
C'est comme rentrer dans la bouche d'un monstre; un monstre à l'appétit insatiable. De nous mêmes, nous mettons les pieds sur ces dizaines de petites dents alignées. Elles ressemblent à des rasoirs qui attendent des chairs malheureuses à broyer.
Je ne serais pas surpris que la voie montant pour l'enfer soit un escalator; on ne sait pas ce qu'il y a exactement en haut d'un escalator quand on monte, c'est là où se cachent toutes nos peurs : au bout de ce chemin froid et mécanique qui nous porte inexorablement vers l'inconnu.
Mais, en fait, l'escalator s'arrête doucement, sans un bruit, avec légèreté.
Courant tous les jours des heures et des heures, il stoppe pour reprendre son souffle. Tenir la main courante n'est qu'une légende urbaine, le corps vacille avec peine.
Une mère berce son enfant qui vient de s'assoupir, elle le pose délicatement sur le lit et le laisse pour s'occuper un peu d'elle. L'escalier mécanique n'est qu'un doux moyen de transport qui fait de son mieux pour oublier la monstrueuse allure que lui ont donné ses concepteurs.
Créateur d'escalator ou le Frankenstein moderne. Où est donc la personne qui l'a crée ainsi ? Monstrueux et austère, de par sa nature il n'aura jamais le droit à de la reconnaissance, et encore moins de l'amour, mais si on changeait son apparence cela pourrait réchauffer son cœur et rassurer le notre.
mercredi 10 octobre 2012
Arx Tarpeia Capitoli Proxima.
Comme vous l'avez certainement remarqué, chers amis tourangeaux, nantais, beaucerons, hispanisants et bien sûr chère maman, la température commence à sérieusement descendre telle une grand-mère qui aurait raté une marche dans l'escalier.
Et quand la bise fut venue, les maladies deviennent répandues ( au début je pensais à 'feuillues' ou 'barbues' mais la beauté du mot dévorait la grâce du sens ).
Ainsi, partout dans l'hémisphère nord, ça renifle, ça tousse, ça sort bouillottes et écharpes, les mouchoirs en papier subissent un génocide biodégradable et les mamies commencent à se lancer dans la production industrielle de soupes maison.
Les infections déferlent dans les cavités nasales, les globules blancs ripostent avec vivacité, la température monte et nous, pauvres âmes, restons les tristes spectateurs de cette guerre bactériologique annuelle.
Alors on se soigne à qui mieux mieux, mais n'est-ce pas ennuyeux d'aller simplement chez le médecin pour se soigner ?
Je le sais; toi, le jeune derrière ton écran, tu aimes avoir la classe en toutes circonstances; tu aimes être malade car cela fait un beau mot d'excuse pour rester toute la journée sous la couette; et tu aimerais être un gangster, un vrai, un tatoué, qui dessoude les microbes par pelletées.
Alors ne perds pas espoir et inspire-toi de ses petits conseils maison.
Certaines personnes mettent de la musique pour se détendre et somnoler sous la couette ( je tiens à préciser que le slam n'est pas de la musique, que Les enfoirés c'est de la vulgarité et que Madonna n'est tout simplement rien du tout ).
Bref, toute musique qui vous relaxe est bonne mais étant dans le blog du mystère et de l'intrépide idiotie, je vous conseille vivement d'écouter ceci, ou bien encore cela ( qui sont des hymnes non-officiels du blog par ailleurs ).
Et comme je sais que vous êtes gourmands, je vous en remets une couche pour votre plus grande joie avec ce chef d'oeuvre des temps modernes et cette pièce rare et délicate de bon goût. Cela vous donnera un peu de peps pour vaincre la maladie, en plus c'est parfait pour irriter les voisins.
Bref, toute musique qui vous relaxe est bonne mais étant dans le blog du mystère et de l'intrépide idiotie, je vous conseille vivement d'écouter ceci, ou bien encore cela ( qui sont des hymnes non-officiels du blog par ailleurs ).
Et comme je sais que vous êtes gourmands, je vous en remets une couche pour votre plus grande joie avec ce chef d'oeuvre des temps modernes et cette pièce rare et délicate de bon goût. Cela vous donnera un peu de peps pour vaincre la maladie, en plus c'est parfait pour irriter les voisins.
Je suis sûr que certains se soignent en écoutant les grands discours de l'histoire pour se donner de la force, à la manière du personnage joué par Michel Blanc dans L'exercice de l'état écoutant et ré-écoutant le discours de Malraux pour l'entrée de jean Moulin au Panthéon. Attention toutefois, l'excès de terribles cortèges peut vous emmener vers Angkor et ses ravissants souvenirs ramassé au burin.
La maladie ne devient plus un élément perturbant de votre vie quotidienne mais un némésis qu'il vous faut combattre avec panache et courage.
Cela dit, une étude récente tend à montre que l'écoute prolongée de Richard Clayderman, André Rieu et Sexion d'assaut provoque un suicide massif chez les microbes. Par contre, le risque de finir par vous suicider existe également.

Généralement lorsque l'on se sent malade on appelle maman, mais certains poussent le vice jusqu'à se réfugier chez maman. J'avoue que dans la plupart des cas c'est une très bonne idée : cuisine de maman, machine à laver, repassage et régression. Mais avouez que ça n'a rien de très original.
Allez plutôt passer quelques jours chez des amis. Ça vous fera voyager et vous ne souffrirez plus en silence, vos amis aussi profiteront de votre malheur. Pour peu que vous ne comptiez plus revoir ces amis par la suite, n'hésitez plus !
Si pour vous l'écologie est un grand magasin de bricolage ou une marque de produits vaisselle, la solution est toute trouvée : passer votre journée sous la douche pour vous relaxer. Dès que vous ressentez des frissons à cause de la fièvre, augmentez la température et inversement en cas de bouffées de chaleur.
