vendredi 20 mai 2011

Deux petites notes de musique

Il y a dans le XVème arrondissement, un carrefour où se croisent grandes voies commerçantes, petites rues ombragées, jeunes pressés et armées de nounous aux poussettes cyclopéennes.
Alors que tout le monde s'affaire dans ce petit centre d'un quartier mort, deux petites silhouettes se faufilent dans la masse.
Un couple de petits vieux traversent une rue bras dessus bras dessous.
Alors que les feux verts piétons ne durent jamais assez longtemps, le temps semble s'arrêter pour eux.
Doucement, ils s'avancent en se tenant par le bras comme pour éviter que le vent ou quelque chose les séparent.
Les feux verdissent pour les grosses voitures aux allures de chars d'assauts. Aucun klaxon ne résonnent. Tranquillement, les petits pas du couple atteignent le trottoir opposé.
Avec la même vitesse nonchalante, la vieille dame et son compagnon continuent leur bonhomme de chemin. Abrités par une voûte de branchages, ils se dirigent vers un autre croisement de rues ensoleillé.
Le ballet des pressés ne s'est toujours pas arrêté, mais dans tout ce maelström de tension, deux petites silhouettes, accrochées l'une à l'autre, semblent flotter doucement sur les rues ombragées.

mardi 17 mai 2011

Chapitre IX: La guerre des étoiles bouddiques. (références cachées et imparfait du subjonctif)

Ce rêve bleu, on n'y croit pas, c'est merveilleux... On chante souvent cela à deux sur un tapis volant, quand la lune se fait claire et le Jafar fourbe. On le chante beaucoup moins quand on se trouve à 100 mètres du sol, accroché par une simple ceinture de cuir au dos d'un bonze tibétain.
Flavia se cramponnait de peur à Jack; alors que lui-même avait perdu toute idée de frayeur grâce à la poitrine de son ex-maîtresse. C'était comme si son poitrail voulait fusionner avec lui. Il en avait souvent rêver durant son esclavage. Il devinait sous son soutien-gorge en fourrure, les courbes galbées de ses seins laiteux, aussi doux qu'un premier amour.

L'avion humain jaune safran commença à perdre de l'altitude, alors que notre héros commençait à vraiment s'oublier entre le fait que Flavia couinait de peur et semblait vraiment vouloir empaler Jack sur ses seins.
Le bonze se posa sur une grande esplanade en pierre.
En fait, tous les moines s'étaient posés sur cette terrasse perdue au milieu des massifs neigeux de ce bout du monde.

Nos deux jeunes gens à la sexualité exacerbée se retrouvèrent au milieu d'un groupe de moine bouddhistes, qui en plus de les encercler, les regardaient comme Clara Morgane doit regarder les concombres avant de les acheter.
"Vous êtes qui, bande de guignolo! Vous voulez que l'on vous savate la trogne à coups de sandales en cuir de yak!". Voila, ce que Jack pensait entendre de leur part, mais comme l'a dit un homme politique lambda,' Même pas vrai! Voici la vérité, voila ce qu'il s'est passé':

"Homme du bout du monde, tu as été assez courageux pour sauver la femme qui faisait saigner ton corps et souffrir ton coeur; et tu as été encore plus courageux pour avoir volé 36 kilomètres sur le dos d'un ptit vieux asiatique rachitique et en jupe . Tu as le coeur aussi gros qu'un convoi d'immigrés chinois. Je sens en toi.... une présence... quelque chose que je n'ai pas senti depuis... Jeune homme, ta bien aimée doit subir une légère quarantaine, pendant ce temps me ferais-tu l'honneur d'être mon invité et pourquoi pas mon élève?
Veux-tu apprendre de nous et t'en servir pour le bien?
- Euh... bien sûr, balbutia Jack. Mais concernant cette quarantaine: est-ce que cela veut dire que je ne pourrai la pr...
- L'énergie d'un Moine Tchao émane de la Vibe à Paulo, répondit le moine qui lui coupa la parole aussi sec. Mais méfie toi du côté obscur. Ton ami s'est laissé séduire par le côté obscur de la Vibe à Paulo. Il a cessé d'être ton ami pour devenir un homme Cot'cot'. Lorsque c'est arrivé, l'homme de bien qu'étais ton ami est mort."

A ces mots, Jack crû perdre sa main droite alors que les moines la séparèrent de celle de Flavia.
A ce moment, il espérait vraiment que la Vibe à Paulo eût existé et, surtout, qu'elle fût avec lui!

lundi 16 mai 2011

Hot summer love (version mauvais goût)

http://www.20minutes.fr/ledirect/723665/bresilienne-autorisee-47-ans-masturber-lieu-travail

Déjà le journaliste n'a, apparemment, jamais appris à faire un titre. Surtout quand on te répète 500fois depuis le collège que le titre est le plus important, enfin bref.. En même temps, il ne faut pas s'attendre à lire du Albert Londres en lisant 20minutes (d'ailleurs comme vous pouvez le voir, cet article n'est simplement qu'une dépêche AFP avec quelques lignes maladroites balancées par un scribouillard en stage non-rémunéré).



