vendredi 7 septembre 2012

Ronron le Xénon.



Après le has-been bac à légumes, après le fameux bac à bières, voici pour la plus grande joie des étudiants    : le bac à moisissures.

Tu es jeune, tu as passé tout l'été à faire n'importe quoi avec ton corps et ton foie et donc pour la rentrée tu te dis 'c'est la rentrée, je vais commencer un régime, ou du moins manger sain'. Ainsi donc, tu pars à l'aventure au rayon légumes de ton Franprix tel un Indiana Jones des primeurs.
Là, tu te rends compte que ce n'est pas si cher que ça et qu'il y a plein de couleurs et de formes rigolotes sur ces étals autrefois maudits. Alors tu commences à faire ton foufou et dépose pêle-mêle fenouil, carottes, navets, chou, courgettes, patates douces etc.
Un peu comme ces dizaines de lotions contre points noirs et l'acné que tu as acheté et oublier dans un coin de placard lors de de tes études secondaires.

Tu te vois déjà en haut de l'affiche du bien manger, des plats parfumés et le tout avec compliments de maman.
Mais très vite tu te rends compte qu'au final tu ne sais pas vraiment comment cuisiner tous ces légumes à part en salade; et encore quand tu te retrouves seul(e) devant ton poireau, il te vient en tête plus d'images douteuses que d'idées de recettes.

Et voilà, petit à petit tes amis légumiers commencent à se sentir seul dans ton frigo alors que leurs voisins binouse et pizza ne cesse de sortir pour se dégourdir les jambes vers le salon.
Tout doucement les tomates s'abîment, les carottes noircissent et le chou fleurit.
Loin des Kronenbourg bien fraîches, entre les légumes, se forment des micro-sociétés de moisissures grisâtres et duveteuses.
Cela aurait pu arriver à tes lotions de jeunesse mais ta mère a eu le bon goût de les jeter une fois ton baccalauréat obtenu, bien que tu en as toujours une petite bouteille au cas où.

Sérieusement, pense plutôt que c'est la période de la foire aux vins et que les happy hours refleurissent de partout pour la rentrée.
On est toujours de trouver une bière au frais quand on rentre du boulot, plutôt qu'un concombre, même tout neuf.

mardi 4 septembre 2012

Chapitre XXIII



Le train filait à grande vitesse à travers la campagne normande.
Nicolas Brandebris essayait de se détendre dans son siège, tout en prenant soin de ne pas toucher la tâche de gras sur la vitre, sans doute laissée par un ronfleur à l'hygiène capillaire douteuse.
Mais, ses pensées ne semblaient pas vouloir le laisser en paix. Il se voyait encore dans le salon de réception art déco du Magistère.
Michele était un hôte attentionné qui en attendant le repas lui fit visiter plusieurs pièces de ce qui ressemblait à un manoir victorien. Il connaissait l'histoire de chaque objet et faisait preuve d'un goût extrêmement délicat en matière de vins. Nicolas était peu loquace mais son hôte ne laissait aucun blanc sans pour autant se confondre en un monologue fat et ennuyeux; i mêlait avec maîtrise les sujets les plus sérieux aux plus futiles et se servait autant des arômes du dîner que des tableaux comme armes rhétoriques.

– Bien sûr, je ne compte pas sur le fait que vous resterez en notre aimable compagnie votre vengeance accomplie; ni que vous ayez envie de travailler avec nous. Après tout, à vos yeux nous sommes aussi responsables de votre haine. Mais nous avons des intérêts communs, alors pourquoi ne pas nous entraider ?
dit Michele tout en découpant son tournedos Rossini.

Bien sûr, que le Magistère était tout aussi responsable que l'Architecte dans le meurtre de sa fiancée, indirectement mais est-ce que cela efface la responsabilité ?
Nicolas le savait, ça faisait des mois qu'il tentait de cacher cela dans sa vengeance aveugle : il était tout aussi coupable. Coupable de ne pas l'avoir protégé, de ne pas avoir été là pour empêché son enlèvement. Coupable pour ne pas l'avoir sauvé à temps.
Rikimaru était sous surveillance médicale quelque part dans le bâtiment, sa vie n'était pas en danger mais c'était également sa faute.

– Notre organisation, ou plutôt notre entreprise, offre depuis des décennies des facilités pour toutes personnes pratiquant la magie. Un peu comme un club de sport, voyez-vous. Dans un club, vous payez une forte somme pour pouvoir faire la musculation que vous pouvez pratiquer chez vous; eh bien, c'est ce que nous sommes, mais en plus cher.
Depuis la nuit des temps, la magie se transmet par une relation maître/élève et des expérimentations toutes personnelles, nous avons simplement réunis la plupart de ce savoir, et produisons du matériel magique pour qui veut.
Mais je me doute bien que tout cela cela ne vous intéresse que très moyennement, mais voici le plus important.
Les serveurs apportèrent alors la mousse aux chocolats qui fit oublier le léger blanc que son arrivée provoqua..

– Voyez-vous, il y aura toujours parmi nous des mages qui se tourneront vers le mal et cela ne peut être éviter, mais grâce à notre monopole nous pouvons observer et limiter leurs actions.
Célina La Beghi, que vous connaissez sous le surnom de l'architecte fait partie de cette catégorie.
Le Magistère ayant été crée suite à une guerre fratricide parmi notre communauté, vous pourrez aisément comprendre que nous ne pouvons nous compromettre directement dans cette histoire sans ranimer ces tensions.
Disons que nous vous soutiendront logistiquement pour que vous puissiez nous transmettre des interventions sur ses activités. Après, si l'envie soudaine de l'éliminer vous prenait, pourrions-nous vraiment nous y opposer ?
Michele fixa du regard Nicolas pendant quelques secondes jusqu'à ce que son sourire en coin s'efface pour laisser passer une cuillerée de chocolat mêlé au coulis de framboise.

La nuit était claire pour peu que l'on ne la regarde pas à travers la tâche de gras.
Rikimaru s'était endormi sans avoir fini son sandwich malgré le confort incertain des sièges. Il lui avait assuré que désormais lui aussi possédait une raison de se venger; la cicatrice reçue n'était pas si grande mais le koala en faisait une question de vie ou de mort.
Nicolas continua de regarder le paysage hivernal tout en repensant aux films de sa jeunesse avec tous ces justiciers solitaires et autres chevaliers galopant vers le combat final avant de s'assoupir.

dimanche 2 septembre 2012

Fais zoubi.


Messieurs,

Voici le temps de l'année où les amours cochonnes de vacances sont déjà finies et donc vous vous remettez en chasse, torse bombé, fleur au fusil et vit en avant. Mais voilà, emballer une jeune provinciale saoule entre la baraque à frite et le parking du camping de Royan est une chose, reprendre des histoires plus sérieuses en est une autre.
Heureusement, sur l'île enchantée des saveurs vanilles WC est là pour vous aider avec sa méthode unique.

Vous êtes un gros bourrin, vous aimez aborder la demoiselle comme on aborde un plat de pâtes gratinées : directement dans le plat.
Vos œillades aussi discrètes qu'un clip de RnB se complaisent avec vos déclarations d'amours du genre « Toi, je vais te blanchir les dents gratuitement » et autres mots doux fortement métaphorés.
Je dois vous avouer, chers amis poètes, que la plupart des jeunes filles en fleurs vont s'enfuir illico et vous trouver assez dégoûtant.
Non vraiment votre méthode n'est pas très top moumoute. Au mieux, vous pourrez attirer une foldingue ou une grosse greluche ( qui est un peu votre équivalent féminin ).

Au contraire, vous préférez jouer la finesse : lui vanter les plaisirs de l'alliance d'un Madiran et d'une mousse au chocolat noir maison, la délicatesse des airs mozartiens ou bien l'extrême rigueur de l'écriture de Feydeau.
Bref, peu de personnes vous comprendront et elles ne chercheront pas très loin si vous ne possédez pas une gueule d'amour et la carrure d'athlète.
La jeune fille ne va pas chercher car, soit elle peut en trouver 20 mecs en claquant des doigts, soit elle pense que vous n'êtes pas assez entreprenant. Eh oui, il y a plus fin que vous ( tellement fin que c'est à la limite de la folie ).

Donc en parlant de finesse, il ne faut rien faire.
Continuez de picoler tranquillement près du zinc; la demoiselle viendra a vous. Le mystère que vous lui inspirerez ( c'est-à-dire ne pas être un chibre sur pattes ) pourra vous faire remarquer, et puis sinon vous ne perdrez pas votre temps à détruire votre image de gentleman et surtout pourrez continuer d'apprécier votre verre d'alcool à loisir.
En plus, laissez-vous approcher par les femmes juste par principe; car oui, l'égalité des sexes passe aussi par là et vous êtes pour le progrès social.

