lundi 25 avril 2011

Tu peux crier, t'auras pas de dessert!

Mes chers petits, passons donc un peu en revue les films vus ou revus des dernières semaines par votre aimable serviteur:
Scream 4 (Wes Craven; 2011)
Mon Dieu... Grand fan du premier (un peu moins de deuxième et pas du tout du troisième), cet opus est à Scream ce que le kouign-aman est au régime! C'est gros, c'est boursouflé, y'en a partout, non vraiment, Craven a perdu de son mordant. La critique que le film tente de bâtir est bien molle et éculée.
Il reste quelques bons jeux sur les codes du film de genre mais tout le film est gâté par un humour aussi lourd que le kouign-anman de tout à l'heure; des acteurs nuls, ou bien faisant le minimum vital, et des personnages ayant une profondeur psychologique de litière à chats (même si ils étaient déjà dans les opus précédents).
En tous cas, on retient que Courtney Cox, en plus de mal jouer, devrait plutôt se reconvertir dans un film sur les dangers de l'excès de chirurgie esthétiques. On retient également que finalement Scream ne se renouvelle jamais et garde les mêmes ingrédients sur fond de scénario de plus en plus improbable et ridicule (j'entends là, la motivation des tueurs); sur ce dernier point cet opus est particulièrement ridicule. Bref: 09/20 pour un film d'horreur et 11/20 pour une comédie.

Thor (Kenneth Branagh; 2011)
Thor... Thor est très proche de Hulk: c'est un gros bourrin made in 'maison des idées' qui n'a de profondeur, de finesse et de subtilité que la page de papier recyclé sur laquelle leurs QI de zéro se répandent. Mais qu'en est-il pour le film?
Alors déjà, ça ressemble à une pub Dior ("j'adore!"): y'en a partout: le bling-bling est maître à Asgard. Les scènes de batailles sont incompréhensibles tellement la caméra bouge et tremble pour nous faire croire qu'il y a de l'action; d'ailleurs quand il n'y en a vraiment pas le petit père Branagh aime beaucoup foutre sa caméra de traviole, sans aucune justification. Peut être cela fait-il plus joli mais en tous cas, cela donne un sacré mal de cou.
Après, l'histoire n'est pas si mauvaise si l'on oublie la psychologie zéro des personnages: Thor est un gros con qui tout d'un coup devient hippy et Natalie Portman est tellement cruche qu'elle arrive à dégoûter le fan en rut. Le reste des personnages? Sans intérêt, d'ailleurs on ne se rend même pas compte qu'ils existent.
Si vous devez le voir (mais vraiment si on vous oblige), ne payez pas! N'essayez même pas de le mettre en fond, en vue de conclure avec quelqu'un: ça sera parfait pour faire un son sonore et un film que l'on peut rater car l'on s'embrasse mais votre future moitié risque surtout de s'endormir.

Candyman (Bernard Rose; 1992) Aah Candyman! Le film qui vous empêchera de répéter des bêtises devant les miroirs. Tiré d'une nouvelle de Clive Barker (qui, je le répète pour la millième fois, est un génie!), ce film a marqué des générations de spectateurs.
Si maintenant le film ne distille pas un enchaînement de sursauts et d'effroi, il possède toujours une grande force poétique et une ambiance exceptionnelle: entre ses décors, son héros tragique dans la lignée des Dracula et Frankenstein. Le personnage de Candyman a quelque chose de Shakespearien [d'ailleurs, la phrase qui semble être son mantra ('Sweets to the Sweet') est tiré d'Hamlet: lorsque la reine annonce à Hamlet le suicide d'Ophélia].
Tout comme Dracula l'histoire traite plus d'un amour plus fort que tout plutôt que d'un monstre. Et comme c'est du Barker, cet amour mêle à la fois érotisme, monstruosité, passion et répulsion. Bref, un classique du cinéma d'horreur que l'on ne se lasse pas de voir et revoir.

Coraline (Henry Selick; 2009)

D'après un roman de Neil Gaiman (que je ne présente plus), Coraline, en quelques sortes, est une réécriture d'Alice au pays des merveilles.
L'animation y est extrêmement fluide et la direction artistique n'est pas en reste: les couleurs et décors vraiment d'une beauté saisissante et que dire du somptueux design des personnages qui a su rester proche du style, si particulier, de Dave McKean.
Autre élément de joie: pour une fois on ne parle pas de Burton. Mais si, vous savez le réalisateur qui aime faire des mauvais film depuis 10 ans. Alors que Burton prend tout le crédit de l'Etrange Noël de M. Jack, alors qu'il a écrit l'histoire, fait le design des personnages et surtout plomber le tournage, Sellick reprend ici toute la gloire qui lui ait due.
Bref, un bonne histoire et une réalisation féerique qui plaira aux plus jeunes comme aux plus âgés avec tout ce qu'il faut de féerie, d'humour et de frissons pour passer un excellent moment.



Rainy Dog (Takashi Miike; 1997)

Un film de Takashi Miike. Vous sursautez d'horreur à cette annonce, mais comme je vous éduque gentiment vous vous souvenez que cet homme est tout simplement un dieu. Deuxième film de la trilogie Black Society, Rainy Dog oublie le mauvais goût outrancier et la passion expérimentale de son réalisateur; ici, on trouve le Miike contemplatif (mais pas trop) et sensible qui nous donnera des chef d'oeuvres comme Bird People in China, Dead or Alive 2 ou Les prisonniers du paradis.
Ainsi, nous trouvons de la poésie, de la douceur et un peu de violence esthétisée (oui, les mafieux font rarement des combats de fleurs). La pluie devient même un personnage à part entière dans les rues sordides de Taipei. Comme à son habitude, Miike centre beaucoup sont propos sur l'exclusion avec le héros japonais aphasique ( le film comporte peu de dialogues d'ailleurs) exilé à Taiwan. Le film porte davantage sur la solitude que sur l'histoire d'un tueur à gages qui se voit traquer. Peut être pas le meilleur Miike mais une pièce majeure pour comprendre son évolution.

House of Wax (André de Toth; 1953)

Un très bon Vincent Price qui, comme à son habitude, captive le spectateur et élève tout le film par sa seule présence.
Trahi et laissé pour mort, Price, audacieux sculpteur de cire, tient à se venger et à revenir à sa gloire et notoriété passées, mais depuis l'incident ses méthodes sont devenues quelques peu illégales.
Si l'on fait abstraction de Price et de son génie, le film reste un très bon film d'épouvante (à l'ancienne entendez bien, ce n'est pas Saw, bande de béotiens!). L'atmosphère a gagné un très belle touche rétro avec le temps; je ne sais pas vous mais voir des mannequins dans une pièce semi-éclairée me rassure rarement; on peut y voir une illustration de l'art et de ce que l'artiste est prêt à sacrifié pour lui; on y voit Charles Bronson jeune débutant; le scénario nous épargne des personnages nunuches ayant la psychologie d'un mérou; et enfin un de ses personnages est joué par Vincent Price!
Si, par ailleurs, vous connaissez déjà son remake moderne (titre éponyme avec Paris Hilton dans le casting, qui est en outre pas si mal), sachez que les deux n'ont rien à voir (à part le secret des statues).

Le scaphandre et le papillon (Julian Schnabel; 2007)

Alors, tout d'abord Le scaphandre et le papillon est une histoire difficile (une histoire vraie qui plus est): Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef d'Elle, est victime d'un AVC qui laisse avec un Locked-in Syndrome (comprenez là, qu'il entend et voit mais ne peut que bouger ses paupières pour tous mouvements et communication).
Le film (désole, je n'ai pas encore lu le roman) ne verse pas dans les sentiments faciles et c'est bien ce qui fait sa force envers la plupart des films comportant ce genre d'histoires.
Les acteurs sont excellents (Mathieu Amalric et Maw Von Sydow en premiers) et se mettent entièrement au service du scénario, profond et clair.
Un scénario et une réalisation qui choisissent de plongée le spectateur dans la peau de ce héros qui est enfermé dans sa tête.
Le film est à la fois drôle, émouvant, poétique et, surtout, il est léger comme un papillon. Il est une expérience à voir ou plutôt à ressentir.