Ah! Qui n'a jamais rêver de ce palucher au boulot? Mis à part, les acteurs pornographiques bien évidemment.
La plus belle partie de cette histoire de con de fée est le "au bout de 47 fois par jours, je me suis dit à 35 ans qu'il y avait quelque chose qui clochait".... Ça rend peut être pas sourd mais en tout cas la masturbation ne rend pas plus intelligent. Je veux bien qu'adolescent, nous ayons une idée naïve de la sexualité car l'expérience n'est point là, mais foutre! Avoir 35 piges et deux enfants et se dire un jour: "ah tiens, je me touche toutes les 20 minutes, c'est pas normal on dirait. En plus, ça commence à me fatiguer!".
Remarquez, la journée de chagrin doit ainsi passer beaucoup plus vite et, surtout, elle doit être ô combien plus agréable. J'aimerais bien demander à mon patron la permission de pouvoir trousser ma copine deux ou trois fois par jour (quand celle-là existe). Tout cela en lui garantissant que nos ébats seront silencieux et réglementés: moins de 10 minutes et pas de vilaines choses à base d'excréments, d'animaux ou de vieilles dames décédées.
Honnêtement, il serait fort intéressant de savoir quelle est cette maladie dont souffre cette femme et quelle en est la cause. Est-ce une forme de nymphomanie? Ce qui est sûr c'est que mon ex n'en souffrait pas le moins du monde!
Ensuite, la grosse question reste: est-ce que cela fera jurisprudence?
Et pourquoi pas?!
Ça serait le début d'une nouvelle ère: l'ère du véritable film de boules! La pornographie incarnée!
Tous les jours, nous serons les acteurs d'un véritable film de cul! Un plombier vient vous dépanner: on nique! Une collègue vous invite à aller à la machine à café: vous la prenez dans les toilettes! Vous allez acheter des clopes comme tous les jours: les culottes tombent sur le chemin!
Bref, tous les fantasmes que l'on nous vend à longueur de journée comme étant la réalité pourront devenir vrais. Mais, honnêtement, on se ferait bien chier et puis nos égo et nos visions des autres finiront d'être réduits à l'état de poussière. Un monde encore plus pourri et dégoûtant que celui dans lequel nous vivons déjà.


Je vous laisse méditer avec la photographie de cette brave dame. Si vous la croisez au marché, n'hésitez pas à lui donner un coup de main (sic)!
Ps: Heureusement qu'elle ne s'appelle pas Manuelle...



("-Ah, qu'est-ce que j'ai mal au bras, à force...").

dimanche 15 mai 2011

Gniap gniap



Il n'y a plus de rêve en notre monde, ma bonne dame! Tout comme une jeune fille apprend à sourire, le visage plein de foutre, après s'être fait démonter la matrice par un macho bien monté; pensant que son moment de gloire serait l'éjaculation dilettante d'un internaute pervers, qui l'aura déjà oublié en s'essuyant, tout comme des milliers de ses confrères priapiques.
Eh oui, mes amis: tout s'en va. On vient de publier un livre disant que les Schtroumpfs sont fascistes, racistes, antisémites et phallocrates. Bon, je dirai que ces visions n'ont pas attendu l'auteur pour circuler dans le monde des fans de bande-déssinée.
Mais parlons peu et bien: alors le fait d'avoir un Schtroumpf spécifique pour un métier ou fonction, démontre qu'ils vivent dans un système fasciste... Mmh mmh.
Ensuite, le fait qu'il existe des Schtroumpfs noirs, et le fait qu'ils sont méchants et contaminent les autres, prouvent que la BD est raciste... de mieux en mieux!
Et encore je passe sur le refrain 'Schtroumpfette, femme victime des phallocrates'; Gargamel ressemble à une caricature nazie d'un juif; Azrael ressemble de nom à Israel, blabla.
Bon alors comme je disais, ça fait des plombes que tout cela se dit (perso, on a dû me le dire au lycée!) mais bon un livre écrit par un maître de conférence à Science-po sort, et c'est la stupéfaction!
Personnellement, je pense que le 'manège enchanté' est une allégorie des clubs échangistes et que Nietzsche cache dans ses écrits l'identité du masque de fer et de qui a commandité le meurtre de Kennedy.

jeudi 12 mai 2011

Chapitre XII




Jacques Crabenstock, avocat pour animaux, 47ème étage.
Cette plaque peut être admirée en bas de la tour Montparnasse, entre clochards et jeunes rebelles en survêtement. Heureusement, pour Nicolas Brandebris et Rikimaru le koala il n'y avait personne pour les voir tabasser le gardien de nuit et le clochard qui voulait une cigarette.
Le bâtiment a beau être une grosse construction phallique en verre, la nuit on n'y voit guère; et cela est encore plus vrai quand on ne peut allumer les lumières parce que l'on s'est introduit illégalement dedans et que l'on a tabassé le gardien.
Pour Rikimaru, la terreur des ninjas et des moustiques (vous avez déjà réussi à écraser le moustique qui vous réveille la nuit en zinzonant auprès de votre oreille? Rikimaru, oui!) aucun problème pour se glisser jusqu'à l'ascenseur; par contre, malgré l'entraînement intensif donné par le koala, Nicolas n'était pas encore très au point niveau vision nocturne et maîtrise du Ki.
Bref, après quelques chutes et accidents (dont un contre la silhouette en carton de Massimo Gargia pour promouvoir le restaurant panoramique), nos deux héros, enfin surtout un, arrivèrent sains et saufs jusqu'à l'ascenseur.
La porte du cabinet de Crabenstock s'ouvrit, à coups de tatanes, aussi vite que le coeur d'un jeune homme saoul en discothèque.
La pièce ressemblait à un cabinet d'avocat avec ses gros livres juridiques et dossiers entassés sur les murs d'étagères; il y avait bien un immonde poster de chatons et un autre de jacques Verges qui se démarquaient mais sinon il n'y avait rien d'étrange. Alors que Nicolas commençait à fouiller le bureau, Rikimaru ne bougeait pas et fixait le lointain, tel Chateaubriand face à la mer ou bien tel l'employé de bureau qui attend du boulot ou du café.
Au loin, une partie de Paris était livrée aux flammes. Le sud-est de la ville lumière était couvert d'un halo rougeoyant.