Un jour, vous deviendrez l'objet de toutes leurs attentions, et toutes lèveront la tête et crieront « Ici, maintenant !». Et dans un murmure, vous direz « J'ai pas de capote.»

mercredi 29 août 2012

Cale n°5.


A Neil Armstrong et à Гайгай


Le soleil commence à descendre peu à peu. La lumière du jour mourant se dépose lentement dans le salon alors que les pins tentent de retenir les rayons tant bien que mal du bout des branches.
Les carreaux sales du salon diffusent péniblement la lueur orangée.
Michel Leeb fait l'idiot à la TV déguisé en César sous ecsta. Je ressens une overdose de connerie, petite mais hautement concentrée. J'éteins la télé; ça coûte bien trop cher de la casser.
Enfilant mon long manteau en laine, je sors, laissant le chat surveiller la cheminée du coin de ses yeux amandes.

La route est aussi déserte que la plage sur laquelle elle débouche. Le bitume, la ville se confond avec le gris du ciel, seuls quelques îlots de branchages jouent aux nuages le long de la rue.
L'air est sec, froid et sec comme le cœur d'un amant déçu. Sans le fouetter, le vent caresse mon visage. Au loin, il fait danser le sable sur les dunes.
Les grains s'envolent vers l'océan puis s'en retournent subitement vers la forêt de pins en un ballet d'indicibles volutes; ad libitum.

La brume peu à peu reprend ses droits sur la côte. Elle descend et se pose délicatement entre les arbres, aux sommets des dunes et glissent sur la crête des vagues langoureuses.
Elle se diffuse, tendre et délicate, comme la caresse d'une mère, enveloppant l'humanité en son cocon ouaté.

Les éclats jaunâtres des lampadaires de l'esplanade se noient dans l'humidité du soir comme mille soleils expirants dans un dernier souffle flamboyant et disparate au cœur du vide sombre et glacé.

La nuit est maintenant tombée. Je me tiens là, au milieu de l'obscurité, seul.
Allongé sur le sable fin et tiède, je ferme les yeux et me laisse emporter par le son rassurant des vagues.
Elles m'emportent au loin en me berçant de leurs voix affectueuses. Mon esprit s'apaise et dans leurs bras mon temps s'arrête au rythme de ses longs 'chut !' chuintés avec douceur et amour.

lundi 27 août 2012

Cogito ergo sum.



Infatigable Moundir, inénarrable Moundir, encore et toujours Moundir; Moundir tellement Moundir !
Moundir, c'était un fier candidat de Koh Lanta. Un aventurier des temps modernes qui affronta autant ses compagnons corrompus que la nature hostile qui les encerclait.
Après cela, il devint un 'aventurier de l'amour' cherchant sa bien aimée parmi de jeunes intrigantes et un déluge de phrases enlevées dont seul notre preux chevalier a le secret. 

Dernièrement, le héraut de l'aventure sémantique s'est confronté à l'un des plus nobles combats de la vie :  la mariage.

Moundir reste fidèle à lui-même mais l'on sent que le poids de tous ses moments de gloire sont bel et bien passés.
Le Michel-Ange de l'expression française, nous gratifie d'un : "Tu veux me donner du milkshake au chou" à l'attention de la personne chargée d'organiser son mariage.
Ou d'un magnifique dialogue entre les futures époux :
– Des dattes des avocats...
–Trop de bouffe.
–Hey Ines, c'est des fruits, pas de la bouffe !
Malgré ces belles passes d'armes, qu'est devenu l'homme au cent mille richesses ?
Car oui, il est l'homme parfait.

Moundir continue de se battre pour occuper l'un des cinq fauteuils vacants de l'Académie française. Sa passion pour l'exploration de la langue française est connue de tous; sa place au sein de l'institution séculaire serait l'aboutissement d'années d'expériences syntaxiques et sémantiques.
D'ailleurs, si il tient tant à obtenir sa place parmi les immortels du quai de Conti, c'est également parce que le lieu fut le siège du Comité de salut public; certes très brièvement mais malgré son corps d'éphèbe Moundir n'est pas assez antique ou immobile pour décrocher une place au Pavillon de flore.
Car oui, notre Moundir national est l'image même de la justice. Il est le digne héritier du Comité et de sa volonté première de combattre les fallacieux ( ces derniers prétendent que Moundir a compris 'combattre les falafels' ) pour faire régner l'ordre et la vertu. Effectivement, il n'est d'aucune faction et il les combat toutes !




Moundir est un homme très spirituel; il est le yogi de la téléréalité.
Il est le chevalier de lumière, le paladin de notre société moderne. Il consacre sa vie à la lutte contre les ténèbres. Il est l'élu qui terrassera les forces maléfiques et apportera la lumière au genre humain lors de l'ultime combat ( que certains nomment le Mortal Kombat ). Il ne connaît pas la peur; les trolls, les dragons tout ça ne l'impressionne pas : plus c'est gros avec un air satanique, plus notre champion de la vertu est fier de combattre et de mettre à bas ces viles créatures.
Mais si il y a bien une chose que notre chevalier déteste, ce sont ces agents du mal qui se parent de la beauté et de l'innocence pour passer inaperçues, j'ai nommé les sorcières.
Personne ne sait si Moundir a lu Macbeth mais il semble qu'il en a intégré certains points.


Moundir est aussi un homme qui a longtemps médité sur le monde et l'humanité.
Pendant des années, il fut anachorète avec pour seuls amis les œuvres de Nietzsche, Bergson et Rim K.
Ainsi, tel Zarathoustra descendant de sa montagne, Moundir crie aussi son enseignement . Sa voix résonne tel le cor de Roland face à une armée de Ganelon qui ne veulent reconnaître l'enseignement de cet homme de paix.
Sa soif de savoir et d'enseignement est pour lui aussi grande que l'océan des mots et expressions de la langue française.

Il est également une muse ( ou plutôt 'un muse' ) pour beaucoup d'artistes. Son aura et ses hauts faits inspirent des productions, qui certes peuvent être médiocres mais que la contribution de notre idole élève à des niveaux peu connus du commun des mortels.
Juliette Drouet, Jeanne Duval, Gala et maintenant Moundir.

Mais ne nous emballons pas, nous parlons d'un homme comme vous et moi. Moundir n'a pas l'air comme ça, mais au final, quand il sort de Franprix avec sa botte de poireaux qui dépasse du cabas il a l'air tout aussi ridicule que nous tous.
Parce qu'il faut bien le dire : les poireaux c'est bon, mais qu'est-ce que t'as l'air con quand tu te trimballes avec !

jeudi 23 août 2012

Canicule.



Décidément les amis, l'été n'en finit plus !
Les appartements se transforment en fours ( surtout avec un beau et gros PC qui ronronne en son sein ) et ce n'est plus l'appel de la forêt qui règne mais celui de la terrasse de café et des étendues d'herbes.
Ainsi, le bloguitou des îles vanilles prend un peu de frais jusqu'à la semaine prochaine.
Bon repos à tous.
Salucofagos.

lundi 20 août 2012

Y jouyait pas.


Hésite pas à cliquer sur les liens, copain, c'est interactif !

Tourangeaux, euréliens, valenciens, maman et amis du porno de l'au-delà, bonjour !
Tu es jeune et tu aimes foutre un peu partout et à tout va, et c'est bien normal car il faut bien que jeunesse se passe le Hot Video.
Mais dans toute cette folie éruptive as-tu seulement posé tes mains à plat et enfilé un slip pour réfléchir un peu sur ce monde fascinant qui désormais est en couple avec le mot 'internet' ?

Alors oui, ces productions sont assez monotones : on fait appel à un dépanneur, on prend des cours particuliers ou l'on se trouve dans un hôpital et hop, ça ne rate pas ! En plus, on se paye toujours les mêmes positions physiques et de caméra (les unes sont souvent plus intéressantes que le autres ).
Mais bon, qu'est-ce que la sexualité au final ?
Un machin qui rentre dans un autre avec beaucoup de braillements de fond ce qui, en fin de compte, n'est pas si propre et joli que ça si on y regarde de plus près. Eh oui, tu as bien compris : le porno n'est qu'en fait un traité hautement scientifique de la copulation humaine et de la sociologie amoureuse, bref c'est une science et honnêtement tu trouves ça excitant la théorie des cordes ou bien la mécanique des fluides ?