Paprika (Satoshi Kon; 2006)

Satoshi Kon n'est malheureusement plus mais pourtant son oeuvre perdure: Black Swan a allégrement pompé sur Perfect Blue (âprement, il est interdit d'évoquer cela en conférences de presse et interview), et Inception s'inspire de Paprika (bien que là, Nolan ait totalement reconnu cela).
Résumer Paprika n'est pas chose aisée car tout le film n'est qu'un rêve sur les rêves: une machine pour rentrer dans les rêves a été volé et les rêves deviennent dangereux et commencent à envahir la réalité. Même si l'histoire peut sembler compliquée au premier abord, surtout quand les rêves se rencontrent, mais il n'en est rien. La trame reste incroyablement claire. Le film foisonne d'idées et de références, le tout superbement mis en scène par une animation et un graphisme époustouflants.
Paprika est tout simplement un grand rêve lumineux et éveillé, qui ravit l'oeil et l'esprit. Il est comme une bouffée de joie et d'optimiste (bien que le film ne le soit pas foncièrement).
Oeuvre testamentaire de Satoshi Kon, Paprika est un chef d'oeuvre de l'animation qui hisse le genre au même niveau que les plus grandes pellicules du septième art.

vendredi 22 avril 2011

Club Med Gym



Nous vivons dans une société de la perfection, ou devrait-on dire de pseudo-perfection.
On vend de la perfection partout mais celle-ci n'existera jamais (ou peut être dans l'art). On peut déjà se dire que la perfection ne peut exister pour une oeuvre ou création humaine, car faillible par essence.
Ainsi, il n'y a pas d'homme parfait, ni de femme parfaite. On a beau avoir le corps d'un 2befree, on risque surtout d'en avoir le cerveau. Après, si l'on possède de le cerveau de Sartre (ce qui est déjà plus balèse en soi; notez que je ne parle pas de sa vision politique), un tel esprit attire un peu moins, surtout si en plus on possède le visage du dit philosophe.
Et ainsi de suite: pas de système politique ou économique parfait, pas de guerre sans morts etc.
On sait tous que la femme/homme parfait(e) n'existe pas; que même si l'on a le boulot de nos rêves il y aura toujours des sacrifices ou des concessions à faire.
Mais tout le monde l'oublie car tous les jours on nous ment. Tous les jours, on nous fait croire que la perfection est à notre porte, et pour rien par dessus le marché.
Il faut tendre vers la perfection, il faut s'en rapprocher mais pas se faire d'illusion.
Connaître la réalité des choses, même dans leurs plus noires réalités, et prendre cela comme une source d'optimiste.

lundi 18 avril 2011

On se poile!



Aujourd'hui, mes tous petits, nous allons nous intéresser à la belle langue française, qui nous a offert de grands génies littéraire comme Molière, Victor Hugo et Marc Levy!
Alors qu'est-ce donc qu'une persona non grata? On fait moins les malins! Ça vous apprendra à pioncer lors des cours façon Rosa, rosa, rosam, rosae, rosae, rosa!
Une persona non grata est une personne qui ne se gratte pas. C'est logique: non-retour, pas de retour; non grata, personne ne s'est gratté; Slipknot, pas de slip; tout cela est évident!
Mais si nous allons au fond des choses, très chers amis, nous pouvons aussi voir que une persona non grata est une personne aux moeurs et à l'hygiène impeccables.
Cette personne n'a pas de mst, de douches; elle ne prend pas beaucoup de douches avec de l'eau trop chaudes; cette même personne a le bon goût de ne pas dormir avec des couvertures en laine de verre; et surtout cette personne ne se gratte pas parce qu'elle s'est fait jeter par son ex dans les orties, tel un vilain bouquin de Guillaume Musso (pléonasme!) dans une gondole pour ménagère dans un supermarché de banlieue.
Voilà, maintenant vous pourrez utiliser cette locution latine à bon escient et à tire larigot et ainsi briller en société.
A très vite pour de nouvelles études linguistiques, mes petites cailles méridionales!

dimanche 17 avril 2011

Assure tes arrières!



A mort Chevalier et Laspales!
Laissons-les pour morts loin de nos vie!!
Tous les jours, on se coltine leurs immondes faciès dans des pubs idiotes, que ce soit à la TV ou sur les panneaux publicitaires.
En plus, la qualité de leur humour et spectacles a une réputation à sa hauteur: ras des pâquerettes.
Ensuite, que dire de leur production cinématographique qui au cinéma ce que facebook est à la discrétion.
Et enfin, ils ont osé piétiner, écorcher, tuer, massacrer Feydeau! Maintenant le nom de l'illustre auteur est associé à un sombre navets de ses deux guignolos (pléonasme!). Pour un peu il faudrait renommer la chose 'Monsieur chassait'.

samedi 16 avril 2011

Tu connais pas Edge?! (Director's Cut)

Un grand catcheur a dû quitter le ring cette semaine: Edge!
Je me doute que pour la plupart d'entre vous le catch n'est qu'un divertissement idiot pour jeunes délinquants ou gros bouseux du Kentucky. Je sais, maman, qu'au moins tu pourras y voir tout le coté sportif de la chose, ainsi que le coté spectacle.
Alors que beaucoup regardent "Plus belle la vie" et autres niaiseries du genre, ces mêmes crétins ne voient pas que le catch c'est exactement la même chose, sauf que l'on n'y suit pas les ennuyeuses aventures de Pamela et les histoires d'hémorroïdes de tata Chirley. Au moins dans le catch y'a de l'action, en plus des rivalités scénarisées. En fait, ce ne sont pas les baisers et coucheries qui sont attendus et scénarisés mais les grosses beignes et les chokeslam!
Et dans ce monde enchanté, fait de feux d'artifice et de justaucorps on traîne beaucoup de monde: les traîne-savates dont personne ne sait quoi faire, les rigolos, les héros, les gros bourrins, les méchants, les gentils; bref tout le monde y trouve son compte.
Chacun passe d'un rôle à un autre suivant les attentes du public ou bien la perfidie des scénaristes.
Mais au final, certain restent les mêmes. Par exemple Hulk Hogan, mais cela veut dire qu'il est juste rester un gros con prétentieux.
Non, le vrai qui resta entièrement naturel, c'est Edge!


Dans ce petit monde dont Las vega n'a rien à envier, Edge a toujours su rester le même. Bien que, pour des raisons de scénarios, il passa de 'heel' à 'face' (de méchant à gentil, si vous préférez), il resta toujours dans son rôle "d'ultimate opportunist" n'ayant pour morale que la sienne et ses intérêts. Bien que cela n'est pas l'air très 'vendeur' pour le public, il resta un personnage attachant; il fut au catch ce que le petit cousin farceur et sale gosse mais attachant est à votre famille.
Toute sa vie fut dans le catch (mis à part quand il s'est fait dépucelé à 18 ans par une jeune fille de 21 en bikini violet lors du spring break à Miami).
Depuis son plus jeune âge, il se voyait en catcheur, et après être le catcheur le plus titré de la WWE il comptait prendre sa retraite dans un ou deux à l'aube de sa quarantaine. Mais le catch a beau être marrant à regarder, il n'en reste pas moins un sport dangereux. Ayant subi une grave opération du cou il y a quelques années, les médecins lui ont annoncé que chaque fois qu'il montait sur le ring il risquait sa vie.
Ainsi, Edge s'est retiré. Un peu précipitamment, certes, mais avec les honneurs! Pour ses adieux publiques, la WWE lui a permis de s'exprimer librement (c'est à dire en tant que personne et non en tant que personnage respectant les histoires et scénarios). Ces adieux furent sincères, émouvants et le public ainsi que l'ensemble des catcheurs de la société lui rendirent hommage.
Maintenant, il va rester un certain vide dans le catch, et pas mal de catcheur ennuyeux, mais tout comme il y eut Jésus et son enseignement, maintenant il y a Edge et son enseignement!
Le spectacle continuera avec des catcheurs plus ou moins mauvais et intéressants mais il est certain, qu'à partir de maintenant, je pourrai dire: "J'ai connu Edge!"
Stay Rated-R!!!

Chapitre VIII: Om mani padme girls.