Station Blanche



Comme vous le savez, j'aime l'humour et les idées de gauche, mais il y a certaines choses dans le monde qui se heurtent à mon esprit ouvert, cynique et optimiste.
Et depuis un petit moment il y a le menhir, l'Abou-Simbel de cette catégorie qui trotte dans mon esprit: On n'demande qu'a en rire de Laurent Ruquier (notez, le sens orthographique du titre!).
Alors on hache menu des candidats qui viennent pour la première fois.
Les anciens (qui sont, pour la plupart, droles) deviennent paresseux et n'arrêtent pas de faire passer leurs copains. Cela devient une secte et en plus cela permet d'en faire moins niveau acting voire écriture.
Laurent Ruquier critique allégrement les mauvais jeux de mots alors que c'est sa spécialité, mais c'est vrai il a trouvé le bon filon: il place dans une émissions 6 clampins qui font les blagues vaseuses pour lui pendant que le gourou Ruquier couine de fausse pudeur (cf ses show du week-end). Ruquier semble avoir du mal à assumer sa niaiserie (souvenez-vous des niouzes, son émission qui n'a duré qu'une semaine), mais en même temps c'est depuis ce temps là qu'il a du succès, sic!
jean Benguigui... Jean Benguigui... sympathique petit gros de service qui sent bon la méditerranée et les boulettes de viande. Il apporte une petite note fraîche mais aussi une crédibilité un peu flanflan à l'émission. Comprenez que tout le monde pense "tiens lui je l'ai vu dans Le boulet et Iznogoud" (que du premier choix DVD chez Easy Cash et tout pour 1 euro!).
Et enfin arrive Catherine Barma: la Ternadier du PAF. Elle nous fait subir, en produisant, Ardisson et Ruquier. Jusque là, tout allait bien mais avec cette émission elle parle... Chantre de la bobo et de la cougar attitude, la maquerelle ne dit rien quand on voit un sketch à intonations colonialistes etc. par contre, de la fausse pudeur vient sur les blagues façon petit Grégory. Bref, elle est tout ce que l'on déteste: le tofu, les anciens hippies qui aiment l'argent, un féminisme révolu (pléonasme), le parisianisme, la morale bourgeoise et le manque d'humour.

jeudi 5 mai 2011

Cosmo Canyon



Il fut un temps où les jeux vidéos étaient jeunes. On ne nous vendait pas encore de jeux inintéressants où un chien se dandine devant l'écran, pour apprendre à cuisiner ou apprendre à marcher. Les jeux étaient simples et entièrement dédiés aux plaisir du jeu.
Puis, un jour les consoles 32bits et la 3D sont arrivés!
Les jeux vidéos gagnent un public plus adulte et donc les jeux deviennent également plus adultes (Tomb Raider, Resident Evil..).
Final Fantasy VII est l'un des jeux les plus connus et vendu de tous les temps vidéoludiques.
Sixième opus de la saga, il est le premier à être en 3D (disons qu'il est le premier à ne pas être entièrement en 2D). Final Fantasy a toujours été une saga aux histoires sombres, aux personnages torturés et le septième n'est pas en reste. Bien que moins sombre que certains de ses aînés (notamment le 4), le sept synthétise et élève le discours écologiques de ces derniers.
Le jeu n'est plus un simple amusement pour enfants; la disparition d'Aeris fait écho à la fin de cette innocence.
Désormais, les jeux rivalisent de beauté et contiennent des scénarios très réalistes.
Au final, Nintendo a du succès avec la Wii, qui ne peut donner de beaux graphismes, parce qu'elle offre au joueur un plaisir simple et amusant. C'est triste de la dire, mais c'est peut être là le seul reste de cette période bénie où l'histoire ou les graphismes n'étaient que peu important face au plaisir de jouer. D'ailleurs, n'y-a-t-il pas plus grand plaisir que de rallumer sa mégadrive ou super-nes, ou bien refaire Tomb Raider II ou Final Fantasy VII?



lundi 25 avril 2011

Tu peux crier, t'auras pas de dessert!

Mes chers petits, passons donc un peu en revue les films vus ou revus des dernières semaines par votre aimable serviteur:
Scream 4 (Wes Craven; 2011)
Mon Dieu... Grand fan du premier (un peu moins de deuxième et pas du tout du troisième), cet opus est à Scream ce que le kouign-aman est au régime! C'est gros, c'est boursouflé, y'en a partout, non vraiment, Craven a perdu de son mordant. La critique que le film tente de bâtir est bien molle et éculée.
Il reste quelques bons jeux sur les codes du film de genre mais tout le film est gâté par un humour aussi lourd que le kouign-anman de tout à l'heure; des acteurs nuls, ou bien faisant le minimum vital, et des personnages ayant une profondeur psychologique de litière à chats (même si ils étaient déjà dans les opus précédents).
En tous cas, on retient que Courtney Cox, en plus de mal jouer, devrait plutôt se reconvertir dans un film sur les dangers de l'excès de chirurgie esthétiques. On retient également que finalement Scream ne se renouvelle jamais et garde les mêmes ingrédients sur fond de scénario de plus en plus improbable et ridicule (j'entends là, la motivation des tueurs); sur ce dernier point cet opus est particulièrement ridicule. Bref: 09/20 pour un film d'horreur et 11/20 pour une comédie.