En plus, ça traîne toujours les mêmes vieux fantasmes. Et il y en a un paquet : du plombier polonais, à l'infirmière japonaise en passant par la belle-mère américaine, il y en a pour tous les goûts pour un peu que l'on ne soit pas difficile sur le jeu d'acteur ou les excroissances botoxées ou siliconées.
Ainsi, tout le monde peut trouver son bonheur mais si on se penche bien ( pas de mauvais jeu de mots ) de ce coté là, on devient vite un être désaxé : Jeux pervers chez le brocanteur, Natacha aime se faire prendre avec ses chaussettes, Les aventures érotiques des sœurs Goadec, ou bien Galipettes sous l'abribus de Pontault-Combault en chantant C. Jérome avec une lunette de toilette sur la tête.
La prochaine fois que tu taperas MILF dans ton site préféré, n'oublie pas de penser à ta maman qui t'aime et a pris soin de toi pendant les premières années de ta vie.


Parlons un peu de l'image de l'humanité que cela donne.
Ayant l'imagination aussi foisonnante que tes excès de sébum, tu penses que les vidéos où les gars trouvent des filles dans la rues avant de les ramoner sont réelles, et que vu le boucan que la femelle produit quand on lui effleure le sein, c'est une zone à orgasmes garantis.
Petit naïf, jeune béotien, va !
Les actrices font surtout ça pour l'argent, si tu crois qu'elles prennent leurs pieds a chaque fois qu'on leur touche le bras... Les acteurs, eux, sont par contre de vrais pervers ( ah ba oui, ils sont moins payés car pour trouver du mâle façon 'bite sur patte' c'est pas compliqué ).
Ainsi, si l'on vient toquer à votre porte, n'imaginez pas que l'on va vous prendre contre le mur de votre entrée ou bien commencer à vous pomper allègrement en se frottant la motte contre le paillasson.

Last but not least, le porno continue la fière tradition de la parodie pornographique à travers les âges ( petits mots sur les tables de salles de classe, chansons paillardes tout ça ) avec des titres tels que : Draculanus, Saccapine et Sottopaf, Clitorix et Zobelix nos ancêtres ont la Gaule, Glouglou sous la douche, Les tontons tringleurs, Qui veut baiser mon fils ? ( tous les titres sont véridiques, Rivers ).

On ne cesse de nous répéter tous les jours 'un peu de finesse dans un monde de brute', eh bien le porno c'est un peu ça. Dans un monde où il faut faire désormais très attention à son humour si on veut faire autre chose que du Dubosc ou du François-Xavier Demaison ( et encore, le bon goût veut que l'on n'appelle pas cela de l'humour ) ou si l'on ne peut pas se payer d'avocats, ce genre de rire primaire et grossier est salutaire pour libérer son esprit du carcan que le société ne cesse de vouloir nous imposer ( pour les intellectuels, je ne saurai que trop vous conseiller une réflexion sur La trilogie de la vie de Pasolini ) .
D'ailleurs, comment ne pas rigoler avec des phrases comme "Dans un premier temps, j'aimerais bien que tu t'occupes de ma bite, après on avisera", ou bien le célèbre "Bonjour, je voudrai deux belles miches pour accompagner mon gland"; phrase que l'on peut toujours chez le boulanger quand on a un peu d'humour ( ensuite allez chez le boucher en lui demandant si il a des pieds de porc; effet garanti ).

Voila, maintenant cela ne sera plus la même chose quand tu allumeras internet ou bien iras acheter des kleenex, petit sacripant/ petite dévergondée.
Vive l'été, vive internet et vive les jupes !

jeudi 16 août 2012

Où allons-nous, ma brave dame ?



Si l'on regarde un peu la situation et l'histoire des polars, la plupart des productions actuelles sont toutes sales et viciées ( l'ambiance et l'histoire, attention ); les meurtres baignent dans une société suintant le mal où les hommes sont détruits et les femmes fatales.
Initiés par la vague des pulps de détectives et des films noirs, beaucoup d'auteurs aiment baigner leurs oeuvres dans un monde sombre où le pessimisme semble être la seule porte de sortie ( terme qui comprend l'alcoolisme et le suicide, bien sûr ).
Au final,  c'est un peu comme annoncer que tous les crimes se font dans le Bronx ou dans les bas-fonds de Seine-Saint-Denis à minuit ( heure du crime ), alors que ceux-ci arrivent bel et bien à Porte d'Auteuil ou Versailles à 18 heures ( heure de l'apéro ).

Et c'est alors que, dans ce marasme de la gaudriole, apparaît la reine du crime, la joie immense et la fraîcheur que procure sa lecture.
Chez Agatha Christie tout est caché sous les apparences de la bonne société. Le décorum est luxueux et les personnages racés. Meurtre au manoir élisabéthain de Lady Wooltorton cela sonne quand même mieux que Repassage sévère de Joe le clodo à Bagnolet.
On peut trouver le même ressort dans les films d'horreur modernes ( Halloween par exemple ) avec leurs banlieues paisibles où le sentiment de sécurité règne mais uniquement en apparence.
Cette fausse sérénité marchant comme les lambris des résidences du Hampshire cachant les murs froids, humides et décrépis.

La noirceur humaine se cache sous des visages d'anges. Il y a bien des personnages parfaitement abjects et odieux mais ils ne sont que très rarement les tueurs.
L'inhumanité se trouve cachée au fond. Ainsi dans les histoires d'Agatha Christie se sont tous ces personnages arrogants, naïfs, vénaux, extravagants, etc; qui reflètent le véritable genre humain dans lequel nous vivons. La démarche n'est pas celle des romans noirs, bien au contraire elle est ici la preuve d'un grand humanisme.
Remarquez bien que l'on également voir une certaine forme de pessimisme liée à la monstruosité qui se cacher sous les plus beaux atours.
La véritable horreur se trouve à toute heure et n'importe où, mais la fiction doit remplir sont rôle d'évasion, ainsi n'est-il pas plus agréable d'être transporté aux abords d'un terrain de cricket ou au bar d'un hôtel de luxe plutôt que dans un pavillon dégueulasse de Montrouge ?

lundi 13 août 2012

Cocktail coréen.



Amis des animaux, bonjour.
Voyez-vous cette belle image aux couleurs pour le moins verdâtres ? Quel beau document, n'est-ce pas ?
Étudions-le donc comme il le mérite.

Tout doucement, Richard Biby, poète des relations homme/chien et chantre du rayon humanisme de Prisunic, nous fait voyager dans son univers d'ancien alcoolique.
Une ( partie de sa ? ) vie difficile aux vues de la longueur du texte et de ses délires hallucinatoires sentant bon la Villageoise et la sangria Don Carlos.

Premier signe clinique des ravages de l'alcool : le vert.
Un texte pris dans un océan de vert absinthe; ce vert éthylique lui-même cerné par du vert bouteille. Tout ce cadre coloré ne participe qu'à plonger cette page et son sujet dans l'alcool. Des océans d'alcool.
Un alcool bon marché si l'on en croit la typographie fainéante, digne d'un travail de fin collège.
Un alcool comme on l'a vu omniprésent qui doit donc de couler à flots, mais surtout un surplus d'alcool qui rend malade vu la tâche marron-jaune-gerbe qui se trouve en haut à droite.

Un peu ivre, l'ami Biby prend tout doucement son chien pour un être surnaturel.
Apparemment, ce dernier l'aurait sauvé du suicide, malheureusement il semble avoir conserver son penchant pour la bibine.
L'homme, 'de bonne heure' pense au futur; personnellement je penserai surtout à me recoucher ou à un café bien chaud, mais que voulez-vous le delirium tremens ne permet pas d'être très terre à terre.

Tel l'homme titubant de tavernes en tavernes sans avoir l'alcool triste, Richard s'émerveille de tout : une feuille qui tombe, un chewing-gum collé sur la chaussée, un lampadaire qui luit, une étudiante qui vomit, etc.
Biby a tout doucement perdu ses amis, sa famille, sa femme, son percepteur ne l'appelle plus et même Caroline petite coquine du 92 ne s'affiche plus en spam sur son écran quand il va sur le net; bref, l'ami Richard est bien seul au milieu des bouteilles et son chien semble être sa seule compagnie.
Son fidèle compagnon constitue une sorte de déité toute puissante, qui freudiennement doit être une bonne saloperie übersexuelle et amorale.
Tout doucement, Biby doit savoir sa fin proche. L'alcool ou le suicide, là n'est pas la question mais toujours est-il qu'il ne pense pas pouvoir survivre à son toutou. Prions pour sa douce folie et son écriture élaborée et éclairée. Puisse ce grand homme découvrir la Corée ( l'un ou l'autre, un humaniste comme lui n'est pas regardant ) où il se sentira comme un glaçon dans un pastis en ce pays où l'on adore les chiens.