La panique s'empara des amazones; même Flavia, qui d'habitude ne bougeait jamais le moindre petit orteil quand elle s'essuyait les pieds sur les hommes, couru vers les portes de la cité, armes à la main.
De la brèche se déversait une multitude d'objets volants. Ils virevoltaient sous la voûte comme des milliers de papillons de nuit devant une lumière, puis certains groupes se détachaient et fondaient vers le sol. Leur ballet laissait dans les airs des traînes allant du jaune safran au carmin.
Jack et Franz, libérés de leur tortionnaire de rêve, se cachèrent sous un porche et observèrent le spectacle qui s'offrait à eux.
Ces étranges insectes volants n'étaient en fait que des hommes volants: des centaines de moines bouddhistes volants en position du lotus. Ils étaient si nombreux que les amazones n'étaient plus qu'un amas désordonné de belles femmes en slip d'ours essayant de trouver un refuge.
Les vielles pantoufles, les bombes à huile de yack et les cris qui tuent que lançaient les bonzes volants n'arrêtaient pas de pleuvoir sur les pauvres jeunes filles en bikini.
Mais à l'autre bout de la brèche, les sombres cachots s'ouvrirent et une autre menace se joignit à ce grand capharnaüm: les anciens fécondateurs des amazones. Ces hommes qui ne servirent qu'une seule fois comme géniteurs des futures amazones étaient terrifiants. Ils portaient tous un costume de poussin géant mais surtout maîtrisaient de terribles techniques ninjas.
Nos héros se trouvaient au centre de tout ça et honnêtement cela sentait plutôt mauvais.
Flavia passa devant nos héros, titubante, et avec quelques blessures, mais surtout entièrement couverte d'huile de yack.
Son corps d'une excellence olympienne, huilé comme un Turc dans un kebab stambouliote, hypnotisait Jack comme jamais auparavant. Ses fins filets de sang, courant le long de ses cuisses galbées et de sa poitrine exceptionnellement bien vallonnée, rappelaient à Jack ses jeunes années cairotes passées à regarder Nadia, la danseuse du Naked Bastet.
Mais le temps n'était ni à la rêverie, ni au fantasmes car les poussins géants d'un coté et les amazones de l'autre se rapprochaient dangereusement de nos deux protagonistes.
Jack enleva sa ceinture et courut vers Flavia. Il l'attrapa brusquement par la hanche et de l'autre main s'accrocha, grâce à la ceinture, à un bonze qui volait par là.
Franz n'eut pas cette chance; Jack et Flavia s'envolaient sur un moine tibétain en lévitation de croisière alors qu'une armée de filles de rêve à moitié nues et de ninjas déguisés en poussins fondaient sur Franz...

jeudi 14 avril 2011

2K

Je vous vois venir:" ah le con! Il va encore nous tanner avec ses satanés jeux vidéo!"
Eh bien, oui, mais comme j'aime prendre soin de vous et que j'aime aussi essayer de dire des choses plus ou moins intéressantes, Bioshock n'est pas un simple jeux vidéoludique idiot.
Bon bien sûr, c'est un FPS (jeux de tir à la vue subjective) donc on traverse des zones avec tout plein de vilains cocos à dézinguer avec la bonne armurerie que l'on vous a fourni.
Mais point d'extra-terrestres et autres zombies vilains.
Dans Bioshock, vous vous retrouvez dans une cité sous-marine: Rapture. Cette ville fut crée par un mix entre magnat/dictateur/gourou qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale (le jeu se passe dans les années 60), a voulu créer une ville idéal pour les artistes et les scientifiques et donc, hors des influences communistes, capitalistes et religieuses. Ainsi donc, une société de bienfaits, de plus écologique où tout le monde était plus ou moins égaux.



Malheureusement, cela ne dura pas; forcément! Une guerre civile éclata dans la ville et pour couronner le tout le génie scientifique dérapa quelque peu et certains humains un peu modifiés (surtout façon Steampunk comme les Big Daddy, que vous pouvez voir ci-dessous).
.


Bref, vous vous débattez pour sortir de cet endroit mais aussi pour avoir le fin mot de l'histoire.
Tout l'intérêt de ce jeu (pour ne pas parler de la très bonne IA etc.) réside dans de somptueux décors rétro qui donne à ce jeu une ambiance certaine et rehausse une histoire qui est déjà à ne pas piquer des hannetons.
Voilà pour le blabla, après il faut y jouer pour savourer tout ce que je viens de vous énumérer. Au moins, tonton bloc WC vous a mis plein d'images du jeu pour votre plus grand bonheur.


jeudi 7 avril 2011

Fume, c'est de la culotte!





Ah, Sucker Punch!
On peut dire qu'il a été attendu celui-là. Après une Armée des morts jouissive, un 300 orgasmique et un Watchmen façon partouze au festival de Cannes entre putes et champagne, Zack Snyder se devait de nous faire rêver.
Il y a un an, les artworks préparatoires sortirent; ce sont ceux que vous pouvez voir actuellement. De belles jeunes filles, des pouvoirs et tout et tout, bref un intérêt certain pour le projet s'éveilla.
Et un jour la sortie en salles arriva!
Ah, ça pour être beau, c'est beau! Tout est réglé au millimètres, les images sont léchées et les effets spéciaux superbes.
Mais voilà, cela s'arrête là!
Des actrices un peu sexy, certes, mais bon ce ne sont pas non plus de super canons; surtout l'héroïne qui a l'air de chouiner du début à la fin comme un pauvre cocker dans un restaurant chinois.

Les actrices n'expriment pas un large panel d'émotion à part: 'j'ai peur' et 'je cours tout le monde voit ma culotte, mais je m'en fous!'. L'acteur principal joue plutôt bien et justement se démarque des jeux mollassons des demoiselles, mais son personnage n'est pas à la hauteur tellement il est fade et caricatural.
Car oui, les personnages sont des nuls! Les psychologies et personnalités ont été ébauché sur un emballage Carambar. Pour dire, la scène la plus poignante est celle de la mort d'un dragon...
Donc ça c'est dit, mais y'a pire comme le développement et l'intérêt du scénariste pour ses personnages est nul, on se fiche tout au long du film de ce qui va advenir d'eux. Aucune tension, ni empathie, nous suivons l'histoire comme on suit une feuille morte soulevée par le vent du regard (et encore, ça c'est poétique).
D'ailleurs, Snyder également ne semble porter aucun intérêt pour les personnages et reporte tout sur les effets spéciaux et de caméra.
Tout comme votre copine couche avec vous après 6 mois de relation parce qu'elle veut un sac ou une robe, Snyder vient relever notre ennui par des scènes d'action avec explosions bullet-time et montrage de petites culottes, toujours au ralenti (forcément!).
Des scènes impressionnantes mais très répétitives et qui n'arrive pas à étayer un scénario bancal, déjà-vu et totalement sans intérêt. Pour vous dire on connaît déjà la fin dès le premier 1/4 d'heure.
En fait, le film est un gros loukoum dégoulinant de 'm'as-tu-vu" et boursouflé de passages pour geeks sans liens entre eux. Sucker Punch tient surtout de Magritte que de Hitchcock car ce film n'est pas un film.

mercredi 6 avril 2011

Vroum vrooum

M6 a fini de diffuser Top Chef et les critiques pleuvent déjà sur le bovin chouineur... Salauds de post-modernistes qui ne croyez plus en rien!!


Heureusement, tonton M6 pense à tout et nous refourgue son nouveau bébé: Pékin Express sur la route des grands fauves! Alors oui, le bébé ressemble plutôt à un vieillard arthritique, pour preuve on ne dit plus Pékin depuis des années mais Beijing et surtout cette émission n'a plus rien à voir avec Pékin depuis plusieurs saisons.
Bref encore un chef d'oeuvre d'abyssale bêtise façon M6.
Mais il y a beaucoup mieux en matière de nullité extrême: l'adaptation de ce jeux sur Wii!