En plus de ne pas connaître le concept citoyen de développement durable, il vous faudra également avoir un bon porte-feuille mais sans doute possédez-vous un 4x4 donc cela ne devrait pas poser de problème.
Si jamais vous êtes vieux et aigri, que vous vouez une haine tenace envers le monde et le genre humain, ou tout simplement parce que vous voulez une place assise dans le métro, je ne saurais trop vous conseiller d'aller tousser dans les rames du métros.
Pour une fois que ce n'est pas vous qui subissez à quelques centimètres de distance ce genre d'individus. Profitez, on n'est pas malade tous les jours !
D'ailleurs, si votre rêve est de détruire l'humanité mais que vous manquez de moyens pour cela, vous pouvez toujours vous servir de vos miasmes pour concocter chez vous un 'super gros virus de la mort que même H5N1 il a peur'. Au pire, ça vous occupera et vous apprendrez, j'en suis sûr, plein de choses sur la virologie. Par contre, il vous faut maîtriser le rire démoniaque ( vous savez celui qui fait ' mouahahaha').
Enfin, si vous avez toujours rêver d'être Gérard Philipe ou Romy Schneider, profitez de votre maladie pour vous entraîner et rêver devant votre miroir. De toutes façons, quand on est malade il n'y a pas grand chose d'autre à faire.
Vous aurez les yeux gonflés, le regard vide, le visage légèrement bouffi et rougeaud ainsi qu'une diction plus que maladroite. alors vous pourrez interpréter les plus grands rôles de Christophe Lambert, les plus grandes tirades de Ben Affleck ou les inoubliables rôles de Jennifer Lopez.
Si jamais vous ne vous trouvez pas convaincant, pensez que vous pouvez toujours allez faire peur aux enfants pour Halloween ou bien animer des anniversaires avec votre nouveau visage, histoire de gagner quelques sous.
Et pour finir dans l'amour, la gloire et la beauté voici la véritable petite recette de Tonton Blog vanillé : 3 à 4 fois dans une journée ( privilégier la soirée ); une tasse, du thé vert, du miel, du jus de citron, un peu de rhum ambré et de l'eau chaude, et au revoir la vilaine crève.
Je vous ferais bien des bisous mais après écriture de cet article, je me demande si c'est bien sage.
mardi 9 octobre 2012
Jack Médecin, chapitre 9 : Dodolito Party.
Ce soir là à la Fenice, on jouait Don Giovanni.
La distribution était grandiose, malgré l'absence de la soprano interprétant Donna Elvira qui dû faire place à sa doublure pour raisons de santé.
Au premier balcon, Brice Lalonde se délectait de Meta di voi qua vadano.
A ses côtés un mélange bigarré de rombières, de jeunes hommes élégants et de jeunes femmes quelque peu dénudées. Juste derrière Brice se trouvait Jackie la Médecine. C'était le sosie de Jack mais avec d'immondes cheveux blonds et gras et un rouge à lèvres qui aurait fait merveille pour taguer le mur de Berlin. Elle ressemblait au plus mauvais travelo que les autoroutes du monde entier aient connu.
L'opéra poursuivait sa course et une troisième bouteille de champagne fut servie à Brice Lalonde quand une des courtisanes se rapprocha langoureusement de lui mais avant que cela ne tourne en film de boules une voix se fit entendre derrière eux :
- Alors les Noobs, qui veut une médaille ?
L'homme ressemblait bien à Jack Médecin mais on se rendait vite compte que ce n'était plus le même. Ses Ray-Ban avaient quelque chose de plus bestial, comme une lueur animale; son sourire avait également ce petit quelque chose qui renvoyait aux âges farouches.
Il se dégageait de lui une odeur à la fois forte et sucrée, comme si un nuage de whisky-coca l'accompagnait constamment; Jack Médecin était redevenu Picheman.
Jackie la Médecine essaya de se ruer vers Picheman mais avant qu'elle ait pu se lever de sa chaise il se précipita sur elle. Le choc des deux fut semblable à la rencontre entre une R5 et un pilier du XV de France. Picheman ayant l'avantage de l'élan, il agrippa Jackie par les bourrelets et l'emporta avec lui par dessus le balcon. Tous deux finirent leur saut dans le parterre un peu plus bas.
Tout se déroulait dans un sombre ralenti pour Jackie. Des ombres semblaient évoluer autour d'elle. Elle essayait d'ouvrir les yeux, mais cela demandait trop d'efforts.
Ses yeux trop lourds et son esprit si apaisé dans cet état demi-inconscient laissaient les ténèbres bercer son âme. Même les sons semblaient loin comme étouffés par cette vague ensommeillée qui avait pris possession de son être.
Jackie savait qu'elle était la dernière des clones. Toutes les liaisons avec ses frères avaient été coupé. Le dernier message fut envoyé de Jacquounet le proctologue qui pensait avoir retrouver Jack Médecin près d'un bar.
Son corps refusait de bouger. Elle commença à se rendre compte que ses membres étaient brisés. Impuissante, la peur s'immisçait peu à peu. Elle sentit une main à l'odeur forte et sucrée agripper sa tête.
Elle était la dernière des clones.
Alors que le Commandeur s'avançait vers Don Giovanni, Picheman balança le corps de Jackie vers la baignoire côté cour et s'élança vers Brice Lalonde. Tel un super-sayian de la piche, Picheman fit un bond de plusieurs mètres jusqu'au balcon sans élan et sans ressorts. Le pouvoir de la piche rend léger.