Thor (Kenneth Branagh; 2011)
Thor... Thor est très proche de Hulk: c'est un gros bourrin made in 'maison des idées' qui n'a de profondeur, de finesse et de subtilité que la page de papier recyclé sur laquelle leurs QI de zéro se répandent. Mais qu'en est-il pour le film?
Alors déjà, ça ressemble à une pub Dior ("j'adore!"): y'en a partout: le bling-bling est maître à Asgard. Les scènes de batailles sont incompréhensibles tellement la caméra bouge et tremble pour nous faire croire qu'il y a de l'action; d'ailleurs quand il n'y en a vraiment pas le petit père Branagh aime beaucoup foutre sa caméra de traviole, sans aucune justification. Peut être cela fait-il plus joli mais en tous cas, cela donne un sacré mal de cou.
Après, l'histoire n'est pas si mauvaise si l'on oublie la psychologie zéro des personnages: Thor est un gros con qui tout d'un coup devient hippy et Natalie Portman est tellement cruche qu'elle arrive à dégoûter le fan en rut. Le reste des personnages? Sans intérêt, d'ailleurs on ne se rend même pas compte qu'ils existent.
Si vous devez le voir (mais vraiment si on vous oblige), ne payez pas! N'essayez même pas de le mettre en fond, en vue de conclure avec quelqu'un: ça sera parfait pour faire un son sonore et un film que l'on peut rater car l'on s'embrasse mais votre future moitié risque surtout de s'endormir.

Candyman (Bernard Rose; 1992) Aah Candyman! Le film qui vous empêchera de répéter des bêtises devant les miroirs. Tiré d'une nouvelle de Clive Barker (qui, je le répète pour la millième fois, est un génie!), ce film a marqué des générations de spectateurs.
Si maintenant le film ne distille pas un enchaînement de sursauts et d'effroi, il possède toujours une grande force poétique et une ambiance exceptionnelle: entre ses décors, son héros tragique dans la lignée des Dracula et Frankenstein. Le personnage de Candyman a quelque chose de Shakespearien [d'ailleurs, la phrase qui semble être son mantra ('Sweets to the Sweet') est tiré d'Hamlet: lorsque la reine annonce à Hamlet le suicide d'Ophélia].
Tout comme Dracula l'histoire traite plus d'un amour plus fort que tout plutôt que d'un monstre. Et comme c'est du Barker, cet amour mêle à la fois érotisme, monstruosité, passion et répulsion. Bref, un classique du cinéma d'horreur que l'on ne se lasse pas de voir et revoir.

Coraline (Henry Selick; 2009)

D'après un roman de Neil Gaiman (que je ne présente plus), Coraline, en quelques sortes, est une réécriture d'Alice au pays des merveilles.
L'animation y est extrêmement fluide et la direction artistique n'est pas en reste: les couleurs et décors vraiment d'une beauté saisissante et que dire du somptueux design des personnages qui a su rester proche du style, si particulier, de Dave McKean.
Autre élément de joie: pour une fois on ne parle pas de Burton. Mais si, vous savez le réalisateur qui aime faire des mauvais film depuis 10 ans. Alors que Burton prend tout le crédit de l'Etrange Noël de M. Jack, alors qu'il a écrit l'histoire, fait le design des personnages et surtout plomber le tournage, Sellick reprend ici toute la gloire qui lui ait due.
Bref, un bonne histoire et une réalisation féerique qui plaira aux plus jeunes comme aux plus âgés avec tout ce qu'il faut de féerie, d'humour et de frissons pour passer un excellent moment.



Rainy Dog (Takashi Miike; 1997)

Un film de Takashi Miike. Vous sursautez d'horreur à cette annonce, mais comme je vous éduque gentiment vous vous souvenez que cet homme est tout simplement un dieu. Deuxième film de la trilogie Black Society, Rainy Dog oublie le mauvais goût outrancier et la passion expérimentale de son réalisateur; ici, on trouve le Miike contemplatif (mais pas trop) et sensible qui nous donnera des chef d'oeuvres comme Bird People in China, Dead or Alive 2 ou Les prisonniers du paradis.
Ainsi, nous trouvons de la poésie, de la douceur et un peu de violence esthétisée (oui, les mafieux font rarement des combats de fleurs). La pluie devient même un personnage à part entière dans les rues sordides de Taipei. Comme à son habitude, Miike centre beaucoup sont propos sur l'exclusion avec le héros japonais aphasique ( le film comporte peu de dialogues d'ailleurs) exilé à Taiwan. Le film porte davantage sur la solitude que sur l'histoire d'un tueur à gages qui se voit traquer. Peut être pas le meilleur Miike mais une pièce majeure pour comprendre son évolution.

House of Wax (André de Toth; 1953)

Un très bon Vincent Price qui, comme à son habitude, captive le spectateur et élève tout le film par sa seule présence.
Trahi et laissé pour mort, Price, audacieux sculpteur de cire, tient à se venger et à revenir à sa gloire et notoriété passées, mais depuis l'incident ses méthodes sont devenues quelques peu illégales.
Si l'on fait abstraction de Price et de son génie, le film reste un très bon film d'épouvante (à l'ancienne entendez bien, ce n'est pas Saw, bande de béotiens!). L'atmosphère a gagné un très belle touche rétro avec le temps; je ne sais pas vous mais voir des mannequins dans une pièce semi-éclairée me rassure rarement; on peut y voir une illustration de l'art et de ce que l'artiste est prêt à sacrifié pour lui; on y voit Charles Bronson jeune débutant; le scénario nous épargne des personnages nunuches ayant la psychologie d'un mérou; et enfin un de ses personnages est joué par Vincent Price!
Si, par ailleurs, vous connaissez déjà son remake moderne (titre éponyme avec Paris Hilton dans le casting, qui est en outre pas si mal), sachez que les deux n'ont rien à voir (à part le secret des statues).