On n'a jamais vu un jeux vidéo aussi moche depuis l'histoire des consoles. On pourrait croire que plus une console est puissante, plus le niveau va vers le haut; et bien, non, c'est justement le contraire. La fainéantise des développeurs a atteint des sommets, en même temps pensaient-ils faire un chef d'oeuvre avec un thème aussi mauvais que pekin Express?!
Je reviendrai pour le niveau graphique dont vous pouvez d'ores et déjà admirer la splendeur.
Alors, le jeux n'a rien à voir avec l'émission étron, il s'agit simplement d'une course de bolides façon Micromachines; niveau originalité, faudra repasser.
De plus, on vous propose des équipes de deux (alors pourquoi de deux, tout le monde se le demande) qui ne sont pas caricaturales pour un sou: les geeks boutonneux et pervers, les pouffes superficielles aux crânes beaucoup plus vides que certaines parties de leurs anatomies, etc.
Et cerise sur le gâteau, nous avons le droit à un beau dessin et surtout la douce voix consensuel du fascinant Stéphane Rotenberg!
Stéphane Rotenberg qui illustre bien tout l'intérêt du jeu: vide, plat, ronflant et dépassé.

Le jeux propose de conduire de grosses briques représentant des voitures ou des bateaux; ils sont maniables et contrôlables comme un obèse sous-alimenté dans une cuisine estudiantine parisienne remplie de bonbons. Les décors sont de gros aplats de couleurs que même 'Paint' n'aurait pas proposé.
On se demande si le graphisme du jeu ne s'inspire pas des peintres cubistes tellement les éléments du décor se chevauche avec le naturel d'un meuble Ikea monté par un aveugle (regardez moi la photo avec les rapides... de toute beauté!).
Bref, un monument du moche que je conseille à tous pour bien se marrer ou pour offrir à quelqu'un que vous détestez, car oui les éditeurs ont eu la décence de mettre le prix au même niveau que le développement du jeu: au rabais.

lundi 4 avril 2011

Philippique priapique


Ah, les comédies musicale...
Mozart, l'opéra merde; Zorro le musical; Mama mia (le bien nommé), bref on se fait gaver le coquillard (pour ne pas dire: broyer les tympans, énucléer, et trépaner) avec toute cette fange.
Pas un seul moment de répit depuis Notre-Dame de Paris.
Donc on tombe dessus et on se dit: "Mais, c'est de la merde!" (à juste raison); mais nous sommes des personnes éclairées et confiantes envers l'être humain et son avancée vers un monde meilleur, alors on se dit qu'avec le temps cela finira par s'améliorer. Mais, surprise, c'est toujours le même bon gros étron artistique (j'insulte l'art sans le vouloir), on se demande même si ce n'est pas encore pire.
Depuis quelques années, les producteurs pensent que reprendre une histoire connue fera un succès. Mais les classiques façon Roméo et Juliette, on connaît par coeur.
Comme si cela ne suffisait pas, on nous colle dans les esgourdes des paroles qui ne produiraient aucune sensation chez un homme sous ecsta depuis 3 ans et feraient passer un enfant de 4 ans pour Cicéron. Le tout relevé par de médiocres chanteurs aux charismes d'endives (bien que les endives peuvent être appétissantes). Notez bien que je dis 'médiocres' car il n'ont pas de présence, ils chantent peut être juste mais ils chantent comme tout le monde fait du vélo. Ils auraient été pitoyables, le spectacle aurait été marrant mais non, la plupart de ces shows sont simplement barbants et médiocres.
Et comme si ce déluge d'horreurs ne suffisait pas, beaucoup de choses se passent sur scène!
Bien sûr, je passe sur les décors et costumes d'un goût plus que douteux. Bref, pendant que les médiocres couinent leurs sentiments dégoulinant, il y a toujours des danseurs qui gesticulent derrière. En général, il y a trois pouffes et deux mecs bodybuildés qui essayent de lever la patte tout comme les vrais danseurs font des développés; mais malheureusement ils lèvent leurs guiboles aussi haut que leurs QI et avec une grâce de caissière.
En plus, les troupes de danseurs doivent également faire des spots de pub Benetton à coté quand on y regarde de plus près.
Nous nous faisons déjà violer tous les jours par les cons (les vrais, ce que l'on rencontre chaque jour), les médias et leur cortège de mauvaises nouvelles, nos enfants sont cons et chiants, nos conjoints aiment l'argent mais plus le sexe, bref on se repose devant la TV ou la radio mais pauvre de nous...
Malheur! Malheur pour nos repos! Un repos bercé par le "Jesus bleibet meine freude" mais qui, tout d'un coup, se rythme avec la "Danse des chevaliers" (Roméo et Juliette) voir le "Dies Irae" de Verdi: eh oui, un extrait de comédie poubelle musicale arrive à vous.
Prions, mes amis! Prions pour le salut de notre santé mentale! L'Armageddon de la médiocrité arrivera! Le Ragnarok du mauvais goût approche!

samedi 2 avril 2011

XIIIe arrondissement


Frédéric, 33 ans, est un peu schizophrène. Tout dans sa vie est double et opposé.
Frédéric est le fruit d'un amour alcoolisé entre un fils de bonne famille et une caissière de supermarché, ainsi son enfance s'est constituée autour d'aller-retours papa/maman, ville/campagne. Les noms de ses parents sonnaient pour lui comme des gares de banlieue; leurs compagnons respectifs étaient l'anonymat diffusé par les inaudibles haut-parleurs SNCF.
Maintenant, Frédéric travaille comme adjoint d'un député maire parisien et mène ce qui semble être une vie bien rangée : un bon boulot, une belle femme et un bel appartement du coté des Gobelins. Il était le parfait bobo parisien: propre sur lui, il aimait vivre dans cette partie bourgeoise du XIIIe mais adorait encore plus s'aventurer de quelques mètres dans le quartier chinois pour acheter des produits exotiques et pouvoir parader devant ses amis avec ses plats orientaux.
Enfin c'est au choix, si ils ne sont pas orientaux, ils sont bio.
Il aurait voulu vivre à la butte aux cailles: tellement plus à la mode, tellement moins vieux. Voir même vers la BNF, mais la proximité des chemins de fer et du périph' lui fait peur.
Sa femme est hôtesse de l'air sur des vols longs courriers ce qui laisse Frédéric seul chez lui avec son chat, le laissant s'adonner à ses plaisirs de bobo coupable: les émissions de déco, de cuisine ou bien les livres d'écrivain tâcherons dont les oeuvres s'arrachent à la Fnac ou à Leclerc (mais en poche car c'est moins cher).
C'est lors de ces jours de solitude que la vie de Frederic prend une autre forme. Après sa journée de travail, il quitte le coté vieux et bourgeois de son quartier et s'enfonce en-dessous de la place d'Italie, dans le quartier chinois.
A cause d'une erreur de jeunesse et d'un sombre chantage, Frédéric se retrouve la nuit à arpenter les salles de jeux clandestines, arrières-boutiques et cuisines de restau. Récupérer, transporter de l'argent et passer à tabac quelques personnes dans les dédales de ruelles sombres qui se glissent entre les immeubles. C'était la dette qu'il devait payer.
De jour, il se faisait maltraiter par les jeunes dealer de Tolbiac; de nuit c'est lui qui leur faisait cracher les intérêts.
Heureusement que les vieux bourgeois parisiens ne s'aventurent pas dans cette partie de l'arrondissement, mais Frédéric pensait déjà à sa couverture pour le moment où sa femme arrêtera de partir à l'autre bout du monde, car au final il commençait à aimer cela.

jeudi 31 mars 2011

Gory, vini, vicci!



Que vous aimiez les films de genre ou non (un mot pour petit geek intellectuel aimant les films d'horreurs), vous avez forcément entendu parler de la saga Saw, ou tout du moins vu les affiches.
Alors est-ce que Saw n'est juste qu'un ramassis de gore et de... ba, d'encore plus de gore?
Il faut se pencher sur la saga dans son intégralité pour cerner le phénomène:
Moment de papy koala: je me souviens encore de ma première vision de Saw 1 au cinéma. C'était magnifique: le film tenait plus du thriller que du film d'horreur; le gore est présent que 5 ou 10 secondes dans le film et puis ce concept de la torture (ce n'est pas vraiment le mot mais bon) a (re)lancé tout un mouvement du film d'épouvante. L'histoire était intéressante, le suspens haletant, les acteurs bons, bref j'étais tout fou! (fin de la séquence émotion).
Mais après est arrivé Darren Lynn Bousman (le bien nommé)!