L'homme à la barbe bien taillé et au sourire goguenard étonnement ne bougea pas d'un pouce, ni d'un cheveu mais peut-être que sa calvitie ne lui permettait pas cela, alors que des pouces il en avait bel et bien deux.
- Vas-y, tue moi ! J'ai fait mon temps, mais sais-tu seulement à qui tu t'attaques ? Moi, je ne suis rien mais Dodo le Saumurois te sera à jamais inaccessible. Tu n'es plus le Picheman qui l'a vaincu autrefois. Tu n'es plus rien ! Même tes anciens compagnons Antoine et Krazu se sont joint à lui. Tu n'es plus qu'un fantôme à qui personne ne portera un verre.
Picheman rajusta ses Ray-Ban, fit un pas vers lui et avec un sourire moqueur lui dit :
- T'inquiète pas pour les verres. J'ai tout ce qu'il me faut.
Fin de la première partie des Aventures de Jack Médecin.
samedi 6 octobre 2012
Le romantisme de Vendémiaire.
Allez, une petite chanson pour accompagner pour fêter le week-end : Depeche Mode, Judas.
ARMELINE
Étant mignonne et agréablement constituée,
Ayant tout ce qu'une femme peut désirer,
Armeline, tu peux décemment m'ignorer.
Il faudra pourtant bien qu'un jour je te propose un café;
Mais je sais qu'emmitouflée dans ton écharpe et ton caban,
Tu déclineras mon offre très gentiment
Et, avec un grand sourire, me diras qu'une autre fois est envisagée.
Personnellement, je pense que je vais continuer à t'admirer secrètement
Et lancer des regards furtifs en cours discrètement.
Un jour, nous arrêterons, au détour d'un couloir, les sourires gênés
Et autour de cet hypothétique café
Commencerons à revoir les règles du jeu des sentiments
En attendant que nos deux cœurs se trouvent timidement.
ZIC ZAC
Chaque matin quand je touille mon café,
Je pense à tes grands yeux sombres.
D'habitude, je pense à mes impôts mais ton sourire m'a envoûté.
Tu es mon Al-Qaida et tu as fait de moi ton prisonnier.
Comme Brel, j'aimerais t'offrir des perles de lait.
J'aimerais te couvrir de bijoux, de choux et de cailloux,
Mais penses-tu seulement à moi quand le matin il fait froid ?
Entends-tu ma voix dans le vent sur le parking du Auchan ?
Nos enfants seront beaux, vifs et intelligents.
Tu leur feras des petits plats et je leur ferais découvrir le monde merveilleux de la binouze.
Leurs rires rythmeront nos journées entre deux siestes crapuleuses;
Ils auront tes yeux, ton sourire et tes doigts de pied,
Si ils tiennent de moi, on aura au moins un fils acteur porno.
Ah mon amour, il me tarde de vivre tout cela avec toi !
J'espère donc que tu accepteras mon invitation pour la soirée Beaujolais nouveau.
DANS UN JARDIN.
Voilà quelques jours qu'une seule image s'attache à mes pensées;
De nuit, de jour, elle me suit comme un imposant revenant.
Un esprit vif, fort et obsédant,
Dont jamais je ne souhaite me séparer.
Un regard, un sourire, quelques mots,
D'où me vient ma douce folie ?
Je suis perdu, sans mon cœur et sans esprit;
Tu me tiens captif, enfoui en ton corps délicat et chaud.
Mais accepteras-tu seulement de me donner une contrepartie ?
Si j'ai peur, c'est uniquement de moi-même.
Je me bats contre tout et rien en ta compagnie;
Si ça se trouve tu ne te rends même pas compte que je t'aime.
Aujourd'hui, pareil à tous les jours,
Je t'attendrai.
J'essaierai de me rapprocher de toi doucement;
Peut être que tu ne le verras pas mais je resterai confiant
Et espérerai;
Dans ton sourire pareil à mille gestes d'amour.
jeudi 4 octobre 2012
Bioutifoul.
Je vous le dit, chers amis de France et du Brabant, il n'y a pas d'émission TV plus triste que L'amour est dans le pré.
On pourrait croire que c'est merveilleux : des gens qui rencontrent l'amour, de belles vavaches qui font meumeu, des oisillons qui font pioupiou et l'alambic du père Gustave caché au fond de la grange qui fait glouglou.
Mais tout comme le dentiste plaçant un petit miroir entre la langue et le palet, l'envers du décor n'est pas très folichon à voir.
Des gens meurtris, oubliés par l'amour ( celui que l'on te vend à tour de bras avec tout plein de petits cœurs et des bébés nus et grassouillets qui tournent balourdement autour ), des personnes trop esseulées qui s'essayent dans un speed dating télévisuel. Ils doivent donc savoir que la plupart des gens vont les juger et bien se marrer sur leurs dos.
Veufs, divorcés, éternels célibataires, il ne manque plus au tableau que Rémi sans famille et Joe l'adolescent pirate ( orphelin, borgne, unijambiste, édenté, parlant mal le français et atteint de typhus ).
Ils vont, après ces quelques jours, se quitter, peut être se revoir, peut être oublier leur passion première. en fait, c'est un peu comme filmer quelqu'un allant acheter sa baguette : si tout se passe bien, le suspense c'est de savoir si tu vas revenir à la boulangerie et si tu changes de baguettes ou si en plus tu prends un pâtisserie.
De plus, quel stress quand les candidats se font présenter aux amis telle une attraction foraine. Pour peu que les invités aiment les cacahuètes.
Des vieux qui se cherchent pour vivre ensemble leur derniers jours ou jeunes qui se rendent compte qu'a bientôt la quarantaine, ils n'ont pas vécu grand chose a part la crise économique et les aléas de la météo.
Non vraiment ce n'est pas très gai. Où sont donc passés les glorieux Moundir, les fiers Confessions intimes et les intrépides Giuseppe ?