Le scaphandre et le papillon (Julian Schnabel; 2007)

Alors, tout d'abord Le scaphandre et le papillon est une histoire difficile (une histoire vraie qui plus est): Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef d'Elle, est victime d'un AVC qui laisse avec un Locked-in Syndrome (comprenez là, qu'il entend et voit mais ne peut que bouger ses paupières pour tous mouvements et communication).
Le film (désole, je n'ai pas encore lu le roman) ne verse pas dans les sentiments faciles et c'est bien ce qui fait sa force envers la plupart des films comportant ce genre d'histoires.
Les acteurs sont excellents (Mathieu Amalric et Maw Von Sydow en premiers) et se mettent entièrement au service du scénario, profond et clair.
Un scénario et une réalisation qui choisissent de plongée le spectateur dans la peau de ce héros qui est enfermé dans sa tête.
Le film est à la fois drôle, émouvant, poétique et, surtout, il est léger comme un papillon. Il est une expérience à voir ou plutôt à ressentir.

Paprika (Satoshi Kon; 2006)

Satoshi Kon n'est malheureusement plus mais pourtant son oeuvre perdure: Black Swan a allégrement pompé sur Perfect Blue (âprement, il est interdit d'évoquer cela en conférences de presse et interview), et Inception s'inspire de Paprika (bien que là, Nolan ait totalement reconnu cela).
Résumer Paprika n'est pas chose aisée car tout le film n'est qu'un rêve sur les rêves: une machine pour rentrer dans les rêves a été volé et les rêves deviennent dangereux et commencent à envahir la réalité. Même si l'histoire peut sembler compliquée au premier abord, surtout quand les rêves se rencontrent, mais il n'en est rien. La trame reste incroyablement claire. Le film foisonne d'idées et de références, le tout superbement mis en scène par une animation et un graphisme époustouflants.
Paprika est tout simplement un grand rêve lumineux et éveillé, qui ravit l'oeil et l'esprit. Il est comme une bouffée de joie et d'optimiste (bien que le film ne le soit pas foncièrement).
Oeuvre testamentaire de Satoshi Kon, Paprika est un chef d'oeuvre de l'animation qui hisse le genre au même niveau que les plus grandes pellicules du septième art.

vendredi 22 avril 2011

Club Med Gym



Nous vivons dans une société de la perfection, ou devrait-on dire de pseudo-perfection.
On vend de la perfection partout mais celle-ci n'existera jamais (ou peut être dans l'art). On peut déjà se dire que la perfection ne peut exister pour une oeuvre ou création humaine, car faillible par essence.
Ainsi, il n'y a pas d'homme parfait, ni de femme parfaite. On a beau avoir le corps d'un 2befree, on risque surtout d'en avoir le cerveau. Après, si l'on possède de le cerveau de Sartre (ce qui est déjà plus balèse en soi; notez que je ne parle pas de sa vision politique), un tel esprit attire un peu moins, surtout si en plus on possède le visage du dit philosophe.
Et ainsi de suite: pas de système politique ou économique parfait, pas de guerre sans morts etc.
On sait tous que la femme/homme parfait(e) n'existe pas; que même si l'on a le boulot de nos rêves il y aura toujours des sacrifices ou des concessions à faire.
Mais tout le monde l'oublie car tous les jours on nous ment. Tous les jours, on nous fait croire que la perfection est à notre porte, et pour rien par dessus le marché.
Il faut tendre vers la perfection, il faut s'en rapprocher mais pas se faire d'illusion.
Connaître la réalité des choses, même dans leurs plus noires réalités, et prendre cela comme une source d'optimiste.

lundi 18 avril 2011

On se poile!



Aujourd'hui, mes tous petits, nous allons nous intéresser à la belle langue française, qui nous a offert de grands génies littéraire comme Molière, Victor Hugo et Marc Levy!
Alors qu'est-ce donc qu'une persona non grata? On fait moins les malins! Ça vous apprendra à pioncer lors des cours façon Rosa, rosa, rosam, rosae, rosae, rosa!
Une persona non grata est une personne qui ne se gratte pas. C'est logique: non-retour, pas de retour; non grata, personne ne s'est gratté; Slipknot, pas de slip; tout cela est évident!
Mais si nous allons au fond des choses, très chers amis, nous pouvons aussi voir que une persona non grata est une personne aux moeurs et à l'hygiène impeccables.
Cette personne n'a pas de mst, de douches; elle ne prend pas beaucoup de douches avec de l'eau trop chaudes; cette même personne a le bon goût de ne pas dormir avec des couvertures en laine de verre; et surtout cette personne ne se gratte pas parce qu'elle s'est fait jeter par son ex dans les orties, tel un vilain bouquin de Guillaume Musso (pléonasme!) dans une gondole pour ménagère dans un supermarché de banlieue.
Voilà, maintenant vous pourrez utiliser cette locution latine à bon escient et à tire larigot et ainsi briller en société.
A très vite pour de nouvelles études linguistiques, mes petites cailles méridionales!

dimanche 17 avril 2011

Assure tes arrières!