Pour finir, je voudrais citer le plus beau passage rédigé par Biby, le chantre de la poésie alcoolisée qui se décante tout doucement : « le chien c'est l'incarnation de tous les espoirs, et rêves du futur, le doux souvenir du passé et la pure joie du moment. »
Putain de bordel de merde comme c'est beau ! J'presque envie de chialer !
C'est tellement  beau et adjectivé que j'ai presque envie de l'imiter; malgré mes chaussettes sales éparpillées qui me vont penser aux lendemains chantants et à l'extase tantrique d'un nouveau jour doux et ensoleillé comme un sourire de jeune fille empli de chaudes promesses, je ne pourrai égaler ce grand homme.

Je tiens personnellement à remercier Richard Biby pour son lyrisme de VRP, Jean-Pierre Brabant pour son sens photographique aussi acéré qu'un couteau à purée et aussi jaunâtre qu'un foie cirrhosé et surtout le magazine anonyme qui a eu l'audace et le courage de montrer cette oeuvre avant-gardiste aux yeux du monde.
Chapeau les artistes !

samedi 4 août 2012

Gabba gabba hey !



Mes amis, mes très chères amies, compagnons de par-delà les Pyrénées, gens de bon goût du monde entier, chère maman,

Comme vous le savez peut être, c'est le mois d'Août et nous sommes en été.
Ainsi votre blog saveur des îles WC paradisiaques va se ressourcer quelque peu pendant une petite semaine.
Mais que représentent une petite semaine au final ?

3 articles, un lundi, un mardi, un prime-time TF1 immonde, une soirée Amour est dans le pré, 1/4 de mois, 7 levers de soleil, un jour de sorties de films en salles, etc.

Allez, à la semaine prochaine les loulous !
Salucofagos.

jeudi 2 août 2012

Jack Médecin, chapitre 8 : Vers le VNR et au-delà !


Attention : chapitre interactif, ainsi tu peux écouter ceci en lisant le premier paragraphe, ou bien cela pour la suite de cette nouvelle pièce maîtresse de la littérature française.

Jack se baissa à temps pour esquiver la mandale de Jacquounet le Proctologue.
Un magnifique coup de pogne qui vint finir sa course dans le crâne de Jacquou le Croquant; crâne qui en une fraction de seconde passa de l'état de cerveau protégé par une coque d'os à pâté en croûte, et ce n'est pas le mur situé derrière lui qui vous dira le contraire.
Ayant assez peu de morale et de compassion pour son frère de clonage, Jacquounet continua de s'acharner sur Jack, le héros urgentiste. Même à terre, notre héros spécialiste du close combat caniveau/sortie de bars essaya de répliquer.
Coups de pieds par ci, attaque de la Nike en folie par là ( attaque qui consiste à donner des coups de la dite chaussure en la tenant dans une main; marche aussi avec des pantoufles ), technique du cri sauvage alcoolisé, menace de distribution de médailles, toute la connaissance martiale de Jack y passait.
Mais il ne pouvait pas faire grand chose, Jacquounet le Proctologue possédait un exosquelette. Une carapace organique écailleuse le protégeait et faisait se perdre les coups de Jack dans un espace vide et lointain qui absorbait peu à peu son énergie.
Les coups s'abattaient sur Jack aussi vite que des verres de shot dans une fête étudiante. Ils cessèrent assez vite mais, déjà a demi-inconscient, Jack plongea dans la douce brume ouatée qui s'emparait de son esprit.

Si vous allez à Venise, n'hésitez pas à faire un tour au Mousta Kistache Bar, la plus grosse réserve d'alcool de la lagune.
Un endroit fin et délicat dont la décoration reproduit l'attraction Pirates de caraïbes de Disneyland et les serveuses le chatoyant service de Hooters. Le Mousta Kistache, dont le symbole est un vieux clochard barbu à guitare ( façon Maître Vitalis ), est toujours dirigé par son gourou et fondateur : Boney Nem.
Dans le milieu de la pochetronade, il est connu sous le nom du "foutoir"; non à cause du fait d'épandre sa semence un peu partout au bonheur la chance, mais de par ses origines : métisse ( son père Mobu-One est zaïrois et sa mère Bobuntu est vietnamienne ), franc-maçon, juif hassidique, trotskiste et fan de Bon Jovi.
Son visage était également un curieux mélange de Picasso période-bleue, de jovialité corse, de maquillage pour film de zombies et de MST mal soignées. Certaines mauvaises langues disaient même que tout cela était saupoudré d'haleine façon Contes de la crypte.

Quand Jack Médecin rouvrit les yeux, ce visage fut l'une des premières visions qu'il eut, avec celle de la magnifique architecture carton-pâte coloniale espagnole de Tortugua. La pièce sentait le rhum; l'arôme chaud et sucré flattait son nez endolori.
Son hôte moitié gourou, moitié institut Pasteur se tenait à ses cotés, un cocktail à palmiers multicolores dans la main.
   - Ça va, mon vieux ? demanda-t-il d'une voix caverneuse qui fit trembler les décorations de son verre, tel un typhon sur la jungle Indonésienne.
Jack ne dit rien; se réveiller après une baston, c'est comme ce réveiller avec une énorme gueule de bois l'amusement de la veille en moins. Sa tête ressemblait à celle d'un jeune putois que l'on réveille d'hibernation.
   - Ça faisait longtemps, trop dirait-on. Trop de cocooning, t'as endormi l'âme, Jack. Qu'es-tu devenu ? Te souviens-tu au moins de qui tu es vraiment ? Tu es Picheman; le superhéros de la piche !

(A suivre)

mardi 31 juillet 2012

Lèche-bottes Blues.



Un peu de retard, certes, pour vous parler de cette émission mais ne vous inquiétez pas : le jugement reste le même, il sera peut être plus élaboré et rédigé dans la méchanceté. Et surtout, croyez bien que France Télévision et l'omniprésent Nagui vous recycleront ça bientôt à diffusion régulière ( d'ailleurs, c'est déjà du recyclage ). Bref, nous avons eu l'horreur de subir sur France 2 : Que la meilleur gagne !

Concept : on parque des dizaines de candidats comme des poules dans un espèce d'amphithéâtre dégoulinant de modernité carton-pâte aseptisé; et là, ils essayent de répondre à d'indigentes questions et si ils ne réussissent pas tout le monde peut le voir grâce à des lampions et hop, c'est la honte pour ta fiole. En plus, Nagui avec son humour "jme fous bien de ta gueule, le drôle" ne manque pas de vous interpeller à ce moment là, histoire que votre mère soit bien fière du fait que vous ne sachiez pas qui était Racine. Pour peu que vous fassiez de l'humour lourd, voir grivois, comme c'est l'habitude dans ce genre de show, préparez-vous à ce que l'on vous lance des caillasses dans la rue.
D'ailleurs, tout le monde vous dit 'au revoir' après que vous ayez tenté de justifier votre médiocrité et de faire de l'humour la tête haute. Quelle honte que de se faire exclure de son groupe de beauf par ses congénères; y'a plus de saison, ma brave dame.

Un jeu exceptionnel où si il y a égalité le point décisif se joue sur la rapidité. Surtout qu'avec des questions du genre : "De ces monuments, lequel est le plus grand, 1) La tour Eiffel, 2) L'arc de triomphe, 3) Les catacombes, 4) La Sorbonne...
Il faut vraiment être con pour ne pas marquer de point. Notez que ce grand défi à été réalisé par Thierry Amiel qui n'a pas eu assez de 12 secondes pour répondre à cette dernière... Chapeau l'artiste !
En cadeau, un autre exemple : Qu'a d'ornithorynque en commun avec le canard ?
1) C'est un plat de spaghetti, 2) Des plumes colorées, 3) La forme du bac, 4) Le fait de voler... CQFD.



A coté de ça, Nagui est toujours insupportable avec son humour à deux francs six sous mi-lard mi-cochon et son habitude de toujours répéter deux fois ce qu'il dit.
Histoire de ne pas faire un one-man show ( imaginez 1h30 de Nagui ! ), la production nous cale des interludes façon Patrick Sébastien ( si ça c'est pas du recyclage ) et que de la qualité : Casimir (oui, on recycle également Arthur) qui vient les has-been quadragénaires, un lanceur de couteaux qui braille, en lance 5 et en rate 3... Le grand show de la médiocrité, messieurs-dames !