L'amour est dans le pré, pourquoi pas; mais au milieu de ces prés il y a toujours un arbre qui trône au milieu, le fameux arbre qui sert souvent à soutenir une corde et quelques dizaines de kilos couverts de larmes.
Et vive la vie !
mardi 2 octobre 2012
Allez, on y va !
Allez un petit playlist du blog WC pour aborder la rentrée et l'automne sereinement.
Vous vous levez. Le soleil point à peine à l'horizon, vous savez qu'il fait plutôt froid dehors et vos yeux ont plutôt du mal à se décoller. Dajla feat. Madd Vibe : Consequences.
Si jamais, comble du comble, il arrive qu'en plus d'être mal luné en regardant par la fenêtre vous vous apercevez qu'il pleut : Jovanotti, Piove.
Vous chantez toujours sous la douche donc point besoin de chanson pour ce petit plaisir auditif quotidien; par contre il vous faut bien quelque chose pour préparer le petit déjeuner et avaler le café. Mille : Afterski si vous manquez un peu de tonus, ou bien Diving With Andy : Sugar Sugar si vous aimez les réveils paisibles.
Ensuite, il vous faut vous habillez. Nujabes : The Final View.
Allez, il temps d'y aller, du coup il faut un minimum de motivation pour supporter le froid et les transports en commun. La ruda salska : Paris en bouteille.
Et si vraiment la motivation ne vient pas; Josie and the Pussycats : 3 Small Words.
A propos, de transports en communs vous êtes en plein dedans.
Soit le voyage se passe bien : Steve Vai :Touching Tongues
Soit vous êtes écrasé par le nombres de voyageurs et d'odeurs et là il faut de quoi supporter l'épreuve : AC/DC : This Means War.
En cas de dépression à cause des conditions de voyage, n'oubliez pas de faire un rappel de motivation avant d'arriver au boulot. Blink 182 : First Date.
Fin de la journée, vous êtes un peu fourbu mais vous ressentez cette plénitude de fin de journée, et vous vous sentez l'envie d'aller prendre un apéro et de sortir un peu : Dragonette : Let it Go.
Sinon, vous avez vraiment passé une journée de merde, et tout ce qui vous importe c'est votre douillet logis ( en plus, miracle ! Il n'y a personne dans les transports ) : Ockeghem : Deo Gratias.
Enfin, vous pouvez vous emporter à rêver d'amour Iggy Pop : Sea of Love.
A simplement laisser votre imagination vagabonder en regardant la ville endormie par delà les carreaux Yoko Kanno : Space Lion.
Ou bien à jouer aux jeux vidéos. Surprise !
Mais surtout, après une telle journée il faut savoir se relaxer à la lumière d'un bon blog vanillé et de son hymne officiel 2012 : Midicronica : Tanoshii Drive.
samedi 29 septembre 2012
Picoti picota.
Au premier rang des émissions intellectuelles lors de la grande messe du neurone en folie, nous retrouvons L'incroyable famille Kardashian.
Un vieux truc que l'on essaye de nous refourguer à coups de panneaux publicitaires.
L'incroyable famille Kardashian, une téléréalité vieille comme mon dernier verre de Passoa, où l'on peut suivre la vie de cette famille; c'est à dire des trois sœurs qui partagent le même vide cérébral.
Avant il y avait Les Osbournes, première émission du genre et ensuite Le monde merveilleux d'Hulk Hogan . Deux œuvres télévisuelles magnifiques, avec leurs personnages décalés et attachants. Au moins, on savait qui ils étaient et il y avait une dimension nostalgique.
Kardashian. Vous avez sûrement déjà entendu ce nom, mais comme avec Mathilda May (cf, ce bel article maison) impossible de savoir ce qu'elle a fait pour cela ( d'ailleurs, dans les deux cas, ne vous raclez pas trop la soupière car la réponse est : absolument rien ).
Ainsi, depuis 2007 voici le néant de la célébrité minutée. Les faits d'armes des Kardashian : des gros seins, une sextape, et de l'argent. Bref, c'est Paris Hilton mais en fois trois (notez que le nombre de synapses reste égal ).
L'une est une vraie réclame pour la chirurgie esthétique, une autre ressemble à un petit cochon qui serait tombé petit dans la marmite de crème fraîche ( enfin plutôt de vodka en l'occurrence ) et enfin, une dernière qui reflète la plus grande médiocrité dans tous les domaines.
Il y a bien un petit frère qui se ballade mais tout le monde s'en fout.
Voici pour les protagonistes, mais qu'en est-il de l'histoire ?
Et bien, il n'y en a pas; comprenez qu'il n'y a rien d'intéressant à se mettre sous la dent. Là où un Ozzy à l'ouest ou un Hulk balourd feraient rire dans leurs vies de tous les jours, les Kardashians montrent simplement que les vies ennuyeuses se trouvent également chez les riches; c'est juste qu'ils sont plus énervants. En fait, là où Beigbeder en fait une œuvre ( peut-être même un peu trop ), les Kardashians en font un produit indigeste. Le Destop Turbo de l'ennui.
Cette famille est à l'emmerdement ce que l'électrocardiogramme plat est à l'acte de décès : un label rouge.
Je crois même que je vais m'arrêter là car j'aime être méchant mais face à l'antimatière, il est dur de trouver des éléments dans tout ce vide.
Sur ce, si jamais vous zappez dessus, n'oubliez pas que même changer pour Ruquier est un acte de raison.
jeudi 27 septembre 2012
Les Batman, les magnolias, les forever.
Il y a des jours où l'on se sent l'âme d'un Indiana Jones de salon et l'on regarde ce qu'il y a sous les océans de poussière devenues couches sédimentaires.