A mort Chevalier et Laspales!
Laissons-les pour morts loin de nos vie!!
Tous les jours, on se coltine leurs immondes faciès dans des pubs idiotes, que ce soit à la TV ou sur les panneaux publicitaires.
En plus, la qualité de leur humour et spectacles a une réputation à sa hauteur: ras des pâquerettes.
Ensuite, que dire de leur production cinématographique qui au cinéma ce que facebook est à la discrétion.
Et enfin, ils ont osé piétiner, écorcher, tuer, massacrer Feydeau! Maintenant le nom de l'illustre auteur est associé à un sombre navets de ses deux guignolos (pléonasme!). Pour un peu il faudrait renommer la chose 'Monsieur chassait'.

samedi 16 avril 2011

Tu connais pas Edge?! (Director's Cut)

Un grand catcheur a dû quitter le ring cette semaine: Edge!
Je me doute que pour la plupart d'entre vous le catch n'est qu'un divertissement idiot pour jeunes délinquants ou gros bouseux du Kentucky. Je sais, maman, qu'au moins tu pourras y voir tout le coté sportif de la chose, ainsi que le coté spectacle.
Alors que beaucoup regardent "Plus belle la vie" et autres niaiseries du genre, ces mêmes crétins ne voient pas que le catch c'est exactement la même chose, sauf que l'on n'y suit pas les ennuyeuses aventures de Pamela et les histoires d'hémorroïdes de tata Chirley. Au moins dans le catch y'a de l'action, en plus des rivalités scénarisées. En fait, ce ne sont pas les baisers et coucheries qui sont attendus et scénarisés mais les grosses beignes et les chokeslam!
Et dans ce monde enchanté, fait de feux d'artifice et de justaucorps on traîne beaucoup de monde: les traîne-savates dont personne ne sait quoi faire, les rigolos, les héros, les gros bourrins, les méchants, les gentils; bref tout le monde y trouve son compte.
Chacun passe d'un rôle à un autre suivant les attentes du public ou bien la perfidie des scénaristes.
Mais au final, certain restent les mêmes. Par exemple Hulk Hogan, mais cela veut dire qu'il est juste rester un gros con prétentieux.
Non, le vrai qui resta entièrement naturel, c'est Edge!


Dans ce petit monde dont Las vega n'a rien à envier, Edge a toujours su rester le même. Bien que, pour des raisons de scénarios, il passa de 'heel' à 'face' (de méchant à gentil, si vous préférez), il resta toujours dans son rôle "d'ultimate opportunist" n'ayant pour morale que la sienne et ses intérêts. Bien que cela n'est pas l'air très 'vendeur' pour le public, il resta un personnage attachant; il fut au catch ce que le petit cousin farceur et sale gosse mais attachant est à votre famille.
Toute sa vie fut dans le catch (mis à part quand il s'est fait dépucelé à 18 ans par une jeune fille de 21 en bikini violet lors du spring break à Miami).
Depuis son plus jeune âge, il se voyait en catcheur, et après être le catcheur le plus titré de la WWE il comptait prendre sa retraite dans un ou deux à l'aube de sa quarantaine. Mais le catch a beau être marrant à regarder, il n'en reste pas moins un sport dangereux. Ayant subi une grave opération du cou il y a quelques années, les médecins lui ont annoncé que chaque fois qu'il montait sur le ring il risquait sa vie.
Ainsi, Edge s'est retiré. Un peu précipitamment, certes, mais avec les honneurs! Pour ses adieux publiques, la WWE lui a permis de s'exprimer librement (c'est à dire en tant que personne et non en tant que personnage respectant les histoires et scénarios). Ces adieux furent sincères, émouvants et le public ainsi que l'ensemble des catcheurs de la société lui rendirent hommage.
Maintenant, il va rester un certain vide dans le catch, et pas mal de catcheur ennuyeux, mais tout comme il y eut Jésus et son enseignement, maintenant il y a Edge et son enseignement!
Le spectacle continuera avec des catcheurs plus ou moins mauvais et intéressants mais il est certain, qu'à partir de maintenant, je pourrai dire: "J'ai connu Edge!"
Stay Rated-R!!!

Chapitre VIII: Om mani padme girls.

La panique s'empara des amazones; même Flavia, qui d'habitude ne bougeait jamais le moindre petit orteil quand elle s'essuyait les pieds sur les hommes, couru vers les portes de la cité, armes à la main.
De la brèche se déversait une multitude d'objets volants. Ils virevoltaient sous la voûte comme des milliers de papillons de nuit devant une lumière, puis certains groupes se détachaient et fondaient vers le sol. Leur ballet laissait dans les airs des traînes allant du jaune safran au carmin.
Jack et Franz, libérés de leur tortionnaire de rêve, se cachèrent sous un porche et observèrent le spectacle qui s'offrait à eux.
Ces étranges insectes volants n'étaient en fait que des hommes volants: des centaines de moines bouddhistes volants en position du lotus. Ils étaient si nombreux que les amazones n'étaient plus qu'un amas désordonné de belles femmes en slip d'ours essayant de trouver un refuge.
Les vielles pantoufles, les bombes à huile de yack et les cris qui tuent que lançaient les bonzes volants n'arrêtaient pas de pleuvoir sur les pauvres jeunes filles en bikini.
Mais à l'autre bout de la brèche, les sombres cachots s'ouvrirent et une autre menace se joignit à ce grand capharnaüm: les anciens fécondateurs des amazones. Ces hommes qui ne servirent qu'une seule fois comme géniteurs des futures amazones étaient terrifiants. Ils portaient tous un costume de poussin géant mais surtout maîtrisaient de terribles techniques ninjas.
Nos héros se trouvaient au centre de tout ça et honnêtement cela sentait plutôt mauvais.
Flavia passa devant nos héros, titubante, et avec quelques blessures, mais surtout entièrement couverte d'huile de yack.
Son corps d'une excellence olympienne, huilé comme un Turc dans un kebab stambouliote, hypnotisait Jack comme jamais auparavant. Ses fins filets de sang, courant le long de ses cuisses galbées et de sa poitrine exceptionnellement bien vallonnée, rappelaient à Jack ses jeunes années cairotes passées à regarder Nadia, la danseuse du Naked Bastet.
Mais le temps n'était ni à la rêverie, ni au fantasmes car les poussins géants d'un coté et les amazones de l'autre se rapprochaient dangereusement de nos deux protagonistes.
Jack enleva sa ceinture et courut vers Flavia. Il l'attrapa brusquement par la hanche et de l'autre main s'accrocha, grâce à la ceinture, à un bonze qui volait par là.
Franz n'eut pas cette chance; Jack et Flavia s'envolaient sur un moine tibétain en lévitation de croisière alors qu'une armée de filles de rêve à moitié nues et de ninjas déguisés en poussins fondaient sur Franz...