Saw II: sûrement le pire! Un huis clos ou la surenchère de morts cradingues remplacent un scénario rachitique et inintéressant ou seul le final sert pour les prochains opus (tout en restant totalement inintéressant). Notez que les décors sont super cheap, tout comme les acteurs, et que cela sera une leitmotiv jusqu'à Saw VI.

Saw III: Mon Dieu! Bousman signe un bon opus! Une histoire qui relève le niveau avec une bonne maîtrise de la tension entre les personnages et, encore et toujours, grâce à la fin. Et la où le scénario se révèle bon, le gore revient en force; il est toujours aussi gratuit mais encore plus marqué et extrême.

Saw IV: Tu croyais que c'était fini, l'ami? Et bien, non; le copain Bousman revient avec une nouvelle trilogie. Le pire étant qu'il signe, encore une fois, l'un des plus mauvais film de la saga. Tout comme le 2, il n'y a pas grand chose à dire sur cet opus contenant que du réchauffé.

Saw V: Bousman n'est plus aux commandes. Ainsi, la série remonte un peu en niveau mais quand même... Saw V est simplement moyen.

Saw VI: Malgré sa place de sixième et un titre on ne peut plus ridicule, Saw VI surprend car il est un des meilleurs opus. L'histoire se centre plus sur le meurtrier et donc reprend une assez bonne veine thriller du "se fera-t-il arrêter ou non?" Les tortures restent mais gagnent en dérision et perdent un peu de leur simple voyeurisme cradingue. De plus, on peut même lire une critique de la société (bien sûr, elle reste assez simpliste; faut pas pousser!).

mercredi 30 mars 2011


Comme vous le savez sûrement, le nuevo sol est la monnaie péruvienne, La Palice est mort à la bataille de Pavie et Bienvenue chez les ch'tis est un chef d'oeuvre dans le genre du film d'horreur. Mais saviez-vous qu'Amélie Poulain est un film qui porte sur la solitude.
Une petite fille qui est seule toute sa vie et se réfugie dans un monde onirique pour oublier cela. Son père est désabusé et au seuil de la dépression, bref tout le monde est seul: de Nino, à l'épicier en passant par le bar-tabac.
Tous se réfugient dans un monde parallèle et imaginaire. Mais si on veut pousser ce raisonnement un peu plus loin, on peut même dire que tout le film avec son décorum rétro bon enfant et sa bande-son douce et mélancolique est le monde imaginaire dans lequel nous, spectateurs dépressifs, nous réfugions.
Les personnages sont les tristes reflets de nos vies.
Heureusement, pour nous, nos familles et nos percepteurs l'humour et le coté fable du film nous empêche d'imiter les jeunes professeurs de l'éducation nationale et de vivre sous valium.
Amélie est un film d'une mélancolie romantique. Elle n'est pas crépusculaire comme Mort à Venise, elle est de cette mélancolie qui fait sourire comme lorsque l'on voit des enfants jouant avec les pigeons ou de jeunes amoureux sur un banc (bien sûr, il faut avoir plus de 27 ans pour sourire devant tout cela).

mardi 29 mars 2011

Adaptation et dialogues


Vous vous égarez sur la TV et ses obscures chaînes câblées. Il est prêt de minuit donc, après 50 pubs pour "rencontrer de vraies petites cochonnes dans ta région au 5434" ou bien "des filles chaudes pour des conversations torrides au 9867", voici le traditionnel téléfilm érotique. Il y en a des milliers qui pourrissent dans les placards poussiéreux Conforama mais ce soir-là c'est Troublante voisine qui vient s'égarer sur votre rétine et votre esprit embrumé.
Ce téléfilm est réalisé par Raoul Chenille, rien que cela provoque réactions sur nos zygomatiques et abdominaux. Mais ce n'est que le début d'accord, d'accord.
En fait, cette chose télévisuelle est une machine à rire (et je n'en ai vu que 30 minutes!).
La troublante voisine qui excite le héros, étudiant en médecine, est aussi sexy qu'une boite de raviolis ouverte et excitant qu'un jambon dansant dans une vitrine de boucher. Mais bon, cette voisine réveille les sens (et le voyeurisme) du héros. Celui-ci vit en collocation avec un grand benêt qui tringle sa copine dès qu'il le peut. Un jour, le héros voit sa voisine d'en face en nuisette affreuse et depuis il ne cesse de l'épier. Voilà, pour l'histoire que l'on sent d'inspiration Dostoievskienne. D'ailleurs, le scénariste n'était pas seul pour écrire ce chef d'oeuvre de médiocrité, puisque le générique montre fièrement le nom de quelqu'un ayant fait l'adaptation et les dialogues.
Des dialogues mémorables tels que "tu veux pas te taper ma copine? Elle est bien pourtant", ou bien "t'as mangé? T'as quelque chose dans le frigo?". Surtout, lors d'une scène où la petite copine cochonne mignonne se concentre pour réciter ses âneries alors que son copain est au contact pelvien de ses muqueuses. Une fois le texte dit elle arrête d'être immobile et feint de jouer le plaisir: en même temps, le copain/colloque est sexy comme Bernard Thibault et il baise en 20secondes chrono sans ouvrir sa braguette.
Le héros se transforme donc en voyeur depuis une cage d'escalier avec une longue-vue façon Rackam le Rouge. Le pervers des escaliers met donc des lunettes de soleil dans son appart (ça fait plus pervers); il appelle la voisine la nuit en trouvant son numéro dans les pages jaunes (sic!).
Mais tout s'accélère: un maître chanteur apparaît avec une voix qui trahit une surconsommation de clopes et de whisky. Le colloc baise dans un lit à 3 mètres du héros, dormant dans le canapé, et là ça jouit façon Lara Fabian après un dialogue mémorable: "Il fait chaud! - Oh oui, il fait chaud!"
Autre point marquant: la vieillerie du bordel. Le grain de pellicule, d'immondes voitures, des coupes de cheveux à faire pleurer un vendeur de choucroute, des chemises criardes à motifs rideaux, bref tout le charme d'un téléfilm cheap des années 80/début 90.
Pour ces créateurs, cette Troublante voisine "diffuse un subtil parfum d'érotisme", comme le déclare l'héroïne faisant de la balançoire en nuisette de mamie dans son appartement. Pour nous, il répand de grosses crises de rire, ce qui nous évite d'avoir honte comme peut le ressentir le pervers qui se touche devant.

Long mais bon!