Il y avait longtemps que je n'avais pas partagé une nouvelle chanson paillarde (bien que je ne le faisais pas régulièrement).
Ainsi donc, continuons notre beau voyage face aux embruns centenaires des chansons de salles de garde.
Aujourd'hui pour votre plus grand plaisir :
Allons à Messine.
Ils étaient deux amants,
Qui s’aimaient tendrement
Qui voulaient voyager
Mais ne savaient pas comment
Qui s’aimaient tendrement
Qui voulaient voyager
Mais ne savaient pas comment
Refrain
Allons à Messine
Pêcher la sardine
Allons à Lorient
Pêcher le hareng.
Qui voulaient voyager
Mais ne savaient pas comment
Le vit dit au con :
Tu seras bâtiment
Mais ne savaient pas comment
Le vit dit au con :
Tu seras bâtiment
Refrain
Le vit dit au con
Tu seras bâtiment
Tu seras bâtiment
Je serai le grand mât,
Que l’on plante dedans.
Refrain
Je serai le grand mât
Que l'on plante dedans
Mon rouston de droite,
Sera commandant.
Que l’on plante dedans.
Refrain
Je serai le grand mât
Que l'on plante dedans
Mon rouston de droite,
Sera commandant.
Refrain
Mon rouston de droite
Sera commandant
Mon rouston de gauche,
Sera lieutenant.
Refrain
Mon rouston de gauche
Sera lieutenant
Les poils de mon cul,
Seront les haubans.
Sera lieutenant.
Refrain
Mon rouston de gauche
Sera lieutenant
Les poils de mon cul,
Seront les haubans.
Refrain
Les poils de mon cul
Seront les haubans
Et les morpions,
Grimperont dedans.
Refrain
Et les morpions
Grimperont dedans
La peau de mes couilles,
Fera voile au vent.
Grimperont dedans.
Refrain
Et les morpions
Grimperont dedans
La peau de mes couilles,
Fera voile au vent.
Refrain
La peau de mes couilles
Fera voile au vent
Et le trou de mon cul,
Soufflera dedans.
Refrain
Et le trou de mon cul
Soufflera dedans
Sacré nom de Dieu,
Ça puera bougrement !
Soufflera dedans.
Refrain
Et le trou de mon cul
Soufflera dedans
Sacré nom de Dieu,
Ça puera bougrement !
mardi 25 septembre 2012
Ve arrondissement.
Il fait doux sur les trottoirs du boulevard Saint Germain; quelques jupes virevoltent encore au milieu des feuilles mortes.
Le défilé des badauds s'accorde avec la danse des automobilistes qui se suivent et ne se ressemblent pas, tout comme les minutes depuis lesquelles Clément attend devant ses cafés.
Il le sait, il ne viendra plus. Mais devait-il seulement venir un jour ?
Cela fait un bout de temps qu'il se tient là à observer vaguement la rue. C'était peut être un effet secondaire de la chanson nostalgique qui passait dans son MP3 mais le temps semblait s'étirer doucement, jusqu'à l'infini.
Clément a toujours adoré ces jours d'automne : leur brise fraîche et légère alors que le soleil rejoint peu à peu l'horizon offrant sa douce pâleur aux feuilles mortes et aux dernières lunettes de soleil.
Petit, Clément, comme tous les enfants, adorait envoyer valdinguer ces feuilles desséchées qui produisaient des bruits de gâteaux secs. Sur les chemins de l'école, c'était son petit plaisir solitaire entre deux batailles de marrons.
Lui, le surprenait souvent à travers sa vitrine et sortait pour le sermonner. Clément rentrait penaud mais cela repartait de plus belle le lendemain, jusqu'à ce que la neige remplace feuilles et marrons.
C'était il y a bien longtemps...
Tout autour de Clément, ça lutinait de manière intensive. On parle toujours du printemps mais il faut croire que les prémices de la saison froide marchent aussi bien en ce qui concerne le rapprochement du genre humain.
Cela aurait été gênant pour n'importe qui : seul à sa table avec en guise d'amis trois tasses à café vides, un verre d'eau, une bière et un livre de Jean Vautrin posé à plat. Mais c'est à peine si il voyait tout ce frémissement d'hormones. Depuis deux semaines, il sortait avec Séliane.
Elle lui aurait plu c'est sûr, bien qu'il ne l'aurait pas vu tout de suite.
Alors qu'il l'accompagnait au métro et discutaient littérature, elle lui avait demandé de lui écrire un poème d'amour. Sur le moment il n'avait pas vu cette lueur dans ses grands yeux bruns. Quand il lui a dit que cela pouvait prendre un peu de temps, elle l'a embrassé puis lui a dit que ce n'était pas grave. Ils restèrent encore un peu devant cette station Censier-Daubenton, laissant les passants se soucier de leur amour et des étoiles prenant leurs places.
Clément n'était pas vraiment romantique mais il ne pouvait s'empêcher d'esquiver un sourire en y repensant.
Lui aurait-il raconté cette histoire ?
Peut être pas maintenant, mais il l'aurait sûrement su avant de la présenter grâce aux bavardages de sa mère. Contrairement à elle, il s'en ficherait mais même sans le montrer il aurait été ému par le bonheur de son fils.
En fait, Clément se disait qu'il aurait été intérieurement heureux tout simplement pour tout le chemin qu'il avait parcouru.
Mais il était toujours seul, attablé au milieu des autres étudiants fêtant la fin de la journée. Le temps avait adouci cela mais chaque fois qu'il se rendait compte qu'il ne serait pas là, une vision éphémère lui apparaissait le temps d'un clin d'œil ou d'une chanson.