Bien évidemment, Nagui est secondé par un obscur sous-fifre et tremblez braves gens car comme nous le savons ce genre de loufiats de l'humour se doivent d'être en dessous de leurs maîtres... Donc moins drôle que Nagui ?
Et cela ne rate pas; Miguel le mauvais semble être payé pour intervenir a tout bout de champ et essayer d'introduire de l'humour, surtout quand il n'y a pas lieu. Avec un humour, façon vide interstellaire, il ne possède que 2,3 imitations lamentables de Bourvil ou Chirac façon Bébête Show; même Nagui se force à rire. Ah le bon temps où les bûchers étaient légaux (au moins tolérés).

Enfin pour finir, je tiens à remercier tous les invités VIP de cette soirée miséreuse; que des has-been et des mauvais : Colonel Reyel, Bertrand Renard, Sophie Thalmann, Henry-Jean Servat, Bataille (ou Fontaine, on se sait jamais), Lulu (de Charly et Lulu), Valérie Mairesse, Jean-Michel Ribes, Jeane Manson, Taïg Khris, Laurent Petitguillaume, Thierry Amiel, Keen'V, Laurent Broomhead, Gérard Majax, Virginie Lemoine, Danièle Gilbert, Bernard Morin, Phil Barney, Sophie Favier, Philippe Lavil, Stone (ba oui, Charden est mort), les Forbans, Christian Morin, Vincent Desagnat, Patrice Laffont, Sophie Forte, Régis Mailhot, Thomas Hervé, etc.
Il m'en manque faute de temps, surtout que même étant docteur ès ringards, je ne les connaissais pas tous.
Bref, un grand coup de chapeau pour ces personnes qui, en plus d'être notoirement mauvais, ont eu le bon goût d'avouer publiquement leur bêtise, voir pour beaucoup leur ignorance.
Merci encore à la fine fleur de la crétinerie française.

dimanche 29 juillet 2012

Pot aux choux.



Pour  S.
Sauronne-moi !
Prends ma main, je serai ton Aragorn et tu seras mon Arwen;
Sur mon fidèle destrier, je t'emmènerai cueillir des pâquerettes dans la Comté,
Ou alors jusqu'au Mordor  si tu préfères les soirées épicées.
Doux comme un hobbit, ta volonté sera mienne;
Par contre tout aussi poilu, ma brosse à toiletter sera également toute à toi.
Notre amour se creusera un peu plus chaque nuit dans le matelas :
Les orcs de la passion, les uruk-hai du grincement de pageot !
Nous ferons trembler tout le quartier de nos amours et de ses échos.
Ne cherche pas à lutter, tu ne le peux pas.
C'est le Nazgûl de l'amour qui est venu à toi;
En plus, rien que pour toi tu auras tout en version longue, enfin ce qu'il ne l'est pas déjà.


Mélunemontant
Tu marches fièrement, mettant en avant tes tétons;
Eh bien, je fais de même avec mon bidon !
Vite, je dois rejoindre ma maîtresse, celle qui se surnomme Olga.
Comme moi, elle est fan de James Bond, voir fanatique;
Du coup, je me bourre la gueule au Martini-vodka
Et au lit, elle crie avec l'accent soviétique.
Avant, on était plutôt du genre Dracula
Mais toutes ces envies de sang et ces orgies
S'accordaient mal avec son hémophilie.
Où es-tu donc mon amour, ma Ginette,
Celle qu'au catch l'on surnomme la "Brise tête" ?
Dansons encore; moi contre tes muscles et toi tout contre moi.
Tu possèdes multiples noms mais tu n'es qu'une.
Tu es de ces choses que l'on peut voir la nuit tombée quand il fait beau;
Ces images tremblantes dans le reflet pale de la lune
Enfin ça, c'est quand j'y réfléchis un peu cuvant dans le caniveau.

vendredi 27 juillet 2012

Laisse Gondolin à Venise.

Wouaish! Avada Kedavra ?

Salut les jeunes (et bien sûr salut maman et salut ami du soleil et des tortillas), ça biche ?
Tiens, pendant que je te tiens, jeune loup, et que j'évoque la forêt tout ça : c'est quoi ce machin que tu as avec les elfes ? Tu te foutrais pas de la gueule du monde, des fois ?

Il existait un monde merveilleux, où les jeunes filles ne s'intéressaient qu'aux dauphins et aux chevaux (oui, cet article est ouvertement sexiste et ne parle que de jeunes filles, car comme c'est l'été elles sont en fleurs).
Mais hélas, tu es geek, jeune, tes boutons et ta maladresse syntaxique sont tes seuls attributs en ce bas monde, alors tu te sens exclue dans la cour de recrée, ainsi qu'aux dîners de famille; c'est pour ça que tu aimes te déguiser en elfes. Normal.

Mais qu'est-ce qu'un elfe ?
Si on regarde du coté de chez Tolkien (ça vient quand même de là), ils n'aiment personne et ils se cassent parce que se sont juste des êtres blasés de la vie ('blasé de la life' en jeune). Niveau joie de vivre et optimisme on a connu mieux; jeune nihiliste, va !

Quand on dit elfe, on pense longues oreilles ( et accessoirement foutage de gueule); je ne dirai rien dessus et certainement pas des remarques graveleuses à base de sexe buccal. D'ailleurs, en parlant de grivoiseries, c'est bizarre de trouver un si haut pourcentage de femmes qui se déguisent en elfe. Certains disent que se sont des femmes guerrières et tout ça; n'empêche que les petites jupettes en flanelle et l'air innocent, ça me rappelle plus les écolières de films de cul que les walkyries.
Non, c'est vrai; quand ce n'est pas le style nymphette guerrière, c'est le coté robe de bure qui est là. Du coup, cela excite moins les petits pervers ('perversito' en jeune). En mode Princesse Bride, les jeunes filles parlent aux arbres, chantent en jouant de la harpe et apprennent à broder en rêvant de preux chevaliers. De vraies femmes libérées.  On ne connaît pas la demi-mesure chez les femmes elfes: soit tu es prête à tourner dans le porno, soit tu es prête à te marier avec Du Guesclin (et encore, est-ce que les elfes savent faire la cuisine et le ménage?).

Viole-moi contre un chêne, grand fou !

"Non, mais c'est parce qu'ils sont beaux et purs..." Je t'en foutrai de la pureté ! Le problème se sont toujours les moches qui aiment s'y comparer... Moi aussi, j'aimerais être un samouraï du futur, un Casanova de la rapière mais ma glace me dit que je suis plutôt l'Attila du saucisson doublé du Hannibal de la binouze.
Au moins, nain c'est la classe : t'es vulgaire, tu picoles et bouffes comme un veau, et en gros t'emmerdes tout le monde parce que t'es le meilleur. T'es pas une espèce de Dalai Lama version top-model qui essaye de faire croire que tout va bien et que tout est beau alors que tu te casses loin de tout ça.

Après, sinon, il y a Gandalf : c'est plutôt classe niveau référence mais par contre c'est chaud si tu veux être sapé comme un milord. Là, t'es plutôt Monsieur Jojo, ancien hippy et nouveau sans-abri, alors pour peu que tu aimes fumer et peu te laver.

Au final, tu aurais vu Top Gun, tu t'amuserais à faire du beach volley moitié-nu(e), à organiser des réunions sociales dans les vestiaires des douches et tu aurais des coiffures improbables. Au moins, tu aurais investi dans des Ray-Ban et non dans une épée gothique made in china  (qui est au fer ce que ce que le cassoulet est à Weight Watcher).
Si tu veux vraiment faire du cosplay, fifille, je te conseille vivement de donner dans le Power Girl : succès garanti !

Allez, on se revoit à la fin de l'année pour la sortie de Bilbo. Schuss, le jeune.

mercredi 25 juillet 2012

Cousine et dépendance.


Le roi Vinok
Dans mon couloir, ça sent le chichon
Matin et soir, avec ou sans poubelle.
Sur la terrasse de mon bar, ça sent la weed.
Je ne peux même plus me concentrer sur les jupes des demoiselles.
Mon thé matinal embaume le marocain
Parfumant jusqu'à mes Pumas et mon costume en tweed.
Ma caissière a comme une odeur de marron,
Cela rajoute du fumet à ses gros jambons.
Même dans mon jardin ça sent l'herbe;
Ce qui rend mon chat zinzin et bête à manger les gerbes.
Jusque dans mon couple ça sent le shit
Alors que je fais tout pour pas qu'il s'effrite.
Je ne sais pas qui vend l'hydroponique aux américains
Mais l'économie parallèle se porte bien, c'est certain.