jeudi 14 avril 2011

2K

Je vous vois venir:" ah le con! Il va encore nous tanner avec ses satanés jeux vidéo!"
Eh bien, oui, mais comme j'aime prendre soin de vous et que j'aime aussi essayer de dire des choses plus ou moins intéressantes, Bioshock n'est pas un simple jeux vidéoludique idiot.
Bon bien sûr, c'est un FPS (jeux de tir à la vue subjective) donc on traverse des zones avec tout plein de vilains cocos à dézinguer avec la bonne armurerie que l'on vous a fourni.
Mais point d'extra-terrestres et autres zombies vilains.
Dans Bioshock, vous vous retrouvez dans une cité sous-marine: Rapture. Cette ville fut crée par un mix entre magnat/dictateur/gourou qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale (le jeu se passe dans les années 60), a voulu créer une ville idéal pour les artistes et les scientifiques et donc, hors des influences communistes, capitalistes et religieuses. Ainsi donc, une société de bienfaits, de plus écologique où tout le monde était plus ou moins égaux.



Malheureusement, cela ne dura pas; forcément! Une guerre civile éclata dans la ville et pour couronner le tout le génie scientifique dérapa quelque peu et certains humains un peu modifiés (surtout façon Steampunk comme les Big Daddy, que vous pouvez voir ci-dessous).
.


Bref, vous vous débattez pour sortir de cet endroit mais aussi pour avoir le fin mot de l'histoire.
Tout l'intérêt de ce jeu (pour ne pas parler de la très bonne IA etc.) réside dans de somptueux décors rétro qui donne à ce jeu une ambiance certaine et rehausse une histoire qui est déjà à ne pas piquer des hannetons.
Voilà pour le blabla, après il faut y jouer pour savourer tout ce que je viens de vous énumérer. Au moins, tonton bloc WC vous a mis plein d'images du jeu pour votre plus grand bonheur.


jeudi 7 avril 2011

Fume, c'est de la culotte!





Ah, Sucker Punch!
On peut dire qu'il a été attendu celui-là. Après une Armée des morts jouissive, un 300 orgasmique et un Watchmen façon partouze au festival de Cannes entre putes et champagne, Zack Snyder se devait de nous faire rêver.
Il y a un an, les artworks préparatoires sortirent; ce sont ceux que vous pouvez voir actuellement. De belles jeunes filles, des pouvoirs et tout et tout, bref un intérêt certain pour le projet s'éveilla.
Et un jour la sortie en salles arriva!
Ah, ça pour être beau, c'est beau! Tout est réglé au millimètres, les images sont léchées et les effets spéciaux superbes.
Mais voilà, cela s'arrête là!
Des actrices un peu sexy, certes, mais bon ce ne sont pas non plus de super canons; surtout l'héroïne qui a l'air de chouiner du début à la fin comme un pauvre cocker dans un restaurant chinois.

Les actrices n'expriment pas un large panel d'émotion à part: 'j'ai peur' et 'je cours tout le monde voit ma culotte, mais je m'en fous!'. L'acteur principal joue plutôt bien et justement se démarque des jeux mollassons des demoiselles, mais son personnage n'est pas à la hauteur tellement il est fade et caricatural.
Car oui, les personnages sont des nuls! Les psychologies et personnalités ont été ébauché sur un emballage Carambar. Pour dire, la scène la plus poignante est celle de la mort d'un dragon...
Donc ça c'est dit, mais y'a pire comme le développement et l'intérêt du scénariste pour ses personnages est nul, on se fiche tout au long du film de ce qui va advenir d'eux. Aucune tension, ni empathie, nous suivons l'histoire comme on suit une feuille morte soulevée par le vent du regard (et encore, ça c'est poétique).
D'ailleurs, Snyder également ne semble porter aucun intérêt pour les personnages et reporte tout sur les effets spéciaux et de caméra.
Tout comme votre copine couche avec vous après 6 mois de relation parce qu'elle veut un sac ou une robe, Snyder vient relever notre ennui par des scènes d'action avec explosions bullet-time et montrage de petites culottes, toujours au ralenti (forcément!).
Des scènes impressionnantes mais très répétitives et qui n'arrive pas à étayer un scénario bancal, déjà-vu et totalement sans intérêt. Pour vous dire on connaît déjà la fin dès le premier 1/4 d'heure.
En fait, le film est un gros loukoum dégoulinant de 'm'as-tu-vu" et boursouflé de passages pour geeks sans liens entre eux. Sucker Punch tient surtout de Magritte que de Hitchcock car ce film n'est pas un film.

mercredi 6 avril 2011

Vroum vrooum

M6 a fini de diffuser Top Chef et les critiques pleuvent déjà sur le bovin chouineur... Salauds de post-modernistes qui ne croyez plus en rien!!