La nuit tombait, les enseignes s'éclairaient et la rue devenait un grand et palpitant théâtre à l'éclairage enfantin.
Séliane le tira hors de ses rêveries en lui annonçant qu'elle venait de sortir de cours et était sur le chemin.
C'est à ce moment là qu'il se rendit compte de la fraîcheur de l'air du soir et que son MP3 ne passait plus la chanson mélancolique depuis longtemps.
vendredi 21 septembre 2012
Satan conduit le bal en remplacement de la Bande à Basile.
La joyeuse team du blog aux essences vanillées, vous propose cette petite illustration musicale ( tu peux cliquer ici en toute sécurité, le jeune ) pour vous accompagner et vous mettre dans l'ambiance de cet article ô combien sérieux. Et n'oublions pas que c'est la chanson officielle 2012 du blog !
Je ne sais si c'est l'automne naissant ou bien une vision de mon esprit biaisé mais j'ai l'impression que les réseaux sociaux changent en profondeur. Ce n'est pas qu'ils distillent de moins en moins de superbes instantanés de vie du genre : "16h07, je mange une pomme et elle est bonne. Elle me fait penser au jardin de ma grand-mère." ; bien au contraire, mais il semble qu'ils diffusent de plus en plus de messages à haute teneur filousophiques.
Des petites phrases du type : "souris à la vie, la vie te sourira", "lève-toi tôt et tu auras les premiers métros", "l'amour c'est comme le crack, si t'en prends trop tu restes sur le carreau" ou bien le fameux "le pastis, boisson des amis et l'amitié c'est sacré".
Bref, on peut voir fleurir ce genre de messages à caractère soporifique tous les quatre pixels, mais si ces derniers ne nous apprennent pas grand chose - quoique j'ai personnellement appris que l'amour est préférable à la guerre et que petit à petit, l'oiseau fait son nid - pourquoi la folle jeunesse sociale se passionne tant pour le partage de ce savoir occulte ?
Certains diront que la crise que nous traversons nous pousse vers ce besoin de savoir millénaire et donc réconfortant. Mouai...
D'autres avanceront que quitte à annoncer sur sa page que l'on s'est fait largué comme un vieux CD de Richard Clayderman et que les amis sont plus réconfortants que la Suze, les gens préfèrent mettre en avant leur côté naïf en délivrant ces phrases mystérieuses et vagues que lesdits amis dans la confidence ne manqueront pas d'aimer ou de commenter, histoire de se rassurer ni vu, ni connu. Pourquoi pas.
En fait, je pense qu'il s'agit de l'oeuvre d'une secte satanique. Je ne sais si ces messages sont un signe de reconnaissance entre adorateurs du Malin ou si ils ont pour but de recruter de nouveaux adeptes avec leur fort pouvoir décérébrant, mais que peut-on ressentir face à eux si ce n'est l'obscure présence de forces maléfiques ?
Comment la pomme du matin peut-elle éloigner le médecin ? Mais parce que Mephistophélès en personne vous tient en bonne forme contre quelques boucs vierges sacrifiés !
"Amitié dans la peine, amitié certaine"; N'y-a-t-il pas plus démoniaque que ce proverbe ? Satan t'accule pour mieux te vendre ses services et te voir si beau en ce miroir, voilà ce que donne ce message passé à l'envers !
Et puis, dans Fessebouc, n'y a-t-il pas deux preuves écrites du caractère infernal de la chose ?
Je vous en prie ne jouez pas impunément avec ce genre de messages, votre âme en dépend !
Stay safe : postez des vidéos de Slipknot et de chatons, sans oublier le boogie-woogie de vos prières du soir.
PS : Et voilà un cadeau pour les mélomanes : Le veau d'or ( Faust; C. Gounod )
Nota bene farfalle.
Salut les ptits clous,
Si vous avez remarqué une petite baisse de régime dans l'édition d'articles inutiles ces derniers temps, ne vous en faites pas; le blog sanitaire n'est pas prêt de s'arrêter, loin de là.
Sachez que ce petit retard est dû à l'élaboration d'un roman par votre serviteur, donc n'est-ce pas plutôt rassurant ?
Bien sûr les aficionados qui se reconnaîtront ainsi que maman auront le droit à une lecture VIP que même Lady Gaga elle peut pas faire.
Allez, à tout à l'heure pour un nouvel article.
Salucofagos !
mercredi 19 septembre 2012
Chapitre XXI : Quand il n'y en a plus, il y en a encore !
Jack était l'incarnation d'un spectateur après la vision d'un film avec Franck Dubosc : seul, désespéré et avec la certitude de trouver autour de soi des cadavres pour peu que l'on ait été accompagné par des aventuriers de l'expérience neuronale peu expérimentés.
Et du cadavre, il y en avait un bon paquet : son ancien ami tué de ses mains, sa petite amie abattue par son ancien ami et les amis de son ancien amis réduit à l'état de hachis parmentier par les techniques ninja de Jack.
Mais, tout était fini; les morts ne pouvaient revenir à la vie - alors que Dubosc et Arthur reviennent régulièrement tels d'immondes loups-garous.
Jack, le souffle court, était prêt à tomber à terre, mais la vacuité qui s'était emparé de lui ne le laissait même pas fléchir d'un pouce.
La lueur rougeoyait de plus en plus fortement. La terre commença à trembloter en un son lourd et saccadé.
Jack eut juste le temps de reprendre ses esprits et de courir vers le couloir depuis lequel il s'est introduit dans cette grotte cachée sous la muraille de Chine.
L'autel à côté duquel Franz s'était effondré commença à vaciller et à se désagréger. Avant que l'autel soit autant effrité qu'un bout de shit à la Courneuve, la lumière rougeoyante se répandit violemment à travers toute la salle en une grande explosion.