Salade en boîte.
Je suis vendéen, tu es berrichonne mais tu es ma mère séfarade bien aimée.
Ligoté au radiateur pour pas que j'aille picoler
Je me sens comme un gigolo chez mémé;
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si tu me moulines souvent mon jambon/purée.
Toute la journée tu es à mes cotés où que je puisse aller.
Toute la journée quand ce n'est pas le cas c'est mon téléphone que tu fais chanter.
Tu détestes ma mère et sors le couteau quand je dois la voir.
J'ai beau te dire que tu la surpasses niveau femme de ma vie
Mais rien n'y fait; heureusement que j'aime tes cris et ton hystérie
Et que je ne déteste pas te voir me menacer avec un hachoir.
Nous nous amusons au gendarmes et aux voleurs dans la vie
Et finalement, les menottes sont pas si mal que ça quand nous nous mettons au lit.
Par contre, si tu pouvais arrêter de dire à ma mère que je suis mort
Car, elle non plus n'est pas la dernière niveau commedia dell'arte, mi amor.

lundi 23 juillet 2012

I'll tear your soul apart !

Allez, c'est parti, les jeunes!

Hellraiser 3 (Hell on earth) Mon Dieu, qu'est-ce donc que cela ?

Petit rappel: Hellraiser, premier du nom, est un film d'épouvante réalisé par Clive Barker (grand maître du fantastique) d'après une de ses nouvelles.
On y trouve : un puzzle façon Rukik'scube qui ouvre les portes de l'enfer, une femme très méchante et son amant diabolique , une jeune fille innocente, de la sensualité et un peu de gore. Bref, un chef d'oeuvre comme on en voit peu depuis.
Le deuxième en est la suite directe. On peut lui trouver quelques défauts mais dans l'ensemble le film reste bon et approfondit les thèmes et personnages du premier (et malheureusement, a reçu un budget 'décors en papier-maché' un peu trop important).


Salut. Moi et mes potos, on faisait régner la terreur; mais ça c'était avant.

Bref, tout se passe bien avec son ambiance SM et son protagoniste charismatique et froid: Pinhead (le grand manitou des méchants reconnaissable avec son visage aussi clouté qu'un champs de girofles. Je suis humour.).
Et arrive le troisième épisode...

Jojo le beau gosse aime la gaudriole, les petites pépées et l'art moderne. Étant un beau gosse underground, il achète une sculpture pour le moins glauque à un vendeur SDF (eh oui, c'est ça la classe underground!).
Malheureusement, on ne sait trop comment mais Pinhead (la figure satanique des premiers opus) se retrouve dans cette sculpture. Bon, nous sommes dans un film d'horreur, donc on veut bien accepter cela et également pourquoi le jeune Jojo achète ces oeuvres d'art chez Emmaus.
Pour ne pas réveiller ledit méchant de chez castorama, il faut éviter de le titiller sexuellement (ba oui, avec sa tête, pas facile d'emballer sans faire mal). Malheureusement, Jojo la fiesta place la sculpture pile devant son pageot - dans sa chambre de 30m² - et s'amuse à recréer le Cap d'Agde dedans 5 fois par jour (Je suis peur).
Et là, les ennuis commencent.

Fifille !

L'ancien démon amoral n'est plus la figure froide et désintéressé que l'on connaissait. D'ailleurs, à proprement dit, il n'était pas méchant dans les films précédents.
Mais le voilà, transformé en Freddy Krueger de fête foraine bondage. Entre deux blagounettes bien lourdingues ( Laurent Ruquier a dû apprécier ) , notre pépère Pinhead se conduit comme une rock-star de banlieue dans la rue et fomente un plan inédit du genre "me libérer des enfers et conquérir le monde, mouhahaha !".
Un scénario tout en finesse et profondeur donc.

D'ailleurs, que serait notre rock-star épinglée sans son groupe de joyeux compagnons ?
Et là encore, les scénaristes nous proposent la tournée des grands ducs de la paillette dans les yeux du jeune estampillé 1990s : - un monstre ex-DJ qui lance des CD rasoirs par sa fente (comprendre bouche, SVP, merci).


Du travail d'artiste.


-  Un ancien cameraman qui tue avec son oeil-lentille télescopique.
Tout en finesse et en moustache.

-  Le barman jongleur de feu qui confond sa bouche et les moteurs d'Ariane V.

La fine équipe au grand complet. pour la photo de famille avant  le chômage.

Bref, des scénaristes  benêts et des producteurs sans scrupule qui ont cru qu'exploiter à fond la technologie de 1990 était la meilleur idée au monde pour attirer du jeune. Chapeau bas, messieurs!
Je regrette tout de même l'absence du monstre Ghetto-blaster (je suis tristesse).

Ensuite, les personnages sont tous plus affligeants les uns que les autres:
 - Héroïne nunuche, traumatisée par le perte de son papa d'amuur au Vietnam et ne connaît pas le sexe, la boisson, la drogue ou la musique diabolique type Led Zeppelin.
- Jojo le benêt, qui fait aussi peur que le nombre impressionnant de neurones qu'il possède ou son oeil visionnaire en ce qui concerne l'art.
- Machine la gothique, âme torturée là pour faire bouger l'histoire et ramener le fan-club des Cure. En plus, elle couche; ba oui, c'est une gothique.
- Pinhead, le nouveau Patrick Sébastien de l'horreur qui aime punir les vilains jeunes qui baisent, boivent et dansent en boîte (même sans David Guetta). Pour plaire à la jeunesse qui aime les films de slasher (Halloween, Freddy, Vendredi 13...), il pique un peu de tout à ses aînés et assaisonne cela de sa sauce blasphématoire (la seule sauce qui ne prend pas en dehors de l'Alabama; en vente dans toutes les bonnes clouteries).
Et comme les jeunes de 1992, ça aime Schwarzenegger et le métal, on met de l'explosion et du heavy un peu partout, en veux-tu en voilà ! A défaut, d'avoir peur, tu en auras plein les mirettes, mon petit Kevin.


Qu'est-ce que l'on se marre !

Et ce n'est que le début de la fin puisqu'il y a une palanquées de films Direct-to-video derrière.
Il y en a 9 en tout, dont un qui se déroule en 2127 dans une station spatiale...
Il y en aura pour tout le monde! En plus, vous avez de la chance le Star Wars gothique de la gaudriole, c'est justement le film suivant!

Allez, viens me rejoindre dans la suite de mes aventures! Easy-Cash, fait des soldes en plus!

samedi 21 juillet 2012

Piou piou.



Dragonette, Yelle, Goldfrapp, Yeah Yeah Yeahs, Peaches, Gossip, etc.
Faut-il être une fille ( surtout entourée de mecs) pour marcher dans l'électro-rock (et accessoirement faire de la bonne musique) ?
Entre un rock trop machiste pour leur laisser une quelconque place de réel importance et une musique électronique sans trop de finesse, les femmes se sont toujours faites discrètes au niveau représentation et qualité. Eh oui, la qualité c'est important : Madonna, grand succès et très grande médiocrité auditive (pour rester poli).
Ainsi, depuis quelques années, elles prennent leur revanche et se creusent un créneau entre ces deux genres phallocrates. La gloire est là et nos pauvres oreilles peuvent enfin écouter de la qualité avec une voix féminine mélodieuse, tout en gardant du rythme et de l'attaque pour pouvoir, tout de même, de défouler.

Elles sont sûres d'elles, elles s'affirment sans écraser personne. Car oui, ces demoiselles dépassent tout: les frontières des genres musicaux, le qu'en-dira-t-on et la guerre des sexes.
Fini la gourdasse vulgairement à poil, façon Inna (Notez, que je n'ai rien contre elle et me tiens prêt à l'héberger si un soir elle frappe à ma porte); fini les relents du féminisme bête et agressif des années 70; leur féminisme est une remise à niveau et non une supplantation, c'est un humanisme.
Mais n'allons pas non plus au-delà ce que c'est: de la musique.
Bref, bonne écoute.


Peaches: Kick it (featuring Iggy Pop).










Dragonette: Let it Go. (Premier single du prochain album qui sortira en Septembre.)














Gossip: Move in the Right Direction.


jeudi 19 juillet 2012

Chapitre XX: Quand faut y aller...



La fraîcheur matinale s'effaçait peu à peu. Les gingkos et les chênes absorbèrent la brume pour mieux la remplacer.
Jack et Flavia  avançaient difficilement dans la dense végétation. Les arbres, non-contents de se déployer en groupe très serré, se servaient de leur racine pour s'unir intimement entre eux, ainsi qu'avec le sol.
La forêt semblait être d'un autre temps et d'un autre lieu. Sans nord, ni sud; sans terre, ni ciel. La terre était cachée sous les arbustes et les racines mêlées à la litière; quand au ciel, seuls quelques rayons de soleil perçaient la voûte végétale.