Heureusement, tonton M6 pense à tout et nous refourgue son nouveau bébé: Pékin Express sur la route des grands fauves! Alors oui, le bébé ressemble plutôt à un vieillard arthritique, pour preuve on ne dit plus Pékin depuis des années mais Beijing et surtout cette émission n'a plus rien à voir avec Pékin depuis plusieurs saisons.
Bref encore un chef d'oeuvre d'abyssale bêtise façon M6.
Mais il y a beaucoup mieux en matière de nullité extrême: l'adaptation de ce jeux sur Wii!

On n'a jamais vu un jeux vidéo aussi moche depuis l'histoire des consoles. On pourrait croire que plus une console est puissante, plus le niveau va vers le haut; et bien, non, c'est justement le contraire. La fainéantise des développeurs a atteint des sommets, en même temps pensaient-ils faire un chef d'oeuvre avec un thème aussi mauvais que pekin Express?!
Je reviendrai pour le niveau graphique dont vous pouvez d'ores et déjà admirer la splendeur.
Alors, le jeux n'a rien à voir avec l'émission étron, il s'agit simplement d'une course de bolides façon Micromachines; niveau originalité, faudra repasser.
De plus, on vous propose des équipes de deux (alors pourquoi de deux, tout le monde se le demande) qui ne sont pas caricaturales pour un sou: les geeks boutonneux et pervers, les pouffes superficielles aux crânes beaucoup plus vides que certaines parties de leurs anatomies, etc.
Et cerise sur le gâteau, nous avons le droit à un beau dessin et surtout la douce voix consensuel du fascinant Stéphane Rotenberg!
Stéphane Rotenberg qui illustre bien tout l'intérêt du jeu: vide, plat, ronflant et dépassé.

Le jeux propose de conduire de grosses briques représentant des voitures ou des bateaux; ils sont maniables et contrôlables comme un obèse sous-alimenté dans une cuisine estudiantine parisienne remplie de bonbons. Les décors sont de gros aplats de couleurs que même 'Paint' n'aurait pas proposé.
On se demande si le graphisme du jeu ne s'inspire pas des peintres cubistes tellement les éléments du décor se chevauche avec le naturel d'un meuble Ikea monté par un aveugle (regardez moi la photo avec les rapides... de toute beauté!).
Bref, un monument du moche que je conseille à tous pour bien se marrer ou pour offrir à quelqu'un que vous détestez, car oui les éditeurs ont eu la décence de mettre le prix au même niveau que le développement du jeu: au rabais.

lundi 4 avril 2011

Philippique priapique


Ah, les comédies musicale...
Mozart, l'opéra merde; Zorro le musical; Mama mia (le bien nommé), bref on se fait gaver le coquillard (pour ne pas dire: broyer les tympans, énucléer, et trépaner) avec toute cette fange.
Pas un seul moment de répit depuis Notre-Dame de Paris.
Donc on tombe dessus et on se dit: "Mais, c'est de la merde!" (à juste raison); mais nous sommes des personnes éclairées et confiantes envers l'être humain et son avancée vers un monde meilleur, alors on se dit qu'avec le temps cela finira par s'améliorer. Mais, surprise, c'est toujours le même bon gros étron artistique (j'insulte l'art sans le vouloir), on se demande même si ce n'est pas encore pire.
Depuis quelques années, les producteurs pensent que reprendre une histoire connue fera un succès. Mais les classiques façon Roméo et Juliette, on connaît par coeur.
Comme si cela ne suffisait pas, on nous colle dans les esgourdes des paroles qui ne produiraient aucune sensation chez un homme sous ecsta depuis 3 ans et feraient passer un enfant de 4 ans pour Cicéron. Le tout relevé par de médiocres chanteurs aux charismes d'endives (bien que les endives peuvent être appétissantes). Notez bien que je dis 'médiocres' car il n'ont pas de présence, ils chantent peut être juste mais ils chantent comme tout le monde fait du vélo. Ils auraient été pitoyables, le spectacle aurait été marrant mais non, la plupart de ces shows sont simplement barbants et médiocres.
Et comme si ce déluge d'horreurs ne suffisait pas, beaucoup de choses se passent sur scène!
Bien sûr, je passe sur les décors et costumes d'un goût plus que douteux. Bref, pendant que les médiocres couinent leurs sentiments dégoulinant, il y a toujours des danseurs qui gesticulent derrière. En général, il y a trois pouffes et deux mecs bodybuildés qui essayent de lever la patte tout comme les vrais danseurs font des développés; mais malheureusement ils lèvent leurs guiboles aussi haut que leurs QI et avec une grâce de caissière.
En plus, les troupes de danseurs doivent également faire des spots de pub Benetton à coté quand on y regarde de plus près.
Nous nous faisons déjà violer tous les jours par les cons (les vrais, ce que l'on rencontre chaque jour), les médias et leur cortège de mauvaises nouvelles, nos enfants sont cons et chiants, nos conjoints aiment l'argent mais plus le sexe, bref on se repose devant la TV ou la radio mais pauvre de nous...
Malheur! Malheur pour nos repos! Un repos bercé par le "Jesus bleibet meine freude" mais qui, tout d'un coup, se rythme avec la "Danse des chevaliers" (Roméo et Juliette) voir le "Dies Irae" de Verdi: eh oui, un extrait de comédie poubelle musicale arrive à vous.
Prions, mes amis! Prions pour le salut de notre santé mentale! L'Armageddon de la médiocrité arrivera! Le Ragnarok du mauvais goût approche!