Jack fut aveuglé mais dans on esprit c'était ce genre d'explosions longues et sourdes qu'il pouvait voir chaque samedi dans les reportages sur le Big Bang.
Et tout comme ses émissions préférées du samedi après-midi, Jack vécu en direct la fin des dinosaures. Après l'étrange explosion de lumière, ce fut une nuée de poussière qui vint s'abattre sur notre héros; et en guise d'apocalypse volcanique, notre dino des temps modernes eut le droit à l'écroulement de la grotte.
Suffoquant et aveuglé ( décidément ! ) par l'épaisse poussière ocre, Jack rebroussa chemin.
A l'extérieur, il y avait un vacarme assourdissant. Il n'y avait pourtant pas de concert de grindcore prévus dans cette partie isolée de la province du Gansu; seuls un nuage de poussière et un grand dragon rouge s'élevant au-dessus de la muraille semblaient être les seuls choses qui faisaient un peu tâche dans le paysage.
En outre, ce n'était pas vraiment le genre de dragon gras et souriant que l'on peut trouver dans les dessins animés qui se trouvait non loin de Jack.
C'était plutôt une sorte de pitbull psychopathe crachant des flammes couplé avec Mike Tyson sous speed qui vient de découvrir que sa femme le trompe avec son percepteur au milieu de billets provenant de son dernier redressement fiscal.
Bref, Jack le ninja-taulard se sentait fébrile.
( A suivre )
lundi 17 septembre 2012
Lundi matin, petite forme.
A force de regarder la TV, vous le savez bien : le monde est régit par d'obscures forces. On nous ment et tout ce que nous connaissons n'est qu'une oeuvre monumentale de mensonges.
L'assassinat de JFK, la mort de Napoléon, la moustache de Vercingétorix et l'existence de Denver le dernier dinosaure. Tout cela NT1 nous l'apprend, certains faits restent cachés, comme celui-ci :
Les Rois mages sont les ancêtres des 2B3.
En effet, ils étaient à l'époque déjà dans le show-bizz. Ils enchaînaient les concerts et entre deux tournées, ils allaient visiter les enfants malades et autres blessés de guerre comme nos têtes photographiées d'aujourd'hui.
D'ailleurs, cette visite dans une étable de Bethléem faisait partie de leurs opération de soutien aux familles désœuvrées du royaume de Judée.
Mais imaginez un peu si jamais, au lieu de Gaspard, Melchior et Balthazar, cela avait été Filip, Adel et Frank qui s'épanchèrent sur le le bébé de l'étable.
Ah on peut dire que les fêtes de la Nativité, les cathédrales et beaucoup de tableaux auraient une autre gueule !
En plus, je suis sûr qu'il y en aurait bien un des trois qui se se serait étouffé avec la fève.
mercredi 12 septembre 2012
Fourmicro onde.
Chers amis tourangeaux, nantais, du pays de La Cathédrale, de la Costa de la paella, chère maman;
Avez-vous remarqué comment sont fait les magazines de mots croisés/ sudokus que vous aimez tant sortir dans le transports en commun ou bien empiler dans les WC ?
Il y a toujours des petites pépées disséminées ici et là, entre deux grilles et autres offres exceptionnelles d'abonnement, et cela commence dès la première vision.
En couverture, une charmante demoiselle en bikini pour le spécial été. Tout en tenant une tranche de pastèque dans les mains, elle vous regarde tout sourire comme si vous veniez de lui raconter la dernière blague à la mode ( vous savez, celle de la pute et du curé intégriste ). Le sourire s'explique donc mais la pastèque par contre...
Entre votre page difficulté 4 et votre grille spécialement préparée par Ribery, une autre jeune fille vous accueille avec une petite jupe plissée s'accordant parfaitement avec sa raquette de tennis. Lolita diaphane portant en elle l'innocente jeunesse et les regrets de l'été éphémère; en un mot, un véritable aimant à pervers.
Bref, je pourrais passer des paragraphes entiers à décrire ces magnifiques pages oscillant entre un téléfilm érotique allemand de 1993 et les pages d'Elle magazine 1954.
C'est vrai ça, même Kinder a essayé de moderniser l'image de Günter ( non, je n'invente rien; vous pouvez vérifier ), le sémillant jeune homme de ses emballages ayant surtout contribué à vanter les joies de la plastification de visage et des terreurs nocturnes.
Pour être honnête, la dernière fois que je me suis intéressé à un emballage de Kinder Maxi, je n'ai pas été choqué par une différence très flagrante.
Ainsi, les pages deviennent un véritable étalage de petites günterettes au brushing parfaitement laqué et au sourire canard WC impeccablement tendu.
On peut également y admirer le charme discret de l'indémodable garde-robe petite-bourgeoise : le polo uni, la robe à fleurs, cardigan sur robe de soirée ( plutôt soirée tatie Danielle qu'ambassadeur )... Tous les clichés de l'humour populaire y passent, mais il faut que cela soit uni !
Mais c'est bien sûr ! Qui achète ce genre de publications ? Qui est-ce que tout cela fait rêver ?
Les vieux, évidemment !
Les vieux et les ménagères ( les ménagères constituent une sous-espèce de vieux section précoces ).
Des jeunes filles tout à fait acceptables, avec si possible un chaton ou un cheval à coté, se retrouvent toutes les deux pages pour éviter que le dit magazine ne ressemble à un calendrier des postes. Vous savez le machin à base de fleurs ou de chatons que votre grand-mère achète chaque année mais que vous n'achetez jamais ( à la limite vous payez pour que le postier se barre de votre paillasson ).
Elles sont l'image de la belle-fille idéale, et même de la fille (ou petite-fille, n'oublions nos amis à la barbe fleurie ) dont tous parents rêvent avec socquettes, anglaises et posters de poneys.