Pendant plus d'une semaine,  Jack et Flavia arpentèrent la Chine à marche forcée pour suivre la piste de Franz. Sur le chemin, ils ne rencontrèrent ni douanier, ni policier, ni rien, d'ailleurs : l'ancien compagnon de Jack dans sa folie leur avait facilité la tâche en réduisant à néant tout ce qui se trouvait sur son passage.
Notre héros avait beau être un ancien marine et un maître du Tchao et de la Vibe à Paulo, il avait tout de même mal aux pieds. Qu'il n'y ait sur le chemin personne à combattre: très bien; mais qu'il n'y ait même pas un simple vélo ou distributeur d'Hansaplast pour se soulager les arpions, cela le rendait fou.
Après les plaines semi-désertiques et les crêtes boisées, la grande muraille de Chine s'offrit enfin à leurs yeux.
Ses pierres blanchâtres et ses créneaux plus ou moins détériorés faisaient d'elle un dragon gigantesque. Jack imagina l'édifice du temps de sa naissance: majestueux dans sa perfection immaculée. Vu de plus près, le dragon actuel laissait ses écailles s'effriter, quand elles n'étaient pas simplement tombées ou recouvertes par la végétation.

Pour une fois, Franz et ses hommes Cot'cot n'avaient pas laissé de trace de leur passage. Bien qu'obsolète et en délabrement, la muraille était intacte. Pour une fois, Franz n'était pas passé au travers comme un buldozer dans une maison de retraite. Mais peut-être a-t-il simplement pris un autre chemin pensa notre Jack qui même sans force et sans pied pouvait toujours se targuer de rester celui qui fut élu homme le plus intelligent du régiment.
Flavia, un peu plus dégourdie, lui signala une clairière située un peu plus loin le long de la muraille alors qu'il essayait vainement de grimper la paroi centenaire.
Loin d'être une clairière, il s'agissait d'une ancienne cavité souterraine mis à nue par l'effondrement, désormais ancien, de son plafond. Il n'y avait rien de particulier en ce cratère pour que Flavia et jack y descendent si ce n'était cette odeur particulière à leur proie, un mélange de patates frites et de marijuana.

Jack recommençait à reprendre des forces; cet endroit lui rappelait ces heures de jeunesse passées sur Tomb Raider 2. Tout comme le jeu, il y a avait là aussi l'entrée d'un tunnel sous la muraille.
Malgré l'absence de torche ou de lampe, le couloir exigu était éclairé par une lueur verdâtre qui semblait émaner d'une légère mousse sur les murs.
Au fur et à mesure des minutes, la lueur commençait à rougeoyer, de plu en plus, comme si elle voulait s'emparer d'eux. Le tunnel se faufilait sur plusieurs centaines de mètres, une distance rendue épuisante par cette lumière hypnotique et oppressante. C'était comme une maladie qui se développait, ou un être malfaisant, qui tel un vautour, tournoyait et se rapprochait de vous.
Un son sourd commençait à accompagner les rougeoiements juste avant que le couloir ne débouche sur une grande salle voûtée.
En son centre se tenaient Franz et quelques hommes autour de ce qui ressemblait à un autel.
(A suivre)


Bonus de lecture: La grande muraille dans Tomb Raider 2.

mardi 17 juillet 2012

De temps en temps.



Chers amis, rassurez-vous le blog maudit revient jeudi 19 Juillet. Eh oui, il faut savoir se reposer un peu de temps en temps, même au pays enchanté des saveurs WC.
Salucofagos.

samedi 14 juillet 2012

Ma télé !


Après le 'on connaît tous un con' (cf cet article), voici le on connaît tous une grognasse!
La grognasse aime parler fort; parler fort à tout le monde, sauf à toi bien sûr.
Car oui, la grognasse aime choisir ses interlocuteurs, voir ses amis.
Ainsi elle aime les ignorer du jour au lendemain dès qu'elle n'a plus aucun intérêt en votre personne. D'ailleurs, la grognasse semble peu faire cas des règles de politesse, ainsi même si elle vous a ignorer toute la journée elle peut très bien s'adresser à vous sans aucun 'bonjour', ni aucun ton marquant un tant soit peu de respect.

La grognasse continue dans son impolitesse en pratiquant son sport préféré: médire sur tout et tout le monde. Ce sport occupe une bonne partie de la journée et surtout marque une certaine hiérarchie dans la grognasserie. Ainsi, plus la grognasse est dominatrice en son troupeau de grognasse, plus elle va parler fort et surtout ne pas manquer de faire des réflexions à ses grognasses dominées.

La grognasse n'a d'ailleurs que très peu de conversation en dehors de quelques futilités et surtout de sa vie, basée sur le rythme incessant du "moi, je"; un langage qui constitue 90% du temps de parole de la grognasse. La grognasse peut ainsi parler des heures alors que son interlocuteur est visiblement fatigué et montre qu'il n'en a pas grand chose à faire.

Les traditions de la culture grognasse peuvent de temps à autres nous sembler étranges.
Ainsi, la grognasse aiment paraître en photo tout sourire ou bien la bouche grande ouverte. Aucune études récentes sérieuses n'ont démontré une quelconque relation entre ces poses et une habitude sexuelle intra-buccale.

Sexuellement, la grognasse est le type même de la personne qui va s'envoyer en l'air dans l'ambiance feutrée et délicate de chiottes de boîte de nuit ou de tentes de camping lors de festivals. La grognasse aime faire partager à sa tribu ses expériences sexuelles, à grands renforts d'onomatopées et d'adjectifs qualificatifs. Mais la grognasse est la première a pleurer dès qu'elle s'amourache d'un individu, ce qui a pour effet de créer un cercle vicieux en renforçant son coté 'soldes sur les MST' au prochain bal des pompiers. Oui, la grognasse fait la maligne mais au final c'est une vieille merde.

La grognasse aime généralement arborer des vêtements mi-enfantins, mi-excentriques. La grognasse aime se faire remarquer pour que l'on parle d'elle, comme nous l'avons vu, mais elle aime rappeler aux autres qu'elle ne vieillit pas et en plus l'histoire de son enfance lui permet de pouvoir encore parler d'elle.

La grognasse aime cultiver un comportement d'adolescent de caricature en tapant dans les mains de ses congénères grognasses ou bien en s'appelant 'copine' ou 'sista' à tout bout de champs. Avec la grognasse, c'est un peu le retour à la cour de Versailles: elle n'hésite pas à baver et attaquer ses confrères mais elle ne peut vivre loin d'eux.

Pour la sauvegarde du genre humain, il est conseillé d'éviter de mettre un rapport un gros con et une grognasse. Ils pourraient s'apprécier, voir copuler et le résultat en serait terrible, certains de ces spécimens peuvent être observés dans les émissions de Télé-réalité.

jeudi 12 juillet 2012

Portes qui claquent et fesses qui disent merci.



Aujourd'hui au menu: Le coup de la cigogne avec Jean-Marie Bigard. Une pièce de boulevard (périphérique) à la grâce pachydermique, à la finesse bovine et à l'intelligence ovine.

Alors que voit-on : JMB (Jean-Marie Bigard) gueuler, fidèle à son personnage. Il n'arrête pas de brailler des gros mots, mais pas trop gros non plus (genre 'merde', 'connard' et 'fais chier'). Ce n'est plus un rôle de dur au coeur tendre, c'est un schizophrène aigu qui imite Bigard. Un personnage marié à un personnage féminin qui semble avoir été écrit pour une vitre, voir une baie vitrée.
Il y a également une maîtresse a l'important poitrail mis bien en avant et aux jambes longuement échappées de la jupe du tailleur. Une vraie pub pour la collection secrétaires coquines de chez Marc Dorcel.
Également en scène, la fille du couple dont personne ne comprend le fonctionnement et donc l'humour.
Et un pseudo comique échappé de chez Ruquier qui cabotine dans le vent et se noie dans sa propre médiocrité.

Il n'y a absolument aucune histoire: c'est un homme qui perd son travail alors que sa femme tombe enceinte, voila, 'merci au revoir'.Et niveau personnages, à part le couple moteur, il n'y a personne qui passe plus de 5 minutes d'affilée sur scène.
On ne voit la fille nunuche que deux fois (et une fois, juste pour faire 'coucou'); il en va presque de même pour Lamine Lezghad, sauf qu'avec son personnage et son jeu de scène le temps s'allonge et cela paraît très  long, trop long.
A la limite; la maîtresse sexy aurait pu redresser tout ça (pas de mauvais jeu de mots, s'il vous plaît) mais on ne la voit que pour une scène où elle ne sert strictement à rien mis a part faire dire à la conjointe officielle qu'elle était au courant de cette liaison.