M6, chaîne culturelle, nous a encore une fois gratifié d'une belle émission dont elle a le secret: Top Chef! Le dernier épisode vient de se terminer et honnêtement il y a de quoi dire pour un vilain méchant comme moi. Commençons par son présentateur, le charismatique Stéphane Rotenberg.
Il nous a encore une fois prouvé qu'il est à l'encéphalogramme ce que la Beauce est au paysage français.
Rotenberg, le bien nommé, nous a gratifié d'un "regard scrutateur"... Bien sûr cela ne veut rien dire vu le contexte. Cela écorche les oreilles, mais le mot existe: c'est une personne chargée de dépouiller les bulletins de vote. Bien évidemment, le pâle Rotenberg ne le sait pas et dans son innocence d'imbécile heureux il abat froidement la langue française, après avoir massacré l'image de l'intégrité et de l'intelligence humaine.
Un peu plus tard, le rustre réitère sa bêtise avec un bel "votre avis compte autant; dans la salle il y a 88 dégustants." Et encore: "elle est avec les degustants".... Il a déjà éviter de dire "degusteurs" et vu son QI c'est un exploit! Après, il ne connaît ni le terme 'degustateur' (qui d'ailleurs serait, là aussi incongru), ni le participe présent, ainsi il pense que ce terme fait chic. Mais sa connaissance grammaticale est au niveau de sa conception du travail de présentateur TV...
Mais qu'est-ce que Top Chef? Un mix entre la nouvelle star et un dîner presque parfait. Sauf que, pour une fois, la production a évité de nous faire marrer avec de gros nuls qui savent que mettre une bougie au milieu de la table ça fait classe et que les légumes se lavent avant de les cuisiner. Ainsi, on évite aussi les animations beaufs à la mords-moi-le-noeud.
Mais, si l'on n'a pas l'ambiance Johnny Hallyday/Damidot et les cotillons qui vont bien, M6 nous a quand même trié tout ça sur le volet:
- L'animatrice potiche, transparente comme une pub de dentifrice: Agathe Lecaron. Avec l'ami Rotenberg, le plateau se transforme en une assiette présentant une endive et un navet. A son palmarès, elle a eu le privilège de présenter le bêtisier de Noël 2010. Une émission qui énerve tout le monde chaque année avec en acolyte, un excité qui fait plus pour l'euthanasie que pour l'humour de banquets.
-La raclure orgueilleuse mais qui reste, de loin, le plus sympathique. Il faut toujours se méfier de la fourberie asiatique, surtout quand le serveur vous annonce que vous mangez du boeuf quand la viande aboie.
-La petite timide un peu paysanne. Un peu bêtasse, elle a été jusqu'en demi-finale avec son jeune âge telle une normande allant tranquillement aux pâturages, mais est partie aussi vite et discrètement qu'un Big Mac chez McDo.
-Un jeune homme qui ne ressemble à personne, ou peut être à un obscur acteur porno méridional. Pour les téléspectateurs, il est connu comme étant "le pote du chinois".
-Une mignonne stressée façon caniche enragé qui aime s'insulter. Elle avait tout pour gagner à part, peut être, une tête de cocker alimentée par des glandes lacrymales en mode auto-boost et des références à ses lardons qui pleuvent toutes les minutes.
-La fille mal dégrossie, sentant bon le cassoulet, qui chouine à chaque minute, laissant les larmes couler de ses yeux rantanplans le long de son visage, cadenassé par sa mâchoire de gardien de prison est-allemand. Elle a eu le bonheur de servir à des bobos des "pâtes bolognaises"... Pour cause de copyright, elle n'a pu mitonner un Bolino ou William Saurin.
-Et bien sûr, l'inénarrable Rotenberg dont nous avons déjà évoqué les points forts.

Notons que dans ce déluge de médiocrité, on a également pu admirer/subir de vilains bobos avec leurs cuisines bio, leurs grands appartements parisiens au style rétro et leurs conceptions de prof de gauche vivants dans un monde de droite. Ainsi, qu'un dîner pour les mauvais (le staff) et les idiots (les spectateurs) du Mama Mia, la mauvaise comédie musicale (pléonasme) sur Abba, où les gens portent des costumes que le bon goût devrait bannir et couinent en français sur des chansons initialement mauvaises et en anglais.
Merci la culture, merci la TV, merci M6!

PS: au moins le dégoulinant Cyril Lignac nous a prouvé qu'il savait faire autre chose que des oeufs au plat sur lit de salade.

dimanche 27 mars 2011

Titus Bouillotte


Brico, dépôt, jardin
Aujourd'hui, je t'ai emmené acheter un canapé;
Tellement fiesta que tu as failli te souiller au Conforama.
Du parquet en bambou, des canapés en skaï, des coussins moches et des tapis en poils de chat.
La dernière fois que je t'ai vu si excitée, c'était devant le cercueil de ma mémé.
Du coup, j'ai fait péter la carte et toi ton décolleté.
Toute la nuit, on s'est aimé comme des cochons
Mais il faudra que l'on apaise nos pulsions
Car maintenant le canapé est ruiné.


Enchilladamobiles
Salut, j'habite Passy; je m'appelle Charles-Edouard
Et je suis d'origine latino.
Tous les jours, je me brosse le torse
Comme d'autres boivent leurs cafés.
Avec mon camouflage de poils, on ne me voit pas dans le noir;
Je suis dix fois plus mâle que Rocco
Et mon sang chaud ferait blêmir un corse.
Je suis aux hommes ce que Patrice Laffont est à Saint-Tropez.
De moi, tout le monde est jaloux
Surtout mon chien qui ne peut avoir de poils si doux.
Un jour, je dominerai le monde
Et tous les jours, on pourra claquer les fesses des blondes.

Domestic Labour
Nous nous sommes tant aimés
Mais tu as voulu divorcer.
Maintenant, je n'ai plus d'argent
Mais un gros marteau sanguinolent.
Au final, t'as bien fait de partir:
Voir tes bouts de crâne voler m'a bien fait rire!

mercredi 23 mars 2011

Gingers rule!

Problème épineux: Superman. Superman est parfait, gentil, invincible bref Superman est chiant, très chiant. Le bonheur extra-terrestre est intéressant uniquement dans des scénarios, plus ou moins audacieux et inventifs ("Red Son"; "All-stars"...). Sinon, il faut avouer que le pépère est chiant comme mon ex et est dénué d'intérêt. D'ailleurs, si ma mémoire ne me fait pas défaut, les films ne valent qu'une note au-dessus de la moyenne grâce à la présence de Gene Hackman (qui part ailleurs ne ressemble pas du tout à Lex Luthor).
Les X-men... De très grands moments (Claremont, Morrison...) qui se mêlent à des histoires sans intérêt et relief. Le bon, et en même temps mauvais, coté des X-Men tient en la diversité des protagonistes. Beaucoup d'histoires et plus de chances d'en trouver des bons qui font oublier les mutants qui ne servent à rien. Dans l'ensemble la série reste une bonne référence, bien qu'il faut persévérer un peu pour saisir toutes les références aux histoires passées. Quand aux films, sans aller dans le détail, sont très biens; le troisième reste un peu le bordel mine de rien.


Ah Spiderman, le super-héros le plus apprécié des enfants! Et ils ont bien raison, ces chers têtes vides! Spiderman est marrant, il est intrépide, il a des problèmes de coeur, des problèmes d'amitié et des problèmes de boulot et d'argent. Bref, le geek Parker nous parle à tous et nous projette dans la vie secrète que l'on aimerait avoir lorsqu'il devient l'homme araignée. Si l'on veut chipoter, on peut toujours dire que les méchants sont un peu datés et ridicules pour la plupart. Sinon, les adaptations de Sam Raimi sont ce qu'il se fait de mieux. Beaux, efficaces, ils gardent le coté adolescent de la BD, bref pas grand chose à redire en attendant le reboot prochain.


Bon, je sais que il s'agit de Wolverine sur l'image mais je ne voulais pas en mettre une avec Hulk. Pourquoi? Mais parce que Hulk est la pire chose que l'on ait fait sur terre (ou au moins dans la maison de idées). Il est laid, pas drôle, son histoire tient sur un cerveau de skinhead et, surtout, il n'a aucun pouvoir (puisqu'il ne les contrôle pas). De plus, les adaptations TV et ciné sont déplorables (en même temps, peut-il en être autrement quand on voit le héros?!).



Batman! Le Batman! Comme vous le savez je ne suis pas un modèle d'objectivité et je le suis encore moins lorsque cela concerne Batman. Tu te demandes pourquoi, cher lecteur et maman; et bien voici: Batman n'a pas de super-pouvoirs à la mords-moi-le-noeud qui font de lui un guignol de foire sur papier. Batman possède surtout des blessures psychologiques qui font de lui un des super-héros les plus passionnant (à coté, Parker et son histoire d'oncle Ben peut aller se rhabiller): la mort de ses parents, un Robin qui se casse (Dick Grayson), un autre qui crève (Jason Todd), etc. De plus, les méchants paraissent un peu moins ridicule pour un comics mainstream. De plus, l'ambiance noir de Gotham est incomparable: c'est crade, mystérieux, gothique, grandiose et cela reste la cité américaine telle qu'elle a fait rêver des générations de terriens. Quand aux films, l'ensemble se présente bien. Les Tim Burton présentent des qualités visuelles et scénaristiques indéniables, bien que Nicholson en Joker cabotine un peu trop. Ensuite, c'est la foire au grand guignol: de mauvais acteurs (Kilmer, O'Donnell, Thurman, Carrey, etc), de très mauvais scénario (Batman faisant du patin à glace!), les décors et lumières sont abyssalement immondes, bref de la merde! Heureusement, ensuite viennent Batman Begins et The dark Knight: on se rapproche dangereusement de l'adaptation parfaite d'un univers.
Wonder Woman, la femme forte et libéré du joug masculin! Bizarrement,quand on la regarde elle fait plus pub pour ménagère faisant la popotte dans les années 50 et fantasme pour gros pervers que Reine des Amazones. Bon, au niveau scénario, cela (en gros, bien sûr) du pathos DC façon année 1950. Là, où Catwoman est crédible et plutôt passionnante dans ses séries, Wonder Woman reste, à l'instar de Superman, un machin peut être quasiment parfait mais qui du coup ne présente aucune ombre ou aspérité et est donc chiant comme la mort.