En plus, les facétieux photographes et directeurs de publication aiment nous coller aux rétines des photos saisonnières avec des associations audacieuses telles que bonnet, écharpe plus neige ou bien soleil, plage et maillot de bain.
Du coup, c'est bien cela donne l'impression aux vieux que leur progéniture leur envoie une carte postale de leur vacances, alors que cela fait des mois qu'ils n'ont pas de nouvelles.
Ces magazines sont un peu le symbole de l'abandon que subissent les vieilles personnes. En plus, c'est dangereux car en cas de canicule, ces magazines brûlent très vite.
Au final, c'est triste les magazines pour vieux. Cela les confrontent à leur solitude de retraités et installe en eux une nostalgie de l'époque où ils ressemblaient aux mannequins ( ou au moins s'en rapprochaient ); à part monsieur dont l'appréciation du reluquage de jeunes filles sur papier glacé lui fait un peu oublier la bonne époque où il draguait tout ça dans les bals populaires.
Alors que les mannequins glacés défilent sur les pages, les vieux rêvent : ils sont vieux et moches, leur vie sexuelle n'est plus ce qu'elle était et ils ne peuvent plus gambader sur la plage comme des cabris avec des tranches de pastèque. Au moins, ils ont l'air moins con et surtout peuvent aligner plus de deux mots sur leurs grilles, chose que les idiots photogéniques ne peuvent se vanter.
Non, vraiment, c'est sympa les mots croisés quand on y comprend quelque chose mais heureusement que ces belles photos sont là pour nous faire rêver. C'est un peu comme revoir de vieux magazines des années 50 ou 70 avec peaux de bêtes, femmes en cuisine ou à l'aspirateur et monsieur dans le fauteuil du salon muni de son verre de scotch et d'une moustache virile et conquérante; sauf que le kitsch des mots croisés est censé représenter 2012.
C'est vraiment la fin du monde...
dimanche 9 septembre 2012
Fuyez !
476 : chute de l'empire romain.
En 1348, il y eu la grande peste.
30 Janvier 1933 : Arrivée au pouvoir d'Hitler.
En 2011, il y eu Au bistro du coin.
Non, ce n'est pas le récit de ma dernière soirée, ni même le nom d'un groupe de jeunes qui pensent faire rêver les foules avec leur look année 30.
Et non, Au bistro du coin est un film, Mesdames et Messieurs. Enfin, c'est le nom que l'on peut lui accorder tellement cette chose est inconnue et indescriptible.
J'apprécie les navets cinématographiques, l'astrophysique et la linguistique mais tous ces hobbies ne m'ont pas préparé à cette terrible séance cinéma du samedi 8 Septembre 2012.
Suite à la mort d'un SDF local, les commerçants d'un quartier ( enfin plus précisément d'une ou deux rues ) organisent un spectacle caritatif contre la misère.
Jusque là tout va bien, sauf que ce bout de pelloche d'une heure trente n'est qu'une succession de scènes censées être drôles mais qui reste seulement une succession de scènes.
Car oui, il s'agit en fait d'une succession de dialogues ou monologues tout à fait affligeants; le niveau est tellement élevé que ces derniers ne suscitent aucune émotion, même la pitié ou l'affliction sont au loin.
Il ne s'agit pas d'une cascade de gags visuels ou de mauvais calembours, en fait il s'agit de rien. C'est le vide intersidéral de l'humour et de la fiction, un peu comme si l'on nous montrait ceci :
Une femme entre dans une boucherie.
- Bonjour, Madame, que puis-je pour vous ?
- Bonjour, je voudrais deux gros steaks et quatre saucisses, s'il vous plaît.
Si l'on veut sauver quelque chose, il faut savoir que les comédiens sont plutôt bons, ce n'est pas magnifique mais c'est toujours ça que l'on ne peut pas trop critiquer.
D'ailleurs, c'est quasiment un florilège de la comédie française section café-théâtre que l'on retrouve ( Fred Testot, Guy Lecluyse, Arnaud Tsamère, Bruno Solo et tout plein d'autres ).
Le problème vient surtout que l'on ne voit la plupart des personnages que lors d'une scène ou deux; du coup, on s'attache à aucun d'eux et en plus on a surtout l'impression que l'on voit une succession de gugus ayant que peu de rapports avec l'histoire venus faire un coucou à leurs amis ( la scène de Ramzy est particulièrement révélatrice dans le genre ).
On peut apercevoir sous cette heure et demie de torture la volonté de coller à la vie quotidienne d'un quartier, mais quand il ne se passe rien et que l'on oscille entre le néant et des personnages trop caricaturaux pour être réels, on s'ennuie sévère.
Plus belle la vie à ses débuts avait tenté le même pari, et bien au bout d'un an ils ont arrêter et sortis les histoires de coucheries, de surnaturelle et compagnie. CQFD.
Donc c'est un peu comme regarder une famille que l'on ne connaît pas filmée en train de déjeuner un dimanche midi avant de prendre le café devant la TV.
N'étant pas d'un nature méchante, je ne jette pas la pierre à ceux qui ont participé à la réalisation de ce film, mais sachez que vous le regarderez à vos risques et périls, sauf si vous habitez à Montrouge car cela vous rappellera votre triste quotidien.
PS : Je note toutefois une phrase prononcée par François Berléand, en libraire aimant boire un petit coup, à son fils idiot et mauvais acteur : "Tu peux lui dire merci à cette bouteille, parce que c'est grâce à l'euphorie éphémère qu'elle me procure que je ne te casses pas ta guitare sur la tête. Allez, va faire un tour et reviens quand ton cerveau sera fini. "
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