Même le canapé et la bouteille de whisky ont des rôles plus importants.
D'ailleurs, le sofa étant l'élément central de mise en scène, je me demande si, en fait, toute l'intrigue, tout l'humour et toute la finesse de la pièce ne sont pas inconscients et donc en ferait une pièce psychanalytique.


Et c'est là où le bas blesse: il n'y a aucune histoire.
Même le coté vaudeville des amants dans le placard et portes qui claquent n'est même pas là. Au début on apprend que JMB se fait mettre a la retraite à cause de son âge et qui se voit bientôt nouvellement papa. Et voilà, rien ne bouge jusqu'à la fin, dont les ficelles sont tellement grosses et voyantes que la SNCF a dû les racheter pour le câblage de la ligne Paris-Marseille. Il n'y a rien à part des cris et des: "Mais pourquoi tu sembles préoccupé ? C'est bizarre, tu n'es pas comme à ton habitude.
- Non, t'inquiète; je suis juste un peu fatigué, voila tout.
-Ah, tu me rassures. Bon, pour les layettes on fait quoi?"

Bref, une pièce sans prétention, et encore heureux, qui à la limite peut marcher si vous êtes vieux, sous anti-dépresseur et/ou alcoolique.
En gros (mais vraiment en très gros), la pièce ne marche un minimum qu'avec le capital sympathie de JMB et encore je pense que même en l'aimant beaucoup cela ne suffit pas à combler le vide intersidéral de cette oeuvre; et Bigard faisant du Bigard (fois cent, en plus) il devient (très très) vite saoulant.

PS Voici : La femme de JMB joue dans la pièce saurez-vous la retrouver ?

mardi 10 juillet 2012

Le long des quais bétonnés.



Sous la lourdeur estivale porteuse d'orage, une photo d'identité repose dans un caniveau.
Elle gît au fond d'une petite mare, formée par le nettoyage municipal du matin. Entre mégots, saletés et eau couleur d'encre, on distingue un visage anonyme encadré par quatre bandes blanches.
Le regard un peu hébété de la photo d'identité semble s'animer. Le teint granuleux et bon marché de la photographie tranche avec le blanc surexposé; une image oublié que le vent et le soleil effacent petit à petit.
De sa prison de papier sublimé, l'homme chercher du regard chaque passant, alors que l'eau noirâtre et sale le recouvre doucement tel un linceul froid et sombre. Sans crier, le visage insiste:
Que fais-je ici ? Suis-je tombé d'un portefeuille sans m'en rendre compte ?
Pourquoi ici ?
Comme un souvenir que l'on lance à la mer, vers une plage abandonnée.

dimanche 8 juillet 2012

Oeil d'Agamotto.



La nouvelle qui a enflammée internet; sortie du nouveau machin cher d'Apple ? Nouvelle sextape de mauvaise actrice ? Il y aurait un bachelier dans Secret Story ? Et bien, non, ce n'était en fait qu'une importante panne chez Orange.
Mais qu'est-ce que cet incident a pu provoquer dans ma petite vie de tous les jours de citoyen lambda, si l'on y réfléchi bien ?

Natalia, Lindsay, Jess et Natacha n'ont pas pu m'envoyer leurs numéros privés à 2 euros la minute pour que je puisse "voir toutes leurs photos entre copines, mêmes les plus coquines".

Je n'ai pu répondre à ma mère "oui, ça va, merci. Oui, a bientôt. Bisous".

Je n'ai pu demander à un ami si il venait chez moi pour prendre l'apéro même si je savais pertinemment qu'il viendrait sans faute.

J'ai réappris que les plans des stations de bus ou plans municipaux pouvaient remplacer un GPS, pour peu que je regarde dans quelle rue je suis.

Orange n'a pu me proposer trois fois dans la même journée de racheter 50 textos pour la modique somme de 4 euros de plus, ou bien de m'abonner gratuitement au service Orange café, qui t'indique quand prendre ton café grâce à un texto à 30 centimes d'euro.

Je n'ai pas pu ne pas répondre alors qu'une connaissance m'appelle pour, comme d'habitude, me raconter sa vie qui semble être tirée à l'entendre des Malheurs de Sophie et surtout ne pas écouter mes conseils, ni surtout prendre de mes nouvelles.

Je n'ai pu inviter mes potes un a un, après chaque refus, pour aller boire un verre parce que j'ai envie d'un verre mais boire tout seul ça le fait pas.

Je n'ai pu dire à mon conjoint que je ne pouvais pas l'accompagner faire les soldes chez Tati avec sa mère et ses 3 chihuahuas et donc avoir le choix entre l'engueulade ou l'ennuie et la solitude dans les magasins (et les envies de meurtre pour les chiens et la belle-mère).

J'ai oublié que le serpent et Angry Birds pouvaient quand même se jouer.

En fait, j'ai oublié que internet marchait à la maison, alors que mon mur Facebook était rempli de notifications du genre: "Encu** d'Orange, le réseau ne marche pas" et autres considérations du moment.

J'ai oublié que je pouvais en profiter pour prendre ce temps pour moi.

Et, en fait, j'ai surtout oublié que j'étais chez SFR...

vendredi 6 juillet 2012

Méchant 2, le retour. Il est pas content.


Voici le retour de En famille.
C'est tellement mauvais que cela constitue une perche tendue pour balancer plein de méchancetés; qui sont, qui plus est, totalement fondées.

Revoyons ensemble le casting, si vous le voulez bien:
Chez les enfants nous avons: la fille maligne et chipie. Un personnage banal vu cent fois.
Le fils bête à manger du foin (il semble d'ailleurs y avoir un running-gag dans lequel il mange ses bulletins de notes tel un teckel affamé...). Il représente la bêtise à l'état pur, celle qui n'est même pas drôle. Il est à l'image d'un bibelot sur un meuble: cela ne sert à rien et c'est désolant.

Ensuite: le grand-père bougon qui doit faire des extras chez Tati déguisé en Père Noël à chaque fin d'année. Ce bide ambulant ne possède que des comparaisons à la mords-moi le noeud à base de bricolage, de pêche et le tout avec des mots tout aussi hasbeen que 'pot-de-chambre' ou bien 'prolétariat'. Car oui, il est la représentation du fan club de Georges Marchais. Voici sa fiche issue de la page M6: "Issu d'une famille de pêcheurs bretons, Jacques a bourlingué un peu partout dans le monde pour sa carrière dans le BTP." Il manque qu'une naissance dans un kolkhoze et on a tous les clichés du vieux coco.
Dans le genre, il y a également la caricature de la grand-mère: toujours prête à vouloir faire jeune malgré ses rides et ses cors au pied. Elle connaît tout sur les drogues douces et ne parle que de ses histoires du cul qui ressemblent à une aventure de James Bond au cap d'Agde en très mal écrit.

Le gendre tout aussi débile que le fils mais, par rapport au faux jeune de fils il semble avoir des passions d'ado (car oui, l'ado officiel semble ne rien faire et ne rien aimer, comme un tapis). bon en gros, il ne fait que de jouer à la console, ce qui en soi n'a rien de drôle. Heureusement, les incroyables scénaristes lui ont trouvé un humour sans faille: il passe son temps a faire les même mimiques idiotes devant ses bébés (3/4 de ses blagues si l'on peut nommer cela ainsi). Michel Leeb en moins drôle (oui, c'est possible!).
La mère protectrice et nunuche, tant et si bien qu'on se demande même pas pourquoi elle est mère célibataire. Une vraie pub pour le célibat masculin à elle toute seule; en plus, quand on voit les enfants idiots qu'elle se trimbale, on hésite à savoir si c'est également une pub pour l'avortement.

Il y a bien encore, la soeur mais elle est tellement insignifiante que je n'ai pas grand-chose à dire à part que le rôle et l'actrice semble vouloir imiter Audrey Lamy (cf: Scènes de ménage). Peine perdue, on découvre surtout une jeune femme médiocre semblant faire office de femme au foyer tout criant haut et fort qu'elle est une femme moderne et libérée...
A la limite, il y a le chien, Pupuce, qui joue correctement mais malheureusement il ne sert pas un humour un tant soit peu supérieur, et explore les tréfonds de l'humour de cirque de banlieue à base de déguisements. Ba oui, un chien déguisé c'est toujours marrant; forcément...

Regarder cette série c'est comme relire les blagues de Toto ou ses anciennes devinette de primaire, sauf que dans ces cas là il y a un coté nostalgique; Avec En famille, c'est comme entendre pour la centième fois que Monsieur et madame Bricot ont un fils qui s'appelle Judas...