Token of my Extreme

Chers amis, chère maman, continuons donc notre étude théologique sur le Dieu Zappa. En 1979, sa divine parole résonne une nouvelle fois dans les temples stéréo! La grandeur de ce nouvel évangile va même révéler aux gentils offert par le divin Frank. Bref, Joe's Garage est pressé et révélé au monde entier. Il y aura sûrement les extrémistes de notre belle religion zappaïenne pour nous dire que cet album s'adresse aux païens et ne peut intéresser les fervents fidèles du maître. Mais Zappa est fait pour le plus grand nombre (tant qu'ils ont une once d'intelligence) avec la maîtrise de tous les styles de musiques. Dans ce bel album, nous avons du blues/folk, des ballades, du disco, du solo guitare etc. De plus, Zapounet nous gratifie d'une histoire particulièrement loufoque comme seul il sait le faire: un monde où la musique est interdite, un gentil garagiste qui copule avec des nonnes, attrape des maladies vénériennes, rentre dans une secte et copule avec un aspirateur. Le tout sur un ton bien potache et grotesque comme il se doit. En plus, sous couvert, de grosse farce Zappa, comme à son habitude, mène tambours battants une charge implacable contre plusieurs sujets de société: la religion (scientologie pour l'essentiel), les groupes de rock et leurs groupies, l'aliénation de la société et la censure. De magnifiques mélodies, de l'humour et du cynisme; bref un chef d'oeuvre zappaïen!

lundi 21 mars 2011

Chapitre XI


Depuis plusieurs mois, personne n'eut de nouvelles de Nicolas Brandebris; ni sa famille, ni même la police, qui piétinait toujours sur le meurtre de Noëline. Ces mêmes mois virent des meurtres spectaculaires faire toujours la une des quotidiens. Mais, une nuit de Juin, la fin du monde se mit en marche!
Une petite barque faite de bidons d'eau (ceux-là même qui se font massacrer par centaines dans les couloirs des bureaux administratifs banlieusards) et de cagettes. A l'avant, un bouc mort (enfin, ce qui en restait) servait de proue, alors que deux ombres pagayaient sans faire de bruit dans le petit matin.
Des siècles après les vikings, le rafiot (on ne saurait convenablement nommer la chose comme étant un bateau) remontait la Seine dans la brume matinale comme l'avaient fait ses glorieux ancêtres. Les péniches bourgeoises étaient toujours endormies [les soirées alcool/coke et partouze (apéro/film/baise pour les plus pauvres) devaient être finies] et les bateaux mouches à touristes se reposaient encore le long des berges.
L'embarcation fit halte près du champs de Mars et les ombres en descendirent avec armes et sac à dos. La pale lueur orangée des lampadaires se déposait sur les visages de Rikimaru et Nicolas Brandebris. Nicolas et Rikimaru se dirigèrent tout de suite vers le sud de la ville; selon leurs dernières informations, la cellule parisienne des Zébus du Clair de Lune serait dirigée par un certain Jacques Crabanstock.
L'homme n'était pas connu de grand monde (à part du facteur et de sa tata Jeanne) mais il se trouvait tout de même dans le bottin téléphonique: un bureau dans la tour Montparnasse et un appartement villa d'Alésia dans le XIVème arrondissement. Il ne restait plus qu'a débusquer la bête et après cela allait être une cathédrale d'hématomes et de plomb dans le corps de ce brave homme et ses amis made in Raël!

mercredi 16 mars 2011

Extrait (brouillon)

La campagne était morne et endormie. Les bois privés de petite taille essayaient de trouver une place entre les champs en friche et les départementales et leurs armées de pylônes électriques en bois qui les bordaient. Au loin, les clochers s'élevaient de la terre mais à chaque fois semblaient se dérober à la voiture. La route avait beau être droite, elle se faufilait entre les éléments qui étaient posés sur cette plaine. La distraction se fit avec l'apparition d'un croisement, mais l'excitation n'y était plus; elle avait disparu depuis une heure et les 7 autres croisements précédents.
Soudain, un éclair blanc se fit dans ses yeux. Le métal hurla et se contorsionna. Des milliers de paillettes de verre envahirent le petit habitacle. Il en sentit pas sa tête heurter violemment la vitre. Au sein de son genou, les os et cartilages s'entrechoquèrent et se disloquèrent un une fraction de seconde Le sang se répandit alors que le son des os, se brisant, furent étouffer par la gomme raclant le bitume et la tôle qui continuait de se tordre comme une bête blessée.
Il ne sentit rien. Tout cela ne fut rien. Il ne se souviendra jamais de ce moment. Les deux carcasses fumantes restèrent 30 minutes sur les bords de la route avant l'arrivée des secours. Il était éveillé, pourtant il ne bougeait pas, il ne le pouvait pas; il ne pensait à rien. Peut être rêvait-il les yeux ouverts...
L'agitation des secours autour de lui, les sirènes des voitures, le bruit et le feu de la scie à métaux, rien ne l'atteignait.

Woof woof!


Le soleil matinal illumine une rue commerçante du XVème arrondissement. Ça flâne, ça se presse, les esprits papillonnent dans le printemps naissant. Un peu plus loin, les arbres bourgeonnent et les klaxons résonnent.
Chaque année, le grand mystère de la vie nous présente de nouvelles sources de questionnements: au détour d'une rue, une mère marche avec son fils.
C'est jour d'école et le petit garçon porte sur son dos son petit cartable. La mère, se tenant sur son coté droit, ressemble à toutes les mamans attentionnées accompagnant leurs enfants à l'école de la République (le coté bourgeois parisien en plus; XVème oblige!).
Mais, soudainement, la vérité éclate dans toute sa violence et son absurdité!
La mère tient son fils en laisse. Non, pas comme le ferait un maître avec son chien ou un maître SM avec sa chose, mais tout comme le ferait un serial-killer avec sa victime. Un cordon reliait la poignée du cartable au poignet de la génitrice. Le cordon semblait être de la même matière que celle des bretelles; ainsi cette famille était sous l'emprise de la mode, ou tout du moins, du diktat d'une entreprise à l'imagination déviante. Ce n'était donc pas un bricolage maison de maman possessive!
Mais cette vision fut aussi fugace qu'un soleil printanier. Au détour du prochain coin de rue, l'étrange apparition disparut, s'en allant étonner d'autres yeux qui auraient oublié, pour quelques secondes, la douceur de cette matinée.

lundi 14 mars 2011

All in my trousers


Les temps changent et avec l'eau du bébé va, tout s'en va.
La mode du metrosexuel commence à prendre le large, laissant de nouveau la place au fier phare de la masculinité.
Voila donc le retour de l'homme qui s'affirme façon héros des années 50. Bien sûr, le coté macho passe à la trappe (James Bond est moins à la mode). L'homme s'affirme: très bien, mais il n'a plus de schön fraulein à protéger... Elles sont devenues les égales des hommes en cynisme et alcoolisme. En fait , les deux sexes sont sur un pied d'égalité: ils se font souffrir mutuellement tout en ayant une reconnaissance sociale plutôt égale.
Mais quand même! Messieurs, si vous êtes des hommes, des vrais, des tatoués: battez-vous pour que vos whisky soient toujours sans glace! Bordel!

lundi 28 février 2011

Lève la cuisse, voila que ça glisse, oh hisse!


Ah quel bonheur! J'ai une passion pour les mauvais auteurs, et aujourd'hui j'ai décroché un beau pompon!
Ce livre surpasse James Bond car il est encore plus vulgaire, et tout aussi mauvais.
L'auteur s'appelle Estelle (rien que cela, ça fait rêver!), le titre est "Deux mille hommes" (ça va faire rêver la jeune étudiante salope à peine sortie du nid parental) et c'est publié chez Pocket en 2001 (mais ça on s'en fiche car je vous déconseille de l'acquérir à plus de 1 euro).
Ce bel ouvrage nous narre les aventures sexuelles d'une mère de famille libertine qui se met dans la bouche (et dans tous plein d'autres endroits) tout ce qui passe sans discrimination.
Bref, on suit une maman salope (je ne sais même pas si on peut parler de MILF car si ça se trouve c'est un immonde cageot qui oublie sa triste adolescence boutonneuse en se rattrapant avec tout ce qui bouge). Le plus étonnant est que le livre se veut un interview de cette fameuse Estelle par un journaliste. Alors, tout d'abord, seul Estelle est créditée pour le livre et surtout qu'est-ce que ce journaliste a eu comme d'idée pour prendre ce sujet?!
Mais le sommet est atteint avec le style du bouquin. c'est simple: il n'y en a pas. C'est un gloubiboulga de descriptions crades et de pseudo poésie romantique. Bref, l'auteur nous gratifie de phrases du genre: "sa grosse bite vint effleurer le temple de mon intimité s'ouvrant comme une orchidée au soleil et me troncha comme un camionneur portugais" (veuillez noter que cette phrase est de moi et non issue du livre). Avec ses descriptions, on pourrait croire que le sexe revient à apprendre à nager avec l'abbé Cottard.
Là où l'on peut apprécier Sade ou Appolinaire de par leurs styles et leurs visions, on ne peut que s'endormir devant la vie sexuelle de cette pauvre femme.
En fait ce livre est à la littérature érotique ce qu'un dépucelage saoul dans les toilettes d'une boite de nuit de province est à la vie sexuelle.
Mais je te sens fébrile, cher lecteur (enfin chère maman), je devine que tu frétilles de connaître un peu le contenu de cette chose, et bien entendu j'en ai noté, rien que pour toi (ne me remercie pas, tout le plaisir est pour moi):

"Sous mes doigts, j'eus la primeur de ses sécrétions vaginales."
"Je vins m'empaler sur sa queue. Objectif lune! "
"Doucement je descends ma main vers ce carré d'étoffe que j'ose à peine appelé culotte. Je lui lèche les bourses lentement. "
Tout est dit, et comme disait Bigard: "Dieu est amour, avec du latex autour!"

mardi 22 février 2011

XVe


Michel Cabrel, ex-militaire commando reconverti dans la police nationale, broie du noir devant son café au lait (que l'on peut plutôt qualifier d'eau chaude avec un subtil arrière-goût de café). Voici quelques jours déjà qu'il a accepté sa mutation dans un commissariat du XVe arrondissement parisien.
Ses collègues sont agréables, le poste de police plutôt moderne et orienté plein sud. Michel a toujours aimé Paris: ses grands boulevards aérés et bordés d'arbres qui s'imposent au milieu d'un myriade de petites rues calmes au charme bourgeois. Mais, malheureusement, il est dans le XVe.
Notre protecteur de la loi déambule lentement dans les rues lors de ses rondes mais cela ne l'empêche pas d'être tout le temps bloqué par des petits vieux. En fait, cet arrondissement est un nid à vieux. Tout comme les oiseaux se cachent pour mourir, les vieux, quand ils ne sont pas en Bretagne ou sur la côte d'azur, se regroupent dans ce quartier parisien. Une véritable invasion!
En plus, ils ne font pas travailler Michel: pas un se fait voler son sac, pas un se fait agresser par des jeunes à capuches et aucun ne s'étale dans le caniveau. Ils ne lui donnent pas le moindre boulot, même de proximité.
Par contre il se fait insulter.
Les vieux riches grognent tout le temps, surtout contre les fonctionnaires. L'hiver il fait trop froid, l'été il fait trop chaud, il n'y a plus de saison ma bonne dame. Au moins, ce quartier est une valeur sûre pour les infirmiers, les pompiers et les pompes funèbres se dit Michel.
Le pire vient après 21h quand Michel travaille de nuit. Plus de tabac ouvert, les bars ouverts se comptent sur les doigts d'un manchot (sur les doigts d'une main durant la journée) et trouver une épicerie pour acheter de l'alcool (ou de la nourriture, d'ailleurs) s'apparente à trouver des défauts à Natalie Portman.
Michel n'est plus tout jeune mais il n'est pas non plus grabataire. Pour le moment, seuls une tuerie dans un cabinet d'architecte, un trafic de goblitos et une bande de jeunes qui picolent bruyamment dans un restau avant de voir un scooter brûler animent un peu ses journées.

Swing papy!

En fait, quand on devient vieux, on suit toujours les groupes de sa jeunesse. Il faut bien en faire le constat: vous écoutez de moins en moins les radios jeunes et vos parents ne connaissent plus rien passé 1984.
On fatigue un peu, on a moins de temps pour suivre la mode parce que l'on travaille toute la journée et que le week-end c'est repos, ou bien le fait d'être jeunes parents ne laisse pas beaucoup de répit.
On a aussi un peu moins l'envie car, dès lors qu'on ne s'y intéresse plus depuis quelques temps: il faut rattraper son retard ou alors on commence à voir les nouvelles modes se faire sans nous, contrairement à avant.
On perd le fil et donc on s'accommode très bien de ses souvenirs, comme d'un période bénie et insouciante, sans travail, sans famille, sans impôt et sans responsabilité.
Mais si on ne suit pas la mode, on devient quoi? Un vieux con? Et si on le fait? Un vieux jeune complètement has-been?
Et surtout que fait-on quand des chansons démodées (parce qu'immondes) se remettent à la mode et que de jeunes cons de 15 ans braillent, même sans alcool, les démons de minuit ou la merguez party? Vous sentir vieux ou vous targuer d'avoir connu 'en direct' ces belles mélopées?
Non, vraiment la vie n'est pas simple et ce à n'importe quelle âge.

lundi 21 février 2011

Fick Mich!

C'est drôle de voir comment une pub qui vous fait vraiment chier est également une arnaque éhontée.
En se moment, on nous rabat les oreilles avec CVA Direct et Or Postal. Le concept: envoyer ses objets en or à ces messieurs pour qu'ils estiment leurs valeurs et nous virent de l'argent.
Bon déjà, envoyer des objets en or par la Poste n'inspire pas la confiance. Souvenez-vous de la lettre de tata ou de votre petit portefeuille commandé sur internet que vous n'avez jamais reçu. En plus, ils vont gentillement estimer vos biens, et si, finalement, vous refusez ils se feront une grande joie de vous les renvoyer? Ba oui, on te prête de l'or et comme personne ne te connaît ce n'est pas comme si tu pouvais entuber tout le monde. Car oui, qui connaît ces boites là?
Ensuite, comme ils placent une pub à chaque espace publicitaire, c'est-à-dire toutes les 30-45 minutes, cela n'augure rien de bon. De plus, bizarrement ces pubs sont diffusées entre 11h et 17h, l'heure des vieux qui végètent devant leurs écrans. Après les chauffeurs qui rançonnaient les fermes, voici les pubs qui rançonnent les ptits vieux.
Et puis, soyons honnête! Est-ce que le visuel inspire confiance?! Ils ont tous des gueules de voleurs, surtout le patron qui s'adresse à vous familièrement tel un bon samaritain/copain. Des liasses impeccablement disposées, des intérieurs de banlieue nouveau riche, synonyme de kitsch, des acteurs issus d'un mauvais roman photo allemand et des costumes récupérés de l'industrie porno teutonne des années 80.
En plus, c'est quoi ces discours?! "les plus belles vacances de notre vie": vu leurs âges et le peu de billet, ils ont dû aller à Paris pour s'entasser aux galeries Lafayette Nous Voilà!; et surtout le meilleur: "j'étais aux abois": ça veut dire quoi? J'étais poursuivi par la mafia et deux percepteurs cannibales?
Après les appels pour les émissions à la con, les "3617-ton ex va t'il/elle revenir" voici le nouveau foutage de gueule. La différence de taille, c'est l'intense matraquage et surtout la pub fait, au bas mot, 3 minutes ce qui ajoute à l'agacement.
La vaseline aussi se met dans les oreilles!